Qu’est-ce qui a pu réunir sur une seule photo (d’Eric Herchaft, de l’agence Reporters) Raoul Hedebouw (PTB), Paul Magnette (PS) et Rudy Aernoudt? Les Lobby Awards distribués par la revue du même nom. Rudy n’en a pas reçu, il était là pour donner la réplique à l’ami Lamy. Mais Raoul Hedebouw a été sacré « meilleur espoir », ce qui a valu ce spectacle assez croquignolet: le leader du parti du travail de Belgique ovationné par un public manifestement plus habitué aux salons de l’avenue Louise et à la place Albert, (au Zoute, dis!), qu’au carreau du pozo Maria Luisa.

Je ne connaissais pas les gars du PTB. Ils sont sympa et ils ont de l’humour. Hedebouw, qui se présente comme un authentique « Flamand de Liège », a expliqué sur scène – ce qui est évident quand on y pense -, que l’accent de la Cité ardente plaqué sur la langue de Vondel, ça donne l’accent limbourgeois…

Mais bon. Le prix de la meilleure communication politique décerné par un panel de seize journalistes est donc revenu à Bart De Wever! Mes lecteurs les plus matinaux le savent déjà car, à ma grande honte, j’ai violé hier, sans le vouloir, l’embargo sur l’information. Une bourde de stagiaire: je n’ai tout simplement pas vu la mention de l’heure (21h30) pourtant mentionné en gras caractères sur le communiqué que j’avais reçu à l’avance…

Les dauphins de Bart sont, dans l’ordre, Elio Di Rupo et Paul Magnette.

Les contre-exemples – les plus « mauvais » communicants sont: Yves Leterme, Michel Daerden et Sarah Turine. A noter que Joëlle Milquet échappe de peu à la médaille de bronze…

Il y a du boulot au cdH: le premier des « bons » arrive en 14e position…

Au classement par équipes, c’est le PS qui donne le ton, avec quatre de ses membres dans les dix premiers (Di Rupo, Magnette, Demotte et Onkelinx). Le MR (Charles Michel et Didier Reynders) et Ecolo (Javaux et Nollet) en placent chacun deux.

Ce soir, dans Face aux Belges, et dans Sans langue de bois avant et après, sur Bel RTL (19 heures), c’est le tour à Joëlle Milquet. Pourvu qu’elle soit de bonne humeur…

Elle a un peu le look et probablement quelques-uns des rêves de Blanche-Neige mais, avec ça hélas, quelques traits du sale caractère de la Reine, sa belle-mère. Ajoutez-y quelques caractéristiques comportementales du huitième nain, Brouillon, celui qu’on a oublié dans le casting, et voilà l’image que je me fais pour l’heure de la présidente-fondatrice à vie du cdH…

Je sais, c’est approximatif. Mais à la différence de l’ami Alain Raviart, je ne connais d’elle que ce qu’elle en montre à la télé et dans ses communiqués. Et sa courtoisie quand on se croise.

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Nous repartons, à partir de ce soir sur Bel-RTL (19 heures), pour une série quotidienne de Sans langue de bois encadrant le Face aux Belges de RTL-TVI. Ce lundi, Jean-Michel Javaux (avant Milquet, mardi, Di Rupo, mercredi, Reynders, jeudi, et les quatre ensemble, vendredi). En guise d’intro, mes impressions de départ sur Javaux:

Les idoles s’usent-elles avec le temps?

Javaux, aux régionales de 2009, c’était le chouchou de tout le monde. Des dames bien sûr, surtout celles qui étaient en âge d’avoir un gendre, dont il est le modèle archétypal. Mais des mâles aussi: il affone sa chope comme les au-autres, il joue bien au kicker et il n’est pas porté sur la triche et la chicane.  Ils en rêvaient donc tous comme partenaire. Il apporterait sûrement un plus à l’équipe.

En 2010, c’est toujours vrai mais ce n’est plus tout-à-fait la même chose.

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Voici toute l’équipe de « Sans langue de bois », tous les jeudis à 19 heures et jusqu’à 20, sur l’antenne de Bel RTL (mais on fait une pause la semaine prochaine et la suivante, pour les vacances de Pâques).

Assis au centre, le chef d’orchestre, Frédéric Cauderlier, le plus chanceux des radioteurs de RTL House, puisqu’il anime la meilleure émission de la chaîne, avec les meilleurs chroniqueurs, ça va sans dire, mais encore mieux quand on le dit soi-même…

Debout, de gauche à droite, Mehmet Koksal, mieux connu sur les rings comme « le Bourreau d’Ankara », blogueur sans crainte et sans reproche; puis moi, que je n’ai pas besoin de vous présenter, ce qui m’évitera d’avoir à m’affubler d’un pseudo ridicule que mon voisin du centre (démocrate et humaniste, bien sûr) ne manquera pas de me prêter: Alain Raviart, avec sa Rolex scintillante, ex-vicaire des Deux-Eglises qui se présente aujourd’hui, pour des raisons plus que mystérieuses, sous les traits du Pharaon d’El-Guenou (LXVIIe Dynastie); à côté de lui, Michel Henrion, né marquis du Péhesse, ex-évêque coadjuteur du cardinal Guy de Spitaels d’Ath, coulant aujourd’hui une retraite paisible et studieuse.

Et last but not least, celui sans qui rien de tout ça ne serait possible: Christopher Badics, l’homme qui de derrière ses carreaux module nos voix disharmonieuses pour en faire une émission audible… et qui marche!

Je vous raconte tout ça sur le mode léger parce que ce qu’on essaie de prouver, c’est qu’on peut parler sérieusement de communication politique sans être pour autant emmerdants…

Et pour finir, encore deux petites que m’envoie Michel, qui se prend lui aussi pour un mojo (mobile journalist) maintenant…

C’était la rentrée, jeudi soir, à Sans langue de bois, sur Bel-RTL. On en a profité pour tirer les Rois, pendant l’émission et… devinez qui a été couronné? Sûrement pas Alain Raviart, il était occupé à parfaire son bronzage sur les bords de la Mer Rouge. Alors? Michel Henrion? Frédéric Cauderlier? Mehmet Koksal?

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Pas du tout. C’est moi qui suis tombé sur la fève…

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La Libre pleure son passé. Je plaisante. C’est toujours un grand journal. Qui a eu l’idée un peu convenue mais peut-être excellente – on jugera sur pièces – de faire parler les grands anciens, ceux qui « ont été ministres ». Le premier, aujourd’hui, c’est Philippe Maystadt.

Un grand, un vrai. Je l’ai suivi, comme journaliste, depuis ses débuts, à la fin des années 70. Et il y a toujours eu une certaine connivence entre nous. Peu après que j’ai quitté la presse, j’étais à l’ULB et j’avais écrit une tribune libre dans Le Vif. J’ai eu la surprise d’entendre son attaché de presse au téléphone. Léon Vivier. « Je te mets en communication avec Philippe », m’a-t-il dit. Ah bon? Il voulait simplement parler un peu avec moi de mon article.

Le genre de démarche que certains politiques cajoleurs entreprennent parfois avec des journalistes présumés influents. Mais je ne l’étais plus, si je l’ai jamais été. Non, il voulait me parler, c’est tout.

Fin 2005, je l’avais invité à Lille, au salon européen de la biotechnologie.

Je voulais organiser une rencontre entre lui et les acteurs belges et français du secteur. Il a déplacé son cours, à l’UCL, et il est venu. Quand je lui ai dit que je ne pouvais l’accueillir officiellement parce que je n’étais plus administrateur-délégué de BioVallée – Philippe Suinen, le patron de l’Awex, l’a fait à ma place -, il a trouvé ça dommage. « Parce que vous savez, Charles, moi, c’est pour vous que je suis venu ».

Je ne vous raconte pas tout ça pour la ramener comme un papy nostalgique mais pour vous dire que j’ai pour Philippe Maystadt beaucoup de respect et, oui, de l’affection. Il y en a quelques-uns comme lui dans les hommes de pouvoir que j’ai fréquentés professionnellement, mais il y occupe une place spéciale.

Bon. Cela pour dire que je ne suis pas du tout d’accord avec certaines des confidences qu’il a faites à Francis Van de Woestyne. Car si c’est évidemment à très juste titre qu’il dénonce l’hyper-médiatisation de la scène politique d’aujourd’hui – l’image a remplacé le message – et qu’il avoue qu’il ne pourrait pas jouer dans cette pièce, je crois qu’il se trompe fondamentalement en accusant le media – internet – d’être à l’origine de cette dérive.

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C’est la saison des vœux. Dans les allées du pouvoir, on ne nous oublie pas – sauf chez les petits nouveaux du Parti Populaire où l’on se concentre déjà sur 2011. Mais la « bande des quatre » n’oublie pas 2010 et voici donc les images qui égayent ma cheminée…

Au MR, l’année nouvelle sera festive ou ne sera pas. C’est rassurant. Pas vraiment neuf, mais rassurant: crise ou pas, il reste des stocks de champagne à écouler!

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Les écologistes, pour leur part, vous souhaitent « plein de petits bonheurs », ce que je trouve à la fois réaliste et sympa, mais ils expriment ça avec une vidéo un peu brouillonne et pas vraiment compréhensible avant le tableau final. C’est mon problème avec les Verts, j’ai souvent du mal à comprendre où ils veulent vraiment en venir.

http://www.dailymotion.com/videoxbjh6d

Plus sérieux, au PSC cdH (où l’on ignore toujours les bienfaits de la viralité de la Toile) on vous rappelle que penser à la planète, c’est bien, mais que s’occuper de ceux qui y vivent, c’est mieux! Rien à redire, si ce n’est qu’on perçoit là comme une pointe d’aigreur à l’attention des jeunes pousses écolotes qui font de l’ombre aux grands vieux sapins verts. Cliquez sur l’image ci-dessous pour vous rendre compte:

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La palme, pourtant, c’est au PS que je la décerne sans l’ombre d’une hésitation: avec l’aide d’un créatif recruté à Pyongyang où le chinaehan jidoja (cher leader) Kim Jong-Il le trouve bizarrement un peu ringard, le Parti des Travailleurs nous offre cette magnifique image porteuse d’un espoir radieux, avec un musculeux Lantier plein de sève brandissant sa bannière écarlate sous le regard admiratif de sa Gervaise. Back to the Future!

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A l’émission « Sans langue de bois », jeudi soir sur Bel RTL, j’ai eu la (bonne) surprise de retrouver une vieille connaissance, Charles-Ferdinand Nothomb, qui présentait un peu plus tôt le livre qu’il vient de publier chez Racine avec mon ami Christian Laporte (La Libre): « Un plan de paix pour la Belgique ». Rien moins. Un Nothomb ne se refait pas…

L’ancien ministre de l’Intérieur et des Affaires étrangères, président du PSC au temps du Pacte d’Egmont, nous a accompagnés un quart d’heure dans notre émission. Pour y dire notamment: « J’étais un mauvais communicateur« … Un aveu ingénu qui est par contre de la très bonne com’, je pense!

La photo ci-dessus a été prise par un autre vieux routier des années 70 – 80: Michel Henrion, porte-parole de Guy Spitaels à l’époque. Souvenirs, souvenirs…

Alain Raviart, Louis Maraite et moi, la fine équipe de « Sans langue de bois », nous sommes retrouvés ce midi sur RTL-TVi, chez Pascal Vrebos, pour commenter le processus de formation des majorités régionales et communautaires après les élections du 7 juin. Presque 20 ans après, cela me permet de croiser et parfois de côtoyer à nouveau les petits princes de nos contrées.

Il y a beaucoup de nouvelles têtes mais les comportements et les attitudes sont toujours à peu près les mêmes. Et c’est probablement ce qui fait problème car le monde, lui, a changé, et les moeurs avec lui. La façon de communiquer aussi. Ils ne s’y sont pas tous adaptés et je parierais bien que les électrons libres que nous sommes irritent parfois quelque peu les plus retardataires. Cela se devine à certains sourires un peu crispés et regards en coin un tantinet fuyants de ceux qui se demandent pour qui on roule, sans voir que c’est absolument pour personne, même si on a par devers nous nos idées de libres citoyens et que, forcément, ça influence notre jugement…

Mais c’est idiot parce que ces façons de réagir sont en fin de compte plus encourageantes que dissuasives. Du point de vue de ceux qui les adoptent et les appliquent, elles sont ainsi plutôt contre-productives. Moi, je dis ça, je dis rien…

Plus important: ça me gonfle un peu de toujours entendre critiquer la communication, sans discrimination entre ce que j’appelerais l’optimisation de la relation à autrui (la vraie communication) et les trucs et astuces des Séraphin Lampion de la pub et des RP pour asséner des messages à la con un peu simplets.

Voilà, j’ai dit!

Il joue gros, Elio Di Rupo. Il joue sa tête, en fait. Pas directement dans les urnes, sans doute, mais quand même: si le verdict est trop défavorable, ce sera l’opposition, pour cinq ans au moins. Et quoi qu’en dise leur président, les socialistes wallons n’aiment pas ça, l’opposition. Ils sont donc bien capables de le guillotiner symboliquement leur président, sur la grand-place de Mons, si les élections de dimanche les y conduisent, sur les bancs de l’opposition.

Alors la question, c’était de savoir comment il gère ça dans la campagne, Don Elio. Sur le coup, on s’est tous dit, autour de la table – Frédéric, Alain, Louis et moi – qu’il s’était plutôt bien débrouillé dans le « Face aux Belges ». Avec de ma part, cette réserve qu’une fois de plus, comme avec Reynders, se sentait trop fort cette volonté d’asséner à tout prix les quelques phrases-clé concoctées par l’équipe de com. Et cette façon exaspérante qui en découle, de répondre aux questions qui ne sont pas posées, comme de ne pas répondre à celles qui le sont effectivement.

Mais la conclusion, en fin de soirée après les sandwichs et un p’tit vin blanc, c’est finalement qu’on le voyait si mal pris, au départ, qu’on l’a trouvé plutôt bon sur le coup, le président du PS. Compte tenu des circonstances…Mais dans l’absolu, quel est kle retour qu’il obtiendra sur son investissement personnel? Réponse à la sortie des urnes, bien sûr.

Ce soir, on les retrouve une dernière fois tous les quatre. Et puis on ira voter… pour l’un d’entre eux ou pour un autre. Parce que, faudrait quand même pas l’oublier, il n’y a pas que quatre partis, dans cette campagne.

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