En 1790, les troupes autrichiennes vinrent facilement à bout de la révolution brabançonne qui, sous la conduite de Van der Noot, avait débouché sur la constitution d’éphémères « Etats belgiques unis« , une confédération de onze provinces des Pays-Bas autrichiens voulue par les conservateurs. L’année suivante elles matèrent la révolution liégeoise qui était, pour sa part, animée par le courant démocratique.

Si la Belgique parvint à se détacher du royaume des Pays-Bas en 1830, ce fut pour diverses raisons dont la moins importante n’était pas l’union conclue entre les catholiques conservateurs et les démocrates libéraux qui, en 1828, avaient scellé une alliance « unioniste » qui inspira la devise du nouvel Etat: « l’union fait la force ». Ce fut en quelque sorte la première manifestation de « la Belgique des pactes », une préfiguration d’un concept de science politique formalisé au XXe siècle par Arend Lijphart pour décrire des systèmes politiques comme ceux de la Belgique, évidemment, mais aussi des Pays-Bas, de la Suisse ou de l’Autriche: la consociational democracy, ou « démocratie de pacification ».

Le modus operandi normal de la démocratie est fondé sur le principe majoritaire et l’alternance au pouvoir (en général d’une « gauche » et d’une « droite ») de forces politiques départagées par des élections. Dans le modèle de pacification, il est fortement encadré par les accords conclus à huis-clos entre dirigeants de « piliers » (zuilen en néerlandais) représentatifs des différents groupes d’intérêts. La Belgique de papa reposait ainsi sur le partage du pouvoir entre piliers catholique, libéral et socialiste, avec des partis bien sûr, mais aussi des mutuelles, des syndicats, des écoles, des mouvements de jeunesse… Et même des fédérations sportives: il existe toujours ainsi une fédération « travailliste » de football organisant son propre championnat!

Le modèle a fonctionné. Il a produit le pacte social de 1944, conclu dans la clandestinité entre dirigeants patronaux et syndicaux pour déboucher sur notre système de sécurité sociale. Le pacte scolaire de 1958 (le « pacte de briques et de fric ») qui a terminé la guerre scolaire. Le pacte culturel de 1972 pour la protection des minorités idéologiques et philosophiques dans les Communautés créées en 1970.

Le modèle ne fonctionne plus. Dans le domaine communautaire, il a encore inspiré les réformes institutionnelles à partir de 1970: on a ainsi superposé des « communautés » et des « régions » pour satisfaire en même temps l’aspiration flamande à l’autonomie culturelle et la volonté wallonne – portée par la gauche – de prendre en mains son destin économique. Mais on n’arrive plus à conclure pour un ensemble de raisons que je montrerai dans le livre que je suis occupé à écrire.

J’en viens directement ici à ce qui sera ma conclusion: l’échec actuel du processus de formation d’un gouvernement s’explique par l’apparente impuissance du modèle de pacification à gérer des choix binaires et polarisés. On le voit d’ailleurs aux Pays-Bas aussi, dans un autre contexte et sur d’autres dossiers.

Il y a ainsi un leurre évident dans la communication du parti socialiste et de ses alliés francophones, humanistes et écologistes – je le dis sans aucune intention polémique: les différences entre partis flamands et francophones ne portent plus sur le contenu à donner à un « compromis » mais sur l’impossibilité radicale de concevoir un compromis entre la volonté flamande d’une réforme « copernicienne » avec l’obstination francophone à la réaliser « à l’ancienne ».

Didier Reynders et les réformateurs l’ont bien vu quand ils ont critiqué la méthode de négociation adoptée par Elio  Di Rupo. Elle ne peut et ne pourra jamais convenir à la N-VA et (dans une moindre mesure?) aux autres partis flamands. Un accord ne sera possible que si les francophones acceptent de changer de cadre de référence et d’entrer dans la logique « copernicienne ».

Cela revient-il à « se mettre à genoux »? Je ne le pense pas. Ou alors, il faudrait bien reconnaître que demander aux Flamands de renoncer à cette logique copernicienne revient à exiger qu’ils se mettent, eux, à genoux… Et de se soumettre ainsi la majorité à la volonté de la minorité…

La minorité peut bien sûr refuser de franchir ce pas et de négocier cette grande réforme. C’est ce que les partis francophones font depuis quarante ans, avec pour résultat un Etat qui ne fonctionne plus. La nature a horreur du vide. La politique aussi. Le vide actuel ne sera pas éternel.

C’est pour cela que je tiens l’ouverture faite par les réformateurs pour le premier mouvement important, essentiel même, dans la guerre de position actuelle.

Il serait temps qu’on s’en aperçoive au boulevard de l’Empereur. Je ne le dis pas pour plaider en faveur de l’entrée en scène du MR dans la négociation, je m’en fous complètement, je n’ai aucune préférence entre les partis. Je parle depuis Sirius. Si l’on veut un accord, il faut changer de méthode. Refuser de le faire, c’est opter pour le prolongement du chaos actuel. On peut faire ce choix qui, à moi, me paraît déraisonnable. Mais il faudra alors en supporter toutes les conséquences.

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43 Réponses to “Il est temps de choisir”

  1. pamina dit :

    Au fond, ce que propose le MR, c’est la position soutenue par nombre de blogs depuis plusieurs semaines déjà (dont le fameux « from scratch ») Non que le politique ait à lire les blogs, évidemment, mais à démontrer sa capacité, en cas de crise, à appréhender les réalités de façon objective, rationnelle et constructive.
    Avec, peut-être, l’objectif d’un « bien commun » se substituant à la vision électoraliste et particratique…

  2. lucske dit :

    Sans tomber dans la flatterie, je suis heureux d’être tombé sur ce blog où je peux trouver quelques commentaires d’un certain niveau intellectuel…

    Je voudrais vous renvoyer à mon commentaire sur votre précédent post : il me semble démocratique et légitime d’organiser de nouvelles élections.

    Les arguments, je les ai déjà évoqués précedemment mais j’en rajouterais un : la campagne électorale a été faite dans l’illusion que rien n’avait changé…

    Rappelons-nous : seul le MR avait très discrètement évoqué la question (« le respect ») et les trois autre partis au contraire ne parlaient que de stabilité institutionnelle…

    Qu’en pensez-vous ?

    • Charles Bricman dit :

      Merci pour l’appréciation.
      De nouvelles élections? Ce sera peut-être le cas et le ton adopté par le PS est d’ailleurs déjà préélectoral. Mais cela peut-il aider à résoudre le problème dans un sens ou dans un autre? J’en doute. Supposons, comme cela semble devoir être le cas, que PS et N-VA en sortent encore renforcés. Sont-ce les « petits » qui empêchent la conclusion d’un accord?

      • lucske dit :

        Charles,

        je n’ai pas une appréciation pragmatique; je ne cherche pas quelle est la situation la plus facile à gérer. Je veux dire que lorsque la situation est historique (et elle l’est, passer d’un état fédéral à une confédération d’Etat c’est un événement essentiel), il me semble d’autant plus nécessaire à la fois de donner la parole au peuple (et si PS et NVA sont renforcés, cela ne me rendra certes pas heureux mais cela sera un choix conscient et volontaire du citoyen) et de respecter l’esprit de la constitution qui dit qu’une déclaration de révision de la constitution entraîne automatiquement une dissolution des chambrees (même s’il est vrai qu’on peut aller très loin sans réviser forpmellement la constitution).

        Vous demandez qu’on arrête les bricolages, vous avez raison. Mais pour ça, il faut revenir aux fondamentaux.

  3. pamina dit :

    Au fond, je ne suis pas très optimiste. J’ai trouvé dans Wiki un autre exemple de consociationalisme: « Post-Taliban Afghanistan’s political system has also been described as consociational »

  4. Francois dit :

    Cet amusant cette ligne :

     » volonté wallonne – portée par la gauche – de prendre en mains son destin économique. »

    quand on voit qu’ils s’accrochent mordicus aux transferts et une peur panique d’un appauvrissement

  5. Guillaume dit :

    Oui mais concrètement, à quoi ça sert encore d’avoir un pays fantôme dont la seule chose partagée sera la dette publique fédérale ? Car à part les pensions du privé, je ne crois pas que la NVA veuille autre chose qui reste au fédéral. Peeters résumait encore il y a quelques années les compétences communes à l’armée (déjà ça j’y crois pas), les lignes à haute tension et ce qui restera de justice alors que la Flandre dit clairement dans ses résolutions utiliser l’état belge pour paravent protecteur de toute condamnation internationale mais cet état fédéral ne pourra pas se retourner vers l’état fédéré autonome qui en est responsable, autrement dit la Flandre refuse qu’il existe une Cour Suprême.

  6. stef73 dit :

    Autre méthode de négociation, je veux bien mais je tique lorsque vous écrivez que « refuser la révolution copernicienne flamande serait mettre les flamands à genoux »,

    à moins que vous puissiez me démontrer que cette « révolution copernicienne » est autre chose qu’une manière de vouloir « dicter » (je choisis ce verbe à dessein) à l’autre partie un pays redessiné à 99% suivant les desiderata de la partie flamande.

    Vu de Sirius, il n’y a d’accord entre deux parties sur cette Terre (que ce soit entre le Paraguay et l’Argentine ou entre la Flandre et le reste de la Belgique) que, si les différentes parties en présentent, font des concessions par rapport à leur projet initial. Sinon, cela s’appelle un diktat. Dans un accord à égalité, il n’y a ni vainqueurs, ni vaincus. Il semble que M. de Wever n’ait pas cette vision des choses.

    • 7. dit :

      :-) le « compromis à la flamande », selon un gentil auditeur de la Première hier matin: « Nous on veut 100% de l’IPP aux Régions, vous vous voulez 0%… Un compromis c’est nous donner 50%, sinon c’est pas possible de négocier!! » ;-)

  7. 7. dit :

    D’accord avec Guillaume.
    On a souvent les défauts de ses qualités… le vôtre présentement est de voir le problème sous le prisme rationnel avec force analyses méthodologiques et historiques, de grande qualité soit dit en passant.

    Mais nous ne sommes pas dans le domaine du rationnel comme une équipe d’ingénieurs en train d’œuvrer dans le même sens pour trouver une solution optimale à un problème à un instant x! Il est facile de déduire ainsi mathématiquement des « évidences » du haut de sa planète Sirius… Non, nous sommes ici bas dans l’émotionnel!! Nous sommes en train de parler de concessions, de fierté, d’appauvrissement, d’identité, d’argent, d’humiliation, de solidarité, de rancœurs… L’analogie avec le mariage, très souvent usitée, est nettement plus pertinente!

    Techniquement parlant, s’il y a une position médiane de compromis possible, il n’y a pas de différence entre partir de la solution actuelle et « détricoter » ce qui se fait ensemble que de partir de zéro et « décider » ce qu’on veut faire ensemble comme vous le préconisez (à part que la deuxième est infiniment plus longue)… MAIS partir de zéro et demander à la NVA ce qu’elle veut bien partager (« de faire son marché dans le magasin Belgique » comme disait l’autre) revient à une capitulation totale face à la raison du plus fort.

    Nous sommes en plein dans l’émotion et, même convaincus que cela fonctionnerait mieux dans une coquille vide servant les deux, une majorité de wallon préférera se débrouiller tout seul plutôt que de voir les flamands « reprendre leurs billes » maintenant qu’ils ont tiré le maximum de l’entité commune et ne garder que ce qui leur sert.

    Un peu comme cet homme qui a fait de longues études de médecine pendant que Madame trimait pour faire bouillir la marmite, s’occuper de la maison, des gosses…. puis qui au faîte de sa réussite se barre avec sa secrétaire et vous fait un procès pour la garde des gosses. Vous continueriez à partager la maison de vacance et l’emprunt en cours vous? ;-)

    Nos compatriotes flamands ont beau jeu dans ce registre économique d’évoquer froidement une plus grande efficacité, une responsabilisation… et n’auraient pas de mal à convaincre n’importe quel économiste non impliqué que leur solution est la plus efficace. Mais parlons de facilités, de droit des minorités… et la relation s’inverse. L’imbroglio de la périphérie, sans rentrer dans ses absurdités, est-il efficace? Bien sûr que non. Mais il relève d’une peur irrationnelle (compréhensive je pense) et échappe à toute analyse logique pour les mêmes raisons. Et je vous laisse transposer à la problématique BHV ce que serait le résultat de faire table rase et d’aller négocier ce qu’on veut faire ensemble…

    Regardez l’histoire… est-ce le rationnel qui fait ou défait des états? Bien sûr que non. Nous sommes condamnés à aller de l’avant en aménageant notre bagage commun « historique et émotionnel », ou a nous séparer.

    • Guillaume dit :

      Je sais que le problème principal des négociations c’est la peur de chaque camp donc c’est purement émotionnel mais comme les Flamands sont majoritaires et riches relativement parlant dans ce pays, que les francophones n’ont aucun plan B bah en fait on connait le résultat de cette négociation, les francophones craqueront dans quelques mois tout au plus. En Flandre, ils ont changé X fois d’homme providentiel, ils ne peuvent pas en trouver un autre et tous les autres partis flamands ont brûlé leur crédibilité ces dernières années un peu aussi à cause des politiciens francophones qui n’ont pas saisi la balle au bond. Donc peu de chances que la NVA perde beaucoup de plumes dans les prochains mois puisque les « autres » sont pires.

      La seule chose donc à faire est s’adapter à l’énorme changement qui nous attend. Plus les politiciens francophones résisteront à la NVA, plus les conséquences pour la population qu’ils sont censés défendre vont être fortes et brutales alors qu’on peut négocier un dépeçage de l’état fédéral avec des dates butoires définitives. Ca permettrait au moins de s’y préparer enfin à ce plan B … Ce qui m’inquiète franchement c’est qu’on puisse encore croire ou feindre devant les caméras que c’est encore possible de gouverner avec les partis flamands car la NVA est un beau bouc émissaire mais à part les verts flamands, tous les autres ont le même programme confédéral à peu de choses près.

      • 7. dit :

        Oui, c’est pourquoi « limiter la casse » en ne concédant rien qu’on puisse regretter le jour du jugement dernier me parait une ligne de conduite tout à fait défendable. ;-)
        Sérieusement… à qui diable Louis Michel s’adresse-t-il lorsqu’il affirme croire en « l’éternité de la Belgique »??! A Charles Bricman peut-être? ;-)

    • Charles Bricman dit :

      Vous êtes un contradicteur tenace et talentueux, 7. Cela dit, je ne pense pas qu’on puisse faire dire aux analogies plus que ce qu’elles représentent: un outil pédagogique et métaphorique pour aider l’interlocuteur à comprendre votre raisonnement. La Belgique n’est pas un couple, en tout cas pas ce couple-là. Ou alors vous devriez aussi vous demander s’il n’est pas normal que le brillant médecin qui lutine sa jeune et jolie assistante juge un peu pesant que son épouse légitime prétende lui imposer les menus, la couleur de ses chemises et les vacances avec belle-maman. Vous voyez, ça dérape facilement en scène de ménage…
      D’autre part, vous mettez fort ben évidence le poids des émotions. Mais je crois précisément qu’une thérapie de couple ne peut se passer d’un thérapeute qui s’abstienne de prendre parti pour l’un ou pour l’autre. Il ne s’agit pas d’imposer des formules d’ingénieur, mais d’aider chacun à comprendre les désirs et les besoins de l’autre pour appréhender la situation de façon rationnelle, en maîtrisant les émotions. Moi je suis francophone et je m’adresse principalement aux francophones, sous le regard des Flamands. Et j’essaie ici de faire comprendre aux francophones ce qui explique l’attitude des Flamands.De les amener à témoigner à leur égard d’un minimum d’empathie car, voyez-vous, même dans un couple qui se déchire, je ne parviens pas à croire que tous les droits sont d’un côté, et tous les torts de l’autre. .

      • 7. dit :

        Entièrement d’accord avec vous sur ce recadrage (comme quoi la ténacité paye ;-) ). Je suis l’un des premiers à comprendre les états d’âmes flamands et j’appelle de mes vœux ce thérapeute qui tiendrait compte des désirs et besoins de CHACUN et non seulement du plus puissant.

        Bonne journée

  8. Soltan Griss dit :

    Charles,

    On peut discuter à loisir des torts des francophones et de leur soit disant obstination à ne pas vouloir se mettre au diapason des flamands, mais vous ne m’ôterez pas de l’esprit que le vrai nœud du problème est que les flamands entendent bien réaliser une OPA sur la SA Belgique et ainsi imposer leurs vues tant politiques qu’économiques. Mettant au passage les francophones tant à la diète financière que sous perfusion afin de mieux les contrôler / museler. Après tout, ils sont majoritaires non?

    En ce qui me concerne, je ne saurais y souscrire!

    Entrer dans la logique flamande de « révolution copernicienne » dans les termes avancés par la NV-A, son « toutou » le CD&V et, dans une moindre mesure, les autres partis flamands, ce n’est ni plus ni moins que céder à un diktat et consacrer l’OPA en question.

    Les flamands ne sont pas idiots et BDW, au premier rang, sait très bien ce que coûterait une indépendance flamande. Ce qu’ils essayent de faire, c’est de faire de la Belgique une coquille vide, un paravent, qui leur permettrait de continuer à profiter des avantages (Bruxelles capitale de l’Europe, image internationale, etc.) que procure cette dernière, sans souffrir des inconvénients (transferts Nord-Sud, etc.). De plus, en organisant un appauvrissement structurel de la partie francophone du pays, ils pourraient les mettre sous perfusion et ainsi les neutraliser sous peine de « fermer les robinets ».

    Bref, mon opinion est que nous avons plus à perdre de cette négociation qu’à aller à un clash institutionnel devant mener à une séparation pure et simple.

    A moins que les négociateurs francophones du cartel PS-CDH-ECOLO changent radicalement leur fusil d’épaule et négocient la « révolution copernicienne » des flamands au juste prix: élargissement de Bruxelles, fin de la sur-représentation flamande à Bruxelles, mise en place d’une véritable confédération Belge où les Etats confédérés seraient représentés de façon égalitaire au sein de l’institution confédérale (gérant la politique étrangère, la diplomatie, l’armée, le service de la dette de la Belgique pré-confédérale, éventuellement, une cour d’arbitrage pour les conflits entres Etats-membres et la gestion des quelques normes que l’on voudrait maintenir au dessus des Etats… la législation Européenne par exemple…)

    Ce n’est qu’à ces conditions que les francophones pourraient accepter d’endurer l’inévitable appauvrissement que leur imposerait la scission complète de l’IPP, de l’ISOC, de la sécurité sociale, etc. Il va bien évidemment de soi que l’IPP et l’ISOC seraient perçus sur le lieu de perception du revenu imposé et non plus sur le lieu d’établissement de celui qui perçoit le revenu, comme c’est d’application entre Etats indépendants.

    Si je ne parle pas d’un système de péréquation et de redistribution, c’est à dessein, l’on sait bien que les flamands n’en veulent plus!

    Enfin, pour vous paraphraser: « … l’échec actuel du processus de formation d’un gouvernement s’explique par l’apparente impuissance du modèle de pacification à gérer des choix binaires et polarisés. »
    Quand dans un couple la mésentente est totale, il vaut mieux se séparer.

    Dans le cas de la Belgique cela n’est probablement pas praticable à 100%, mais c’est pourtant à mon sens le seul choix raisonnable. La configuration confédérale étant probablement la plus praticable en ce sens qu’elle organise une séparation de corps et de bien au sein de l’indivision belge.

    Ceci dit, je suis d’accord avec vous sur un point, continuer à s’asseoir sur le chaudron ne pourra que mal finir et éventuellement déboucher à une situation à la Yougoslave….
    Ne riez pas, le belge n’est ni meilleur, ni moins bon que le serbe.

    Bien à vous,
    Soltan Griss

    • stef73 dit :

      Je souscris à 100% à ce dernier commentaire.
      La stratégie NVA-CD-NV (et j’inclurais aussi beaucoup d’OPEN-Vld) est limpide ;le paravent Belgique pour l’international et à l’intérieur, une Wallonie Bantoustan d’une grande Flandre.

    • Charles Bricman dit :

      Qu’est-ce que la « révolution copernicienne », sinon une forme du « confédéralisme » que vous semblez préconiser, Soltan? Je n’ai jamais dit qu’il fallait le construire selon tous les voeux des Flamands. C’est l’objet de la négociation. Je dis seulement qu’en refusant Copernic au nom de ce qui est et en usant des droits de la minorité, on aboutit à imposer à la majorité la loi de la minorité. Souvenez-vous de la Question royale: 58% des Belges pour le retour de Léopold III, 72% des Flamands, 48% des Bruxellois et 42% des Wallons. Léopold III a dû partir. C’était peut-être justifié, je ne parle pas de ça, mais c’est quand même l’avis de la majorité de la minorité qui a prévalu. C’est emblématique du système belge actuel. Je ne pense pas qu’il soit tenable à long terme. Ce n’est même pas de la morale. C’est mécanique.
      La responsabilisation des entités fédérées, ce n’est d’autre part pas la fin de la solidarité, seulement la fin d’un système dans lequel les régions n’ont pas à se préoccuper des conséquences de leurs décisions. Et ça non plus, ça ne peut pas tenir à long terme.

      • hansen dit :

        Léopold III a décidé volontairement de partir pour éviter la guerre civile, ce n’est pas un bon exemple et j’espère qu’on en arrivera pas là, bien que l’on aie déjà assisté à des cas isolé comme ce colleur d’affiches du fdf battu à mort à la

      • 7. dit :

        Je suis assez d’accord avec Soltan également. Le « vrai » confédéralisme qu’il prône est différent de ce à quoi on peut s’attendre d’une « révolution copernicienne » à la NVA et encore plus d’une reconstruction à zéro à la Reynders en ce que il reprend des ingrédients indispensables à un rapport équilibré: 1) élargissement de Bruxelles (les communes à facilité suffiraient voire même Linkebeek puisque l’on parle principalement de symbolique, d’émotionnel… ;-) ; 2) perception de l’impôt sur le lieu de travail; 3) un poids égal dans la structure décisionnelle centrale.

        M’est avis qu’aucun de ces points n’est obtenable (c’est un néologisme mais l’alternative ne me convient pas, c’est assez rare en français pour qu’il y soit remédié), surtout « en partant de zéro » face à un parti qui garde en ligne de mire une indépendance majeure. Par contre, en partant des acquis et en échangeant ceci contre cela… Ce qu’on appelle négocier, non?

      • stef73 dit :

        Dans un Etat fédéral, les notions de « majorité » et de « minorité » ne peuvent en aucun cas signifier la domination d’une région ou d’une nationalité sur l’autre, au seul motif que l’une a plus de poids démographique que l’autre, sinon à ce jeu-là la Californie ferait la loi aux Etats-Unis et l’Allemagne, la loi à tout le reste de l’Europe.

        Je trouve très choquant cette invocation de la « majorité » (sous-entendu « flamande ») contre la « minorité » (sous-entendu « francophone »). Les seules majorités légitimes sont les majorités issues des élections qui s’engagent sur un programme et qui peuvent devenir, à l’élection suivante, des minorités, suivant le sain principe de l’alternance démocratique.

        C’est pour cela que le vote en commission de la scission de BHV fut un événement traumatisant. Comme le serait tout nouveau vote, flamands contre wallons. Cette majorité-là, à base purement « ethnique », et donc non soumise à la sanction démocratique, serait une majorité d’oppression.

      • Soltan Griss dit :

        La « révolution copernicienne », c’est Bruxelles enclavée en Flandre, c’est BHV scindé sans conditions, c’est à (très court) terme la fin des facilités pour les francophones de la périphérie, c’est la fin des « transferts » et le non refinancement de Bruxelles, la régionalisation de l’IPP et de l’ISOC et la concurrence fiscale déloyale entre une Flandre riche et un ensemble Bruxelles-Wallonie beaucoup plus pauvres. Le tout dans une Belgique réduite à minima à les Flamands ont la main et tous les postes à visibilité (c’est déjà plus que partiellement le cas, ceci dit).

        Alors quand vous prétendez qu’il ne faut pas faire cette révolution selon le vœux des flamands, vous vous empressez d’ajouter que les francophones ont tort de résister.

        Quant à votre argument de la loi de la minorité, je le trouve spécieux. Certes en démocratie, c’est la majorité qui dicte sa loi. Mais vous savez aussi bien que dans tout état multiculturel (pour ne pas dire multi-ethnique) que lorsque la majorité est aussi le groupe culturel qui est numériquement le plus important cela mène immanquablement à des frictions et que le jeu normal de la démocratie ne saurait s’appliquer strictement faute de voir les aspirations du groupe le plus faible numériquement devoir sans cesse s’effacer devant celles de l’autre groupe.

        Or, hormis l’épisode tragique de la question royale (il y eut des morts), c’est le SEUL moment où la majorité n’a pas eu raison, parce que Léopold III a préféré abdiquer au profit de son fils que de suivre l’avis de la majorité. Vous savez parfaitement comment cela se serait terminé s’il avait suivi la majorité.

        Dans la plupart des cas, la recherche du comprommis a prévalu, avec comme exception notable la fixation de la frontière linguistique en ‘63, où la majorité flamande a IMPOSE le tracé à la minorité francophone.

        Arrêtez s’il vous plaît avec ce mythe flamand de la minorité qui domine la majorité, cela confine au ridicule.

        La seule grande faute des négociateurs francophones est de croire ou de vouloir faire croire qu’on s’en sortira sans appauvrissement. Dans tous les cas cela nous coûtera cher. Mais là où ils peuvent faire quelque chose, c’est en faisant en sorte que ce coût soit équitablement réparti, entre ceux qui ont les moyens (les flamands) et ceux qui en ont moins (les francophones). Mais de cela, ce sont les flamands qui ne semble pas en vouloir. Eux, ils voudraient plutôt garder leur prospérité pour eux et nous laisser crouler seuls sous le passif de la SA Belgique pendant que de leur côté ils en ont tous les leviers de contrôle entre les mains…

        Comprenez que cette perspective ne m’enchante guère.
        Comprenez également qu’à ces conditions, la séparation pure et simple est finalement un moindre mal.

        Bien à vous,
        Soltan Griss

    • 2B dit :

      [ceci est une fiction]

      La Grande Maison chocolatière Neuhaus existe depuis 150 ans.
      L’arrière petite fille Eliane Neuhaus s’est mariée à Bart de Bakker, arrière petit-fils de pâtissier.
      Leur couple na va pas bien et les dettes s’accumulent. Bart en a marre de renflouer la chocolaterie avec son ancien petit atelier de gaufres qui a bien grandi. Ils ne s’entendent même plus pour rénover le magasin Neuhaus Bruxellois qui décrépit, c’est pourtant la boutique la plus connue et elle tourne encore bien avec les gaufres de Bart.

      Charles demande à Bart que veut-il encore faire avec Eliane ?
      Bart lui répond: « rien, je veux être à mon compte mais quand-même encore co-gérer le magasin de Bruxelles parce j’ai encore besoin de la réputation de la maison Neuhaus et du comptoir pour pouvoir vendre mes gaufres…mais après je divorce le plus vite possible, ça c’est sûr…

      Je souscris également à l’analyse faite par Soltan Griss.
      Je ne comprends toujours pas votre obsession pour Copernic qui ne résout en rien ni Bruxelles, ni BHV, ni la hausse du spread de la dette, ni…rien.

  9. Christophe dit :

    La question pourrait paraître naïve, mais en dehors d’une haine aveugle et imbécile et d’un esprit revanchard, quels avantages réels pourrait tirer une Flandre indépendante ou quasiment autonome financièrement d’un appauvrissement durable et conséquent de la Wallonie ? Provoquer (même indirectement) l’étranglement économique d’un de ses principaux partenaire commercial n’est me semble-t-il pas la meilleure des configurations pour continuer à faire des affaires et à prospérer.

    • 7. dit :

      Raison de plus pour maintenir cela au Fédéral… Je vous prie de croire que le jour où les impôts et charges de nos compatriotes flamands ne sont plus versés dans la « cagnotte » commune j’y regarderais à deux fois avant d’acheter un produit ou d’engager une entreprise. Et j’ose espérer que je ne serais pas le seul. C’est sans doute ce qu’il pourrait arriver de mieux à l’économie wallonne (si nous étions forcés d’en arriver là).

      • Charles Bricman dit :

        Allons, 7, ceci n’est pas digne de vous. Cesseriez-vous donc d’acheter les lasagnes « Come a Casa » de chez Ter Beke, l’entreprise flamande que dirige le patron du Voka? Manque de pot, elles sont fabriquées à Wanze, comme d’autres produits de la même société (Les Nutons, L’Ardennaise…) le sont à Herstal ou à Marche-en-Famenne, et je doute que les travailleurs wallons de ces firmes vous en sachent gré… Vous ne lirez donc plus « Vers l’Avenir », c’est le groupe Corelio, ni Trends-Tendances, ni Le Vif-L’Express, c’est Roularta… Laissons-là l’inventaire et revenons aux choses sérieuses.

        • 7. dit :

          Je suis très sérieux mon cher ;-) .
          C’est le même discours qu’au niveau international où l’on applique le « libre-échange à sens unique », en mettant des barrières commerciales quand l’échange n’est plus à notre seul avantage… et où on nous dit qu’il faut acheter des Ford parcequ’elles sont fabriquées en Belgique. La nationalité de l’ouvrier est une chose, celle des bénéfices une autre.
          Si l’on achetait un peu moins de Ford et un peu plus de Peugeot on profiterait sans doute un petit peu plus des retombées, on pourrait peut-être arrêter de se plaindre que notre économie est totalement dépendante de celle des USA et les mêmes ouvriers fabriqueraient des Peugeot ou des voitures belges (l’exemple étant mal choisit) en Belgique.
          Attention, je ne fais pas de l’antiaméricanisme primaire ou du repli sur soi en disant cela… mais on devrait avoir un sens un peu plus politique de la consommation! Si les américains refusent d’appliquer chez eux les règles qu’ils dictent partout dans le monde on pourrait p-e en tenir compte en faisant ses courses et cela ne durerait pas longtemps (et je n’entame pas le sujet des diktats de l’OMC aux pays émergents, ouf).
          Bref… tout cela pour dire que si nos amis flamands veulent garder leur prospérité pour eux, je me ferais une joie de consommer « wallon » favorisant ainsi l’essor d’entreprises concurrentes de celles dont les bénéfices filent vers le nord. Très exactement comme cela s’est produit en Slovaquie… comme quoi ce que je dit n’est peut-être pas totalement stupide.

          • 7. dit :

            PS: justement, depuis qqs années on parle en coulisse de nombreuses sociétés wallonnes et bruxelloise dans lesquelles des majorités flamandes s’installent et déménagent les sièges sociaux un peu plus… au nord. Serait-ce fortuit?

    • Charles Bricman dit :

      Mais vous illustrez très bien toute la formidable ambiguïté qui pèse là-dessus: l’accroissement des compétences des régions et leur responsabilisation financière n’est pas un moyen d’appauvrir les régions! Sauf à penser que les Wallons sont trop cons pour gérer correctement leur boutique et la tenir ouverte sans bénéficier d’un droit de tirage certes pas illimité mais inconditionnel sur la cagnotte fédérale comme c’est le cas avec les dotations dont tous les économistes, francophones compris, soulignent la perversité (une région n’a aucun intérêt à progresser car elle y perdrait de l’argent fédéral). Les Flamands veulent y substituer une solidarité transparente, comme c’est par exemple le cas avec le Finanzausgleich à l’allemande (péréquation fiscale). Même la N-VA accepte ce principe, on feint de l’oublier. Ils râlent simplement quand ils voient, par exemple, grossir en Wallonie les effectifs du secteur public dont les pensions seront, plus tard, à charge du budget fédéral… La loi de financement actuelle est une bombe à retardement qui ruinera l’Etat fédéral sans avoir sauvé la Wallonie.

      • Soltan Griss dit :

        Erreur! La N-VA ne veut rien d’autre que la fin des transferts! Il n’est nulle part question d’une Finanzausgleich (péréquation fiscale) à l’allemande.

        Quant au grossissement du secteur public et para-public, c’est un problème tout aussi criant en Flandre! La « réglementite aigüe » et la multiplication des organismes et institutions para-régionales en Flandre est d’ailleurs de plus en plus pointée du doigt comme facteur d’inefficacité croissante, ce qui expliquerait en grande partie la désaffection des investisseurs pour la Flandre au bénéfice de la Wallonie.

        Vous avez cependant raison en affirmant que « la loi de financement actuelle est une bombe à retardement qui ruinera l’Etat fédéral… »

  10. Martens De Haene ne disaient-ils pas, Charles, que l’article 35 ne pourrait jamais être appliqué qu’avec l’introduction des notions de compétences concurrentes et de hiérarchie des normes ?

    • Charles Bricman dit :

      Je ne te le fais pas dire.

    • 2B dit :

      Sauf qu’à l’époque, la principale force électorale d’une des Entités n’affirmait pas prioritairement et publiquement sa volonté d’indépendance à terme. A présent, c’est ce fait objectif qui, en dehors de toute émotion ou autres prémisses, faussera probablement pour longtemps toute réforme en profondeur de nos Institutions. Fusse-t-elle copernicienne, nécessaire, équilibrée et juste.

    • Soltan Griss dit :

      Et de hiérarchie des normes personne en Flandre ne veut en entendre parler…

      Dans ces conditions, impossible de maintenir un niveau commun qui ne soit autre que minimal et issu d’un « contrat » (un traité) opposable à des tiers en cas de conflit (devant un tribunal international??)

      Bref, au mieux le confédéralisme au pire le séparatisme… ou l’inverse…

  11. Boudewijn Vanpeteghem dit :

    Intéressant votre blog.
    Je vous suggère le mien. Dernier en date: Verkiezingen worden steeds waarschijnlijker.
    http://trends.rnews.be/nl/economie/opinie/columns/trends-opinie/verkiezingen-worden-steeds-waarschijnlijker/opinie-1194830141002.htm

  12. jo moreau dit :

    Ne faudrait-il pas recentrer le débat sur : Qu’est ce qu’une nouvelle structure de type confédéral pourrait apporter à la Wallonie et à Bruxelles, et l’envisager sur l’angle des économies (faramineuses) à réaliser obligatoirement, et non sur le refus de principe parce que « ce sont les flamands qui le propose… »
    Nous aurions l’opportunité formidable -sinon l’obligation- de refonder notre région-état sur base d’une conception résolument moderne et tournée vers l’avenir, et ce dans tous les secteurs.
    Mais il faudrait évidemment bousculer toutes les baronnies, qu’elles soient de droite ou de gauche, et je crois que là se situe le plus grand blocage…

  13. pamina dit :

    Bonjour, jo-john ;0)
    E-VI-DEM-MENT. Mais là, l’alibi est tout trouvé; la critique des diktats flamands remplace celle d’un « populisme » ou « poujadisme », doublé de « simplisme » -car telle était la réponse à la colère légitime des citoyens après les scandales du Californiagate, du Donfutgate, du Daerdengate. Soit dit en passant, celui-ci est toujours pendant: mais ayez pitié des membres du comité de déontologie PS, des gens remarquaaaaaaables qui travaillent bénévolement, depuis tout ce temps. on espère qu’Edmée de Goreve, grande amie de la Famille, leur offrira aussi quelques jours de repos aux Canaries…
    Il ne peut y avoir de reconstruction saine, sur des bases qui n’ont pas été assainies. je suis profondément désolée que ce simple constat puisse être assimilé aux propos d’un certain Poujade…

  14. BrunoK dit :

    Le grand problème avec une révolution copernicienne , c’est qu’elle ne peut pas se faire sans dommages collatéraux et ceux-ci dans le cas de la Belgique ne se feront qu’au détriment des plus faibles : ce seront les plus pauvres en Wallonie et à Bruxelles qui en pâtiront , notamment par une certaine délocalisation d’entreprises vers la Flandre en raison d’un attrait fiscal supérieur de cette région dans le nouveau contexte : plus de chômeurs encore en Wallonie-Bruxelles .Ce seront aussi les francophones en Flandre qui seront de plus en plus assimilés à des étrangers . Ce sera Bruxelles dont la gestion sera plus difficile et l’extension -nécessaire à toute grande ville- compromise .
    En fait , tout se passe comme si nous avions une demeure qui nécessite des changements : les uns désirent quelques réparations permettant à tous ses habitants de continuer à vivre plus ou moins confortablement pendant la durée de celles-ci , d’autres voudraient ne garder que la façade et changer tout l’intérieur sans pouvoir garantir à chacun le confort pendant les travaux , avec la question suivante : à qui le confort avant que la maison ne soit totalement et harmonieusement refaite . En fait ce brave Jean de la Fontaine n’avait pas tout à fait tort : « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ». A mon avis ( en ce moment à cette heure concernant l’avis!) , il faut bâtir à partir de ce que nous avons ….

    • 2B dit :

      Pour compléter votre métaphore du bâtiment (qui par nature a toujours des limites – j’en conviens), je dirais que ceux qui veulent changer tout l’intérieur veulent aussi cloisonner le plus hermétiquement possible leur appartement en ne payant plus ou presque les communs tout en gardant la façade qui se décompose à vue d’œil dans laquelle il ne veulent pas mettre un sous non plus. Bol extraordinaire pour les co-propriétaires ci-dessus: leur appartement jouxte l’entièreté de la façade ;-)

      • hansen dit :

        oui mais alors que tous les co-propriétaires mettent de l’argent pour la façade et les communs, du côté wallon tout continue à se dégrader pcq la Wallonie est un tonneau des Danaïdes et la Flandre et Bruxelles veulent que cela s’arrête, les wallons le savent mais ils font semblant de ne pas comprendre poussent de grands cris, Bart a raison de les forcer petit à petit à prendre leurs responsbilités au lieu de se contenter de puiser dans le fonds de réserve fédéral alimenté principalement par les autres régions

        • 2B dit :

          On va pas épiloguer mais c’est faux, pour la façade (BXL), un des copro ne veut plus mettre d’argent au pot, alors que cette façade est leur comptoir, leur pas de porte, leur enseigne. L’autre copro se trouve côté jardin, sans accès direct à la façade, alors qu’il en a tout autant besoin et lui n’a pas d’objection à y mettre au pot. De plus, ce copro là a eu plein d’emmerdes depuis 50 ans avec ses entrepreneurs, l’humidité et des champignons. Le syndic acceptait les frais pour les lourdes réparations à condition de rendre l’autre appart de devant beaucoup plus confortable avec un nouveau parquet, un feu ouvert blinquant etc…

          • hansen dit :

            vous avez sans doute raison pcq il y a de la mauvaise foi des deux côtés, pourtant cette semaine encore la rtbf (dans « questions à la une ») comparait ce que le brabant flamand et le brabant wallon ont fait de la dotation fédérale et la différence faisait peine à voir (est-ce de l’intox?
            pourtant la rtbf n’est pas une tv flamande que je sache)

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