Je pars d’un petit fait d’actualité et je laisse s’emporter ma plume. C’est le petit cadeau que je fais à mes amis journalistes pour la nouvelle année. Puisse-t-il leur servir.
J’ai été – comment dire? – un peu interloqué quand j’ai appris que Michel Konen – qui a été rédacteur-en-chef à la RTBF et a dirigé pendant six ans la rédaction de La Libre Belgique -, allait devenir directeur de la communication d’un parti politique. Le cdH en l’occurrence.
Choqué? Non. Il n’y a rien de choquant dans les transferts de la « société civile », comme on dit, à la politique, et vice-versa. C’est même très sain, je pense. Parce que la politique n’est pas – ou ne devrait pas être – une profession.
Mais ceci me paraît quand même poser, quelque part,la question de l’évolution de l’image et du statut de rédacteur-en-chef d’un grand organe de presse.
Je ne critiquerai certainement pas le choix de Michel, c’est un grand garçon que je respecte et apprécie, et qui sait ce qu’il fait.
Mais personnellement, j’ai toujours considéré l’exercice d’une fonction de rédacteur-en-chef comme le couronnement d’une carrière journalistique, le bâton de maréchal d’un vrai professionnel. C’est manifestement maintenant une conception qui appartient au passé.
Et c’est probablement un des signes les plus évidents de la crise que traverse la fonction de journaliste.
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