Nous repartons, à partir de ce soir sur Bel-RTL (19 heures), pour une série quotidienne de Sans langue de bois encadrant le Face aux Belges de RTL-TVI. Ce lundi, Jean-Michel Javaux (avant Milquet, mardi, Di Rupo, mercredi, Reynders, jeudi, et les quatre ensemble, vendredi). En guise d’intro, mes impressions de départ sur Javaux:

Les idoles s’usent-elles avec le temps?

Javaux, aux régionales de 2009, c’était le chouchou de tout le monde. Des dames bien sûr, surtout celles qui étaient en âge d’avoir un gendre, dont il est le modèle archétypal. Mais des mâles aussi: il affone sa chope comme les au-autres, il joue bien au kicker et il n’est pas porté sur la triche et la chicane.  Ils en rêvaient donc tous comme partenaire. Il apporterait sûrement un plus à l’équipe.

En 2010, c’est toujours vrai mais ce n’est plus tout-à-fait la même chose.

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Allez: pour détendre un peu ce pauvre Olivier qui nous fait un gros popo nerveux au fond de la cave bordelaise où il a trouvé refuge au retour de Marrakech, voici un petit gag qui nous est proposé par une boîte de com’, Medianext.

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Qui de Leen, Fabienne, Candice, Fanny ou Isabel sera Miss BHV (pour « Babes Halle Vilvoorde »)?

Toutes les cinq sont polyglottes et résidentes d’une commune de « HV » qu’elles adooorent toutes. Politiquement, elles sont unanimement un peu bof-bof mais ça n’a après tout aucune importance, niet waar?

On peut voter sur le site, en français comme en néerlandais que pratiquent ces gentilles donzelles. Elles vous le prouvent sur des videos réalisées, je suppose, par Medianext, dont c’est justement le métier. Le hasard fait bien les choses.

PS: J’ai voté, mais je ne vous dirai pas pour qui. Car le vote est secret, non peut-être

Je vais faire une pause dans mes chroniques vidéo. D’abord parce que c’est une chronique politique et que la politique est en vacances. Ensuite aussi parce que c’était un test et qu’il me paraît bon de laisser se décanter un peu tout cela.

Voici donc ce quatrième et dernier numéro de la « saison » qui vient de s’achever:

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Je profite de l »occasion pour énoncer ici quelques conclusions provisoires que je tire de l’expérience.

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Alain Raviart, Louis Maraite et moi, la fine équipe de « Sans langue de bois », nous sommes retrouvés ce midi sur RTL-TVi, chez Pascal Vrebos, pour commenter le processus de formation des majorités régionales et communautaires après les élections du 7 juin. Presque 20 ans après, cela me permet de croiser et parfois de côtoyer à nouveau les petits princes de nos contrées.

Il y a beaucoup de nouvelles têtes mais les comportements et les attitudes sont toujours à peu près les mêmes. Et c’est probablement ce qui fait problème car le monde, lui, a changé, et les moeurs avec lui. La façon de communiquer aussi. Ils ne s’y sont pas tous adaptés et je parierais bien que les électrons libres que nous sommes irritent parfois quelque peu les plus retardataires. Cela se devine à certains sourires un peu crispés et regards en coin un tantinet fuyants de ceux qui se demandent pour qui on roule, sans voir que c’est absolument pour personne, même si on a par devers nous nos idées de libres citoyens et que, forcément, ça influence notre jugement…

Mais c’est idiot parce que ces façons de réagir sont en fin de compte plus encourageantes que dissuasives. Du point de vue de ceux qui les adoptent et les appliquent, elles sont ainsi plutôt contre-productives. Moi, je dis ça, je dis rien…

Plus important: ça me gonfle un peu de toujours entendre critiquer la communication, sans discrimination entre ce que j’appelerais l’optimisation de la relation à autrui (la vraie communication) et les trucs et astuces des Séraphin Lampion de la pub et des RP pour asséner des messages à la con un peu simplets.

Voilà, j’ai dit!

Je ne suis pas sûr que les concepteurs de « Répondez à la question » (RTBF) n’aient pas voulu réserver le beau rôle aux journalistes invités à « cuisiner » plus ou moins sadiquement un homme seul – ou une femme, il serait temps! Au 4e numéro – je n’ai pas regardé Daerden, il me gêne -, je me dis qu’ils se sont alors plantés. C’est systématique à présent: De Wever, Miller et Javaux, hier, sont tous les trois sortis grands vainqueurs du match proposé à chacun d’eux.

Le co-président d’Ecolo, je l’ai trouvé brillant hier soir. Vous me direz sans doute qu’une physionomie avenante et souriante – une « bonne tête » – cela aide pour ce genre d’exercice, mais il y a surtout que, que l’on soit d’accord ou pas avec les idées qu’il avance, ce type respire l’honnêteté, la sincérité par tous les pores de sa peau.

Bref, que l’invité soit un « méchant » qu’on malmène (De Wever), un « gentil » qu’on fait mine de chatouiller (Javaux) ou un « brillant » qu’on tente d’asticoter (Miller), cette émission est surtout un formidable faire-valoir  pour le gaillard qui est théoriquement sur le grill. Et pas vraiment un « cadeau » pour les journalistes…

Lire aussi:

A 12:01 (ET), c’est-à-dire à 18:01 en Belgique, le site internet de la Maison Blanche est entré de plain-pied dans un nouveau siècle, dans l’ère de l’e-government:

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Change has come to America. On est pourtant ici dans la continuité d’une nouvelle génération politique, celle qui communique et engage la conversation sur le Net. Dans un premier temps, celui de la campagne, il y eut mybarackobama.com, puis, dès après l’élection, change.gov et, maintenant, whitehouse.gov. Le ton se solennise, les geeks tombent le sweat-shirt, enfilent un veston et se mettent une cravate autour du cou, mais le programme ne change pas:

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Cohérence…

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J’écris un peu moins sur ce blog, ces jours-ci. J’ai beaucoup donné ces dernières semaines et je dois reconstituer mon stock d’idées, retrouver de la fraîcheur… Et puis, il faut bien faire bouillir la marmite!

Je songe aussi à quelques travaux d’entretien. Tenez: je viens d’ajouter une « page », déjà bien avancée mais encore en construction. Vous pouvez la consulter déjà sous le titre « revue de presse« , dans la sidebar, à droite. J’y ai placé des liens vers mes chroniques du Soir, mais aussi vers mes autres publications et vers les articles de presse qui en parlent. C’est également une forme de CV, si vous voulez, un outil de promotion, il ne faut pas le cacher. Une façon aussi de vous renvoyer vers d’autres travaux, parfois plus « lourds » que ces notes au jour le jour que vous me faites l’amitié de lire et de commenter. Et c’est enfin une incitation pour moi à allonger la foulée, à produire des choses plus ambitieuses que ces petits billets, dans mes domaines de compétence.

Cela fait donc partie en fait d’une réflexion plus large sur les fonctions que j’assigne à ce blog, au-delà du plaisir intense et premier d’y communiquer avec vous: me faire connaître et reconnaître. Vous voyez? Je vous parle franchement, là, en toute transparence, comme il se doit dans ce mode de communication.

C’est le côté formidablement intéressant de cette époque, la première  qui l’autorise à cette échelle, à tout un chacun qui croit avoir quelque chose à dire, grâce au web. La confirmation en est apportée tous les jours, et incidemment aujourd’hui encore par cet intéressant billet de François Thoreau sur son blog, Périscope.  Il y parle d’un type que je ne connaissais pas jusqu’il y a peu, Paul Jorion. Une sorte d’électron libre dans le domaine des idées. Il vient de publier un bouquin sur la crise, chez Fayard.

Je l’ai découvert sur Contre Info, un modèle de site à suivre: il s’y publie selon la baseline « les infos absentes des prompteurs du JT ». Et au-delà du slogan, ce n’est pas faux. J’y ai trouvé nombre d’analyses que j’ai commencé à citer ici et qui assument résolument le risque de l’originalité.

Attention! Je n’ai pas dit qu’il fallait mordre là-dedans comme dans de la tarte aux fraises et adhérer automatiquement à tout ce qui y est dit. Il faut même redoubler de prudence et garder en éveil notre esprit critique. Les époques troublées comme celles que nous vivons sont aussi du pain bénit pour les charlatans de la pensée. Mais c’est un grand courant d’air frais autorisant, dans la pratique, nos idées à « faire des rencontres », comme le dit le slogan d’un grand journal bruxellois…

L’époque y appelle. Les certitudes les mieux ancrées sont remises en cause, dans toutes ces « sciences molles », ou « humaines » – la politique, l’économie, le social – qui ne sont pas vraiment des sciences, au sens strict, parce que leurs « lois » ne sont pas susceptibles d’être infirmées, selon l’expression de Popper. C’est justement ce qu’énonce Jorion dans un des billets de son blog.

A sa manière, un autre blog – faisant partie d’un site complet – que j’avais repéré il y a longtemps mais que je ne suivais pas assez régulièrement jusqu’ici, me paraît s’inscrire dans la même philosophie: L’Econoclaste. Dans leur plus récent billet, les auteurs s’interrogent sur leur blogroll, ou blogoliste. C’est une question d’intendance, mais elle n’est pas neutre: la liste des blogs et des sites que vous recommandez à vos lecteurs doit être un élément de votre politique éditoriale.

La loi du genre fait qu’avec le temps, vous résistez de plus en plus difficilement à la tentation de faire plaisir aux amis, d’encourager les bonnes volontés ou de renvoyer l’ascenseur à ceux qui vous citent. C’est très « social » et sûrement pas inutile pour consolider votre « communauté », mais ce n’est pas toujours une bonne idée: une blogoliste n’est pas là pour faire plaisir mais d’abord pour être utile à vos lecteurs.

Voilà, ce ne sont que quelques notes jetées sur la table, un peu désordonnées, mais c’est dimanche et il est tard déjà. C’est une incitation surtout à vous faire réagir, car j’aimerais vous lire sur vos attentes. Ce blog, vous savez, est toujours en construction, sa politique éditoriale aussi. C’est son côté « journal intime ». Ce qui en fait quelque chose de différent d’un projet bien carré sur les quelques thèmes que je fréquente, un outil de ma réflexion sur ma participation à la vie politique, économique, sociale de la Cité. Et je vous suis reconnaissant d’y participer!

Présentation zen de Garr ReynoldsCe que je trouve appréciable dans le beau bouquin de Garr Reynolds, Présentationzen, dont une traduction de Laurence Chabard, avec l’asistance technique de l’ami Eric Delcroix vient de paraître chez Pearson, c’est qu’il ne s’agit pas d’une énième méthode pour faire de bons PowerPoint. La plupart de ces modes d’emploi ne servent à rien. La preuve: dans neuf cas sur dix, sinon 99 fois sur 100, les présentations élaborées selon ces schémas préfabriqués sont ennuyeuses à périr. Je les hais…

Cette aversion s’était, chez moi, étendue à l’outil. Comme tous grands les bavards, le plus souvent j’improvise quand on me donne la parole, avec seulement un plan griffonné dans les mains, dans les grandes circonstances, pour ne pas oublier un point important, pour me ramener sur la route quand j’ai trop digressé.

Garr Reynolds, dont je suis le blog depuis des mois, a complètement changé ma façon de voir la chose. Avec lui, une présentation cesse radicalement d’être la lecture commentée d’une série de dias que votre public serait parfaitement capable de – et préférerait sans doute – lire tout seul; cela devient un spectacle auquel l’image apporte un vrai plus.

Or, il n’y a pas de « méthode » pour monter un spectacle. Chaque cas est unique. De là un bouquin qui se veut plutôt l’explication et l’illustration quasi philosophique – le zen… – d’une « approche ». Une approche basée sur quelques principes au nombre desquels je retiens surtout la simplicité, cette précieuse simplicité qui « signifie produire un maximum d’effets avec un minimum de moyens » (p.107).

Ce livre abondamment illustré de dias percutantes et d’anecdotes devrait être obligatoire dans les écoles de communication, de management et même de journalisme. Offrez le s’il le faut… On y gagnerait tous: les auteurs de présentations en efficacité, les auditeurs en intérêt et en… plaisir. Oui, en plaisir. Vous imaginez ça? Prendre du plaisir à assister à une présentation d’un projet, d’un business plan, d’une étude? Une révolution, je vous dis!

[Mise à jour 6/10/08]: Pour une présentation détaillée du contenu, vous pouvez vous référer à Conseils Marketing ainsi qu’à Education 2.0 – Learning 2.0 Tools. Et comme me le rappelle Eric en commentaires, il y a aussi un groupe Facebook consacré au bouquin. Et j’en suis membre!

  Garr Reynolds, Présentationzen, Pearson Education France, 2008, ISBN 978-2-7440-2270-8.

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PowerPoint a vingt ans. Seulement?

Du bon usage de PowerPoint

Jusqu’à hier soir, je n’avais jamais entendu parler de Sokoban. C’est un jeu de stratégie informatique assez addictif qui consiste à devoir ranger des caisses en les poussant, une à la fois, dans un univers à deux dimensions et semé d’obstacles. C’est très formateur pour les politiques, je crois: la clé du succès consiste à toujours anticiper les conséquences de ses actes et à ne jamais se laisser enfermer dans une impasse…

Je ne sais pas si c’est une recommandation subliminale qu’elle a ainsi envoyé à son président de parti, mais la sénatrice luxembourgeoise Dominique Tilmans a placé une version téléchargeable de ce jeu sur son site internet.

Toute ironie mise à part, la démarche me paraît intéressante et mériterait d’être exploitée. Voici en effet une attraction ludique bien en ligne avec les objectifs du promoteur du site. A la place de Dominique, je tenterais de mieux creuser le filon pour qu’il me ramène et fidélise des visiteurs.

C’était une simple note en passant: je suis occupé à screener les sites personnels de nos élus, pour tenter de voir où ils en sont, avec la com’ du XXIe siècle… Je peux déjà vous confirmer, sans surprise, que c’est un peu tristounet et pas très efficace. Vous savez par exemple que sur tous les parlementaires fédéraux francophones, il n’y en a que deux qui ont au moins le même page ranking de Google (5/10) que ce petit blog? Et que celui-ci a, de loin, le meilleur traffic rank chez Alexa (810.595, ce 3 octobre)?

La question n’est pas la ramener. Elle est de se demander pourquoi les politiques belges exploitent encore si peu la puissance du web, et comment ils pourraient inverser la tendance. Si vous avez des idées, n’hésitez pas à intervenir en commentaires.

Vous avez vu la nouvelle façon de meetinguer à Paris? Celle de Ségolène Royal, je veux dire (découverte sur le « mur » d’Alain):

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Cela me laisse quand même un peu perplexe… Ce n’est pas que le non-conventionnel me dérange en politique, au contraire, mais il me semble qu’on commence à jouer là sur d’autres registres que ceux du débat politique. Votre avis?

Voici par exemple celui du Chafouin. Mais malgré les critiques, ça va continuer, nous dit le site de Libération [Màj 1/10/08]

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