Si vous vous intéressez tant soit peu à l’économie, à l’entreprise, à la Wallonie et même au patrimoine industriel de nos régions, vous êtes certainement au fait des déboires du Val Saint Lambert. La cristallerie a fait aveu de faillite et ses curateurs cherchent des repreneurs, mais la holding, propriétaire de la marque et cotée en bourse, sur le Marché Libre bruxellois, affichait toujours un bilan plus ou moins présentable… tant qu’il n’était pas consolidé.
Maintenant que c’est enfin fait, la réalité apparaît crûment, sans surprise: perte de plus de la moitié du capital, comme l’annonce L’Echo. Avec pour conséquence immédiate l’obligation pour le conseil d’administration de convoquer une assemblée générale extraordinaire en vue de statuer sur la poursuite des activités ou sur la dissolution de la société.
Le point positif de la chose, car il y en a un, c’est que les majoritaires vont enfin devoir se justifier devant les autres actionnaires, si ceux-ci se mobilisent. Si c’est le cas, l’assemblée du 6 octobre risque d’être « chaude ». Dans le cas contraire, ce sera tant pis pour eux. Les actions émises à € 5,98 en 2005 cotent en effet théoriquement aujourd’hui à 1. Théoriquement car il reste évidemment à prouver qu’il y a encore un marché à ce cours… ou à un autre.
Cette triste affaire illustre parfaitement le risque hors-norme que représente, pour l’épargnant, un investissement dans une entreprise qui ne prend et ne tient pas des engagements précis sur une information correcte de ses actionnaires. Une obligation morale dont VSLI s’est toujours souciée comme un poisson d’une pomme. Elle porte aussi un coup sévère à la crédibilité du Marché Libre bruxellois.
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