L’avantage des moyennes mobiles, disais-je au numéro précédent, c’est qu’elles sont susceptibles de nuancer fortement les constatations que l’on croirait pouvoir faire à suivre les résultats au jour le jour. Exemple: si votre nombre de visiteurs uniques (ou de pages vue, ou de « hits ») diminue pendant plusieurs jours de rang, ce n’est pas pour autant que la moyenne mobile va changer de direction et passer de la hausse à la baisse.
En fait, le sens de la moyenne mobile (en hausse, en baisse ou étale) dépend uniquement de la comparaison entre le chiffre du jour et celui qu’il remplace. A vingt jours par exemple, la première moyenne porte sur les jours 1 à 20, puis 2 à 21. Il ne faut pas être docteur en mathématiques pour comprendre que le sens de la moyenne mobile dépend dès lors exclusivement de la question de savoir si la 21e donnée est plus forte, plus faible ou égale à la première qu’elle remplace dans le calcul.
Cela nous conduit au deuxième indicateur que je propose, un peu plus long mais tout aussi facile à calculer avec un tableur.
2. Les oscillateurs de « Rate of Change » (ROC)
Le ROC (rate of change) n’est donc qu’une autre façon d’identifier le sens de la moyenne mobile, et donc la tendance. Il peut évidemment se calculer sur n’importe quelle période et remplace avantageusement les moyennes mobiles lorsqu’il s’agit de comparer celles-ci entre elles.
Le graphique ci-contre est un de ces oscillateurs, c’est-à-dire une comparaison des ROC à 7 et à 28 jours du blog dont j’illustrais l’évolution dans le précédent article.
On le voit, la tendance de l’oscillateur est résolument orientée à la hausse, les fluctuations quotidiennes permettant d’observer simultanément des « creux » et des « pics » toujours supérieurs aux précédents. Qu’est-ce que cela veut dire?
Tout simplement que la moyenne courte (7 jours) s’éloigne toujours plus de la moyenne longue (28 jours), et ce dans le bon sens. En d’autres mots, il n’y a pas de souci à se faire si, d’aventure, la fréquentation du blog devait diminuer de manière significative durant quelques jours: ce ne sont là que péripéties secondaires, du « bruit »… Il en irait différemment, sans doute, si la belle harmonie haussière de l’oscillateur devait être brisée, si les sommets devenaient plus faibles et les creux plus prononcés.
Je terminerai cette mini-série mardi prochain, avec quelques considérations sur les périodes d’observation à privilégier et, bien sûr, l’une ou l’autre conclusion. Provisoire!
Pour retrouver le précédent article, cliquer ici.
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