Je publie ce blog pour communiquer plus que pour m’exprimer. Ce n’est donc pas uniquement pour ma satisfaction narcissique que j’observe mes statistiques de fréquentation sur Google Analytics… Mais surtout pour savoir si je progresse dans la poursuite de mes objectifs.

Pour écrire ce billet, j’ai comparé deux périodes de soixante jours: du 1er septembre au 30 octobre 2007 et du 1er janvier à hier, 29 février 2008. Et voici:

  • Nombres de visites: + 43,59%
  • Visiteurs uniques: + 33,57%
  • Pages vues: +37,95%
  • Durée moyenne d’une visite: +8,99%
  • Taux de rebond: +4,50%
  • Taux de nouvelles visites: -6,94%

Cette première batterie de chiffres me permet de tirer quelques conclusions qui me paraissent encourageantes:

  1. La fréquentation du site progresse sensiblement en termes de nombre de visites (43%), de pages vues (37%) et de « visiteurs uniques » (les visiteurs qui reviennent ne sont comptés que pour une fois);
  2. Les visiteurs qui découvrent le site ont tendance à y revenir (le nombre de « visiteurs uniques » progresse moins vite que le nombre de visites et de pages vues et le taux de « nouvelles visites » diminue, encore que légèrement);
  3. La durée des visites semble avoir tendance à augmenter légèrement;
  4. Par contre, le « taux de rebond » augmente aussi, et c’est moins positif. Le taux de rebond indique le nombre de visiteurs qui quittent le site après n’avoir vu qu’une seule page. Cela peut toutefois s’expliquer en partie par la diminution de la part relative des nouvelles visites: quand on découvre un nouveau blog, on a assez naturellement tendance à l’explorer.

Dites moi donc si l’analyse des statistiques de fréquentation vous intéresse. J’ai trouvé quelques bonnes références à ce propos et je me ferai un plaisir de vous les passer et de lancer la discussion là-dessus, si cela peut vous être utile. Confronter nos idées et nos pratiques à ce propos ne peut que nous faire du bien, à vous comme à moi!

Articles les plus lus

Je termine cette petite analyse très sommaire par la liste des cinq articles les plus demandés au cours des deux premiers mois de cette année:

  1. Des outils de veille (série blogs corporate – 2)
  2. Réseautez avec nous au Cercle de l’Alliance
  3. Qui blogue ici?
  4. Oublier Sarkozy
  5. Utiliser les blogs dans l’entreprise (série blogs – 1)

Je prends en tout cas bonne note de votre intérêt pour les « blogs de veille ». C’est donc un sujet sur lequel je reviendrai.

fév 172008

Un petit coup d’oeil sur mes statistiques me permet de constater que, depuis huit mois que je suis passé à Google Analytics, j’ai eu l’honneur de visites en provenance de 62 pays différents sur ce blog.

Voici le Top 5, exprimé en pourcentages:

  1. Belgique (forcément): 71,35%
  2. France: 18,17
  3. Canada: 1,36
  4. Maroc: 1,20
  5. Etats-Unis: 1,04

A noter que le Grand-Duché de Luxembourg talonne les States (!) à la 6e place avec 0,97% et que, dans les pays à majorité francophone, le Sénégal arrive en 9e position et la Suisse en 10e seulement.

Pour les 30 derniers jours (17 janvier – 16 février), la Belgique cède un peu de terrain à 69,01% et la France progresse à 20,55.

Au cours du mois de novembre, le trafic sur ce blog a spectaculairement augmenté (un peu plus de 50%). Je le dois incontestablement à l’actualité politique en Belgique, comme en témoigne le Top5 des articles les plus lus:

  1. La Belgique ne vient pas du fond des âges…
  2. La solution pour BHV
  3. Y a-t-il un homme d’Etat dans la salle?
  4. Sommes-nous devenus si mous? (sur l’arrêt du blog de Mehmet Koksal)
  5. Blogs: les medias vus par Alain Gerlache

Le succès de mes articles politiques s’explique pour l’essentiel par l’écho qu’ils ont eu auprès de sites bien fréquentés, comme l’excellent portail « alternatif » mouvements.be ou les blogs d’Alain, de François, de Ricardo ou de Fabrice, qui sont avec Google mes plus gros « pourvoyeurs » de lecteurs ces 30 derniers jours. Et au passage: merci à eux!
Mais ce qui me paraît surtout intéressant à observer – car la politique n’est pas, vous le savez, et ne deviendra pas, je vous l’affirme et vous le confirme, la principale préoccupation de ce blog centré sur la communication -, c’est que ces nouveaux lecteurs qui arrivent ici par une porte, disons: secondaire, ne se privent pas de poursuivre leur exploration et de faire remonter à la surface des articles plus anciens, plus proches de mes préoccupations principales.

Je constate ainsi que sur les cinq derniers mois, les « catégories » les plus souvent demandées sont et restent, dans l’ordre: « communication financière« , « communication en général » et « entreprendre« . Les billets « politiques » ont été les plus demandés en novembre, mais la catégorie « Belgique » qui les rassemble ne vient qu’en quatrième position pour les cinq derniers mois.

La leçon, me semble-t-il, qui doit être bonne pour n’importe quel blog, c’est que s’il importe de choisir une « niche » et de s’y tenir, il ne faut pas hésiter à excursionner sur d’autres thématiques qui intéressent vos lecteurs, pour autant que vous soyez convaincu d’y avoir quelque chose de pertinent à dire, au-delà d’une banale opinion de café du commerce, bien entendu.

Cela vaut tout aussi bien pour l’ensemble des blogs corporate. Un blog, c’est une autre façon de communiquer. Ce n’est pas de la pub. On n’y vante pas ses produits ou ses services. C’est une façon de montrer de soi une image globale, d’entrer en résonance avec des lecteurs qui ne seront probablement pas d’accord avec vous sur tout, qui vous le diront, mais qui, surtout, devraient vous savoir gré de votre franchise et de votre sincérité.

Voici, sélectionnés grâce à Google Analytics, les cinq articles que vous avez le plus souvent demandés en lecture:

  1. Le Washington Post s’engage dans le journalisme hyper-local (21/07)
  2. Les blogs valent-ils le temps qu’on y passe? (1/07)
  3. Communication politique: Milquet double ses interviews pour la sécurité (29/06)
  4. Raciste, le rejet du voile islamique? (26/05)
  5. Le blog est un outil, pas un produit (17/07)

Je suis frappé par la nette prépondérance des articles récents dans ce Top5, signe peut-être que ce blog (et ses lecteurs) sont avant tout intéressés par les questions d’actualité. Ou alors qu’il manque de points de repères, de billets « forts » qui font autorité à travers le temps? Votre avis là-dessus m’intéresse.

Je n’ai d’autre part pas mentionné ici la forte demande pour les catégories « communication financière », « entreprendre » et, dans une moindre mesure « media ». Ni la bonne place (la 4e, en fait) de mon billet « Qui blogue ici? », lequel confirme que le site, en phase de décollage, se caractérise aussi par son taux élevé d’acquisition de nouveaux lecteurs (beaucoup de « premières visites »).

« On a des choses à se dire » vient de clôturer son premier trimestre d’activité (qui a commencé le 19 janvier avec un premier article, en fait). C’est le moment de faire un premier point, me semble-t-il.

Sur la période, j’ai posté 44 articles et j’ai accueilli un peu plus de 6.000 visiteurs. Ce n’est qu’une estimation car un nouvel outil statistique, mieux adapté (StatTraq), a été installé début mars par Philippe et Patrice, et j’ai donc converti les résultats de l’autre outil pour janvier et février en vue de faire cette estimation. Ce qui est sûr, c’est que j’ai eu 4.591 visiteurs en mars, soit tout près de 150 par jour en moyenne, ce qui ne me paraît pas mal pour un début.

  • Un effort à faire

J’ai toutefois un effort à faire pour stimuler les commentaires (3 seulement à ce jour) et les liens entrants (2, en provenance d’un blog). Intervenir plus régulièrement sur d’autres blogs, sans doute (j’ai commencé à le faire et cela m’a rapporté une part non négligeable de mes visiteurs), mais surtout « aiguiser » le contenu.

J’ai en effet le sentiment d’avoir été plus réactif que proactif dans mes écrits et il est évident que l’on commente plus naturellement une idée neuve qu’une paraphrase ou un commentaire d’une idée neuve! De même que lorsqu’un blog me fait découvrir un lien vers un article intéressant, je cite plus facilement cet article que le blog qui me l’a fait découvrir.

J’observe toutefois aussi que la page sur laquelle je me présente figure encore en huitième position dans les articles les plus lus. Ce qui me paraît un signe lié à l’extrême jeunesse de ce blog: beaucoup de premières visites et une interrogation associée: « C’est qui, ce zigue? »

Notez quand même que je ne suis nullement obsédé par ces chiffres. Quelques centaines de lecteurs vraiment intéressés et qui reviennent me paraissent plus importants que des milliers de visiteurs d’un jour!

  • Votre avis?

Avant de vous le montrer, le Top8, je peux vous demander votre avis? Voilà: quand j’ai commencé ce blog, avec mes partenaires du projet Pick Me! – dont je vous parlerai bientôt -, il y avait deux écoles: celle et ceux qui pensaient que ce devait être le blog du projet, et puis ceux pour qui un blog, c’est quelque chose de personnel.

J’ai démarré perso (vous considérez sans doute, à me lire, que vous êtes sur le blog d’un certain Charles Bricman) parce que nous préférions de toutes façons ne pas trop parler du projet avant qu’il se concrétise. Pas par crainte de se faire piquer l’idée, mais tout simplement parce qu’il nous paraît plus crédible de parler de ce qu’on fait, plutôt que de ce qu’on va faire.

Mais la question va bientôt se reposer. Alors? Votre avis? Je continue comme ça, ou nous passons en mode plus collectif? Les avis de mes partenaires, Yael, Yves, Philippe, Stéphane, je les connais. Mais les vôtres? Parce que si ce blog existe, c’est à vous qu’il s’adresse!

  • Les articles les plus lus (Q1 2007)
  1. Les connaissances perdues de l’ère numérique
  2. Bezoom: la télé sur le net
  3. Ce qui fait fuir les blogueurs
  4. Quelques liens pour néo-blogueurs
  5. L’information? On n’en reçoit jamais assez
  6. Juliette et Victor: …pour Johnny, Riton, Bernard et les autres?
  7. La presse est en crise
  8. Qui blogue ici?

Je conclus cette mini-série par une petite procédure qui doit vous permettre de situer l’évolution de votre trafic en éliminant le « bruit » constitué par les variations quotidiennes, parfois erratiques.

  1. Reportez dans un tableur les statistiques quotidiennes qui vous intéressent (nombre de pages vues, de visiteurs uniques, de « hits »…).
  2. Faites lui calculer les moyennes mobiles à 7, 28, 84 et 365 jours.
  3. Faites lui calculer les positions relatives à court, moyen et long termes en appliquant les formules suivantes:
    1. PR1= (MM7/MM28)-1
    2. PR2= (MM28/MM84)-1
    3. PR3= (MM84/MM365)-1
  4. Pour chaque PR, faites convertir en graphique au moyen de l’outil ad hoc.

Interpétation du graphique obtenu :

  • Une courbe au-dessus (en dessous) du niveau 0 indique une tendance positive: la fréquentation est structurellement en hausse (en baisse);
  • Une courbe haussière (baissière) indique une amélioration (détérioration) de l’évolution la plus récente;
  • Le franchissement du niveau zéro indique potentiellement un renversement de tendance (golden cross ou dead cross).

Pour compléter le tableau, vous pouvez également calculer le ROC à un jour de chaque position relative en appliquant la formule: [PR(jourN)/PR(jourN-1)]-1. Au-dessus (en dessous) du niveau 0, la courbe démontre une accélération (décélération) de la tendance haussière (baissière).

Voilà. Cela ne changera pas votre vie de blogueur, mais cela vous permettra peut-être d’avoir une vue plus sereine et plus juste de l’évolution de la fréquentation de votre blog. Vous me dites ce que vous en pensez?

PS: Toutes mes excuses pour avoir manqué le rendez-vous que je vous avais fixé hier, un petit problème technique étant la cause de ce lapin!

Autres articles de cette série: numéro 1, numéro 2.

L’avantage des moyennes mobiles, disais-je au numéro précédent, c’est qu’elles sont susceptibles de nuancer fortement les constatations que l’on croirait pouvoir faire à suivre les résultats au jour le jour. Exemple: si votre nombre de visiteurs uniques (ou de pages vue, ou de « hits ») diminue pendant plusieurs jours de rang, ce n’est pas pour autant que la moyenne mobile va changer de direction et passer de la hausse à la baisse.

En fait, le sens de la moyenne mobile (en hausse, en baisse ou étale) dépend uniquement de la comparaison entre le chiffre du jour et celui qu’il remplace. A vingt jours par exemple, la première moyenne porte sur les jours 1 à 20, puis 2 à 21. Il ne faut pas être docteur en mathématiques pour comprendre que le sens de la moyenne mobile dépend dès lors exclusivement de la question de savoir si la 21e donnée est plus forte, plus faible ou égale à la première qu’elle remplace dans le calcul.

Cela nous conduit au deuxième indicateur que je propose, un peu plus long mais tout aussi facile à calculer avec un tableur.

2. Les oscillateurs de « Rate of Change » (ROC)

Le ROC (rate of change) n’est donc qu’une autre façon d’identifier le sens de la moyenne mobile, et donc la tendance. Il peut évidemment se calculer sur n’importe quelle période et remplace avantageusement les moyennes mobiles lorsqu’il s’agit de comparer celles-ci entre elles.

graph2.JPGLe graphique ci-contre est un de ces oscillateurs, c’est-à-dire une comparaison des ROC à 7 et à 28 jours du blog dont j’illustrais l’évolution dans le précédent article.

On le voit, la tendance de l’oscillateur est résolument orientée à la hausse, les fluctuations quotidiennes permettant d’observer simultanément des « creux » et des « pics » toujours supérieurs aux précédents. Qu’est-ce que cela veut dire?

Tout simplement que la moyenne courte (7 jours) s’éloigne toujours plus de la moyenne longue (28 jours), et ce dans le bon sens. En d’autres mots, il n’y a pas de souci à se faire si, d’aventure, la fréquentation du blog devait diminuer de manière significative durant quelques jours: ce ne sont là que péripéties secondaires, du « bruit »… Il en irait différemment, sans doute, si la belle harmonie haussière de l’oscillateur devait être brisée, si les sommets devenaient plus faibles et les creux plus prononcés.

Je terminerai cette mini-série mardi prochain, avec quelques considérations sur les périodes d’observation à privilégier et, bien sûr, l’une ou l’autre conclusion. Provisoire!

Pour retrouver le précédent article, cliquer ici.

Le blogueur qui tente de suivre au jour le jour ses statistiques se perd parfois dans les fluctuations erratiques du nombre de visiteurs, de « hits » et de pages visitées. Pour y voir plus clair et déceler les tendances de fond, pourquoi ne pas utiliser, en les adaptant, les outils des traders sur les marchés financiers?

1. Les moyennes mobiles (moving average)

Tournons nous d’abord vers les « moyennes mobiles » qui ont le double avantage de lisser les écarts et de mettre en évidence les tendances en cours. Avec un tableur, il suffit de recopier les résultats quotidiens dans la première colonne (A) et de lui en faire calculer la moyenne (colonne B) pour une période donnée, par exemple 7 jourgraph1.JPGs. La première moyenne sera ainsi calculée pour les jours 1 à 7, la deuxième pour les jours 2 à 8, et ainsi de suite. Une moyenne en hausse indiquera une progression de l’audience, une moyenne en baisse une diminution et un passage de la hausse à la baisse ou de la baisse à la hausse un renversement de tendance qui appellera une vigilance accrue. Une moyenne courte (p. ex. 7 jours) révèlera une tendance à court terme, une moyenne plus longue (28, 84 ou 365 jours), une tendance à moyen ou à long terme. Facile…

Un peu plus sophistiqué: la détection des croisements des moyennes mobiles. Parce que si la moyenne courte franchit la moyenne longue à la hausse, ce peut être le démarrage d’une tendance positive. En analyse technique, on appelle ça la golden cross. A l’inverse, évidemment, la dead cross (franchissement à la baisse) vous avertit que vous vous êtes peut-être relâché et qu’il est temps de vous ressaisir.

Oui mais, me direz-vous, pourquoi se donner cette toute cette peine? Il suffit de jeter un oeil sur un « bête » graphique fourni par l’outil pour voir si le trafic est en hausse ou en baisse, quand même. Pas si sûr!

Je vous explique pourquoi vendredi, dans le prochain numéro de cette petite série interdisciplinaire, qui n’est absolument pas réservée aux seuls blogueurs qui boursicotent!

University Metrics a eu l’idée originale d’établir un classement des universités selon les critères généralement appliqués aux blogs: en fonction du nombre de liens entrants sur leurs sites web en provenance des autres institutions (personnels académique, scientifique et administratifs, étudiants). And the winners are…:

  1. Massachussets Institute of Technology
  2. Harvard University
  3. University of California – Berkeley
  4. Stanford University
  5. Princeton University

La première institution belge est la KUL (140e), suivie de l’ULB (226e), de l’ULg (249e), de la RUG (260e), de l’UIA (262e) et de l’UCL (300e), cette dernière ayant apparemment été handicapée par un changement de site.

Je découvre cette information amusante en explorant le blog de Bernard Rentier, le recteur de l’Université de Liège, blogueur convaincu… et pas peu fier de son classement (devant Gand et Louvain-la-Neuve!) qu’il relativise cependant: « Il serait ridicule, écrit-il, de tirer des leçons qui iraient au-delà du strict dénombrement des liens sur des sites web ». Peut-être. Mais, quand même…

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