Je suis invité à parler, dans une dizaine de jours, de « la nouvelle communication d’entreprise », dans un petit-déjeûner d’Axe 4.25, l’association d’entreprises de Louvain-la-Neuve et de Mont Saint Guibert dont je fais partie. Comme d’habitude, mon exposé ne sera vraiment prêt que la veille au soir, voire déjà dans la nuit. C’est ma façon de faire: j’ai besoin de la pression de la montre pour accrocher entre elles les pièces du puzzle.
Cela ne veut pas dire que d’ici là, je ne vais pas y travailler. Au contraire même. Mais ce n’est pas un travail de cabinet. Un vagabondage plutôt. Laisser venir les idées, au hasard d’une lecture ou d’un petit incident de la vie quotidienne. Les regarder s’entrechoquer, se contredire, se bagarrer. Les « chatouiller » aussi, pour leur faire dire ce qu’elles sont.
Tenez, rien que le thème de la rencontre: la nouvelle communication d’entreprise. C’est quoi, ça, la nouvelle communication? Un slogan? Bien sûr. Un peu « cosmétique », follement « tendance », comme les nouveaux philosophes ou la nouvelle cuisine de ma folle jeunesse? Je ne crois pas. Il s’agit bien sûr d’une façon d’attirer le public en tentant de le persuader qu’il va entendre quelque chose de neuf mais, en l’occurrence, je suis personnellement convaincu que nous entrons dans une nouvelle ère de la communication d’entreprise, qu’elle est déjà là, que je n’y suis évidemment pour rien, mais qu’il me paraît important de la comprendre pour s’y adapter.
Il faut s’y adapter parce que la différence avec toutes les « modes », généralement cycliques, dont j’ai évoqué certaines, c’est qu’on ne reviendra probablement jamais à l’ancienne communication. Car la nouvelle n’est pas le produit d’une humeur ou d’une tendance dans l’air du temps, mais la conséquence d’une mutation technologique probablement aussi décisive et peut-être plus importante encore que l’invention de l’imprimerie. La « révolution numérique » n’est, ainsi, pas seulement une révolution technique, elle concerne aussi la civilisation pour la simple raison qu’elle autorise désormais le plus grand nombre à diffuser ses messages sans contrainte de coût, ou presque.
Il me faudra faire bref là-dessus, aller à l’essentiel de l’essentiel. Je ne m’adresserai pas à des étudiants, à des philosophes, à des historiens ou à des sociologues. Mais à des patrons et à des cadres d’entreprise confrontés à des problèmes concrets et immédiats. Et ça, c’est une règle incontournable de la communication de toujours: votre message n’a aucune chance d’être entendu si vos auditeurs n’y voient pas un intérêt à l’écouter.
J’ai commencé ce billet de manière anodine, sans idée préconçue, en me disant qu’il était temps, après m’être laissé entraîner dans les précédents sur les flots de l’actualité, de revenir à l’objet principal de ce blog: la com’. Voilà que je me dis que c’est peut-être aussi une bonne façon de préparer cet exposé. Vous en faire partager l’élaboration. Et peut-être recueillir vos commentaires?
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