1xxiLe neuvième numéro de XXI est arrivé en librairie. L’éditeur y a joint un dépliant promotionnel  assez bien fichu qui m’inspire quelques réflexions que je vous livre ici, brutes de décoffrage.

Cela fait un billet un peu décousu, me rends-je compte en le relisant et en y ajoutant ce paragraphe. Il y a plusieurs thèmes ébauchés. J’espère que vous me le pardonnerez, mais c’est ça aussi un blog: les idées comme elles viennent, pour servir ultérieurement peut-être.

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De nombreux professionnels du web se sont étranglés en apprenant qu’un des leurs a été choisi comme « entreprise de l’année 2009″ par Ernst & Young. Jalousie? Un peu sans doute mais il faut bien dire que Proximedia, malgré son succès commercial incontestable et son statut de star du Marché Libre qui n’en compte pas trop, est un peu au Net ce que les vendeurs d’aspirateurs à domicile sont à l’électroménager. S’appuyant sur de redoutables escouades de Séraphin Lampion, la boîte, qui fait figure de cash-cow potentielle pour ses actionnaires, s’est spécialisée dans la vente de sites internet à tous, même ceux qui n’en ont pas besoin, du boucher du coin au teinturier du quartier.

C’est un business model un peu fragile, qui n’aura qu’un temps. Proximedia le sait et s’est donc diversifiée, par croissance externe notamment: il y a quelque temps, la firme a racheté Globule Bleu, une web agency liégeoise qui vise plutôt les grands comptes. Et la politique.  C’est en effet de là que vient un des spin doctors de Didier Reynders, le MR étant par ailleurs un des gros clients de la société, avec son site web, ceux de ses candidats lors des joutes électorales et la MR TV.

Il est donc bien normal que le ministre des Finances ait été retenu pour remettre son prix à Fabrice Wuyts, le CEO de Proximedia. C’est comme ça qu’on fonctionne, en Wallonie. Amon nos’ôtes.

Si vous vous intéressez tant soit peu à l’économie, à l’entreprise, à la Wallonie et même au patrimoine industriel de nos régions, vous êtes certainement au fait des déboires du Val Saint Lambert. La cristallerie a fait aveu de faillite et ses curateurs cherchent des repreneurs, mais la holding, propriétaire de la marque et cotée en bourse, sur le Marché Libre bruxellois, affichait toujours un bilan plus ou moins présentable… tant qu’il n’était pas consolidé.

Maintenant que c’est enfin fait, la réalité apparaît crûment, sans surprise: perte de plus de la moitié du capital, comme l’annonce L’Echo. Avec pour conséquence immédiate l’obligation pour le conseil d’administration de convoquer une assemblée générale extraordinaire en vue de statuer sur la poursuite des activités ou sur la dissolution de la société.

Le point positif de la chose, car il y en a un, c’est que les majoritaires vont enfin devoir se justifier devant les autres actionnaires, si ceux-ci se mobilisent. Si c’est le cas, l’assemblée du 6 octobre risque d’être « chaude ». Dans le cas contraire, ce sera tant pis pour eux. Les actions émises à € 5,98 en 2005 cotent en effet théoriquement aujourd’hui à 1. Théoriquement car il reste évidemment à prouver qu’il y a encore un marché à ce cours… ou à un autre.

Cette triste affaire illustre parfaitement le risque hors-norme que représente, pour l’épargnant, un investissement dans une entreprise qui ne prend et ne tient pas des engagements précis sur une information correcte de ses actionnaires. Une obligation morale dont VSLI s’est toujours souciée comme un poisson d’une pomme. Elle porte aussi un coup sévère à la crédibilité du Marché Libre bruxellois.

Précédents articles sur le Val:

Mes outils statistiques me montrent qu’il y a ici un net regain d’intérêt pour d’anciens articles, ceux que j’avais consacré au parcours boursier du Val Saint Lambert (VSLI), celui-ci par exemple. Ce n’est pas surprenant: sa filiale, la cristallerie a une nouvelle fois été déclarée en faillite, la semaine passée. Rude coup pour le Marché Libre de NYSE Euronext Bruxelles.

La presse vous en parle abondamment. Je n’ai pas l’intention de ressasser et me permets de vous renvoyer ici, pour les faits, aux sites de la RTBF, du Soir et de L’Echo.

Quelques remarques, cependant, dans un contexte qui risque de faire 58 chômeurs de plus et un nombre indéterminé de petits épargnants peu ou prou appauvris: la dernière cotation du titre a été effectuée à € 3, les meilleures limites sont aujourd’hui à 50 centimes. Pour une action introduite fin 2005 à 5,68, qui a grimpé un moment au-dessus de 10.

  1. Pour les actionnaires, c’est la règle du jeu, me direz-vous, et vous aurez raison. On ne peut pas empêcher les rêveurs de céder à d’irrationnelles exubérances. Ne devrait-on, cependant, éviter de les y entraîner? Si j’en avais le coeur, je vous ferais bien une revue de presse sur ce qui s’écrivait au début, en 2005 – 2006 sur les projets mirobolants du Val Saint Lambert repartant résolument à la conquête de la planète du luxe. Les journaux et les « experts » ne faisaient certes que rapporter fidèlement ce qu’on leur disait. Moi, j’aurais aimé qu’ils fassent également preuve d’un minimum d’esprit critique; il aurait pu être utile à leurs lecteurs.
  2. La communication de VSLI s’est systématiquement limitée à souligner au fluo les rares bonnes nouvelles et à tempérer ici ou là les mauvaises par des assurances verbales que la situation allait s’améliorer. La direction n’a ainsi contrevenu à aucun règlement, il n’y a aucune obligation de communiquer sur ses résultats, pour une société du Marché Libre. Les résultats financiers du Val sont toujours aussi confus, entre les comptes du holding et ceux de la cristallerie, ils ne s’éclairent un petit peu que pour qui a la patience d’aller consulter les bilans et comptes de l’un et de l’autre sur le site de la BNB. Est-ce bien raisonnable? Honnête?
  3. Les autorités politiques wallonnes et sérésiennes se précipitent aujourd’hui pour témoigner de leur préoccupation à trouver un repreneur, voire pour intervenir directement ou indirectement dans la reprise. Je ne prends pas position là-dessus, je ne dispose pas d’éléments suffisants pour ça. Mais ce que je vois, c’est qu’on nous avait annoncé un vaste effort de commercialisation de la vénérable marque et que les ventes réalisées se sont écartées toujours plus des prévisions du business plan: on annonçait 10 millions pour 2007, il y en eut 3 seulement, l’année passée… Au XIXe siècle, D’Ieteren fabriquait des carrosses à traction équine; aujourd’hui, la société vend des VW et des Audi. J’aimerais être sûr qu’on évalue bien, au-delà des légitimes préoccupations sociales et mémorielles, s’il y a encore un avenir économique, et à quelles conditions, pour une production comme celle du Val.

Voilà, je lance le débat. Ne vous privez surtout pas d’y ajouter votre grain de sel!

C’est évidemment une pure coïncidence, mais quelques heures après avoir mis en ligne mon billet du 23 janvier (« Les blogs existent-ils?« ), je découvre ce post de Brian Clark sur le très renommé Copyblogger (page ranking Google: 7/10). En quelques lignes, il déclenche un maelström de commentaires (déjà 76 – dont le mien, le n° 26 – au moment où j’entame la rédaction de cet article) avec cette « bête » question: « What’s a blog? »

Je vous ai dit déjà qu’à mon humble avis, il y avait probablement presque autant de réponses à cette question que de blogs et/ou blogueurs. Je suis donc très loin d’être seul à penser comme ça. L’intérêt du constat, et c’est tout l’apport de l’article de Brian, c’est qu’il serait dès lors opportun de revoir quelques idées reçues qui font l’essentiel du message des agences de com’ essayant de fourguer le produit aux entreprises. du genre de celles-ci, que j’emprunte à l’article précité:

  • un billet ne doit pas compter plus de 350 mots;
  • si vous avez un véritable article à écrire, ne le faites pas sur un blog mais sur un autre support;
  • publiez fréquemment, tous les jours ou presque, si possible.

Oubliez tout ça.

Ces recommandations ne valent que pour un certain de type de blog, pas forcément pour le(s) vôtre(s). Pire même: à encarcanner ainsi la pratique du blogging dans quelques prétendues règles cardinales, on aboutit en pratique à freiner considérablement l’exploitation de cet extraordinaire outil de communication que sont les blogs: vous en connaissez beaucoup, vous, des professionnels qui sont disposés à se soumettre à toutes ces contraintes? Qui en ont le loisir et les moyens s’ils ne sont pas eux-mêmes des professionnels de la communication?

La réponse est « non », j’en fais le pari. Et j’ajoute que ces contraintes sont sans objet si l’on veut bien se souvenir que ce qui fait le succès d’un blog, comme de toute publication « papier » ou « en ligne », c’est sa capacité à réaliser ses objectifs, à atteindre sa cible. Et donc:

  • les longs articles sont parfaitement pertinents s’ils sont effectivement lus par ceux à qui vous voulez les faire lire;
  • ne rien publier est largement préférable à publier n’importe quoi dans le seul but de tenir une cadence;
  • fixez votre politique éditoriale et suivez la jusqu’à ce que vous décidiez d’en changer pour mieux répondre aux attentes de vos lecteurs.

RETOUR AUX FONDATIONS

On en revient ainsi aux fondamentaux. Un blog, ce n’est rien de plus qu’un outil qui présente certaines caractéristiques techniques nouvelles; il doit être mis au service d’une politique de communication et se plier à elle et à la stratégie qui en procède, sans avoir à imposer de prétendues « règles ».

Il n’y a pas de règles immuables. Plus exactement, il n’y en a qu’une: toute action de communication doit être exclusivement orientée vers la réalisation des objectifs de votre politique de communication. Dans de prochains billets, je me propose d’établir avec vous la liste des objectifs que peut servir un blog ou une politique de blogging. Vous m’y aidez? Envoyez moi donc, en commentaire à ce billet vos propositions de réponse à cette question: « A quoi peut servir un blog d’entreprise? » Merci d’avance!

Il y a quelques jours, on apprenait par le journal L’Echo que dans une petite société cotée sur le Marché Libre bruxellois, Option Trading Company, deux membres du personnel avaient remis leur démission. En soi, quelle importance? Trois jours plus tard pourtant (le cours avait dû être réservé pendant deux séances pour cause d’écart hors limites), le titre perdait en une fois plus du quart de sa valeur. Et l’entreprise, que le marché évaluait encore mardi à 44,7 millions, n’en valait plus à ses yeux que 32,6 le vendredi suivant. 12 millions d’euro, un demi-milliard d’anciens francs belges partis en fumée pour deux collaborateurs (sur huit il est vrai, mais quand même…) qui démissionnent. Qui dit mieux?

Il est possible, sinon très probable, que la réaction du marché a été excessive: à l’analyse, il a considéré que l’amputation d’un quart de l’effectif de l’entreprise réduisait sa valeur d’autant, ce qui revient en somme à compter pour rien ses actifs et, notamment, son savoir-faire. Mais peu importe: ce n’est pas l’anecdote pour elle-même qui m’intéresse, mais ce qu’elle illustre quant à la valeur d’une information (en l’occurrence, 12 millions d’euro!) et de la manière de la présenter.

Sous ce dernier aspect, il était peut-être un peu ingénu, de la part du CEO, de répondre à Fabian Lacasse, le journaliste qui l’interrogeait, qu’il n’avait « aucune idée » de l’impact de cette péripétie sur les résultats futurs de son entreprise. Il n’y a rien de tel que l’incertitude et le manque de visibilité pour effrayer la bourse. Mais d’un autre côté, un tel aveu peut aussi être considéré comme un indice de la franchise et de l’honnêteté intellectuelle de celui qui le fait: on en connaît, des « communicateurs » routinés qui auraient spontanément répondu que cet impact serait bien sûr nul, avant même d’avoir réfléchi aux arguments permettant d’étayer vaguement cette affirmation risquée…

Alexandre Franco, pour sa part, a choisi d’établir un contre-feu d’une autre manière: en anticipant la divulgation des résultats annuels provisoires de son entreprise, par ailleurs excellents (doublement du bénéfice net en 2007). Cela n’a sans doute pas suffi à enrayer la chute mais à plus long terme, ça peut payer. Si l’entreprise trouve le ton juste pour communiquer sur ce risque qui revêt à l’évidence une importance particulière chez elle: le facteur humain. Et si elle trouve le moyen d’éviter la répétition de ce genre d’incident.

Patrick Van Campenhout me fait l’honneur de me considérer comme un « expert » dans un article qu’il consacrait jeudi au Marché Libre d’Euronext Bruxelles. Cela fait bien sûr plaisir, mais je crains ne pas mériter ce titre flatteur, tout simplement parce qu’il ne peut véritablement y avoir d’expert d’un marché que personne, à ce jour, ne connaît vraiment… Et ce n’est pas la faute de ceux qui s’y intéressent, dont moi: nous manquons tous d’information.

Et c’est vraiment dommage: je ne suis pas du tout de ceux qui considèrent avec méfiance ou dédain ce marché sur lequel sont entrées une bonne vingtaine de PME généralement nées tout près de chez nous. Il a, potentiellement, toutes les vertus du monde, et incidemment celle, de nature pédagogique, de pouvoir contribuer à la création et à la diffusion d’une véritable culture actionnariale.

Celle-ci suppose toutefois que l’on puisse se forger par soi-même une opinion sur les sociétés cotées. Et donc qu’elles diffusent de l’information, et qu’elle soit décortiquée et commentée avec impartialité. Mais c’est là que le bât blesse: trop nombreuses sont encore les sociétés du Marché Libre (et d’Alternext) qui n’ont pas compris que leurs actionnaires sont des « clients » à satisfaire et que, délivrées des contraintes légales et réglementaires (pas toujours si efficaces), elles pourraient y arriver à peu de frais, avec un peu d’imagination et beaucoup de conviction. Et devenir une sorte de laboratoire pour une communication financière rajeunie, enfin conçue – aussi – pour les actionnaires individuels, qui forment le gros du peloton des investisseurs sur les marchés non réglementés.

Si le sujet vous intéresse, voyez les suggestions de Carl-Alexandre Robyn dans le billet qu’il a écrit en tant que guest-blogger sur micro-caps.be, mon blog consacré aux petites capitalisations belges, celles qui volent encore trop bas pour être détectées par les radars des analystes… mais dont certaines deviendront des success stories.

Speed Business a poursuivi son petit bonhomme de chemin depuis que je vous en ai parlé ici et , au tout début de la démarche. Et grandi: les rencontres seront bientôt formatées pour un plus grand nombre de participants que les 50 actuels, ce qui n’est quand même déjà pas mal quand on est parti de zéro, il y a quelques mois seulement.

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Le concept, je le rappelle, est inspiré du speed dating pour coeurs et âmes solitaires et appliqué à la communication d’entreprise: une rafale de brèves rencontres dans lesquelles chacun a l’occasion de distribuer ses cartes et sa documentation, et de dérouler un elevator pitch de trois minutes: expliquer en quelques mots qui l’on est, ce que l’on fait et ce que l’on a à proposer. Pour jauger si les affinités sont suffisantes et envisager plus…

J’ai participé aux deux premiers événements, à Nivelles et à Genval. J’ai manqué celui de Bruxelles, mais j’irai le 31 janvier à Louvain-la-Neuve (au Cercle du Lac, à l’Aula Magna) et le 21 février, à Liège (au château du Val Saint Lambert).

Pourquoi?

Chacun ses raisons, mais en ce qui me concerne, j’y vois une manière rapide et efficace de prospecter et de me faire connaître, bien sûr: 25 contacts directs à chaque session, et plus lors du cocktail qui suit. Mais aussi:

  • un procédé de veille: j’écoute beaucoup et je prends des notes, je découvre des entreprises et des personnalités, pas seulement des clients potentiels, mais aussi de possibles partenaires, essentiels pour une TPE comme la mienne;
  • un procédé de formation continue: retenir l’attention de quatre interlocuteurs en trois minutes nécessite une technique pointue de communication, à affiner et même à corriger en permanence; ici, le feed-back est en plus immédiat;
  • une technique de réseautage: ah, le networking

Il n’y a pas grand-chose à redire à l’organisation (ça commence et ça finit aux heures annoncées, les moyens techniques sont avancés et fiables), juste quelques améliorations à apporter, tant au niveau du concept que de la popote interne.
Le plus important, je crois, est d’aller là l’esprit totalement ouvert, pour écouter aussi bien que pour parler. Et face à chaque interlocuteur, de savoir se demander: y a-t-il un endroit où nos interêts respectifs sont susceptibles de se rencontrer? Comment? Pour en sortir avec plus qu’un simple lot de business cards

Pour en savoir plus, voyez déjà la video de Canal Z, ce qu’en dit la presse, et les infos pratiques.

NB: Soyons bien clairs: je ne suis pas associé aux organisateurs, ils ne sont pas mes clients. Et ce billet est informatif, pas promotionnel: j’aime bien cette démarche, je la trouve utile et je vous en fais part. C’est tout!

L’Agence wallonne des Télécommunications a publié hier ses enquêtes sur l’utilisation des technologies de l’information et de la communication par les TPE et PME wallonnes. L’Agence formule ses recommandations en vue de remédier au faible usage des « TIC avancés » comme l’e-business. Voir ici le communiqué de l’AWT (avec des liens vers les textes intégraux des deux enquêtes).

axe425.jpgJe suis invité à parler, dans une dizaine de jours, de « la nouvelle communication d’entreprise », dans un petit-déjeûner d’Axe 4.25, l’association d’entreprises de Louvain-la-Neuve et de Mont Saint Guibert dont je fais partie. Comme d’habitude, mon exposé ne sera vraiment prêt que la veille au soir, voire déjà dans la nuit. C’est ma façon de faire: j’ai besoin de la pression de la montre pour accrocher entre elles les pièces du puzzle.

Cela ne veut pas dire que d’ici là, je ne vais pas y travailler. Au contraire même. Mais ce n’est pas un travail de cabinet. Un vagabondage plutôt. Laisser venir les idées, au hasard d’une lecture ou d’un petit incident de la vie quotidienne. Les regarder s’entrechoquer, se contredire, se bagarrer. Les « chatouiller » aussi, pour leur faire dire ce qu’elles sont.

Tenez, rien que le thème de la rencontre: la nouvelle communication d’entreprise. C’est quoi, ça, la nouvelle communication? Un slogan? Bien sûr. Un peu « cosmétique », follement « tendance », comme les nouveaux philosophes ou la nouvelle cuisine de ma folle jeunesse? Je ne crois pas. Il s’agit bien sûr d’une façon d’attirer le public en tentant de le persuader qu’il va entendre quelque chose de neuf mais, en l’occurrence, je suis personnellement convaincu que nous entrons dans une nouvelle ère de la communication d’entreprise, qu’elle est déjà là, que je n’y suis évidemment pour rien, mais qu’il me paraît important de la comprendre pour s’y adapter.

Il faut s’y adapter parce que la différence avec toutes les « modes », généralement cycliques, dont j’ai évoqué certaines, c’est qu’on ne reviendra probablement jamais à l’ancienne communication. Car la nouvelle n’est pas le produit d’une humeur ou d’une tendance dans l’air du temps, mais la conséquence d’une mutation technologique probablement aussi décisive et peut-être plus importante encore que l’invention de l’imprimerie. La « révolution numérique » n’est, ainsi, pas seulement une révolution technique, elle concerne aussi la civilisation pour la simple raison qu’elle autorise désormais le plus grand nombre à diffuser ses messages sans contrainte de coût, ou presque.

Il me faudra faire bref là-dessus, aller à l’essentiel de l’essentiel. Je ne m’adresserai pas à des étudiants, à des philosophes, à des historiens ou à des sociologues. Mais à des patrons et à des cadres d’entreprise confrontés à des problèmes concrets et immédiats. Et ça, c’est une règle incontournable de la communication de toujours: votre message n’a aucune chance d’être entendu si vos auditeurs n’y voient pas un intérêt à l’écouter.

J’ai commencé ce billet de manière anodine, sans idée préconçue, en me disant qu’il était temps, après m’être laissé entraîner dans les précédents sur les flots de l’actualité, de revenir à l’objet principal de ce blog: la com’. Voilà que je me dis que c’est peut-être aussi une bonne façon de préparer cet exposé. Vous en faire partager l’élaboration. Et peut-être recueillir vos commentaires?

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