C’est décevant, quand même. Un très intéressant dossier du Soir sur les sentiments réciproques des Wallons et des Bruxellois n’a pratiquement aucun prolongement sur le site web du journal le jour suivant. Ou s’il y en a un, il est très bien caché dans les archives, ce qui revient au même. Vous savez comment j’ai fait pour le retrouver et vous donner le lien ci-dessus? Je suis passé par le site de la VRT…
C’est parfaitement idiot parce que les résultats de cette enquête font un peu l’événement, politiquement parlant, avec les réactions qu’ils ont suscitées au nord. Quelle belle occasion il y avait là d’activer durablement les synergies naturelles entre la Toile et le papier. Mais c’est raté…
Mardi, le quotidien publiait ainsi de très intéressantes infographies originales à partir des données de l’INS. L’une d’entre elles, par exemple, montrait comment Bruxelles fait vivre son hinterland, sa grande périphérie, et pas seulement les villas de Rhode et Linkebeek. Pourquoi ne les retrouve-t-on pas sur le site, quitte à devoir les y attendre jusqu’à mercredi pour ne courir aucun risque de « cannibalisation » de l’édition du jour? Ce n’est qu’un petit exemple, parmi bien d’autres, de l’incapacité actuelle de nos quotidiens si malades à faire entrer en résonance leurs différents vecteurs de diffusion de l’information… et de fidélisation de leurs publics.
Le papier et le web ont chacun leurs atouts spécifiques. Il faut apprendre à les combiner, au lieu de les considérer chacun dans leur bulle. Aller voir ce que font déjà, par exemple, le Guardian ou le New York Times. Ils connaissent la crise eux aussi, le Times surtout, alourdi par sa dette pharaonique. Mais au moins cherchent-ils intelligemment la sortie.



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