Sur un blog, les commentaires sont précieux. Je ne dis pas ça pour vous flatter, pour vous « caresser dans le sens du poil », comme on dit. Non, je le pense vraiment, et cela va bien au-delà du simple feedback envoyé à l’auteur, pour l’aider à s’ajuster aux attentes de ses lecteurs. Un blog, c’est une oeuvre collective, pas une collection d’articles agrémentée d’un « courrier des lecteurs ».
J’y pensais ce soir, justement, en en lisant un, de ces commentaires que vous m’envoyez. Il est de Claude-Eric Desguin, que je n’ai jamais rencontré personnellement, mais qui se joint régulièrement ici à la conversation. Intéressé par l’évolution de la presse, il suggère un parallèlle entre le débat sur la gratuité de l’info sur le Net (gros problème pour les journaux) et le mouvement open source dans l’industrie du logiciel. Et souligne que:
Dans le cas du logiciel, le modèle industriel libre est déjà largement éprouvé et commence dans certains domaines à devancer le “vieux” modèle propriétaire, aussi bien sur le plan technique que sur celui des parts de marché.
Vous me savez un peu gauche dans les questions techniques, limite technophobe, à la façon de celui pour qui la technologie, c’est avant tout quelque chose qui doit lui faciliter la vie en poussant sur des boutons. Mes compétences en la matière sont donc limitées, mais la comparaison me paraît bien faire sens. Et il y a plus, dans cette remarque. Comme une invitation à se demander à quelles conditions la presse pourrait vivre en s’affranchissant elle aussi du « vieux modèle propriétaire », celui du droit d’auteur et du copyright, dans son cas.

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Trois mille. Et 4,3 de moyenne…
J’ai reçu ce matin le 3.000e commentaire sur ce blog. J’ai dû l’approuver pour qu’il paraisse, parce que c’est une première intervention. Bienvenue donc à Maïtéa6, qui aime les arts et la politique, est directrice au Mouvement européen – Belgique, et avec qui j’échange de temps en temps sur Twitter. Elle a battu François sur le fil, un vieil habitué lui, son premier commentaire sous son nom remonte, si je ne m’abuse au 17 avril 2008.
Trois mille commentaires, cela fait une moyenne de 4,3 par billet.
Figurez-vous que c’est ce à quoi j’accorde le plus de prix. Pas depuis le début, non. Quand j’ai commencé à publier ce blog, ce qui m’intéressait au premier chef, c’était ce que j’avais à dire. Ou croyais avoir à dire. Mais la vraie valeur de ce blog n’est pas là. Elle est d’abord dans les centaines de relations qui se nouent, par le biais des commentaires essentiellement. Ici ou sur Facebook, sur Twitter, partout où l’on a l’occasion d’échanger.
Congratulations donc à Maïté. Et par son intermédiaire, à vous tous, qui déposez ici des commentaires. C’est vous qui faites ce blog.