Le point à Verhofstadt, contre De Wever
Mercredi 3 mars 2010C’est un débat austère mais passionnant. Il se déroule principalement en néerlandais car, du côté francophone ou, plus précisément, wallon, il est pour l’instant plutôt question d’image que de fond.
C’est Verhofstadt qui l’a lancé, avec une tribune libre qu’il a publiée dans Le Monde. Les archives du quotidien parisien étant payantes, Le Soir a eu la bonne idée d’en « pirater » un peu le texte, ce qui fera sans doute froncer les sourcils de notre valeureux hadopiste national, j’ai nommé le sénateur Philippe Monfils. C’est une petite coquetterie de ma part, comme ça en passant.
Verhofstadt se veut citoyen du monde. Il juge dépassées les références à une identité nationale et plus généralement, j’imagine, aux identités collectives. Je partage globalement avec lui cette option idéologique.
A l’autre extrémité du spectre, on trouve les nationalistes. Bart Dewever par exemple. « Il est temps que Verhofstadt prenne sa pension en Toscane », a répliqué dans un premier temps le président de la NV-A. Réponse sommaire et un peu stupide au chef de groupe libéral du parlement européen qui s’était lui-même laissé aller à quelques formulations assez sommaires et un tantinet excessives.
Mais Verhofstadt est revenu, sur la scène belge, avec un « essai » percutant simultanément publié dans De Standaard et dans Le Soir. De Wever a répliqué mardi dans De Standaard. En néerlandais seulement. Dommage. Le Soir nous offrirait-il, demain ou après-demain, une opportune traduction?
Si l’on en retire les effets d’estrade et les gamineries, le débat entre ces deux authentiques intellectuels a incontestablement une belle tenue et je ne peux que déplorer l’apparente indifférence, jusqu’à présent en tout cas, du camp francophone dans lequel seul mon excellent confrère et ami Alain Gerlache s’en est jusqu’ores mêlé. En néerlandais.






