Fabrice Grosfilley arrête ses activités de blogueur. C’est bien dommage pour nous, ses lecteurs. Et peut-être aussi pour lui, qui devait bien s’amuser. Mais cela lui a paru inévitable: il explique dans son billet d’adieu que ses nouvelles responsabilités (il a été nommé rédac-chef à RTL-TVI, félicitations Fabrice!) ne lui permettront plus de trouver le temps de bloguer.
Je suis curieux de voir si quelqu’un va reprendre le flambeau, à RTL. Mine de rien, « rue de la Loi » c’était devenu une petite marque. Oh, bien modeste sans doute. Le nombre de ses lecteurs quotidiens devait se chiffrer en centaines plutôt qu’en milliers. Bien loin des audiences de la station.
Mais je suis bien convaincu que les entreprises de presse, si elles veulent sortir à leur avantage de la révolution numérique et échapper à la Terreur qui va avec toutes les révolutions, sont dans l’obligation absolue d’investir la Toile. Mieux, plus fort et plus vite qu’elles ne l’ont fait jusqu’à présent. Mieux surtout.
Pour tout dire, et là je m’avance un peu, je ne suis pas sûr que Fabrice lui-même en soit déjà tout-à-fait convaincu. Dans son dernier billet, c’est de manière un peu convenue, je trouve, qu’il « avoue que l’expérience [lui] a beaucoup apporté ». Que « cet outil (…) permet un échange rapide entre l’auteur et ses lecteurs »; qu’il est « facile et léger à mettre en place, aisément personnalisable et très réactif ». Bref, que c’est « désormais l’un des medias à la disposition des journalistes et que ceux-ci ne doivent pas s’en désintéresser ».
Tout ça est bien vrai. Mais c’est un peu tiédasse à mon goût. Il y a plus et mieux à dire. Quoi ça? Vous voulez que j’essaie? Allez, juste quelques idées comme ça, jetées sur l’écran comme elles me viennent par un samedi d’été.

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