C’est décevant, quand même. Un très intéressant dossier du Soir sur les sentiments réciproques des Wallons et des Bruxellois n’a pratiquement aucun prolongement sur le site web du journal le jour suivant. Ou s’il y en a un, il est très bien caché dans les archives, ce qui revient au même. Vous savez comment j’ai fait pour le retrouver et vous donner le lien ci-dessus? Je suis passé par le site de la VRT…

C’est parfaitement idiot parce que les résultats de cette enquête font un peu l’événement, politiquement parlant, avec les réactions qu’ils ont suscitées au nord. Quelle belle occasion il y avait là d’activer durablement les synergies naturelles entre la Toile et le papier. Mais c’est raté…

Mardi, le quotidien publiait ainsi de très intéressantes infographies originales à partir des données de l’INS. L’une d’entre elles, par exemple, montrait comment Bruxelles fait vivre son hinterland, sa grande périphérie, et pas seulement les villas de Rhode et Linkebeek. Pourquoi ne les retrouve-t-on pas sur le site, quitte à devoir les y attendre jusqu’à mercredi pour ne courir aucun risque de « cannibalisation » de l’édition du jour? Ce n’est qu’un petit exemple, parmi bien d’autres, de l’incapacité actuelle de nos quotidiens si malades à faire entrer en résonance leurs différents vecteurs de diffusion de l’information… et de fidélisation de leurs publics.

Le papier et le web ont chacun leurs atouts spécifiques. Il faut apprendre à les combiner, au lieu de les considérer chacun dans leur bulle. Aller voir ce que font déjà, par exemple, le Guardian ou le New York Times. Ils connaissent la crise eux aussi, le Times surtout, alourdi par sa dette pharaonique. Mais au moins cherchent-ils intelligemment la sortie.

Si j’en juge par le nombre de tweets qui se sont échangés entre initiés, la RTBF a dû faire recette chez les blogueurs belges, ce soir, avec ses Questions à la Une posées autour et alentour du 11 septembre (l’attentat contre les Twin Towers) et de la prétendue « guerre de l’info » qui serait engagée sur un large front entre blogueurs et journalistes.

En attendant le retour de Dr House, j’ai pu regarder.

Je ne connais rien à la polémique sur Nine Eleven et je n’en dirai donc rien, sinon qu’à la fin de la séquence, je n’en sais pas plus. Mais sans doute devais-je seulement retenir d’un reportage venu d’ailleurs que ceux qui disent que Bush et les neo-cons qui l’entourent ont trempé dans le coup sont des fachos antisémites (ici, un mauvais point pour ceux qui me reprocheront d’avoir traité les membres de l’entourage présidentiel de connards; ce sont bien sûr des intellectuels néo-conservateurs).

Mais ça, c’était seulement un zakouski. Venons-en à la guerre de l’info. Je ne me suis pas ennuyé, non, c’était très pro dans la forme, il y avait du rythme, mais en fait de questions, j’ai plutôt eu l’impression d’entendre un sermon de l’abbé Istasse, sous l’oeil bienveillant de l’onctueux chanoine Defossé… Et une nouvelle pitrerie de Mgr de Brigode pour faire cerise sur le gâteau.

L’impression que j’en retire, c’est que d’après Istasse, il n’y a de bonne information que celle qui est servie par un journaliste en carte, par un professionnel de la chose. Et que tout ce qu’on peut lire sur internet, c’est de la m…

Je trouve ça un peu court, jeune homme.

Personnellement, je n’ai jamais cru au concept « demain, tous journalistes ». C’est une blague, une illusion, c’est du pipeau. Je crois par contre que tout le monde a quelque chose à dire. Pas sur tout. Mais dans son domaine d’expertise, quel qu’il soit. Et je crois aussi que tout le monde a un cerveau qui peut lui servir à réfléchir et à se faire une opinion citoyenne (tout le monde ne s’en sert pas très habilement, mais c’est une autre histoire).

A tous ceux là, Internet apporte deux choses inestimables:

  • un moyen de parler librement et sans contrainte à qui veut l’entendre et l’écouter;
  • un moyen d’écouter tout ce qui se dit quelque part, où que ce soit, sur un sujet qui l’intéresse.

Parler, écouter. En même temps. On appelle ça la conversation. Et c’est ça, la révolution numérique. Ce n’est que ça, mais c’est un formidable changement de paradigme qui nous fait passer de l’ère du discours à celle de la conversation. L’émission n’en a retenu qu’une conséquence anecdotique: la perte de crédibilité du discours institutionnel, critiqué, contesté de toutes parts, parfois à tort et à travers. Dommage qu’elle en soit ainsi restée à l’écume des choses. A la surface. Comme un blog revendicatif et superficiel. Mal informé. Bourré de préjugés. Gentiment insignifiant. Mais qui aura peut-être fait recette. Si c’est le cas, le patron sera content. C’est souvent myope, un patron.

P.S.: Un journaliste-blogueur massacré par le reportage, Diederick Legrain (La Meuse Namur), a réagi avec humour à l’émission, dans son journal et sur son blog. Il semble pourtant qu’il ait une carte de presse… ;-)

2e P.S.: Vendredi matin, Alain Gerlache m’invite à débattre du sujet dans son émission Intermédias.  C’est sur La Première à 9h15.

Il reste un peu plus de 9 mois avant les élections régionales et européennes (et législatives?) du 7 juin 2009. Je ne serai pas candidat. Mais vous, peut-être? Il est alors plus que temps de lancer votre campagne. Sur Internet.

Vous avez déjà un site? Un blog? Un profil Facebook? Bon début. Il faut maintenant transformer tout ça en une vraie machine électorale, cohérente et bien huilée.  Ça paie, je vous assure. Voyez Obama: c’est la Toile qui a fait de cet inconnu une star. Pour vous en convaincre, si ce n’est déjà fait, lisez donc la dernière Monday Note de Frédéric Filloux.

Et d’abord des chiffres: avec un investissement de 4 millions USD dans l’outil, Barrack Obama en a levé plus de 400 pour financer sa campagne, dont 200 directement par le site lui-même. 75.000 réunions organisées au niveau local. 2 millions d’appels téléphoniques. 38 millions de vidéos du discours de Denver visionnées…

Là, je vous entends déjà me dire que vous n’avez pas 4 millions à investir. Correct. Mais moi je vous réponds immédiatement que les techniques utilisées font que c’est une simple question d’échelle: elles fonctionnent parfaitement en réduction, au niveau d’un simple arrondissement. Et vont vous faire économiser de l’argent: la construction d’un bon réseau ne va principalement vous coûter que votre temps et celui de vos amis et bénévoles. Et ce sera bien plus efficace que de coûteuses affiches en quadrichromie aussitôt surcollées par vos concurrents…

Qui que vous soyez, je vais vous aider. D’ici aux élections de juin, je compte développer la rubrique « marketing politique » de ce blog en la focalisant sur la stratégie à développer et sur les techniques à mettre en oeuvre pour se faire élire grâce à Internet.

N’hésitez pas à commenter et à me donner vos retours d’expérience. En toute confidentialité si vous le souhaitez: si vous voulez éviter d’apparaître en commentaires, il vous suffit de me contacter grâce au formulaire ad hoc. On en reparle?

Thomas (Le blog de Tom) s’est offert un petit reportage à Paris. Il en revient avec des interviews des fondateurs de MediaPart et de Rue89. Contrepoint intéressant: on a ici un face-à-face virtuel entre les deux modèles de presse purement online: le gratuit et le payant.

Personnellement, je ne crois pas à la combinaison « généraliste – payant ». Ce n’est pas spécialement original: tous ceux qui s’y sont essayé ont renoncé, avec en tête le New York Times, El Pais… Il y a en effet une loi économique qui dit que lorsque le coût marginal d’un bien tend vers zéro (ce qui est le cas du journal sur le web) il faudra tôt ou tard aligner son prix de vente sur le plus bas du marché. Zéro euro, en l’occurrence.

Je crains que cela ne scelle le sort de MediaPart si Edwy Plenel n’affine pas le modèle: le business plan, si je me souviens bien, prévoyait 100.000 abonnés à € 9/mois après un an; on n’est encore qu’à un peu plus de 8.000 après 4 mois.

Le sujet est également traité (dans le cadre plus large de la presse en ligne à l’heure du web 2.0) dans un mémoire de fin d’études à l’Institut d’Etudes Politiques de Lille que j’ai découvert grâce à AFP-MediaWatch. Voyez aussi ce déjà vieux billet (et ses références) de Benoît Raphaël dans « Demain, tous journalistes?« .

[Mise à jour 20/08/08]: Un article fichtrement intéressant de Frédéric Filloux (en anglais) que je découvre via Novövision: une vision audacieuse et innovante du journal de demain.

Avant-hier soir, mercredi, c’est par Twitter que j’ai appris que le Sporting s’était fait sortir de la Champion’s League. Je m’en fiche complètement, notez bien, il y a belle lurette que je ne me passionne plus pour aucune équipe de foot. Mais il me semble que c’est une bonne façon d’entamer ma réponse au commentaire que Fabrice Grosfilley a gentiment déposé sous mon précédent billet sur la crise de la presse. Et à un vigoureux billet de Thomas.

Pourquoi?

Parce qu’il me semble qu’en argumentant sur le thème que les blogs et autres medias sociaux sont trop petits pour être économiquement intéressants aux yeux des groupes de presse écrite ou audiovisuelle, Fabrice pose ce qu’on appelle en logique une pétition de principe: il les suppose pérennes dans leur configuration actuelle…

Dans le court terme, il n’a sans doute pas tort. La crise qui commence fera mal et quelques journaux et stations vont probablement fermer. Mais il restera possible de soutenir que cela aura été par sélection naturelle, toujours impitoyable pour les canards qui boîtent trop bas. Que ce n’est pas le modèle qui est mis à mal. D’ailleurs, la concentration se poursuivra, les grands deviendront plus grands, plus forts, et les belles âmes pourront continuer à se lamenter sur l’appauvrissement du pluralisme. Non sans raison d’ailleurs.

Mais comme tous les bâtissseurs d’empires, Citizen Murdoch finira bien par affronter sa Beresina, par se retrouver devant son Stalingrad.

Et Internet jouera son rôle là-dedans.

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La presse écrite est bien malade et le phénomène n’est pas simplement conjoncturel. C’est une vraie pandémie qui menace l’espèce d’une extinction pure et simple.

Vous en voulez des indices, des signes tangibles et chiffrés? Lisez par exemple ce billet d’Eric Scherer sur AFP-MediaWatch. Confrontés à une chute vertigineuse de leurs recettes publicitaires et à une augmentation de leurs coûts (dont celle, encore à venir, du papier), les journaux américains réduisent leurs effectifs à tour de bras: voyez cette géolocalisation des licenciements de journalistes US dont l’existence, en soi, est déjà une information.

Ce qui se passe? Une forme de cercle vicieux qui commence par des pertes de parts de marché provoquant des réductions de coûts qui, en faisant baisser la qualité des contenus et en les banalisant, rend les produits moins attractifs, et donc moins « vendables ».

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Je me « modernise » à vive allure: après Twitter, j’ai maintenant ouvert un compte sur Friendfeed. En fait, je reste toujours complètement allergique aux nouveautés à la mode qui n’ont d’autre mérite que d’en être (des nouveautés), mais là, j’entrevois des utilisations raisonnables.

Friendfeed, ainsi, offre l’avantage de réunir en un seul endroit votre activité sur un grand nombre d’outils « sociaux », allant de del.icio.us à You Tube, en passant par Flickr, Google Reader ou LinkedIn. Pour le bénéfice de qui? Mais de ceux qui s’intéressent peu ou prou à ce que vous faites, bien sûr. Et de là pour le vôtre: dans la nouvelle sociabilité du potlatch planétaire qu’est la Toile, la confiance et la considération des autres se méritent par le don, et de préférence par les cadeaux utiles. Voyez par exemple ce que dit là-dessus Jeremiah Owyang.

Sur ce blog, je ne trouve pas suffisamment le temps de rédiger des billets de liens vers tout ce que j’ai trouvé sur le web. Les rédiger ne m’amuse que si je peux les relier entre eux, en un tout cohérent, ce qui demande parfois un gros travail. Je vous donne donc par là un accès direct et simplifié à toute la documentation que je pioche avec mon lecteur de flux et que je stocke sur mon compte del.icio.us. Profitez-en si cela vous peut vous être utile, je vous suis reconnaissant de me laisser picorer chez vous ce qui m’intéresse!

OK, j’avoue: j’ai cédé… Je me suis ouvert un compte sur Twitter. Comme je vous le disais hier, c’est par l’usage qu’en fait Barack Obama que j’ai enfin vu un emploi raisonnable à ce joujou: l’utiliser comme on le ferait d’un flux RSS, en lecture comme pour avertir ses followers qu’il y a du neuf sur son site. Ou pour leur annoncer qu’il va y en avoir, et sur quoi. Ou pourquoi il n’y en a pas: panne d’inspiration, burn-out, rage de dents…

TwitterMais les précautions d’utilisation sont les mêmes que sur un blog: s’abstenir impérativement de poster si l’on n’a rien à dire qui soit susceptible d’intéresser ses lecteurs. Le web 2.0 est user-centric, ce qui suppose qu’un contenu sans intérêt n’est pas seulement inutile: il est carrément contre-productif.

Pour entamer ma carrière, après avoir ouvert mon compte, j’ai été fouiller un peu dans ce répertoire, à la recherche des sites les plus suivis et j’en ai choisi deux, dont celui de CNN, histoire de rester in touch avec l’actualité de la planète. Ce qui fait d’ailleurs une deuxième utilisation raisonnable de la chose, assez proche de la première au fond: une façon de se faire adresser en continu (ou de mettre en ligne, si on est une entreprise de presse), y compris sur téléphone mobile, les breaking news de l’heure.

Pour un tour d’horizon plus exhaustif des usages possibles – en ce compris les gamineries – voyez par exemple ce billet déjà ancien et ces quelques conseils. Ainsi que cette vidéo de Commoncraft, qui a déjà quelques belles réalisations du genre à son actif…

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Pour ceux d’entre vous que cela intéresserait, voici mon adresse sur Twitter. Si vous avez une expérience ou même seulement des intuitions sur ce sujet, n’hésitez pas à les partager ici, en commentaires: ça m’intéresse, et certains de mes lecteurs aussi sans doute.

Il est 14 heures 34 et la bourse de New York vient d’ouvrir. Yahoo!Finance m’annonce que les indices plongent: -1,45% sur le bon vieux Dow, -2,01 sur le Nasdaq.

Pourtant, si je me fie à la presse généraliste belge, même online, ce n’est pas un événement. Seul lesoir.be reproduit en bas de colonne une dépêche de l’AFP, en la titrant de travers, sur la chute du dollar qui entraînerait celle des bourses. Non, c’est pas ça les gars. C’est la chute de l’Amérique qui entraîne le dollar et les bourses à sa suite…

Et ce n’est même pas la faute à DoubleYou.

Il y a neuf mois, il y avait là-bas une banque d’affaires qui cotait 150$, à Wall Street. Elle a fait des bêtises, comme la plupart des autres. Hier, elle a été rachetée par une autre, avec la garantie de la Federal Reserve. Pour deux dollars par titre. Vendredi, elle avait encore clôturé à 30, après avoir perdu 50% de ce qu’il lui restait de sa « valeur » sur la séance. Déplaisant pour les 14.000 employés qui représentent, ensemble 30% de son actionnariat…

Quelle oraison funèbre Bossuet n’aurait-il pas tiré de ce spectacle grandiose et un peu effrayant, parce qu’on n’en connaît pas la fin? Et Pline le Jeune, qui raconta l’ensevelissement sous la lave d’Herculanum et Pompéi?

15 heures 06

Il est 15 heures 06 et le Dow ne perd plus qu’un demi pourcent, le Nasdaq 1,49. Ironiquement, BSC cote près du double du prix pour lequel JPM l’a achetée hier, quatre-vingt pour cent de moins qu’à la clôture de vendredi, quand même.
Un autre broker connu, suspecté d’être la prochaine victime, s’essaie au saut à l’élastique sous le pont de Brooklyn: -20%, venant de -30. Sur le marché, il y a 994 titres en baisse, pour 60 en hausse.

C’est quand même curieux qu’on ne parle pas de ça dans la presse belge. Ou si peu. Sans doute ne lisent-ils pas le Financial Times, dans lequel Alan Greenspan, ce matin, expliquait sans vergogne que la crise financière actuelle est probablement la plus grave depuis la Seconde Guerre Mondiale. Il n’est pas gêné, le vieil Alan, de ne pas l’avoir vu venir quand il dirigeait la Fed, et d’avoir aujourd’hui à se demander: « How did we go so wrong? »

Et c’est vrai qu’on s’était en quelque sorte habitué à ce que l’Amérique et les Américains vivent à crédit, largement au-dessus de leurs moyens. Mais c’est comme dans toutes les « bulles » financières: ça continue à gonfler tant qu’il y a quelqu’un pour souffler dedans. Puis ça explose. Et comme le dit si bien le philosophe yprois qui prendra bientôt la tête du gouvernement que Washington nous envie: « On ne peut pas vivre éternellement en dépensant l’argent qu’on n’a pas encore gagné« .

15 heures 35

Il est 15 heures 35 et la fièvre de la première heure est un peu retombée à Wall Street. La bourse recule sur un large front,mais cela semble provisoirement moins grave qu’on l’avait craint à juger l’état du marché des futures. En Europe aussi, après l’Asie, les marchés ont la migraine, malgré leur récente cure d’amaigrissement. Il n’y a finalement que l’or et l’euro qui prospèrent. Et le baril de brut. Mais ce ne sont pas non plus de bonnes nouvelles.

Je ferai le point en lisant mon journal, demain. Il finira bien par m’en parler, non?

Intermedias (RTBF)De la première livraison d’Intermedias, la nouvelle émission de la RTBF que je vous ai annoncée ici, je retiendrai notamment cette interpellation un brin perverse de Frédéric Antoine (UCL) à Jean-Claude Philippot, le boss de la RTBF: « La preuve que la publicité conditionne la programmation, c’est l’heure de diffusion de cette émission-ci » (ndb: 22 heures).

On n’a pas pu voir si Alain Gerlache déglutissait une première gorgée de petit lait…

L’émission peut être (re)visionnée et commentée sur www.intermedias.be, déjà près de 230 membres inscrits (au moment où j’écris, mais ça change tout le temps…) et du débat à foison.

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