Vous aurez lu dans vos journaux ou vu à la télé que Bernard Wesphael, député écologiste, a aujourd’hui déposé plainte contre X, du chef de menaces et de comportements agressifs émanant de personnes se réclamant du clan Daerden. Les Facebookiens s’en sont mêlés eux aussi. Jusqu’à ce matin, un groupe d’une vingtaine de membres y étaient réunis sous la bannière: « Pour que Bernard Wesphael cesse de critiquer ». La photo de l’élu vert y était barrée d’une inquiétante croix rouge…

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 Les Daerden père et fils ont évidemment démenti être en rapport avec ce groupe dont ils ont affirmé tout ignorer.

Changement de décor, plus tard dans la journée: un repenti du FN a pris le contrôle du groupe, comme la possibilité en existe sur FB quand les « administrateurs » ont pris la poudre d’escampette.

Wessphael, Daerden, Facebook

Le nouvel administrateur déclare estimer « devoir mettre un terme aux activités de ce groupe, qui portent atteinte aux libertés fondamentales ».

A noter aussi que d’après Le Courrier, le parquet de Tournai a décidé de poursuivre le petit rigolo qui s’est fait passer pour le bourgmestre de la ville, sur Facebook également.

Qu’est-ce qu’on s’amuse, dans cette campagne… Je vous concède que tout cela n’a, en soi, pas beaucoup d’importance, si ce n’est que ça montre que même si vous ne vous occupez pas trop du Net, cela n’empêche pas forcément le Net de s’occuper de vous.

La conférence-débat de Technofutur TIC sur le web 2.0 et la politique, à la lumière de la campagne présidentielle de Barack Obama, c’est demain soir à Charleroi. Il y a pas mal d’inscrits paraît-il et c’est réjouissant. Peut-être y rencontrerai-je certains d’entre vous, qui me lisez de temps à autre?

Il y a aussi une belle brochette de participants au débat, ce qui fait qu’on sortira tous de là, comme de tout débat, avec la frustration de n’avoir pu dire tout ce que l’on voulait dire. L’expérience m’a appris que le seul vaccin efficace contre ce genre de sentiment était de se concentrer sur une ou tout au plus deux idées à communiquer et, pour le reste, de voir venir.

Une idée un peu originale, de préférence. Ou formulée de manière différente. Alors voilà, je déflore le sujet et dévoile mes batteries: ce n’est pas internet qui a fait gagner Obama, ce n’est pas le « web 2.0″, ni Facebook, ni Twitter, ni aucun outre outil de la panoplie. C’est une approche nouvelle de la relation avec l’électeur. Internet n’intervient là-dedans que pour la rendre possible.

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Le centre de compétences Technofutur TIC (Charleroi) organise, le mardi 16 décembre, une conférence-débat sur un thème qui me tient à coeur: « La victoire d’Obama: comment le web 2.0 a changé la politique« . Pierre Lelong m’a invité à faire partie du panel, aux côtés notamment de Damien Van Achter (RTBF), Olivier Dedoncker (Emakina), Marc Lits (Observatoire du récit médiatique de l’UCL), François Hendrickx (ULB) et Arnaud Pêtre (IAG-UCL). Le tout sous la baguette de Françoise Baré (RTBF Charleroi). Il y aura des politiques aussi: Paul Magnette (PS) et Véronique Salvi (CDH) ont confirmé leur présence, Jean-Marc Nollet (Ecolo) se tâte encore.

Tout le monde est le bienvenu, c’est gratuit et ça se passera au centre culturel régional de Charleroi – L’Eden, 3 boulevard Jacques Bertrand, dans le centre.

Il reste un peu plus de 9 mois avant les élections régionales et européennes (et législatives?) du 7 juin 2009. Je ne serai pas candidat. Mais vous, peut-être? Il est alors plus que temps de lancer votre campagne. Sur Internet.

Vous avez déjà un site? Un blog? Un profil Facebook? Bon début. Il faut maintenant transformer tout ça en une vraie machine électorale, cohérente et bien huilée.  Ça paie, je vous assure. Voyez Obama: c’est la Toile qui a fait de cet inconnu une star. Pour vous en convaincre, si ce n’est déjà fait, lisez donc la dernière Monday Note de Frédéric Filloux.

Et d’abord des chiffres: avec un investissement de 4 millions USD dans l’outil, Barrack Obama en a levé plus de 400 pour financer sa campagne, dont 200 directement par le site lui-même. 75.000 réunions organisées au niveau local. 2 millions d’appels téléphoniques. 38 millions de vidéos du discours de Denver visionnées…

Là, je vous entends déjà me dire que vous n’avez pas 4 millions à investir. Correct. Mais moi je vous réponds immédiatement que les techniques utilisées font que c’est une simple question d’échelle: elles fonctionnent parfaitement en réduction, au niveau d’un simple arrondissement. Et vont vous faire économiser de l’argent: la construction d’un bon réseau ne va principalement vous coûter que votre temps et celui de vos amis et bénévoles. Et ce sera bien plus efficace que de coûteuses affiches en quadrichromie aussitôt surcollées par vos concurrents…

Qui que vous soyez, je vais vous aider. D’ici aux élections de juin, je compte développer la rubrique « marketing politique » de ce blog en la focalisant sur la stratégie à développer et sur les techniques à mettre en oeuvre pour se faire élire grâce à Internet.

N’hésitez pas à commenter et à me donner vos retours d’expérience. En toute confidentialité si vous le souhaitez: si vous voulez éviter d’apparaître en commentaires, il vous suffit de me contacter grâce au formulaire ad hoc. On en reparle?

Barack ObamaBarack Obama n’a pas gagné la bataille des primaires démocrates sur son seul look, ni sur son incontestable talent d’orateur, pas même sur la force apparente de ses convictions ni sur son programme. Mais parce qu’il est de ce temps qui vient. Il est en fait un des premiers exemplaires achevés d’homo politicus numericus, si j’ose dire… Il n’assène pas ses messages à ses auditoires, il converse avec eux. Parce qu’on le sait depuis le Cluetrain Manifesto: Markets are conversations. Le « marché électoral » aussi.

Dans le sérail, en Europe comme aux Etats-Unis – et même ici en Belgique, oui… – tout le monde ressent plus ou moins clairement la nécessité d’être présent sur les nouveaux moyens de communication. Dans la présidentielle française, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal en ont fait un usage intensif. Et notre si charismatique Premier ministre s’est lui-même aventuré sur You Tube, souvenez-vous.

Mais Obama est sans doute le premier à avoir complètement intégré le nouveau mode de pensée et d’action: non seulement exploite-t-il à fond les nouveaux outils (retrouvez le sur MySpace, You Tube, Flickr, Twitter, LinkedIn et tutti quanti, la liste complète des réseaux auxquels il vous invite est sur son site), mais toute sa campagne est articulée autour d’une stratégie web et de la philosophie qui va avec: c’est une gigantesque « conversation » à laquelle tout le monde peut participer, ou à tout le moins avoir la conviction de pouvoir participer.

A la différence de celle d’Hillary Clinton, sa campagne n’est pas « pyramidale » (s’adresser aux grands notables, qui convaincront les petits notables, qui eux-mêmes ensuite…), elle exploite essentiellement la « longue traîne« . Comme Amazon…
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Nicolas Sarkozy au Salon de l'Agriculture: incidentL’incident du week-end, au Salon de l’Agriculture à Paris m’intéresse, non pas pour ce qu’il révèlerait du caractère du petit Nicolas – il vous surprend encore? – mais pour le nouveau désastre qu’il représente en termes « communicationnels ». Je ne vous montre pas la vidéo, vous l’avez sans doute déjà vue, et sinon, il vous suffit de taper « sarkozy » sur YouTube ou Daily Motion pour en trouver des déclinaisons ad nauseam comme en atteste cette illustration d’André Gunthert, qui signe un superbe billet sur son blog de l’EHESS.

C’est une parfaite illustration, me semble-t-il, des mutations en cours dans le domaine de la communication. D’un côté, il y eut la campagne électorale et les premiers « coups » du mandat présidentiel. Des coups de com’ soigneusement préparés et emballés par des pros du message « vertical ». De l’autre, il y a la réalité d’un monsieur qui a son (sale) caractère et ses (mauvaises) manières de lutteur forain.

Il y a vingt ans, dix sulement, peut-être, on n’aurait pas vu la différence. Ou on ne l’aurait devinée qu’à l’occasion, par un trop grand hasard pour transformer une exceptionnelle popularité en toboggan vers le désamour populaire. Aujourd’hui, chaque incartade est enregistrée, publiée, diffusée. Et l’écart se creuse entre l’image de soi voulue par le président (un type « nature », au parler vrai, proche des gens, plein de bon sens et de bonne volonté) et l’image qu’il projette effectivement sur l’écran des consciences citoyennes, le produit de son « style »: petit roquet agressif incapable de réprimer ses pulsions et de faire plier sa nature devant son « surmoi » présidentiel.

Même à droite, on lui reproche désormais ses fautes de style et son manque de goût, typiques du « parvenu ». On ne lui en veut pas d’être ce qu’il est – à la limite, c’est probablement un peu pour ce qu’il est qu’il fut élu -; on lui fait procès d’être inapte à le cacher. De manquer de la maîtrise de soi et de la dignité qui seyent à la fonction.

Souvenez-vous de Fabius (je n’aime pas trop ses postures, mais ça n’a rien à voir): dans un débat télévisé, alors qu’il était à Matignon, c’est Chirac je crois qui l’avait plutôt rudement pris à partie. Au lieu d’accepter le combat de rue, il eut cette réplique savamment offusquée: « Voyons, c’est au Premier ministre de la France que vous parlez! »

Pas de ça chez Sarko. Son langage à lui, c’est: « Casse-toi, pauvre con! »

C’était peut-être aussi (qui sait?) l’impulsion première de Fabius, dans ce débat. Si c’est bien le cas, c’est qu’il était alors mieux formé, lui, à réprimer ses pulsions pour se couler dans la fonction, pour le plus grand bien de sa stature.

En cela, Sarkozy est bien de ce temps. Les instincts ont la cote. Les pulsions aussi. Les « psys » nous dépeignent savamment les ravages de leur répression. On en appelle à Dionysos, contre cet emmerdeur d’Apollon. Au volant, dans les stades, dans nos comportements, nous embrayons. La terre, la tribu et jusqu’à leurs symboles tatoués aux encres synthétiques sur les peaux adolescentes ou immatures reviennent en force, dans un élan qui me paraît sinistrement régressif vers les états primitifs, bruts de décoffrage. D’avant la civilisation.

Comment se fait-il alors que le président s’enfonce dans les sondages au profit du lisse et discret Fillon? Il faut croire que, quelque part, ils n’aiment pas vraiment cette époque. Ou qu’ils en devinent les risques. Il faut croire qu’ils souhaitent peut-être qu’on leur indique où sont les limites. Peut-être ont-il quand même comme une sourde nostalgie d’un surmoi minimal?

S’offrir une manchette et une page entière d’interview dans deux gros journaux quotidiens concurrents n’est pas à la portée du premier venu, surtout quand il s’agit manifestement, non pas de répondre à une demande pressante des journalistes, mais de faire passer un message. Ce coup-là, Joëlle Milquet, présidente du Cdh, l’a pourtant réussi jeudi matin, dans « Le Soir » et dans « La Libre« .

Je me demande si mes ex-confrères étaient au courant du caractère non-exclusif de cet entretien. En d’autres temps, je ne l’aurais pas refusé – une bonne info est toujours bonne à prendre et à diffuser -, mais de là à en faire une manchette… Enfin, soit.

Je ne veux pas prendre position ici sur les propos de Mme Milquet. En termes de communication, il me semble toutefois intéressant de comparer ce qui a retenu l’attention de l’une et de l’autre gazette.

La différence est perceptible dès la « une ». Ce que « La Libre » a prioritairement retenu des propos de Milquet, c’est que « tout reste possible » (en termes de futures coalitions). Pour « Le Soir par contre, « Joëlle Milquet secoue les Verts« … Ce qui ne vient qu’en pages intérieures dans « La Libre », sous le titre: « Milquet veut mouiller Ecolo« . Observez la nuance. « La Libre » constate; « Le Soir », plus militant, suggère que la présidente essaie de réveiller des écologistes malencontreusement assoupis…

Assoupis? Pas seulement. La présidente est rude pour les verts, dans le quotidien ex-vespéral: « Ils ont gagné (…) Et ils resteraient dehors, malgré l’énorme urgence climatique? En politique, on se mouille! (…) On ne fait pas les chochottes (sic) quand on a un mandat de l’électeur« . Couillue, la Joëlle… Mais nettement plus sobre dans « La Libre »: « Je dis que quand on a reçu un signal clair des électeurs, il est sage de ne pas s’exclure à l’avance. Je ne vois pas pourquoi les Ecolos ne prendraient pas leurs responsabilités« . Très « dix-huitième », non?

Et il en va de même pour le MR. Dans « La Libre »: « La manière dont on a été traité (sic) par les libéraux dans cette campagne nous incite à la plus grande prudence. (…) Les arguments massues du MR nous ont fait du tort. (…) Ne soyez pas étonnés que l’on ne soit pas un partenaire facile ». Mais dans « Le Soir », on sort les scuds: « On ne peut pas maltraiter des gens pendant huit ans, tout se permettre, et puis considérer le soir des élections qu’on va tout oublier. (…) On a vécu une campagne dans un climat délétère épouvantable, poujadiste. Je n’avais jamais vu ça ».

Double langage? Je ne crois pas. Il y a simplement que la façon dont une interview est traduite dans un journal reflète autant, si pas plus, la sensibilité des journalistes que la volonté de l’interviewé(e). C’est peut-être pour ça que Joëlle Milquet a jugé prudent de donner deux interviews. Et de fournir ainsi un beau cas d’études pour les travaux pratiques des écoles de journalisme…

P.S.: J’en suis désolé, mais pour lire l’article du « Soir », qui a quelques encore quelques siècles de retard sur le Net, il vous faudra payer pour le lire.

Que la communication soit politique, commerciale, humanitaire ou autre, la motivation et l’objectif de celui qui l’émet sont toujours les mêmes: convaincre ceux à qui s ‘adresse le message de prendre une décision, d’adopter un comportement conforme aux souhaits de celui émet le message. J’y repense ici à la faveur d’un bout de vidéo pêché sur You Tube où l’on voit Louis Schweitzer expliquer à son auditoire, sous l’oeil d’Alain Minc, que ce n’est pas seulement une question de technique et d’outils.

Schweitzer explique en substance que s’il souhaite qu’un de ses collaborateurs l’aide à résoudre un problème, il ne suffit pas de lui exposer les termes de ce problème; il faut aussi lui communiquer l’envie de contribuer à le résoudre, lui donner le sentiment d’appartenir à une « communauté » et d’y avoir des responsabilités qui l’engagent à agir.

Ne serait-ce pas de ce côté qu’il faut chercher les causes du profond ennui qui caractérise la campagne électorale législative qui s’achève – je parle de la Belgique, bien sûr?

Tous les observateurs ont remarqué qu’Internet avait enfin fait son entrée dans l’arsenal de communication des partis et des candidats, cette année. Peu ont relevé que très rares sont ceux qui ont appris à bien l’utiliser (voir à ce propos ce site bien amusant à première vue, un peu triste à y regarder de plus près). En gros, la plupart de ceux qui sont sur le Net y ont simplement transposé les bonnes vieilles techniques de communication unilatérale: « Votez pour moi, je servirai vos intérêts »… Mais ça, c’est comme les lessives: à force de toutes prétendre laver plus blanc les unes que les autres, les marques se noient dans la grisaille, si j’ose dire.

Les partis politiques itou. On joue sur l’anecdote, on amuse (?) la galerie et on évite soigneusement le fond. Surtout, on reste entre soi, entre professionnels de la chose publique – et dieu sait s’il y en a, dans ces contrées nourries au lait sûri du clientélisme. Et nous, le public, on s’en fout. On a tort, mais on s’en fout…

Fabrice Wuyts, le CEO de Proximedia (cotée sur le Marché Libre d’Euronext Bruxelles), annonce fièrement la plus récente réalisation de sa filiale Bezoom TV, dirigée par Thierry De Bock (ex-RTBF): une série de « face à face » entre les présidents de partis et des panels d’électeurs choisis par La Libre. C’est sur le site du quotidien (qui tient résolument la corde, soit dit en passant, dans le virage obligé de la presse écrite vers le multimédia). Deux premiers entretiens disponibles sur la Toile: Didier Reynders et Elio Di Rupo.

Ca tombe bien, je vais pouvoir être équitable. Je n’ai pas tout regardé, je le confesse, mais pour ce que j’en ai vu, le libéral et le socialiste font preuve tous les deux du même art consommé de répondre aux questions qui les intéressent eux, celles qui ne leur sont pas posées… C’est du multimedia, oui, mais du web 2.0? Non! Et ce n’est pas la faute à la technologie. Regardez, et dites-moi si que vous pensez comme moi.

Autres articles sur bezoom.tv:

Allez, juste pour le plaisir, j’ai vu ça en zappant, sur le journal de « La Une », et ne résiste pas au plaisir de partager avec vous cette séquence de vidéo-vérité. Notre premier sinistre (oups, pardon Coluche, pour cet emprunt!), juste avant son waterzooi dominical, le 6 mai au soir. Au téléphone avec Sarko soi-même. Enfin… on suppose, parce qu’on n’entend pas ce qui se dit à l’autre bout du fil. Ni même s’il y a quelqu’un. Une minute et 23 secondes de bonheur voor onze Gie, montre en main. Moins que Blair mais c’est normal: la Belgique est quand même un plus petit pays que la grande Bretagne. C’est beau, le web 2.0.

Vous imaginez les perspectives que ça ouvre, d’ici au 10 juin? Elio qui rencarde avec Ségo, Jean-Mi avec José (mais non pas Happart, sots: Bové évidemment). Et Joëlle en téléconférence avec Benoît. J’en rêve. Mais je me demande: qui DoubleYou va-t-il bien pouvoir appeler pour le féliciter de son triomphe dans 25 jours d’ici? Quelqu’un sans doute qui va répondre: Met wie spreek ik, alstublieft? (« A qui ai-je l’honneur? », précisé-je pour ceux de mes lecteurs qui ne maîtrisent pas encore parfaitement la langue de Vondel).

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