Je ne suis pas sûr de vous avoir déjà avoué mon goût prononcé pour la cuisine asiatique en général et chinoise en particulier. Quand je dis « chinoise« , c’est une façon de parler: il y a plus de cuisines chinoises que de cuisines européennes, comme on ne s’en rend pas compte en ingurgitant son chop-suey ou ses beignets de porc à l’aigre-doux chez le dragon impérial du coin. C’est parfois mangeable, sinon bon, mais le plus souvent à des années-lumière de ce qu’on goûte vraiment en Chine.
Je ne vais pas faire le malin, notez bien: je n’y suis encore jamais allé, en Chine. Jusqu’à hier midi, où j’ai déjeûné chez Auntie. On dit que c’est au 25 de la rue Grétry, entre la Bourse et de Brouckère, à Bruxelles, mais je n’en crois rien. C’est à Pékin, c’est pas possible, ou à Shangaï. A l’intérieur, on ne voit d’ailleurs pratiquement que des Chinois, réunis autour de grandes tablées familiales, comme là-bas me dit-on.
Nous n’étions que deux, ce qui est un handicap pour des repas qui se composent de préférence d’une multitude de plats que l’on partage. Il a donc fallu se contenter de deux entrées et de deux plats principaux : nous n’en sommes déjà pas arrivés à bout, après nous être rassasiés et avoir commencé à pécher par gourmandise.










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