Voici une carte qui me plaît bien! ;-)

Elle est l’œuvre de Mathieu Simonson – qui étudie la blogsophère belge, singulièrement politique – et elle montre que ce blog que vous êtes occupé à lire est, je cite:

« … le plus central, celui apparaît le plus souvent sur les chemins les plus courts (entre les différents points du réseau) »

Au-delà du cocorico et de l’auto-satisfaction dans laquelle je m’efforce de ne pas tomber, je suis plutôt bien content de voir que mes objectifs se concrétisent: le succès d’un blog, ce n’est pas d’abord le nombre de ses lecteurs, ce sont les connections qu’il établit avec les autres acteurs du web.

J’observe aussi, et ça c’est un peu malheureux, que Mathieu relève que « les blogs des journaux sont plutôt isolés ». C’est très caractéristique car cela traduit le réflexe classique de l’éditeur « papier » qui cherche avant tout à « vendre » son produit auprès des « acheteurs » (ses lecteurs).

Or, ce n’est pas comme ça que le web fonctionne. Le web est avant tout réticulaire et coopératif. Ce qui compte, c’est le nombre et la qualité des liens qui s’établissent entre ceux qui le fréquentent.

Voyez enfin qu’à ce résultat, je suis arrivé en plus de trois ans de travail, en partant de zéro. Un blog publié par un journal, par la force des choses, est forcément beaucoup plus visible: avec plus de 100.000 visites par jour sur son site, Le Soir peut évidemment promouvoir beaucoup plus efficacement ses blogs que je ne suis en mesure de le faire avec le mien. Et pourtant, les blogs politiques du Soir sont moins « centraux » que le mien dans la blogosphère.

A la place des éditeurs, j’y réfléchirais quand même un peu…

A moins qu’Elio et Bart fassent des bêtises – ou qu’ils réalisent des prouesses – je vais un peu lever le pied sur ce blog jusqu’à la mi-août. Si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferai jamais. Et c’est nécessaire. Pas tellement pour se reposer, mais surtout pour prendre un peu de champ, lever le nez du guidon et faire le point.

Cela dit, je ne suis pas en vacances ni en vadrouille. Pas encore du moins. Ne vous privez donc pas d’alimenter les commentaires et de débattre. C’est à ça que sert l’espace que j’ai créé ici et je me réjouis de voir que vous êtes de plus en plus nombreux à l’utiliser.

Encore une petite vue de la mer depuis Nauplie, dans le Péloponnèse (2007). J’en aime particulièrement les lignes épurées et les silhouettes estompées. Ce réverbère m’interpelle aussi, il y a comme du Magritte en lui…

Voilà… Ce n’est encore que le gros œuvre fermé, il reste beaucoup à faire, mais vous pouvez déjà vous faire une idée des nouveaux habits de mon blog. Comme vous me l’aviez demandé et comme je vous l’avais promis, ce n’est pas la révolution. Mais j’espère que c’est un mieux. J’attends avec impatience vos commentaires.

Je me suis surtout efforcé, comme vous pouvez le voir, d’améliorer l’accessibilité de mes anciens articles: il y a maintenant un menu de navigation qui vous permet d’accéder aux billets des quatre rubriques principales:

  • Actuelles, avec principalement la politique, mais pas seulement,
  • Emotions, qui traite de littérature et de gastronomie, de voyages et de choses vues, de coups de gueule et de coups de cœur,
  • Communication, où l’on parle de métier et de spécialité professionnelle,
  • Medias, où l’on se penche sur l’information au XXIe siècle, sur la crise de la presse, sur internet et toute cette sorte de choses…

La ligne éditoriale ne change pas, mon blog reste ce qu’il est. J’essaie seulement de mieux l’organiser et de le moderniser. J’en ai probablement pour tout l’été. Morceau par morceau, comme un artisan…. Dites-moi ce que vous en pensez, ce que vous souhaitez, ce que vous me conseillez. C’est comme ça qu’on avance…

Je crois que je vais profiter de la torpeur de l’été pour transformer ce blog. J’hésite un peu car, à vrai dire, il fonctionne bien. Sur un an, le nombre moyen des visites que je reçois a encore progressé de 66%. C’est à peu près le même rythme que l’année précédente (+69%). Avec 83% de visiteurs belges qui, à concurrence de 55%, étaient déjà venus sur le site qui semble ainsi pouvoir compter sur des « clients » fidèles.

Il est toujours dangereux d’apporter des modifications à une formule qui marche. Mais d’un autre côté, je me dis aussi qu’avec le temps, j’ai accumulé ici près de 800 articles de toutes natures, en fonction de mes centres d’intérêt et de mes préoccupations du moment. C’est une petite base de données qui me paraît valoir d’être organisée pour en faciliter l’utilisation.

Depuis le début de la crise gouvernementale, je ne parle pratiquement plus que de la politique. Cela semble intéresser la majorité d’entre vous, mais en règle générale, mes sujets sont plus variés, et mes lecteurs qui sont intéressés par mes divagations sur le thé ou sur l’évolution de la presse sont peut-être déçus.

C’est ainsi qu’il m’est venu l’idée d’aller vers une organisation plus élaborée, de tupe « magazine ». Au lieu de ne trouver, en page d’accueil, que les parutions les plus récentes, dans un ordre chronologique inverse (le dernier article paru en premier), vous y verriez un choix de rubriques permettant d’accéder aux articles qui vous intéressent: la politique pour les uns, l’évolution des medias, l’économie, la littérature, les restos ou le temps qui passe pour les autres – et pour les mêmes aussi s’ils le souhaitent, cela va sans dire.

C’est un gros travail car je dois alors restructurer tout mon stock pour le rendre présentable et accessible. Avant de me lancer là-dedans, j’ai besoin de savoir ce que vous en pensez. Vous me le faites savoir en commentaires? Merci d’avance.

Connaissez-vous l’ambush marketing? Moi, je  viens de découvrir l‘expression qui recouvre les pratiques consistant à faire sa pub à l’occasion d’un événement quelconque, sans rien payer aux organisateurs. Cela se pratique depuis la nuit des temps. Et c’est efficace.

Evidemment, quand ledit événement est sponsorisé par un concurrent direct du resquilleur, les problèmes surgissent. En 1984, Fuji Film sponsorisait ainsi les Jeux Olympiques de Los Angeles. Les Japonais n’ont pas apprécié que Kodak soutienne les émissions de la télé américaine. Et ils se sont vengés en 88, à Séoul, quand Kodak fut à son tour le sponsor officiel…

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Je vous ai déjà parlé d’Alexandre. C’est mon libraire, à Ixelles. Une boutique très sympa où j’aime m’attarder pour choisir mes gazettes en sirotant un espresso bien serré. C’est dans leur philosophie, à Alexandre et à Janne, sa femme qui cultive un charmant petit accent allemand – Alexandre, lui, il est Français.

Il s’est maintenant mis dans la tête d’organiser des « micro-comptoirs » avec ses clients. Parce qu’il est très branché social media, l’ami Alex. Loin de se contenter de faire cliqueter la machine du lotto et de distribuer les paquets de clopes, il fait de sa librairie un salon où l’on cause. Notamment de son blog, pour lequel je lui ai recommandé WordPress.

Et ce matin, donc, je suis tombé sur un de ses potes. Luis. On taillait une bavette au comptoir en parcourant les journaux quand on s’est rendu compte qu’Alex s’était mis à filmer. Ce qui fait des premiers instants de la vidéo ci-dessous une prise sans aucun intérêt et que je vous prie de ne pas écouter, j’y radote de vieux souvenirs. Mais comme Alex n’a pas encore de logiciel de montage, sa première vidéo est brute de décoffrage.

Puis Alexandre s’est mis à poser des questions. Luis et moi on a joué le jeu. Voici donc, à titre expérimental, le tout premier numéro triple zéro de Micro-Comptoir… Sachant que c’est de l’improvisation pure, au pied levé, j’ai promis à mon ami de passer ça sur mon blog pour recueillir vos réactions. Ce type de démarche vous paraît-il présenter quelque intérêt? Merci de répondre en commentaires.

http://www.dailymotion.com/videoxdomzs

Ce soir, dans Face aux Belges, et dans Sans langue de bois avant et après, sur Bel RTL (19 heures), c’est le tour à Joëlle Milquet. Pourvu qu’elle soit de bonne humeur…

Elle a un peu le look et probablement quelques-uns des rêves de Blanche-Neige mais, avec ça hélas, quelques traits du sale caractère de la Reine, sa belle-mère. Ajoutez-y quelques caractéristiques comportementales du huitième nain, Brouillon, celui qu’on a oublié dans le casting, et voilà l’image que je me fais pour l’heure de la présidente-fondatrice à vie du cdH…

Je sais, c’est approximatif. Mais à la différence de l’ami Alain Raviart, je ne connais d’elle que ce qu’elle en montre à la télé et dans ses communiqués. Et sa courtoisie quand on se croise.

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Nous repartons, à partir de ce soir sur Bel-RTL (19 heures), pour une série quotidienne de Sans langue de bois encadrant le Face aux Belges de RTL-TVI. Ce lundi, Jean-Michel Javaux (avant Milquet, mardi, Di Rupo, mercredi, Reynders, jeudi, et les quatre ensemble, vendredi). En guise d’intro, mes impressions de départ sur Javaux:

Les idoles s’usent-elles avec le temps?

Javaux, aux régionales de 2009, c’était le chouchou de tout le monde. Des dames bien sûr, surtout celles qui étaient en âge d’avoir un gendre, dont il est le modèle archétypal. Mais des mâles aussi: il affone sa chope comme les au-autres, il joue bien au kicker et il n’est pas porté sur la triche et la chicane.  Ils en rêvaient donc tous comme partenaire. Il apporterait sûrement un plus à l’équipe.

En 2010, c’est toujours vrai mais ce n’est plus tout-à-fait la même chose.

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Il y a un an maintenant que Bel RTL a lancé « Sans langue de bois ». Il paraît que ça marche, bien au-delà de ces amis qui nous disent, aux uns et aux autres, qu’il nous ont entendus entre 19 et 20 heures, le jeudi, et que ça les a bien aidés à patienter, dans l’un ou l’autre bouchon sur la route du retour, ou à siroter tranquillou l’apéro, à la maison, en attendant le dîner…

Je ne devrais peut-être pas le dire, parce que s’ils me lisent, les patrons de RTL vont refuser de nous augmenter, mais je crois que le secret de la réussite, c’est qu’on s’amuse beaucoup, tous les six, à faire cette émission.

Elle trouve maintenant des prolongements sur le Net: il y a désormais aussi un blog et une page Facebook. Vous y êtes évidemment les bienvenus et je vous encourage même vivement à prendre la bonne habitude de compléter utilement la lecture de votre blog favori en allant y faire un tour, quand vous passez par ici. Vous m’y retrouverez en tout cas. Surtout que les semaines à venir seront chaudes, du point de vue de la communication politique. Et il y a plus dans cinq têtes que dans la mienne toute seule.

Vous pouvez également retrouver Mehmet Koksal ici et Michel Henrion là-bas. Il n’y a plus qu’Alain Raviart à convaincre d’entrer dans le XXIe siècle. Mais bon: il a quand même un site professionnel. C’est un début…

Hier, mon billet sur la situation politique a eu l’honneur d’un lien dans un article de Claire Huysegoms, sur le site de La Libre. J’ai vu arriver de là des dizaines de nouveaux lecteurs. J’en suis évidemment ravi et  je le serai encore plus si certains d’entre eux – qui sait? – deviennent des habitués.

C’est bien comme ça que fonctionne le web. Comme un écosystème. Mais c’est encore rare, dans les medias mainstream. Il n’y a qu’un autre exemple dont je me souvienne, en ce qui me concerne: lesoir.be m’avait cité de la même façon lorsque, le premier, et par un scoop de « braconnier », j’avais annoncé que Jean-Claude Defossé serait sur la liste Ecolo aux élections régionales de 2009.

Ça commence donc à bouger mais dans la presse, où de nombreux journalistes continuent à regarder le web comme un dangereux cobra constrictor, on conserve encore largement des réflexes traditionnels. Ce qui veut dire: ne jamais envoyer un lecteur à la « concurrence »… Le garder jalousement pour soi, de peur qu’il ne revienne pas… Ne jouer avec des liens qu’en interne…

C’est complètement erroné.

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