Voici une carte qui me plaît bien! ;-)

Elle est l’œuvre de Mathieu Simonson – qui étudie la blogsophère belge, singulièrement politique – et elle montre que ce blog que vous êtes occupé à lire est, je cite:

« … le plus central, celui apparaît le plus souvent sur les chemins les plus courts (entre les différents points du réseau) »

Au-delà du cocorico et de l’auto-satisfaction dans laquelle je m’efforce de ne pas tomber, je suis plutôt bien content de voir que mes objectifs se concrétisent: le succès d’un blog, ce n’est pas d’abord le nombre de ses lecteurs, ce sont les connections qu’il établit avec les autres acteurs du web.

J’observe aussi, et ça c’est un peu malheureux, que Mathieu relève que « les blogs des journaux sont plutôt isolés ». C’est très caractéristique car cela traduit le réflexe classique de l’éditeur « papier » qui cherche avant tout à « vendre » son produit auprès des « acheteurs » (ses lecteurs).

Or, ce n’est pas comme ça que le web fonctionne. Le web est avant tout réticulaire et coopératif. Ce qui compte, c’est le nombre et la qualité des liens qui s’établissent entre ceux qui le fréquentent.

Voyez enfin qu’à ce résultat, je suis arrivé en plus de trois ans de travail, en partant de zéro. Un blog publié par un journal, par la force des choses, est forcément beaucoup plus visible: avec plus de 100.000 visites par jour sur son site, Le Soir peut évidemment promouvoir beaucoup plus efficacement ses blogs que je ne suis en mesure de le faire avec le mien. Et pourtant, les blogs politiques du Soir sont moins « centraux » que le mien dans la blogosphère.

A la place des éditeurs, j’y réfléchirais quand même un peu…

J’ai eu et j’ai toujours de la sympathie pour l’avocat Modrikamen, avec qui j’ai écrit un livre dont je suis fier. Je ne connais pas Rudy Aernoudt mais j’apprécie en général son propos. Ces deux-là ne pouvaient toutefois pas s’entendre au sein d’un parti, encore moins pour en partager la présidence. Parce que ni l’un, ni l’autre ne sont des politiques. Ni l’un, ni l’autre n’ont rien à faire dans cette arène. Le souhaiterais-je, je ne serai jamais chanteur à l’opéra, pas plus que médaillé d’or en triple saut. Moi, je l’accepte.

Mais Jupiter est un vieillard indigne qui consacre ses vieux jours à rendre fous ceux qu’il veut perdre. Cette fois encore, il y est parvenu. Et deux types intelligents, qui avaient des choses à dire et qu’on aurait pu entendre s’ils n’étaient devenus acrobates en se voulant autobus, comme dans la chanson, s’emploient à ruiner leur crédit dans des querelles de mat’sup – pour: maternelle supérieure.

C’est dommage, quand même. Mais bon. C’était écrit.

La lecture de la presse, ce matin, m’a laissé perplexe, comme souvent.

Pour les francophones (Le Soir et La Libre, je n’ai pas les moyens de les acheter tous!), c’est entendu: ce pauvre monsieur Di Rupo à fort à faire avec cet excité de Bart De Wever, qui veut tout casser, faire disparaître la Belgique, le roi, la reine et le p’tit prince, et puis encore s’en aller avec la caisse. Mais soit: notre bon roi va prendre un peu de temps pour le sermonner, lui et tous les autres zievereirs, après quoi don Elio refera un tour de table et essaiera une dernière fois de convaincre ce zot qui n’en a jamais assez.

En néerlandais (De Standaard), c’est assez différent. C’est très différent. C’est même une tout autre histoire. Sur le coup, elle me parait plus crédible.

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La sixième réforme de l’Etat qui vient – si elle vient! – risque fort d’être une fois de plus bancale si elle est conçue selon les schémas actuellement en discussion. Et elle ne sera pas la dernière. Si elle arrive seulement à se concrétiser.

Je suis abrupt et je prends des risques, j’avoue: de ce qui se discute dans le groupe des Sept, on ne sait finalement pas grand-chose, sinon des bribes et morceaux qui suggèrent que ce pauvre Copernic n’est pas à la table de la négociation.

Tout indique en effet que dans ses propositions, Elio Di Rupo reste strictement dans la continuité de ce qui se fait depuis 1970. Il a fait un gros effort, c’est vrai, pour briser quelques-uns des tabous francophones qui ont fait de la législature 2007-2010 un cauchemar absolu. Il a réussi à faire admettre par ses alliés francophones le principe de transferts imposants de compétences et de masses budgétaires, jusque dans des secteurs sensibles comme la politique de l’emploi, les allocations familiales et même les soins de santé.

Mais on reste là dans l’ordre du politique, je veux dire du symbolique. Et le plus grave est que tout ça risque de se révéler impraticable ou sans grande portée pratique. Parce qu’on va buter, on bute déjà sur le nerf de la guerre: le fric.

C’est un mécanisme qui reste obscur aux yeux du plus grand nombre mais qui se comprend aisément quand on limite l’explication à son principe.

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Cinquante-cinq pages. Le non-paper d’Elio Di Rupo définissant le périmètre de négociation de la sixième réforme de l’Etat ferait cinquante-cinq pages. Je ne les ai pas lues. Vous non plus. Seuls les « prénégociateurs » l’ont vue. Et encore, seulement les francophones paraît-il, les Flamands n’auraient eu droit qu’à un exposé verbal.

Et ça caquette déjà dans le poulailler.

Dans la presse francophone surtout, où des négociateurs masqués se répandent en commentaires outrés sur ces foutus Flamands qui n’en ont jamais assez. Parce que leur verdict serait: « Niet genoeg« . La presse flamande est plus sobre, plus factuelle, plus objective: on y relève seulement que le CD&V et la N-VA surtout, considèrent que Di Rupo « ne va pas assez loin », sinon qu’il se comporte « plus en francophone qu’en futur premier ministre ».

On dramatise, quoi. Classique. Lassant.

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Jean-Luc Dehaene

source: Parlement européen

Jean-Luc Dehaene fête aujourd’hui son soixante-dixième anniversaire. Félicitations, Jean-Luc, et bonne fête! On se croise encore parfois en hiver, lui et moi, sur la digue de Zeebrugge ou sur la plage. Il est propriétaire d’un appartement haut perché, d’où il nourrit parfois les mouettes avec du vieux pain, dans la petite station balnéaire à l’écart des foules. J’y loue parfois un logement que propose l’agence Luk, à deux pas de chez lui et de chez Manu Ruys, qui habite une villa un peu plus loin.

Là-bas, on n’a jamais échangé plus que deux ou trois mots rapides, chez le boulanger ou chez le marchand de journaux. A Zeebrugge, le Grand Plombier du Royaume aime qu’on lui foute la paix.

Et de toutes façons, pour Jean-Luc, un journaliste est avant tout un relais, à utiliser avec prudence. Il ne s’en cache pas, même quand il le dit sous la forme d’une boutade bien cynique comme il aime en faire – plus c’est gros, mieux ça passe: « Pour moi, m’a-t-il glissé un jour comme on se quittait, un journaliste objectif, c’est un journaliste qui sert mes objectifs« . En dat in â kas (mets-ça dans ton armoire!) voulait dire le regard qui accompagnait. Mieux vaut en rire. On se fâcherait, sinon.

Mais il ne rit quand même qu’à moitié en disant ça. C’est comme ça qu’un jour, alors que j’étais le journaliste politique du Vif (avant L’Express), j’ai entendu au téléphone Moniek Delvou, son attachée de presse.

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Nicolas Copernic (auteur inconnu, ca 1580 - Musée Régional de Torun - Pologne)

Les vacances du préformateur sont déjà finies. Celles de Bart De Wever aussi. Et il paraît même qu’on a vu Di Rupo et Louis Michel ensemble, à Tour & Taxis. Serait-il bienvenu d’entretenir ses pneus de rechange, quand on est équipé avec des Milquet SP Sport? Pas de fantasmes, svp. Pas encore. Tout ça est déjà assez rock’n roll en l’état et, comme le précise Baudouin en commentaire, ci-dessous, ce n’est jusqu’ici qu’un fantasme de twittos un peu farceurs…

Je ne bénéficie des confidences de personne pour l’instant, mais je sens monter la tension comme si j’y étais. Encore que dans le cas de Di Rupo, il serait sans doute mieux venu de parler d’extension. Sinon d’écartèlement: fragile trait d’union désigné entre les deux camps, il doit établir la liaison avec les Flamands tout en gardant le contact avec ses propres alliés, ou supposés tels. Qui renâclent, comme il fallait s’y attendre. Les archi-conservateurs du CDH en tout cas.

Au PS, on a probablement compris que cette fois, on n’en sortira pas sans la révolution copernicienne qui fera de l’Etat belge une émanation des entités fédérées, pour remplacer la fiction qui fait des régions et communautés actuelles des sous-produits de l’Etat belge. Les vétérans de la Belgique de tonton – celle de papa est morte depuis belle lurette, en 70 si je me souviens bien – s’accrochent toujours au bon vieux temps, soit qu’ils veuillent encore y croire – ils sont alors aveugles et sourds -, soit que par électoralisme, ‘ils refusent de s’associer aux évolutions nécessaires – ce sont alors des fous furieux qui porteront la responsabilité d’une rupture qu’ils prétendent vouloir éviter.

C’est terrible, mais on en est apparemment toujours là dans le camp francophone. Dans les illusions passéistes. Au risque de passer à côté des véritables enjeux.

Pour les identifier, il faut lire le Standaard de ce jeudi. La longue analyse de Peter De Lobel et Guy Tegenbos. Dans les groupes de travail des Sept – les sept partis pressentis à ce stade pour s’engager dans la réforme de l’Etat, version 2010 et suivantes – la N-VA fait le forcing sur sa vision de la fédéralisation de pans de la sécurité sociale. Une vision « communautaire » qui bute inévitablement sur l’obstacle bruxellois. Car si on peut théoriquement imaginer un régime de soins de santé flamand en Flandre et wallon en Wallonie, par exemple, comment fait-on dans la capitale? Avant les élections, Franck Vandenbroucke (sp.a) avait « allumé » là-dessus Danny Pieters, le spécialiste N-VA de la sécu.

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La plupart des éditorialistes, commentateurs et chroniqueurs politiques francophones semblent désormais prendre leurs congés payés en même temps, du 21 juillet au 15 août, avec le secteur du bâtiment. Ils sont tous, tous, tous… à Torremolinos. Ou à Bodrum, bien plus tendance que Blankenberge, par les temps qui courent. Il n’y a donc provisoirement plus que des Flamands pour s’intéresser à Elio Di Rupo et à sa mission de « préformation »: même dans Le Soir, où Véronique Lamquin monte encore la garde avec Dirk Van Overbeke, les éclairages vraiment intéressants  sont fournis par Paul Huybrechts, le biographe flamand de Hugo Schiltz, et par Carl Devos, le politologue gantois.

C’est un peu dommage, me semble-t-il, parce que ce n’est quand même pas rien, ce qu’il a dit hier, don Elio. Guy Tegenbos l’a d’ailleurs remarqué, dans De Standaard, et titre son édito en français, sans la moindre ironie, avec un sincère coup de chapeau: « Il faut le faire! »

L’air de rien, ce que le préformateur a fait vendredi, en réalité, c’est rien moins que prendre et serrer la main tendue au soir du 13 juin par Bart De Wever, au nom de la plupart des partis flamands. OK, on va essayer d’y arriver; on va travailler à une grande réforme de l’Etat, à l’issue de laquelle le centre de gravité du système se sera déplacé vers les entités fédérées. C’est la « révolution copernicienne » revendiquée par Kris Peeters et le CD&V. Ce ne sont encore que des mots, mais les mots ont du poids, en politique.

Et ça, c’est du courage comme on en attend d’un leader responsable.

Car Di Rupo, sur ce coup, est maintenant debout sur le parapet de la tranchée. Exposé. Aussi exposé, sinon plus, à une balle dans le dos, venant de son propre camp, qu’à celles des lignes d’en face. Respect, monsieur le préformateur.

Le geste était nécessaire. Pour être suffisant, il doit maintenant être complété par un projet. Jusqu’ici, le « préformateur » n’a au fond guère plus été qu’un informateur classique. Di Rupo l’a reconnu implicitement dans sa conférence de presse: il a écouté et tenté de déceler les convergences imaginables dans les positions a priori inconciliables des uns et des autres… Il doit maintenant faire la synthèse – sa synthèse – et proposer quelque chose.

Il a quinze jours pour y arriver. On peut penser qu’il demande maintenant à ses futurs partenaires, notamment à la N-VA, de « se mouiller » un peu à leur tour, comme il vient de le faire.

Mais pour l’essentiel, je persiste à croire que la solution est dans la procédure. Si l’on cherche à faire la liste des compétences à transférer aux régions et communautés, avec ou sans le financement qui va avec, on va presque inévitablement au crash. La réforme de l’Etat comme on la mène depuis quarante ans aboutit à une impasse – notamment budgétaire – c’est avéré.

Il faut inverser le raisonnement, je me répète mais on ne le répétera jamais assez: il faut définir de manière exhaustive les compétences de la (con)fédération – de l’Etat belge – et lui attribuer les moyens de les financer. Et puis mettre en place un mécanisme de solidarité interrégionale transparent et réversible, sans lequel il n’y aurait aucun sens à maintenir un Etat belge.

C’est ça, ou le chaos. Zo simpel is dat.

Allez, comme vous êtes sages, je vous raconte encore une histoire… ;-)

Elle est vieille de trente ans, mais c’est forcé. Il faut que joue la prescription, pour pouvoir raconter des histoires qui se sont déroulées en off.

J’aime bien vous raconter des histoires. C’est peut-être l’âge, bien sûr, qui m’incite à égrener ainsi des souvenirs – vous me préviendrez quand je commencerai à radoter… – mais celle-ci me revient en lisant les journaux qui essaient désespérément de grappiller quelques infos sur la progression – ou la stagnation – de la mission de préformation d’Elio Di Rupo. Dans De Standaard, ce matin, on sent bien ainsi que la tension croît aux confidences distillées par quelques participants aux discussions.

Et c’est toujours comme ça que ça se passe.

En juillet 81, Mark Eyskens était premier ministre d’un gouvernement de sociaux-chrétiens et de socialistes. On était en pleine crise de la sidérurgie wallonne, la situation budgétaire était désastreuse et le franc sous pression. En mars, Wilfried Martens avait échoué à faire approuver son « plan d’urgence » et avait démissionné. Avant de partir en vacances, le gouvernement Eyskens devait élaborer un budget.

Moi, j’étais alors journaliste politique à La Libre Belgique, avec Guy Daloze comme chef de service. Et je devais suivre ces travaux budgétaires qui ennuyaient tout le monde à la rédaction. C’est pourtant une matière aussi passionnante qu’essentielle. Mais elle est complexe et rébarbative, surtout pour des journalistes qui sont rarement très à l’aise devant les alignements de chiffres…

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Ce 23 juillet qui vient, il y aura quarante jours que nous avons voté. Un carême d’abstinence. La stupeur passée, le petit monde absurde de la rue de la Loi se prépare doucement à retourner aux petits jeux politiciens qui amusent tant les insiders. La question du jour que l’on pèse et soupèse au trébuchet des savants calculs partisans: Ecolo en sera-t-il? Ou pas? Oui, ou merde? Au risque d’avoir à se souvenir qu’un trébuchet, ce n’est pas seulement une balance de précision servant à peser d’infinitésimales quantités. C’est aussi une pièce d’artillerie lourde dans l’arsenal du Moyen-Age. Une arme de destruction massive…

Il fallait assurément laisser du temps au temps. Le temps de virer de bord, de prendre un nouveau cap sans chavirer. Mais à mesure que passe tout ce temps sans que rien ne se passe – quarante jours déjà -, se pose la question, s’impose le soupçon: et s’ils n’avaient toujours rien compris?

L’hypothèse fait son chemin, gagne du terrain. C’est maintenant qu’il faut l’invalider, ou se résigner au chaos dans lequel, parfois, les démocraties finissent, à bout de forces.

Deux chantiers sont ouverts. D’une part celui du gouvernement fédéral qu’il faut constituer pour gérer la boutique. De l’autre celui des institutions qu’il faut remettre sur pied. Ils sont distincts mais doivent être menés de front: il est impossible de gouverner sans s’appuyer sur des institutions qui fonctionnent.

La conclusion s’impose à l’évidence: il faut un gouvernement provisoire ou transitoire, qui fera ce qu’il peut comme il peut pour les urgences, pendant que la constituante organisera et agencera la nouvelle maison, comme elle l’a fait en 1830, au moment de la séparation d’avec les Pays-Bas.

Aujourd’hui, point n’est besoin d’une révolution: les institutions peuvent être réformées en profondeur et adaptées aux faits, sans qu’il soit besoin de déroger aux règles qu’elles fixent à cet effet: il faut et il suffit qu’on ait la volonté de mettre en œuvre l’article 35 de la Constitution, celui qui consacre la « révolution copernicienne » selon laquelle l’Etat fédéral exerce les compétences que lui délèguent les Etats fédérés, et non l’inverse, qui n’est plus qu’une fiction, comme chacun qui a des yeux peut le voir.

C’est un travail pour le parlement. Il peut prendre quelques mois – comme en 1830 et 31. Il ne nécessite aucunement que le gouvernement se soit préalablement entendu en son sein sur les points et les virgules. Il suffit qu’il lance la procédure et vaque, pour le reste, aux affaires urgentes ou courantes. Il reprendra la main dans les questions institutionnelles lorsque les élus auront tranché.

La question de savoir qui doit participer à ces discussions est ainsi vaine, tant la réponse est évidente: chaque parlementaire, de la majorité comme de l’opposition, doit avoir voix à ce chapitre. La définition des règles de vie commune ne peut dépendre d’un accord de majorité, elle doit résulter d’une délibération approfondie de l’assemblée constituante, et sanctionnée par un vote à la majorité requise.

Mais il faut une impulsion, un kick-off. C’est le boulot de Di Rupo et de son compère De Wever.

A propos desquels, il faut bien le dire, je n’ai toujours pas la réponse à la question que je me posais ici même il y a peu: ont-ils, ensemble et séparément, la carrure nécessaire pour ce job?

Le temps passe. Les petits monsieurs et les petites madames retrouvent de la jactance. Le doute s’installe.

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