Nous passions de belles vacances dans le sud de l’Italie, dans la province montagneuse d’Avellino, qui surplombe la baie de Naples et accueillit, jadis, les troupes d’Hannibal se remettant des délices de Capoue. J’essayais d’extraire mon Opel de location d’un champ où je l’avais laissée pour rejoindre une antique église troglodyte, où l’on célébrait la Ste Anne. Comme je voulais une automatique, il avait fallu la faire venir de Rome, dont elle portait l’immatriculation. Un cambio automatico! Ma perchè no una bicicletta, allora? avait commenté le garagiste en levant les bras au ciel…
Comme nous progressions lentement au milieu d’une foule de villageois qui rentraient à pied du sanctuaire, j’entendis un juron justifié par ma plaque minéralogique:
- Aaah! Questi Romani…
Aucun pays n’aime sa capitale. Parisien, tête de chien, parigot, tête de veau, maugrée-t-on volontiers en France profonde. Flamands et Wallons en ont autant pour les Bruxellois, kiekefretters pour les uns, bruçelaires pour les autres.
C’est plus amusant que vraiment méchant. Aussi bien, ce n’est pas toujours immérité, doit honnêtement reconnaître le ketje que je suis… En l’assumant, pour le meilleur et pour le pire. Car il y a un « meilleur » aussi. Pour autant que la capitale fasse honnêtement son boulot de capitale.
Et capitale, si modeste qu’elle soit dans ses dimensions à côté de ses consoeurs plus clinquantes, Bruxelles l’est au moins à la puissance trois: capitale de la Belgique par naissance, capitale de l’Europe et double capitale des communautés flamande et française par conventions.
C’est la triple raison pour laquelle Bruxelles serait sans aucun doute celle qui aurait le plus à perdre dans la disparition de la Belgique.
Mais ce n’est pas évidemment suffisant pour enrayer ce trou noir vers lequel nous attirent des politiques centrifuges. Pourquoi Flamands et Wallons renonceraient-ils à n’importe lequel de leurs intérêts légitimes si le bénéfice de cette abnégation devait être réservé aux seuls Bruxellois?
Cette question est aussi ancienne que la « guerre des Belges ». Il me semble qu’elle devrait inciter les Bruxellois à regarder plus loin que les flèches et guichets de leurs dix-neuf hôtels de ville et maisons communales.
C’est un problème de positionnement en fait. De stratégie. Depuis un siècle et demi, je crois qu’on l’aborde du mauvais côté et qu’on n’y apporte que de mauvaises réponses.
Dans un premier temps, Bruxelles fut essentiellement le siège du pouvoir politique, administratif et économique, au cœur d’un Etat qui paraissait improbable, issu des convulsions du XIXe siècle et de la révolution industrielle. L’emblème en est, plus encore que le Palais de la Nation et celui du Roi, une façade de la rue Royale. Celle de la Société Générale qui fit la Belgique avant de se défaire.
Cette époque fut brillante et prospère pour une « Belgique d’en haut », longtemps sourde aux modestes aspirations de populations wallonnes et flamandes qui n’avaient pas voix au chapitre, ni droit à leur part du gâteau.
Le suffrage universel, en 1919, leur donna la parole qui leur manquait. Les uns l’exprimèrent en flamand, comme on disait à l’époque, les autres en ce français qui était la langue du pouvoir, celles des cours d’Ancien Régime d’abord, des conseils d’administration et de la bourgeoisie possédante ensuite.
Et Bruxelles, ville flamande, se « francisa ». Le pouvoir conserva la sienne, la classe moyenne de fonctionnaires et de commerçants qui se développa dans son sillage, la lui emprunta.
Les Flamands vivent depuis avec le sentiment qu’on leur arracha cette ville qui leur devenait étrangère, dernier bastion fransquillon échappant à la longue Reconquista de la Flandre par son peuple. Sentiment qui n’est qu’en partie justifié: la francisation de Bruxelles procéda tout aussi bien d’une « immigration » wallonne que flamande.
La Flandre, de surcroît, misa moins sur la capitale comme ascenseur social que sur elle-même, profitant du développement d’une classe moyenne endogène. Bien plus prospère au départ, la Wallonie vit cependant son avance se réduire, puis fondre pour se transformer en déclin. Elle en accusa, non sans raison, un pouvoir économique n’ayant d’yeux que pour la première et la dernière ligne de ses comptes de pertes et profits. C’est-à-dire: Bruxelles.
Doublement mal-aimée, Bruxelles perdit progressivement son pouvoir pour n’en être plus que le lieu symbolique: ses nouveaux détenteurs y arrivent désormais à 8 heures, en voiture avec chauffeur ou en train, pour en repartir à la tombée du soir, dans les encombrements du ring extérieur et des gares. En termes de PIB, Bruxelles est toujours la région la plus prospère du pays, parce que c’est toujours ici que l’on paie les salaires. Mais il y a de moins en moins de Bruxellois qui les perçoivent.
Et le pouvoir s’exerce toujours depuis le siège bruxellois de si nombreuses institutions publiques et privées. Mais qui songerait à en confier à des Bruxellois? A qui, d’abord?
Comme il arrive souvent, le balancier est reparti dans un sens, aussi vite et aussi loin qu’il était monté dans l’autre. Il est de l »‘intérêt de tous qu’il revienne à l’équilibre pour ne plus fluctuer que dans son voisinage immédiat.
On n’en prend pas le chemin.
Pour les architectes flamands des nouvelles institutions, la cause est entendue: il y a deux grandes communautés dans ce pays, les Flamands et les Wallons, ils doivent être maîtres chez eux, dans leurs frontières respectives, et gérer de commun accord leur capitale partagée, comme il y a deux co-princes à Andorre: le président de la France, en tant que successeur du comte de Foix, et l’évêque d’Urgell.
Les Wallons, pour l’heure, sont plus gourmands: ils tâteraient plus volontiers d’une fédération Wallonie-Bruxelles sous couvert communautaire, quitte à en faire une Belgique résiduelle s’il prenait aux Flamands la volonté de prendre le large.
La majorité politique bruxelloise actuelle, francophone, penche pour cette deuxième solution.
Ce qui, d’un point de vue bruxellois, me paraît franchement suicidaire.
Les Bruxellois méritent une troisième voie. Pas l’indépendance, non. Ce serait absurde. Ni même Brussels DC dans de fort souhaitables mais encore très hypothétiques Etats-Unis d’Europe.
Une ville-région-capitale, tout simplement, très modestement. Ce qui suppose un tout autre positionnement stratégique dans la Belgique de demain. Ni condominium franco-flamand, ni avant-poste wallon. Un carrefour, un point de rencontre géré par ses citoyens, pour ses citoyens et vivant principalement des services rendus aux autres régions. Equidistante de chacune d’elles, mais solidaire avec l’une aussi bien qu’avec l’autre.
Pas arbitre non plus, non: les arbitres s’achètent trop facilement. Une zone communautairement neutre, ni flamande, ni wallonne. Bruxelloise. Et comptable de ses engagements vis-à-vis des autres. Un symbiote. Sans revendications symboliques, ni de frontières. Plus que bilingue: multiculturelle par nature. Polyglotte.
C’est un rêve que sous une forme ou sous une autre, avec des variantes qui ne touchent pas à l’essentiel, on fait de plus en plus souvent à Bruxelles. Ici et là, fleurissent des initiatives qui se profilent comme des préfigurations des richesses qui en suivraient. Dans la culture notamment, comme le Kunstenfestivaldesarts. Dans la politique parfois, comme avec les apôtres de ProBruxsel. Mais pour aboutir, les sièges parlementaires ne suffisent pas. C’est dans la tête de ceux qui les occupent que ça doit se passer.
PS: Quand j’aurai fait mon choix, je n’aurai aucune difficulté à en faire part à ceux qui le souhaitent, à titre d’information. Mais je ne formule pas de recommandation de vote. La référence à un parti politique présentant des candidats aux élections du 13 juin n’est faite ici que pour illustrer mon propos.

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Ah ! Charles. Une ville-région- capitale, c’est exactement ce que Bruxelles est, dans les faits et dans la Constitution, actuellement. Vous ne rêvez pas : Bruxelles est au service de la Nation, de la Flandre, de la Wallonie (en tant que « capitale » de la Communauté française (titre de capitale usurpé autant que pour la Communauté famande bien entendu), et de l’Europe.
Si vous alliez convaincre Bart De Wever, Alexander de Croo, Marianne Thyssen, et même Wouter Van Besien qu’il faut qu’ils laissent Bruxelles choisir son destin, vous aurez une chance que votre rêve reste réalité. Sinon, quel que soit notre avenir, vous pourrez en effet rêver à tous les progrès que nous aurions pu faire si on ne nous avait pas cassé notre rêve. Pour autant, bien sûr, que vous guérissiez entre-temps de votre syndrome de Stockholm !
Marcel Sel
Depuis la Place du Châtelain (sauf le mercredi).
Autant je vois plus ou moins clair dans les destinées à venir de la Wallonie et de la Flandre, autant le cas de Bruxelles me semble plus incertain.
La région est prestigieuse puisqu’elle abrite le siège d’institutions internationales mais sa population est pauvre peu instruite. La richesse est produite en (grande) banlieue, autour d’un aéroport « national » situé en Flandre. Et la politique d’améngament du territoire à Bruxelles incite autant à rire qu’à pleurer. Carrefour oui, vie culturelle intense, certes mais aussi saleté, insécurité, délinquance.
On entend beaucoup dire, et pas plus tard que dimanche sur les plateaux de la RTBF que Bruxelles est de moins en moins francophone et de plus en plus multiculturelle.C’est la thèse flamande, c’est aussi la réalité sociologique. Et cela nous promet des débats bien compliqués encore.
@Hugues : il faut arrêter de vous laisser plonger la tête dans des concepts qui sont de purs produits nationalistes. Bruxelles n’est pas « de moins en moins francophone » sous prétexte qu’elle serait « de plus en plus cosmopolite ». En fait, la seule chose que Bruxelles est « de moins en moins », c’est « flamande ». D’après la VUB (en 2005), 95% des habitants parlent de bien à très bien le français. 68% sont de langue maternelle française. Contre 12% de langue maternelle néerlandaise. D’après certains crétins, on parlerait plus l’arabe que le français à Bruxelles. Tout d’abord, l’arabe n’est parlé que par une minorité d’immigrés et encore moins d’enfants d’immigrés, qui viennent de régions où l’on parle marocain ou berbère. Ensuite, les Nord-Africains produisent des Belges francophones le plus souvent, surtout à Bruxelles. Les distinguer des « autres » francophones, c’est leur refuser leur droit au choix d’une langue nationale dans leur pays. La réalité sociologique de Bruxelles, c’est que le ciment de la ville est le français, et rien d’autre. Je trouve délirant que ces Flamands qui pour être 58% dans le pays prétendent être une majorité arrivent à faire dire à des Francophones en principe éclairés que 68% des Bruxellois francophones constitueraient une… minorité ! Vive les maths !
je ne suis pas certain que d’ici dix ou quinze ans le ciment de la majorité de la population soit encore le Français. Pär contre l’islam me semble bien placé pour prendre ce rôle. Qui vivra verra
Il est vrai que la vraie victoire est avant tout de faire avancer nos idées, et si elles sont reprises tant mieux.
Mais, c’est bien la première fois que je me fais traiter d’apôtre ;0)
@Hugues : Dans quinze ans, on aurait 30 à 40% de musulmans à Bruxelles, contre 90% de francophones. Je crois que vous n’êtes pas bon en mathématique. Saviez-vous qu’imposer l’islam est un péché (mauvais point) dans la religion musulmane ?
Moi, je suis Wallon, mais j’aime beaucoup Bruxelles (peut-être parce que je ne suis Wallon que depuis deux ans…)! Sans rire, je ne suis pas sûr que Bruxelles a le plus à perdre d’une scission du pays : elle serait même la plus riche si elle se liait à la Région wallonne (retapée?) et si les milliers de navetteurs flamands y payaient à l’avenir leurs impôts. On peut (deux fois) rêver, non ?
@Philippe: Et pourquoi voudrais-tu que les navetteurs flamands viennent encore à Bruxelles en cas de scission? Pour profiter du confort des bus de la STIB?
Et même: en cas de scission, deux personnalités de droit international. Et je t’assure: si tu résides en France et que tu bosses en Belgique, c’est pas Reynders qui palpera tes impôts, tu sais! Essayerait-il qu’on verrait fissa le REP sauter sur Bruxelles!
Dans l’autre sens, c’est même pour ça qu’on voit tant de patrons français résider en Belgique et surpeupler le Thalys: fini l’ISF pour eux, même si ladite fortune est en France.
Enfin, la richesse de Bxl, ça me fait un peu rigoler à chaque fois que je pense à Cureghem. Ce sont les chiffres du PIB, qui enregistrent effectivement les salaires là où ils sont promérités… et pas dépensés. Un navetteur, ça vient avec ses tartines! Vois d’ailleurs la théorie là-dessus: les chiffres du PIB sont tjs biaisés, pcq ne tiennent pas compte de la différence entre lieu de la résidence et lieu de l’activité professionnelle.
@Charles : mais bon sang, vous réduisez Bruxelles à Cureghem ? Autant réduire Paris à la Goutte d’Or, Anvers à Doel et Londres à Stattford. Bon, je vais vous étonnez, mais saviez-vous qu’il y a à Bruxelles plus de 150.000 Flamands (habitants de Flandre, donc, dont au moins un tiers sont francophones) qui travaillent hors de l »administration ? La Région bruxelloise est à ce titre, en emploi privés la première source d’emploi flamand en Belgique, avant même le Port d’Anvers. Bien sûr, tout est fait pour extraire un maximum vers la Flandre. Sauf que l’enclavement ne donne aucune chance à la Wallonie de tirer profit, à long terme, de cette ville qui est autant la capitale des Wallons que des Flamands. Tout le fret aérien est happé vers Zaventem, en Flandre. Evidemment, ça fait beaucoup, beaucoup d’emplois, ça aussi. Mais s’il n’y avait pas Brussels, Belgium, Zaventem serait encore une bourgade avec un petit terrain d’atterrissage, oui, mais pour modèles réduits.
Bon apéro.
Moeten jullie goed weten dat Brussel een Vlaamse stad is en dat altijd zal blijven. Vlaanderen zal Brussel nooit loslaten en zeker niet om samen te gaan mer Wallonië om zo een klein België te vormen. Het is jullie droom misschien wel maar jullie zeggen altijd NON dus wij dan ook maar.
Ik dit land zouden al deze problemen eigenlijk wegvallen als 1 essentieel probleem wordt aangepakt. Franstaligen in Wallonië en Brussel; erken Vlaanderen als Nederlandstalig en respecteer dat feit. Erken Brussel als tweetalig en eigen de stad niet toe aan alleen de Franstaligen. Probeer als tweede taal Nederlands te leren want daar gaat het om. Milquet zegt wel « eendracht maakt macht » maar ondertussen is het op Franstalige scholen zelfs niet meer verplicht de eerste landstaal namelijk het Nederlands te leren. Hoe verwachten jullie dan nog met ons te kunnen praten? aaaah ja, de Vlaming moet maar Frans spreken hé!!!
Zolang België een land blijft waar tweetaligheid betekent: Het recht geen Nederlands te moeten leren. Blijft de toekomst voor jullie dierbare België er somber uitzien. Zelfs jullie beste politici spreken nog geen Nederlands. Schande schande schande. Denk daar maar eens over na als je dit tenminste gelezen krijgt. Als dat niet kan (wat een even grote schande is) geef je eigenlijk niets om België want om België geven is minstens tweetalig zijn!!!
Ooh ja, dit nog even aan Philippe:
1/3 van de pendelaars naar Brussel is Waal, laat die dan ook even hun rekening betalen hé. Of nee makkelijker, steek alles wat in dit land niet naar jou zin is op de Vlamingen hé. Das lekker makkelijk!!! Het klassieke Franstalige discours.
Ps: de wetenschap heeft aangetoont dat tweetaligheid je intelligenter maakt. Ik spreek 3 talen XD Jullie maar één hahahaha
@Joris: Ik zou maar één woordje bij uw eerste zin toevoegen: « Brussel is ook een Vlaamse stad ». Niet alleen. Voor wat overblijft, heb ik geen enkel probleem te erkennen dat Vlaanderen Nederlandstalig is. U moet niet Frans kennen om met mij te praten. Waarschijnlijk is mijn Nederlands soms gebrekkig (waarvoor ik mij verontschuldig) maar een taal beschouw ik als een communicatiemiddel zowel als een middel om na te denken.
Bedankt voor uw kommentaar.
Daar heb ik geen probleem mee om dat toe te voegen, het is inderdaad « ook » een Vlaamse stad. Van mij mag Brussel, met plezier, ook een stad zijn van wie het wil. Maar niet enkel van Franstalig België zoals vele Franstalige politici veronderstellen. Ik hoor Pique op televisie altijd maar aanleunen bij Franstalig België en kwaad spreken over Vlaanderen. Dat doet pijn als Vlaming.
En je moet je niet verontschuldigen dat je Nederlands niet zo goed is. Ik maak ook fouten als ik Frans spreek of schrijf. Het is al super dat je Nederlands wil spreken en schrijven. Als iedereen in dit land die instelling had dan zouden er veel minder communautaire problemen zijn.
Als België een mooie toekomst wil dan moet tweetaligheid verplicht worden voor iedereen. Volgens de laatste tellingen spreken 52% van de Vlamingen degelijk Frans tegenover 12% Franstaligen die Nederlands spreken. Beide moeten omhoog maar het is duidelijk wie toch wat meer zijn best moet doen. Ik hoop dat we het daarover eens zijn.
Aan Charles Bricman:
Het is misschien een idee om uw Blog 2talig te maken hé en uw artikels zowel in het Nederlands als Frans te schrijven. U zou dan ook de grootse bevolkingsgroep van dit land bereiken i.p.v. alleen de Franstalige minderheid. Toch een goed voorstel… of niet?
Antwoord: Ja, maar ‘t is niet zo gemakkelijk. Dit blog neemt mij al veel tijd en, zoals reeds gezegd, voel ik mij niet bereid om rechtstreeks in het Nederlands te schrijven. Systematische vertalingen van alle artikels zou misschien ook vermoeiend zijn voor de lezer. Maar ik zou graag met een Vlaamse blogger meewerken, in de geest van de City-blogs als « Gent blogt » bijv. Ben altijd open voor discussie, als iemand een interesse daarin ziet.
@Joris: Tweetaligheid: Daarover zijn we het eens, inderdaad. In mijn artikel hierboven zeg ik ook dat een « fédération Wallonie – Bruxelles » geen goede idee is volgens mij. Ik denk dat Brussel een partner voor Wallonië EN voor Vlaanderen moet zijn, zonder principiële voorkeur onder hen. Een beetje zoals de Duitstalige Gemeenschap. Ik weet dat dit de standpunt niet is van de meeste Franstalige politici en ik betreur dat, maar het is geen reden om dit niet te verdedigen. Soljenitsyne zei: « Une parole de vérité pèse plus que le monde entier ».
Avertissement:Je sens venir le moment où je vais être contraint de « modérer » les propos de ce commentateur qui s’enhardit progressivement jusqu’à devenir discourtois avec d’autres intervenants et avec moi-même – ce dont personnellement je ne me soucie guère. J’avertis mes lecteurs pour qu’ils ne s’étonnent pas des mesures que je serais éventuellement amené à prendre. Ces commentaires sont ouverts aux opinions les plus radicalement divergentes, mais dans le respect des personnes et sans déformation des opinions qu’elles ont émises. Tout le monde peut voir dans un précédent commentaire que Joris s’est contenté de me suggérer de rendre mon blog bilingue pour avoir plus de lecteurs en Flandre et ne l’a aucunement « exigé ». Je publie le commentaire ci-dessous dans son intégralité pour permettre à tout un chacun de juger sur pièces. – Charles.
@Karel Bricman : Joris zegt dat de Vlamingen intelligenter zijn omdat zij zogezegd zo goed Frans praaten (en, Jorisken, ik spreek 6 talen en kan mij uitdrukken in zo’n 5 anderen, daarom ben ik niet noodzakelijk inteligenter) en Charles wordt Karel. Joris vraagt om Karels blog tweetalig te maken en Charles betreurt geen Karel te kunnen worden omdat hij daarvoor geen tijd heeft. Joris eist tweetaligheid over gans België en Karel geeft hem gelijk (wij zullen hem later Aarlen en Malmedy laten bezoeken om uit te leggen aan de bevolking waarom zij een taal moet leren die ze haast geen kans heeft om te gebruiiken terwijk Duits vitaal is in hun streek). Joris vraagt nooit geen kritiek te uiten op de Vlamingen omdat het niet leuk is en Charles geeft toe. Ja, ja, ja, ja, zegt Karel.
On a bien un phénomène à combattre dans ce pays, Charles, c’est le communautarisme, aussi bien flamand que francophone. Au vu des sondages, le premier emporte 40% des suffrages, le second, rien, une épine, une aiguille. Au vu des actes, plusieurs communes wallonnes offrent spontanément des facilités aux Néerlandophones (Braine, Waterloo, Durbuy, Laroche, Wavre, etc.), montrant ainsi qu’on peut parfaitement voir les choses d’un angle autre que linguistique. L’extrémisme de Geert Bourgeois (et de Jan Jambon, Bart De Wever, etc.) n’est pas un phénomène rigolo de passage, c’est au contraire le signe d’un nationalisme plus solidement que la démocratie en Flandre. Voyez les bourgmestres, quand elle doit choisir la démocratie contre l’éthnocentrisme, elle choisit toujours l’ethnocentrisme.
Il n’y a aucun moyen d’entrer dans la logique nationaliste sans quitter la logique démocrate. Il n’y a aucune possibilité d’être d’accord sur la phrase : « Bruxelles est aussi flamande ». Il n’y a aucun moyen d’accepter qu’un néerrlandophone qui parle soi-disant parfaitement le français, qui vient écrire en néerlandais sur votre site arguant que les polyglottes sont plus intelligents et qu’il y en a 4 fois plus en Flandre, trouve normal de prôner que votre site devienne bilingue alors qu’il exige, dans le même temps, qu’on reconnaisse la Flandre comme une « nation unilingue ». A chaque flamingant qui passe, Charles, vous vous faites un peu plus Karel pour faire croire que vous êtes tolérant. En réalité, vous êtes le ventre mou de la Belgique, celui-là même qui, par esprit de facilité intellectuelle, avez laissé le nationalisme flamand se développer, refusant à chaque évidence qu’on vous mettait sous les yeux d’admettre qu’il y avait un gros problème d’identité en Flandre, dont aujourd’hui la Belgique paye le prix.
@Joris : Brussel is noch vlaams noch waals, het is een stad waarvan de voertaal Frans is (95% v.d.inwoners). Alle steden behoren tot hun inwoners. Indien Vlamingen Brussel wilden behouden en haar Vlaamse karakter laten bloeien, moesten zij maar in Brussel blijven. Een stad kunt u niet opeisen, de enige Vlamingen die een recht hebben op Brussel zijn degenen die er wonen en die meedoen aan de samenleving. Zolang u dat niet verstaat bestaat er geen oplossing voor België.
Vraag : gezien 50% van de Vlamingen perfect Frans spreken, waarom zou deze webstek tweetalig moeten zijn ? Hoeveel Vlaamse webstekken van journalisten zijn tweetalig ?
Charles: ik steun u in uw pleidooi om van Brussel een gelijkwaardig (wat nu niet het geval is) gewest te maken en een stad van iedereen voor iedereen die er wil wonen. Een stad die neutraal is ten opzicht van haar twee grootste partners, Vlaanderen en Wallonië. Laat ons hopen dat de politici na 13 Juni bereidt zijn om een grote staatshervorming te realiseren waarin Brussel deze rol krijgt toebedeeld. Maar ik vrees er een beetje voor want als Vlaming die vaak ik contact komt met Franstaligen (mijn vriendin is Brusselse) merk ik toch dat het water tussen beide gemeenschappen heel heel heel diep is en de ideeën vaak haaks op elkaar staan. Wij kennen elkaar niet meer en dat zal niet veranderen als we elkaars taal niet beter leren spreken.
Er is een grote staatshervorming nodig, niet alleen voor België en Brussel maar ook de Belgen zelf moeten zich hervormen, hun vooroordelen laten varen en hun eigen geesten openstellen voor de mening van de andere gemeenschap.
Merci pour le chat intéressante et la prochaine
@Joris: Het water is heel diep tussen de politici, en ook tussen sommige gewone burgers, inderdaad (zie hierboven). Ik wil een andere stem laten horen. « Je suis un Sioux qui n’aime pas marcher en file indienne » (Achille Chavée). Dat maakt niet iedereen tevreden maar ik kan u verzekeren dat er ook meer en meer Franstaligen daarmee instemmen. Er is een nood aan wederzijdse informatie, en dus aan dialoog.
Merci aussi d’être venu jusqu’ici, vous êtes toujours le bienvenu!
aan Marcel Sel:
Je hebt het niet begrepen. Ik zeg niet dat Vlamingen intelligenter zijn. Ik zeg dat meertalige mensen intelligenter zijn als ééntalige mensen. Jij bent de uitzondering op de regel die wetenschappelijk bewezen is. Jij bent eigenlijk een typisch Belgisch probleem. Je leest iets dat een Vlaming schrijft en ga je onmiddellijk zoeken wat er slecht aan is voor de Franstaligen. Die stelling gebruiken Franstalige politici dagelijks, wat zeggen de Vlamingen en amai das allemaal slecht voor ons.
U zegt ook dat ik hier niet zomaar op de site moet komen en eisen dat hij tweetalig wordt gelmaakt. Ja, Franstaligen doen dat ook niet hé kerel, die eisen als ze ergens komen nooit dat de tegenpartij hun taal spreekt. Hypociet argument van je, niet?
Ga eens naar deredactie.be en zet hem eens in het Frans haha, probeer nu de RTBF site in het Nederlands te zetten. Is dat gelukt? nee hé. Weer een Hypocriet argument van je.
Je bent natuurlijk juist in je stelling dat Franstaligen geen Nederlands nodig hebben omdat het een onbelangrijke taal is. Ik geef u gelijk, dat is misschien zo. Het is een probleem als iemand uit Aarlen Nederlands zou moeten leren hé, want zelfs Franstaligen in Vilvoorde, Zaventem, Kraainem… doen die moeite niet.
Je kan je wel beschermen achter je « democratische » paraplu en zeggen dat een stad is van de meerderheid van haar inwonder hé. De meerderheid is Franstalig dus Brussel is Frans. Ok maar als de meerderheid van dit Democratische land dan BHV wil splitsen in het parlement dan kan het niet. Kerel als je democcraat wil zijn moet je de lijn doortrekken hé. Vlamingen mogen zich in een democratie dus niet beroepen op bescherming van en respect voor hun taal. Maar Franstaligen mogen zich wel langs alle kanten beschermen tegen een democratische meerderheid van Vlamingen in België. Als ik jou redenering volg dat is België gewoon helemaal van Vlaanderen want wij zijn de meerderheid dus is het van ons. Die redenering klopt natuurlijk niet.
En waarom mag ik niet in het Nederlands schrijven op deze site, alleen al het feit dat dat aspect je stoort zegt veel over je kleingeestigheid. Door mensen als jij ben ik verplicht op op jawel Bart De Wever te stemmen. Gewoon omdat het het niet wil of kan begrijpen waar het om gaat.
@Charles : un jour, vous apprendrez peut-être que « zie hierboven » n’est pas un contre-argument.
@Joris : hypocrisie gaat misschien gemakkelijk door bij Karel, maar niet bij mij. Uv schreef letterlijk : « de wetenschap heeft aangetoont dat tweetaligheid je intelligenter maakt. Ik spreek 3 talen XD Jullie maar één hahahaha ». Indien Karel daarin weigert te lezen dat « jullie » een semantieke verkorting van « jullie Walen » is, kan ik er ook niets aan doen. U kwam hier met een vooroordeel, ik niet !
Democratie : ik zeg dat een stad de eigendom is van haar inwoners, inderdaad. Daarom heb ik niet gezegd dat de Nederlandstaligen in Brussel hun woord niet mochten hebben… Dit hebt u in mijn mond geschoven. Gek die gewoonte hier om mij dingen te doen zeggen die ik niet gezegd heb.
Nederlands : ik heb zeker nooit gezegd dat Nederlands een onbelangrijke taal was, integendeel, ik ben waarschijnlijk een van de zeldzame Franstaligen die NL voorstellen als een troef om te leren, niet alleen om met Nederlandstaligen te spreken, maar ook omdat Nederlands het aanleren van alle andere Germane talen vereenvoudigt. Ik ben ook een bewonderaar van Daens en Henri Conscience, maar moesten die twee helden nu nog leven, zouden ze zich beschamen van de evolutie van de Vlaamse mentaliteit.
Democratie in België : zowel als ik beschouw dat de Nederlandstalige historische minderheid van 12% in Brussel moet beschermd worden en op een aantal zaken een veto moeten kunnen uiten, beschouw ik dat de Franstalige minderheid van 42,5% in België recht hebben op een aantal instrumenten om zich te verdedigen van francofobe beslissing en hen niet mag verweten worden dat zijn gebruik maken van die verdedegingsinstrumenten (alarmbel, enz.) Het is een in de Grondwet ingeschreven recht.
Nederlands op deze site : ik schreef net niet dat u hier niet in het Nederlands mocht schrijven — ik ben hier maar een commentator (een deviante francofiel volgens Karel Bricman). Ik schreef alleen dat ik het vreemd vond dat u tegelijkertijd in het Nederlands kwam vertellen dat uw Frans zo goed was. Moest u willen aantonen dat vreemde talen spreken een bewijs van intelligentie was, dan had het mischien beter geweest zijn dat u dat in het Frans deed, om de nederlansonkundige Frantaligen die dit lezen daar ook van te kunnen overtuigen.
Franstaligen in Vilvoorde : het is niemand verplicht de taal van de oord waar ze zich vestigen, in Europa, als Europeanen, te leren. U kunt in Eupen wonen, geen Duits kennen, en daarom niet een smeerige Fransdolle FDFer te zijn. Er zijn zoveel fransonkunigen Vlamingen die in de Walen gaan wonen, en dat is gewoon normaal ook. Ik zie niet waarom men in Turnhout niet eerst Engels leert. Met Engels kunnen wij ook allen samen communiceren. Of is dat een schande, misschien ?
En gezien ik het al lang niet meer gedaan had is er vandaag weer een « Dutch only » pagina op mijn blog. Thema zal u interesseren : il de NVA een extremistische partij of niet ?
Aan Marcel Sel:
Mooi, dan heb ik toch weer iets bereikt met mijn Vlaams discours, een Franstalige die een blog in het Nederlands opricht. Ik ga zeker eens komen kijken.
Ik hoor zo aan uw discours dat u aan aanhanger bent van het status quo en vindt dat alles goed gaat zoals het loopt. Iedereen is vrij om te doen en laten wat hij wil. Ok geen probleem voor mij, al zie ik het anders en hoop ik dat België de hervormingen krijgt die het nodig heeft.
De reden waarom ik systematisch in het Nederlands schrijf is omdat ik in Brussel en omstreken veel mensen tegenkom die ook systematisch Frans tegen mij blijven spreken ondanks dat ze ook wel Nederlands kunnen. Ze denken die Vlaming past zich wel aan. Wel ik probeer de laatse tijd de Vlaming te zijn die dit weigert. Dat is waarschijnlijk een foute manier om mijn standpunt duidelijk te maken maar ik kan er geen andere verzinnen.
Laat ons in alle vriendschap besluiten door te zeggen dat we het vandaag niet met elkaar eens zullen raken. Gelukkig is er morgen nog
Ps: Je Nederlands is schitterend, waarom neem je de handdoek niet in de politiek op. Franstalig België kan wel politici gebruiken die zich in het Nederlands kunnen uitdrukken.
Le problème que nous Bruxellois avons , c’est que trop d’autres veulent nous dire ce que nous devrions être .
@Joris : ik moet u teleurstellen : ik heb enkel één pagina geopend in het Nederlands, maar de andere talen zij daar wel verboden (een geintje tov het Vlaams Karakter). Ik ben geen aanhanger van een status quo. Ik ben een tegenstaander van de Vlaamse resoluties van 1999 die de staatshervorming als dogma stelden. Moeten er veranderingen komen : ja, maar wel in beide richtingen. Niet « wat wij zelf doen, doen wij beter », maar wel « alles waar wij mee akkoord gaan is een pluspunt ». Mijn gedroomde België is een anticommunautaristisch land, met 5 deelstaten ipv 3 (of 2), waarvan één brede tweetalig gewest. Zo wordt de permanente oppositie Frans-Nederlands onmogelijk. De gemeenschappen zouden iedereen in het land moeten kunnen dienen, zowel de Vlaming in Bouillon als de Franstalige in Knokke (met voorwaarde dat de aanwezigheid van een degelijke lokale gemeenschap het toelaat uiteraard.) Alle federale ministers moeten vlot tweetalig zijn.
U schrijft systematisch in het NL omdat er mensen zijn die in Brussel systematisch in het Frans antwoorden ? Dat zou betekenen dat u zich op hun niveau legt. Ik spreek systematisch Nederlands met Vlamingen (hetgeen niet gemakkelijk is, omdat de Vlamingen wél te graag Frans spreken) en wat de Vlamingen die Frans weigeren te spreken met Franstaligen, stel ik mij dezelfde vraag als voor de bovenvermelde Franstaligen : waarom leren zij een taal die zijn niet willen spreken ?
Stel uzelf de vraag : wie ziet er juister uit in onze discussie ? U, als Vlaming die weigert in het Frans te schrijven, of ik, als Franstalige die graag in het Nederlands schrijf ? Wie van ons beiden geeft het beste voorbeeld aan de samenleving ?
Wij geraken vandaag wel akkoord over iets. Talen zijn er om gesproken te worden, niet om taboe te zijn.
Politici : Louis Michel gisteren gezien op Phara ? Reynders, Magnette en Wathelet op zondag ?
aan Marcel Sel
Ik moet meneer Bricman gelijk geven. U bent een Fransdolle Franstalige. Wat een geluk dat er in Vlaanderen geen enkele politieke partij is die uw ideeën volgt en wat een geluk dat ze de Vlaamse resoluties allemaal steunen. Uw manier van leven werkt niet voor Vlaanderen. U wil één grote Brusselse regio over Vlaams en Waals Brabant zeker. Noem mij 1 tweetalige gemeente die niet verfranst is? Uw grote regio zou op enkele decennia voledig verfranst zijn. Maar dat is nu eenmaal wat Fransdolle Franstaligen willen. Ze denken dat ze de wereld verlichten met hun ideeën van vrijheid (naar hun idee) maar gaan deze vrijheden dan met geweld aan anderen opleggen. U doet hetzelfde, u plleit voor zo een grote regio waar iedereen spreekt wat hij wil; maar das verdoken praat voor een puur Franstalig middeleeuws territorialiteitsstreven. Als je denkt dat we dat nog niet doorhebben dan ben je mis hoor.
Aan Marcel Sel:
Ik lees hier juist een stukje van je op jouw blog:
Marcel: « De kern van de zaak is mijns inziens het respect dat de ene gemeenschap heeft voor de andere. Men kan moeilijk volhouden dat de franstalige gemeenschap hierin uitblinkt en een goede Belg is, als de meerderheid van die taalgroep het Nederlands niet begrijpt. Het gaat hier niet om de pietluttige opmerking van melodius. Het gaat er ook niet om dat de ene of de andere persoon goed of slecht een taal beheerst. Het gaat om het feit dat een meerderheid van een taalgroep de wil niet kan opbrengen om de omgangstaal van de andere gemeenschap te leren. Dat kan alleen maar gezien worden als een gebrek aan respect voor de andere gemeenschap. En neen er moeten geen extra wetten komen. Er zijn er al, en ze worden toch niet toegepast. Ambtenaren worden in Brussel benoemd, het Nederlands onkundig (selor) alhoewel dit wettelijk verplicht is. En ook: werklozen in Brussel gaan gewoon naar de kas, hoewel de vraag kan gesteld worden of ze wel klaar zijn voor een tweetalige regio. Bedrijven leveren immers aan alle klanten ongeacht hun taal. »
Ik ben blij dat er eindelijk franstaligen zijn die een correcte analyse kunnen maken. goed gedaan. Wij kunnen pas goed samanleven in België als we dit probleem oplossen. Ik heb echter ondervonden dat de geest van de Franstalige niet te veranderen valt dus ziet de toekomst er somber uit. Ik blijf erbij dat als er een groot tweetalig gewest zou komen dat dat gewest snel zou verfransen omdat zoals nu in Brussel het geval is de regels gewoon gebroken worden. spijtig is dat. België had een heel mooi land kunnen zijn maar (en dit is natuurlijk mijn mening) de Franstaligen hebben dat met hun gebrek aan respect een beetje verpest. Wie zijn gat verbrandt….
@Charles : votre avertissement (démagogique à mon goût) à un commentaire précédent me convainc que vous n’assumez pas la liberté de parole et d’expression que vous prétendez chérir. Vous m’avez traité de « francophonissime déjanté » dans le billet ci-dessus, et j’estime qu’il s’agit là d’une insulte, parce que cela ne correspond absoluement pas à ce que je suis ni à ce que je défends.
Pire, dans la même phrase, vous avez mis en doute mon sérieux (je me fous éperdument que vous ne me trouviez pas sympa). Je ne suis venu commenter votre blog que pour cette raison : je vous ai répondu, et vous n’avez même pas pris la peine de me lire, vous m’avez donné une soi-disant leçon de droit sans répondre le moins du monde à mes arguments. De procès d’intention en accusations gratuites, vous me prêtez des propos que je n’ai jamais eu, pour finir par un avertissement où vous osez qualifier mon attitude de discourtoise. Sachez que je prends en ce domaine mes leçons chez vous, Maître.
Vous insinuez que je fais dire à Joris ce qu’il n’aurait pas dit et prenez vos lecteurs à témoin ? Voici la traduction de ce que Joris écrivait, pour que chacun comprenne bien (vous y compris) : « ce serait peut-être une bonne idée de rendre votre blog unilingue, hein?, et d’écrire vos articles aussi bien en néerlandais qu’en français. Vous atteindriez alors aussi la plus grande communauté de population de ce pays au lieu d’uniquement la minorité francophone. C’est quand même une bonne proposition… ou pas ? »
A cela, j’ai répondu qu’il était gonflé, à la fois de venir prétendre qu’il était plus intelligent parce qu’il parle trois langues, alors que vous (à savoir « vous les Wallons »), une seule (suivi de « hahahahaha »), de réagir uniquement en néerlandais sur un blog en français tout en assurant qu’il parle couramment français (c’est du moins ce que j’ai cru comprendre) et en sus, de vous inciter à écrire ce blog en néerlandais parce qu’avec le français, vous n’atteignez qu’une « minorité » francophone ! (insistant bien sur la « majorité flamande et la « minorité » francophone. Mais bien sûr, c’est moi qui suis discourtois !
Votre avertissement me suffit très largement. Vous m’avez attaqué, je n’ai fait que répondre. J’ai eu la faiblesse de croire que votre blog était un espace ouvert, et je constate que c’est au contraire tout ce qu’il y a de fermé.
Je vous invite à bien méditer la dernière intervention de Joris, dans laquelle il se révèle opposé à ce que chacun puisse parler sa langue dans un « grand Brabant », liant une telle demande (pas si extrémiste, je crois, puisque c’est à l’origine une idée du SP-a), passant dans la seconde suivante au thème de Francophone francophile « tendant vers un système de territorialité moyenâgeux purement francophone ».
Je vous dis donc adieu. La prochaine fois que vous aurez des mots à mon attention, je ne réagirai plus en toute franchise sur votre blog avec l’idée d’une éventuelle conversation que vous refusez d’avance. Je ne prendrai plus le risque que vous m’humiliiez en faisant passer mes commentaires pour discourtois, extrémistes. Je vous attaquerai depuis mon blog, où je jouis, et où chacun jouit de la plus parfaite liberté de parole, qu’il s’agisse de fustiger l’immobilisme wallon, l’impérialisme francophone ou l’extrémisme flamingant. Vous aurez alors tout loisir de me répondre, sans risquer que je fasse précéder vos réponses d’insinuations déplacées.
Ne me raccompagnez pas, je ne le connais que trop bien, le chemin vers cette vieille porte rouillée qui sent la bonne certitude, l’opinion arrêtée, et la mort de la pensée.
Après avoir lu tout cela ,je préfère rêver en brusseleir!