Ces derniers temps, j’avais un peu délaissé les oolong (ou: wulong) pour les thés verts et pour les récoltes de printemps (1st flush) en darjeeling ou au Népal. Qu’est-ce qui m’y a ramené? Je n’en sais trop rien. Ce nom peut-être, la déesse en fer de la miséricorde, pour traduire Ti Kuan Yin (ou: Tie Guan Yin). Et une bien jolie légende.
Tout ce qu’on regroupe généralement sous l’étiquette de « mousseux » m’avait toujours laissé de glace, jusqu’à ce qu’avec des amis, j’aie eu l’occasion de partager une bouteille de vraie blanquette, à Limoux. C’était il y a une bonne quinzaine d’années déjà, mais depuis, je suis résolument de ceux qui professent que « cent fois mieux vaut un bon crémant qu’un mauvais champagne ». Plus généralement d’ailleurs, je ne considère plus les appellations et les étiquettes que comme un moyen de m’informer sur la nature de ce qu’il y a dans la bouteille. Pour en apprécier la qualité, je débouche, il n’y a pas d’autre façon de procéder depuis que j’ai appris que la plus infâme piquette était parfois estampillée Médoc et qu’on pouvait trouver des merveilles en vins de table.
Cela pour dire que c’est donc sans a priori que je me suis calé dans les starting blocks de la dégustation organisée par l’enthousiaste Philippe, chez « Boire et fumer ». Philippe, c’est le complément de Nicolas, le propriétaire, dans cette minuscule boutique de mon quartier jadis tenue par la truculente Mme Delmotte et où, de son temps, je n’achetais que mes pipes et mon tabac, parce que les bouteilles de vin et d’alcool, certes de qualité, ne s’y abandonnaient qu’à des prix stratosphériques à des chalands pressés et bien motorisés dont la charmante venait de découvrir qu’il manquait d’un cru bourgeois dans le cellier familial, pour arroser le steak frites vespéral.
Mais revenons à nos bulles.




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