Dans le jargon des journalistes, un « marronnier » est une espèce végétale qui verdit, fleurit et offre ses fruits – oui, tout ça en même temps – à ces moments pourris de l’année civile où les secrétaires de rédaction dégoulinent de sueurs froides à l’idée d’avoir à remplir leurs pages pour d’hypothétiques lecteurs tartinés d’écran total, alors qu’il ne se passe strictement rien.
Toujours mutine, la rédaction politique de La Libre, a choisi cette année de s’inviter à quelques bonnes tables de notre si plat pays pour tenter de découvrir, entre la poire et le fromage de Herve, l’un ou l’autre jardin secret des princes et princesses qui font semblant de croire qu’ils nous gouvernent, rebelles et insoumis chauvins querelleurs que nous sommes, nous, les Belges d’hier et d’aujourd’hui (je formule les réserves d’usage pour mes concitoyens de demain, en attendant de savoir dans les plis de quels drapeaux ils seront priés de s’émouvoir). Veuillez noter au passage, chers lecteurs, que je viens d’établir, au deuxième essai, ma meilleure performance de l’année avec une phrase de huit lignes entières sans reprendre mon souffle. Merci.

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