Les vacances du préformateur sont déjà finies. Celles de Bart De Wever aussi. Et il paraît même qu’on a vu Di Rupo et Louis Michel ensemble, à Tour & Taxis. Serait-il bienvenu d’entretenir ses pneus de rechange, quand on est équipé avec des Milquet SP Sport? Pas de fantasmes, svp. Pas encore. Tout ça est déjà assez rock’n roll en l’état et, comme le précise Baudouin en commentaire, ci-dessous, ce n’est jusqu’ici qu’un fantasme de twittos un peu farceurs…
Je ne bénéficie des confidences de personne pour l’instant, mais je sens monter la tension comme si j’y étais. Encore que dans le cas de Di Rupo, il serait sans doute mieux venu de parler d’extension. Sinon d’écartèlement: fragile trait d’union désigné entre les deux camps, il doit établir la liaison avec les Flamands tout en gardant le contact avec ses propres alliés, ou supposés tels. Qui renâclent, comme il fallait s’y attendre. Les archi-conservateurs du CDH en tout cas.
Au PS, on a probablement compris que cette fois, on n’en sortira pas sans la révolution copernicienne qui fera de l’Etat belge une émanation des entités fédérées, pour remplacer la fiction qui fait des régions et communautés actuelles des sous-produits de l’Etat belge. Les vétérans de la Belgique de tonton – celle de papa est morte depuis belle lurette, en 70 si je me souviens bien – s’accrochent toujours au bon vieux temps, soit qu’ils veuillent encore y croire – ils sont alors aveugles et sourds -, soit que par électoralisme, ‘ils refusent de s’associer aux évolutions nécessaires – ce sont alors des fous furieux qui porteront la responsabilité d’une rupture qu’ils prétendent vouloir éviter.
C’est terrible, mais on en est apparemment toujours là dans le camp francophone. Dans les illusions passéistes. Au risque de passer à côté des véritables enjeux.
Pour les identifier, il faut lire le Standaard de ce jeudi. La longue analyse de Peter De Lobel et Guy Tegenbos. Dans les groupes de travail des Sept – les sept partis pressentis à ce stade pour s’engager dans la réforme de l’Etat, version 2010 et suivantes – la N-VA fait le forcing sur sa vision de la fédéralisation de pans de la sécurité sociale. Une vision « communautaire » qui bute inévitablement sur l’obstacle bruxellois. Car si on peut théoriquement imaginer un régime de soins de santé flamand en Flandre et wallon en Wallonie, par exemple, comment fait-on dans la capitale? Avant les élections, Franck Vandenbroucke (sp.a) avait « allumé » là-dessus Danny Pieters, le spécialiste N-VA de la sécu.


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