Ce week-end, j’avais pensé consacrer ma chronique du Soir à Bruxelles. Parce qu’elle est occupée à changer, ma ville, et ses citoyens avec elle. Il n’y est plus obscène de se référer à une spécificité – qui n’est pas une « insularité » – bruxelloise transcendant les appartenances linguistiques, « communautaires » ou « nationales ». Cela fait moins de Flamands et de francophones bruxellois, ils doivent faire place à une nouvelle génération de vrais Bruxellois, echte Brusseleirs, francophones, néerlandophones ou allophones…
J’y reviendrai. Mais j’ai changé d’idée parce que cette chronique, je devais l’écrire dès dimanche. Pas le temps, aujourd’hui, sinon de la relire. Et je ne savais toujours pas, à ce moment, ce qu’allait décider le MR: le FDF Gosuin ou le libéral De Decker (Armand bien sûr, pas Jean-Marie!), pour emmener la liste, aux régionales de juin.
C’est donc De Decker. C’est plus qu’une anecdote. En faisant le choix du fringant sexagénaire qui préside actuellement le Sénat, Didier Reynders prend évidemment le risque de se fâcher avec son allié FDF, mais il envoie aussi un signal de retenue à ses partenaires flamands de la coalition fédérale et, surtout, il « ringardise » un peu plus un parti qui, à mes yeux, a fait son temps, comme la stratégie de la tension perpétuelle qu’il promeut.
Finalement, cette tête de liste, c’est peut-être le premier signe tangible de dégel, qu’on attend depuis le 10 juin 2007… A plus tard pour poursuivre et compléter cette analyse, avec vos commentaires évidemment.
[Mise à jour 18:27] … mais ce n’est manifestement pas la lecture que fait le ministre-président Kris Peeters: si Reynders annonce dans la foulée que rien ne serait voté de la réforme institutionnelle avant les élections de juin, il n’y a pas lieu de poursuivre le dialogue communautaire, a-t-il déclaré sur Radio Eén. La campagne pour les régionales de juin a vraiment démarré. Il n’y a personne pour siffler la fin de la récré, dans le bac à sable?
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