Vendredi soir, c’était l’inauguration de be.Welcome, l’expo sur l’histoire de l’immigration réalisée par le Musée de l’Europe, que vous pouvez voir à l’Atomium et à laquelle j’ai apporté ma petite contribution, comme je vous l’ai déjà signalé.

Mehmet Koksal, un de mes compères dans l’émission « Sans langue de bois », sur Bel-RTL, était là avec son matériel de poche. Voici ce qu’il en a tiré

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L’expo est ouverte jusqu’au 31 août, à l’Atomium, après quoi elle ira à Charleroi, puis à Anvers et (sous réserve de confirmation) à Paris, à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. L’ancien ministre français Jacques Toubon, qui en préside le conseil d’orientation, était présent à l’inauguration aux côtés du bourgmestre de Bruxelles, Freddy Thielemans, du président du Centre pour l’égalité des chances et, bien entendu, de mon vieil ami Henri Simons, le patron de l’Atomium.

Hier matin, dimanche, j’emmenais quelques proches à l’expo « C’est notre Histoire!« , question de voir si mon enthousiasme se partage et, surtout, de retrouver quelques chères et vieilles connaissances. Je n’ai pas été déçu. Mais je retiens aussi qu’en entendant Chloé raconter avec une maîtrise étourdissante l’importance du facteur humain dans la démarche des pères de l’Europe (Monnet, Schuman, Adenauer, de Gasperi, Beijen, Bech, Spaak), au début du parcours, un de mes invités m’a glissé que c’était peut-être cette complicité qui manquait, dans l’orange bleue. Je considère quant à moi qu’entre la construction de l’Europe et la déconstruction de la Belgique, il y a plus d’une division d’écart mais, sur le principe, je trouve ça plutôt bien vu!

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Là, sur la photo prise par Yael, nous sommes devant la vitrine consacrée à la mort de Staline et à ce fantastique et rarissime exemplaire de l’hebdo « Les Lettres Françaises » qui avait publié le dessin d’hommage de Pablo Picasso au « petit père des peuples ». Joseph Djougachvili n’avait pas aimé la vision de l’artiste et la lui avait renvoyée! Et l’hebdo communiste, qui avait hérité de l’original, s’est vu menacer de perdre l’appui financier des grands démocrates – et des fins esthètes – du PCF quand il l’a publiée… Depuis, cet original s’est paraît-il perdu. Pas pour tout le monde, je le parierais bien…
Sinon, pour moi, c’est toujours le même frisson qui me parcourt l’échine dans la pièce toute noire, sans rien à y voir, où est évoquée la chute du Mur de Berlin par une composition sonore de Cédric Dambrain, incluant le « Freiheit » de Marius Müller Westernhagen, repris en choeur par la foule arc-boutée contre le mur… (pour une version intégrale en live, à Berlin, 1989, voyez ici). Je l’ai confié et crois avoir été compris par Kathryn Brahy, qui passait là par hasard et que j’ai évidemment invitée à se joindre à nous avec ses amis, en souvenir du temps où nous arpentions de concert les pavés de la rue de la Loi, elle avec son micro, moi avec mon stylo…

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cnh_02_fr.JPGL’exposition « C’est notre Histoire!« , dont je vous ai déjà parlé ici et , a été inaugurée jeudi soir et ouverte au public vendredi. Ce n’est pas parce que c’est un client, je vous le jure, mais ça vaut vraiment la peine d’être vu! Probablement la plus belle réussite, la plus « achevée » de Tempora et du Musée de l’Europe que dirige Benoît Remiche.

C’est plus qu’une expo, d’ailleurs, un spectacle au fond. Ce qui me plaît là-dedans, c’est qu’il n’y a aucune prétention abusive à l’objectivité. C’est un regard, collectif, sur un demi-siècle d’histoire, celle de l’Europe. Et cela sans rigidités institutionnelles. Il ne s’agit pas ici d’aligner des dates et des événements, mais de voir comment la « grande » Histoire, celle des livres et des mémoriaux, s’entrelace avec nos vies quotidiennes.

Regard subjectif, forcément. Et qui fait une part belle à l’art contemporain, avec des oeuvres d’artistes d’aujourd’hui. Et qui dit subjectivité, dit débat. C’est la raison pour laquelle nous avons mis en place deux blogs, un en français et l’autre en néerlandais, tout jeunes encore mais qui ambitionnent de poursuivre la discussion avec les visiteurs. J’y reviendrai.

Pour l’heure, je me contente de vous dédier cet instantané de l’équipe qui a conçu et réalisé le volet web de la chose, avec le graphiste Stéphane Sabbe (Creastyl Concept) et l’informaticien Fabrice Dantinne (Clef2web) qui entourent votre serviteur. Il ne manque que Yael, mais il fallait bien que quelqu’un(e) se sacrifie pour prendre la photo! ;-)

Les mines réjouies, soyez en sûrs, sont plus attribuables à ce qui nous restait dans les yeux au sortir de l’expo qu’à l’heure déjà tardive de la prise de vue…

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Passé ma journée de samedi à Vilvoorde, pour un tournage de l’expo « C’est notre Histoire », au site et au blog de laquelle je collabore, comme je vous l’ai dit déjà. Il y avait là vingt-sept citoyens ordinaires, presque comme vous et moi, sauf que leur chemin a un jour croisé celui de l’Europe en devenir. Pour les faire entrer dans la mémoire de notre siècle.Tenez, cette « belle gueule » burinée au regard inflexible. Klaus. Echappé de Berlin-Est en 62. Par un tunnel creusé sous le Mur.

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Dans le film, c’est Inge, sa femme, que l’on retrouve au milieu de la troupe. Vous regardez ça, sans bouger, sans piper mot, on vous en a gentiment intimé l’ordre. Une des suites pour violoncelle de Bach, qui accompagne la caméra, vous dégourdit les neurones. Emotion. Vous la chassez doucement, pour pas gêner mais, en fait, vous vous la gardez. Et puis le réalisateur vous dit, tout simplement, que ça lui a fait monter des larmes aux yeux. Non Jef, t’es pas tout seul.

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