obama5Il y a un an maintenant, Guy Spitaels publiait « Obama: la méprise« , aux Editions Luc Pire. J’avais d’autres préoccupations, je ne l’avais pas lu, je l’avoue. Un an plus tard, j’ai réparé cette erreur car voilà que surgit l’occasion d’y revenir, en tête-à-tête avec l’auteur, monument historique de la scène politique reconverti en analyste pointu des relations internationales. Car à un âge où d’autres jouent à la pétanque ou taillent sagement leurs rosiers, « le Spit », lui, s’affûte les neurones sur les affaires du monde. « Après l’université puis la politique, je me consacre à une troisième passion », me confie-t-il avec la mine gourmande que je lui connais bien, depuis ses dix années de présidence du parti socialiste.

Et ça pétille. En l’écoutant, me revient à la mémoire ce verdict innocemment fanfaron de l’ami José-Alain Fralon, qui était alors le correspondant du journal « Le Monde » à Bruxelles: « Spitaels, au fond, c’est le seul homme politique belge d’aujourd’hui (c’est-à-dire dans les années 80, nda) qu’on verrait bien jouer un rôle politique de premier plan en France« . Le verbe, bien sûr. Mais surtout ce qu’il exprime, qu’on partage ou pas ses analyses, car on sait bien sûr depuis Boileau que ne s’énonce clairement que ce qui, d’abord, se conçoit bien.

Et en novembre 2008, en pleine Obamania, il n’hésitait à nous prendre tous à rebrousse-poil. Obama, sans doute, c’est évidemment mieux que Bush Jr. Mais le 44e président des Etats-Unis, prédisait-il, ne rompra pas avec la ligne de ses prédécesseurs. Comme eux tous, il sera « exceptionnaliste et guerrier ».

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C’est stimulant, non?

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Craig Ferguson a tenu dans son « Late Late Show » sur CBS, la chronique de sa quête inlassable du titre de citoyen d’honneur d’un maximum de villes et d’Etats américains. Comme il le dit lui-même, ça ne sert à rien et ça ne veut rien dire. Mais cela consolait cet immigrant écossais de n’être pas citoyen US (il l’est finalement devenu le 1er février dernier)…

Voici un instant tout-à-fait privilégié de cette chronique, en juin 2007, quand le gouverneur de l’Alaska lui conféra le titre d’ »Honorary Citizen » par vidéo personnelle interposée. Pourquoi privilégié? Mais parce que cette accorte ménagère de 44 ans est désormais candidate à la vice-présidence des Etats-Unis, en ticket républicain avec son grand-père John McCain.

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Comme vous pouvez le voir et l’entendre, ça promet: la dame, qui vient encore de réclamer l’enseignement du créationnisme dans les écoles, a l’air de croire ici que c’est le soleil qui tourne autour de la terre, comme avant Galilée.

Et cette brillante intellectuelle dont l’expérience se limite jusqu’ici au mayorat de Wasilla, Alaska, 8.000 habitants, et à une année de gouvernorat, pourrait se retrouver dans quelques semaines « one heartbeat away from the presidency« .

Enfin, c’est pas notre problème me direz-vous. Non. Mais quand même. Si je pouvais, j’irais bien voter là-bas. Pour Obama. Et surtout pour que McCain reste à jamais, dans nos imaginaires, une marque de frites surgelées. Excellentes, d’ailleurs.

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