Alors là, c’est malin, vraiment! Organiser une grrrande manifestation pour l’unité de la Belgique et peiner à réunir (peut-être) 1.500 personnes par un beau dimanche presque ensoleillé, quel exploit! Il y a comme ça des braves citoyens plus dangereux pour la cause qu’ils prétendent défendre qu’un barbouilleur du TAK ou qu’un grognard franchouillard prosterné devant l’Aigle Blessé…

Notez qu’à l’étage au-dessus, chez les gens dits sérieux, ce n’est pas bien plus brillant. Mais quelle triste campagne…

Elle est le signe, au fond, qu’au point où nous en sommes, la Belgique n’existe déjà plus. On va voter, le 13 juin, chacun de son côté, chacun dans sa paroisse, pour « sa » partie du futur gouvernement. Et ensuite, en fonction des résultats de ces deux ou trois élections parfaitement distinctes l’une de l’autre, il va falloir trouver une et une seule majorité pour s’accorder sur un programme gouvernemental. Etonnez-vous que ça prenne du temps…

Karel De Gucht l’a dit le premier, Bart De Wever l’a répété: pour diriger le pays, nous n’avons plus un gouvernement mais une conférence intergouvernementale. Gouverner la Belgique, ce n’est plus un boulot de politiciens, c’est un casse-tête pour diplomates. Et en ce sens, le séparatisme n’est plus un épouvantail, c’est déjà une réalité bien concrète.

C’est comme ça qu’ils vous mentent, ceux qui disent qu’il y a des choses plus urgentes à faire qu’une nouvelle réforme de l’Etat. Parce que tant qu’elle ne sera pas réalisée, il sera de plus en plus compliqué, il va bientôt devenir vraiment impossible de s’occuper des « vrais problèmes ».

Mais quelle « réforme »?

Conceptuellement, c’est assez simple et évident. Il faut partir de ce qui existe, c’est-à-dire des quatre entités territoriales que sont la région flamande, la région wallonne, la région bruxelloise et la région de langue allemande. Les réunir dans un congrès fédéral et leur faire déterminer, de commun accord entre elles, ce qu’elles entendent déléguer au pouvoir fédéral, comment financer l’exercice de ces compétences et quels types de solidarités organiser entre elles.

Cela prendra inévitablement un peu de temps, pendant lequel une nouvelle conférence intergouvernementale peut parfaitement tenir tant bien que mal l’église au milieu du village, comme tous les gouvernements qui se sont succédé depuis quarante ans ont tenté de le faire,cahin-caha, avec des fortunes diverses.

Quand la décision de s’engager dans cette voie sera prise, on pourra recommencer à prendre la politique belge au sérieux. Il ne nous reste aujourd’hui, à nous citoyens, qu’à déterminer quel est le vote le plus utile, le 13 juin, pour aller dans cette direction. Sans parti pris d’aucune sorte.

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24 Réponses to “JDC #9: Voter utile”

  1. Simple oui, mais il faut ajouter la circonscription fédérale pour que les membres de ce gouvernement fédéral puisse être sanctionné par les électeurs des 4 régions.

  2. Charles Bricman dit :

    @Alexandre Plennevaux:on est bien d’accord, mais une chose à la fois, et dans le bon ordre! Coller maintenant une circonscription fédérale sur le foutoir actuel, c’est la meilleure façon de bousiller l’idée. Il faut d’abord définir les compétences de de la (con)fédération, et puis veiller à la (re)constitution d’un espace public (con)fédéral. C’est du moins mon opinion.

  3. Sam Mourlon dit :

    1.850 personne pour la Belgique, 35.000 pour la Gay Pride !

  4. Olivier Baum dit :

    Ce midi Brigitte Grouwels (cd&v) a parlé d »‘Etats » régionaux avant de se rattraper. Il est évident que dans l’inconscient collectif cette notion d’une Belgique composée d’états régionaux avec un gouvernement fédéral aux pouvoirs limité, prend corps.

    Je partage totalement votre billet, les élections du 13 juin ne sont pas fédérales mais communautaires, c’est une évidence.

    Par contre, je reste circonspect en ce qui concerne votre idée de réunir les 4 régions en congrès fédéral. Nous savons tous que ce sont les présidents de partis qui tirent les ficelles et décident de tout. C’est donc à eux, en congrès national des présidents de prendre leurs responsabilités respectives.

    Les problèmes communautaires et l’incapacité à les résoudre sont essentiellement d’ordre particrates. A mon sens.

    La pierre d’achoppement, c’est évidemment le sort de Bruxelles, Région que les flamands refusent de considérer comme une région à part entière (et pour cause). Ce n’est pas pour rien non plus que les mêmes flamands ont régulièrement incité les francophones à unir communauté française et région Wallonne. Dernier obstacle au rêve flamand d’une tutelle sur Bruxelles par deux communautés géographiquement identifiées.

    Cordialement,

  5. Guillaume dit :

    Vu la mauvaise foi patente des partis francophones à ce sujet, franchement pour qui voter ? Personne. A Bruxelles, c’est autre chose il y a la possibilité de voter pour des partis Flamands.

    La Flandre veut la tutelle de Bruxelles et la NVA veut la tutelle de la Wallonie si cette dernière mendie la solidarité. Et le droit des gens s’appliquera à Bruxelles pour offrir des soins médicaux meilleurs aux bruxellois néerlandophones qu’aux francophones. Et tout le monde trouve ça normal en Flandre sauf quelques politiciens néerlandophones bruxellois. Mais comme les partis Flamands écoutent désormais que les Willy de Waele et les Doomst, on est mal barré.

    Tout retard dans la formation du gouvernement qui ne pourra rentrer en fonction que sur accord sur le passage en confédéralisme sera de la seule responsabilité francophone et donc toute attaque spéculative sur notre pays sera donc de la faute des francophones, ce qui justifiera si ça dure trop longtemps l’éclatement du pays car s’il y a peu de Flamands réellement séparatistes, il y a par contre une presque majorité de Flamands qui seraient pour l’éclatement du pays si les négociations stagnent encore donc les partis Flamands peuvent tout imposer et avec la NVA comme grand vainqueur, ils peuvent même aller beaucoup plus loin. De toute manière dans la logique nationaliste flamande, la Flandre peut survivre à tout.

  6. hughes_capet dit :

    Au risque de passer pour un vieux ronchon, je dis et je répète que les états n’ont pas vocation à être éternels. Il traîne dans notre inconscient la conceeption bien française du pré carré, des frontières naturelles et de la métempsychose qui veut que la république soit la réincarnation de l’empire qui incarne la royauté, etc, bref une même patrie de Vercingétorix à Sarkozy;
    Je crains qu’il n’en soit rien, comme les langues, comme les bêtes et les gens, les états naissent, vivent et meurent. Ce n’est pas faire preuve d’incivisme que de rappeler que les cimetières institutionnels sont pleins : Empire Angenvin, république de Venise, Deux-Siciles, principauté d’Antioche, califat d’al-Andalus…mais où sont les neiges d’antan.
    La Belgique va périr un de ces jours, simplement parce qu’elle est grosse d’un état en devenir, la Flandre, tout comme l’empire romain est mort quand les unes après les autres, ses composantes, mi barbares, mi romaines, se sont détachées de lui pour mener leur vie propre.
    Oh il y eut des Syagrius et des Aetius pour brandire l’étendard à la louve, ranimer les énergies et lutter contre l’inévitable. Ils n’ont plus l’empêcher.Peut-être l’idée de Belgique, ce petit état convivial et surréaliste où il fait bon vivre, survivra-t-elle, comme l’idée de Rome a survécu durant tout le Moyen-Age et même plus loin. Mais l’état belge, cette usine à gas dont on a perdu la clé et dont l’architecte est devenu fou, vit, je le crains, ses dernières années.
    Peut-on le rebâtir sur une base régionale ? (et pourquoi pas proviniciale, tout compte fait ? ) Evouera-t-il vers une conférence d’états ? ou faut-il se résigner et chercher, à côté de nos frères et amis flamands en route vers le destin, une nouvelle patrie à aimer ?

  7. kermit dit :

    Qu’est ce qu’on n’imaginerait pas pour s’accrocher à une vieille peau morte et vide. Une conference fédérale, un bidule-machin interregional truc, est ce qu’on a si peur du néant qu’on a tellement envie de lui donner un nom ?

    Separer encore plus pour ne laisser en commun qu’une peau de chagrin c’est juste faire le jeu des flamands qui veulent leur autonomie tout en conservant leur bouc-emissaire idéal. Allons nous encore naivement et betement encore longtemps tomber dans le piège tendu uniquement parce qu’on tient tant (enfin Marie-Christine Huart surtout) à un bidule avec des vrais morceaux de roi dedans et un drapeau planté par dessus ?

    Il est tant qu’on pousse les flamands à aller jusqu’au bout de leur logique et d’en finir une bonne foi pour toute. L’heure n’est plus aux négociations ou la minorité se fait systématiquement avoir, l’heure est à l’arbitrage où la justice (ou un truc approchant) triomphe.

  8. Guillaume dit :

    Le problème c’est que la crise a tout changé dans l’espoir d’un avenir possible de la Wallonie (avec ou sans Bruxelles mais là c’est plus compliqué) seule ou comme d’autres le rêvent rattachée à la France. Ces deux solutions sont devenues impossibles à cause des marchés et des comportements des spéculateurs. Jusqu’à ce qu’on règle cela, on est condamné à vivre dans ce pays ou alors on décide collectivement un suicide économique ou la Flandre le décide pour nous. J’ai encore entendu un économiste la semaine passée qui disait que le lendemain de l’éclatement du pays, la Wallonie serait en faillite c’est dire …

  9. kermit dit :

    @ Guillaume

    « Ces deux solutions sont devenues impossibles à cause des marchés et des comportements des spéculateurs. »

    Toujours les bonnes excuses hein et qui vous dit que c’est impossible ? Hein ? Votre petit doigt ?

    « J’ai encore entendu un économiste la semaine passée qui disait que le lendemain de l’éclatement du pays, la Wallonie serait en faillite c’est dire … »

    Oui la dernière fois que vous aviez encore « entendu la semaine derniere », vous affirmiez avoir lu une étude d’économistes universitaires wallons qui prétendaient que la scission couterait 1400 euros par wallon, on a fini par se rendre compte que c’était juste un discours de Arnouldt qui prétendait aussi que la scission couterait 200 euros par flamand (parce qu’au PP l’argent s’évapore) et qu’au fond les economistes disaient tout et son contraire. Bravo !

    Je me souviens même que vous aviez fini par convenir que la dette belge (et wallonne), documents a l’appui n’avait finalement rien à voir avec celle de la Grèce ou du Portugal alors que vous nous annonciez comme un corbeau de mauvais augure ou la pythie de Delphes que c’etait le cas.

    Je ne sais pas ce qu’il faut donc penser de votre intervention, mais je trouve que vous avez la mémoire courte et je trouve cela suspect. Et ne venez pas nier je m’empresserai d’en donner le lien.

    Alors quel est votre motivation ??? Ca vous fait si peur de devoir assumer ? Allons Guillaume, répétez avec moi la lithanie qui fait des simples citoyens des héros qui ont des c… , « Kermit [dites Guillaume] sois plus qu’un légume, assume », « Kermit sois plus qu’un légume, assume », « Kermit sois plus qu’un légume, assume », « Guillaume sois plus qu’un légume, assume », « Guillaume sois plus qu’un légume, assume », « Kermit sois plus qu’un légume, assume », « Guillaume sois plus qu’un légume, assume », « sois plus qu’un légume, assume », « sois plus qu’un légume, assume ». Bravo, on va y arriver allez, un peu de courage.

  10. Hanchard dit :

    Bonjour,

    Je comprends mal les wallons!!!
    Il découvrent qu’il y a des régions qui veulent plus d’autonomie, et que la wallonie est une « petite région » ????????????????????????????.
    Je pense qu’il est temps qu’ils ouvrent les yeux et qu’ils voient ce qui c’est passé en Europe et dans le monde ces 50 dernières années
    Danemark:5.300.000, Estonie 1.400.000, Irlande 3.700.000, Chypre:800.000, Leitonie:2.400.000 etc, etc, etc….
    Je pense que la wallonie est le dernier dinosaure comme la Serbie qui vivent avec la tête dans le sable pour ne pas voir la réalité et s’accroche désespérément à la Flandre et à Bruxelles.
    Cordialement .

  11. Laurent S. dit :

    @ Olivier Baum

    Dans les media néerlandophones, il n’est jamais question de « régions » (gewesten) mais d’ « entités fédérées » (deelstaten), encore que cette traduction édulcore fortement la force du terme.

    Pour le reste, au risque de radoter, tout est d’ores et déjà en place dans la Constitution pour l’exercice suggéré par Charles Bricman, voir l’article 35 :

    « L’autorité fédérale n’a de compétences que dans les matières que lui attribuent formellement la Constitution et les lois portées en vertu de la Constitution même.

    Les communautés ou les régions, chacune pour ce qui la concerne, sont compétentes pour les autres matières, dans les conditions et selon les modalités fixées par la loi. Cette loi doit être adoptée à la majorité prévue à l’article 4, dernier alinéa. »

    Il ne reste plus qu’à dresser la liste positive des attributions de la conférence inter-gouvernementale belge.

    Je rêve d’un journaliste qui ferait la tournée des popotes VL et FR pour demander à chaque parti ce qu’il veut et ne veut pas voir dans cette liste. Au moins, les électeurs de BHV, les seuls dans ce pays à pouvoir voter entre les deux thèses antagonistes (VL : tout aux « deelstaten », FR : touche pas à mon pays) pourraient voter en connaissance de cause.

    Là, c’est le flou intégral, alors qu’on sait bien que les postures de campagne des uns et des autres seront abandonnées une fois assis à la table de négociation, tant elles sont incompatibles.

    J’aimerais aussi savoir quelle vision les partis FR ont, si d’aventure ce que les partis VL acceptent de laisser dans la liste positive évoquée ci-dessus est par trop congrus.

    Gouverner, c’est prévoir, disait l’autre. Visiblement, il n’est pas Belge francophone.

  12. Hanchard dit :

    Je partiellement d’accord.
    Pourquoi quand vous habitez la Flandre ou la Wallonie voter pour un partis politique qui ne voudrait pas s’exprimer dans la langue de la région ???????????.
    Existent-il des partis politique hispanique aux US qui ne veulent pas respecter les lois US ?
    Me not understand ! mí no entiendo !!!.

  13. Fred dit :

    Charles,

    Je partage parfaitement ton pdv sur cet état déjà cliniquement scindé.
    Mais alors une question: quel sens faut-il donner à cette notion de « gouvernement d’unité nationale » défendue un temps par Elio Di Rupo?

    De la comm’ pour s’assurer une peut-être possible ouverture au 16, ou un slogan vide de sens?

    :)

  14. Kermit dit :

    @ Hanchard

    Une circonscription nationale, implique un/des parti mixte de gens qui parlent leur langue mais qui defendent les interets de tous, quel que soit leur langue. L’interet est bien sur de rassembler les derniers Belgicains de part et d’autre de la frontiere linguistique, ca devriendrait leur ‘core business’ et ils auraient forcement un programme en consequence.

    Les partis traditionnels scindes linguistiquement pour rattraper les electeurs qui seraient tentes par les partis ‘rassembleurs’ devraient forcement inflechir leur discours vers plus de Belgique, c’etait sans doute quelque chose de jouable voici encore 5-6 ans.

    Aujourd’hui ca semble impossible, a mon avis ca l’est. La flandre et la totalite de ses partis politiques se sont trop enfoncee dans sa logique nationaliste egocentrique nevrosee pour faire machine arriere sans y perdre des plumes. Donc la circonscription federale, c’est le reve eveille de quelques mohicans en voie d’extinction, les belgicains. Restent les Belgicains moderes qui sont eux prets a tout, meme a la rigueur a spliter, pourvu que ca n’en porte pas le nom. Ceux la ont juste peur de l’inconnu.

  15. @kermit: aïe, aïe, je suis pour la circonscription fédérale, et à défaut, pour le chacun pour soi. En quoi suis-je donc un belgicain ? Raccourcis quand tu nous tient.
    Simplement la circonscription fédérale est la seule proposition qui soit sur la table et qui, une fois implémenté, apporte une solution structurelle aux conflits communautaires en recréant un espace commun entre les communautés. Simplement parce que les médias rapporteront ce que disent les politiciens de l’autre coté de la frontière, il sera moins facile de diaboliser.

    Par contre, kermit, ta scission, tu l’a prend avec ou sans Brussel ? La scission, ce n’est même pas de l’inconnu, c’est de la politique fiction.

  16. Guillaume dit :

    A kermit,

    On parle de la dette belge qui est essentiellement interne, la dette fédérale qui reste la plus importante. Ca je ne contredis rien mais ce n’est pas le cas de la dette actuelle de la région wallonne. En cas d’éclatement, la région wallonne n’aurait plus la possibilité de trouver des fonds pour se financer. Par contre évidemment si des banques étrangères acceptaient de nous financer c’est autre chose.

  17. kermit dit :

    Je vous renvoie donc a la discussion que nous avons eu voici une semaine et lors de laquelle il ne restait plus beaucoup de place au doute.

    http://blog.marcelsel.com/archive/2010/05/08/le-grand-malentendu.html

    Faites ctrl+F et cherchez ‘1400′.

    Je réitère également ma remarque, vous faites des vérités de vos intuitions que vous étayez par des références que vous fantasmez dans votre imaginaire (on attend toujours cette fameuse étude d’universitaires wallons). Vous faites de l’économie comme au joue au vogelpick(me), au hasard de vos feelings, quelle chance nous avons que vous ne presidiez pas aux destinées de la Wallonie, pour sur, ca serait la faillite assurée.

  18. Guillaume dit :

    A kermit, le problème c’est que le rattachisme est tout autant rempli de certitude. Une France ultra-accueillante qui investira en masse en Wallonie (presque au détriment des autres régions françaises on dirait …). Ce que je dis, je n’en ai aucune certitude. J’ai probablement totalement faux mais les rattachistes aussi. Le problème c’est que seules les croyances comptent pas les faits. Le nationalisme flamand s’est créé sur une majorité de mythes et pas sur des faits pourtant il s’impose. Les marchés fonctionnet aujourd’hui de la même manière, ils réagissent sur base de leurs croyances (comme l’affirme Frédéric Lordon et Paul Jorion).

    Je veux bien admettre que j’ai fait un raccourci avec les 1400 euros viennent d’Aernoudt mais pour d’autres études « In de Warande » extrêmement discutable et une autre étude basée sur les travaux d’universitaires wallons là (Mignolet, Deschamps, …). L’étude d’Aernoudt a néanmoins à l’époque été considéré comme quelque chose de moins problématique que celle de « In de Warande »

    http://www.cpcp.be/medias/pdfs/CEPESS_Belgique_05-2010.pdf

    Avis du ministre-président wallon sur l’étude d’Aernoudt

    http://parlement.wallonie.be/content/default.php?m=04&p=04-03-02&id_doc=19912

    Et puis rappelez-vous les avis du MR sur le budget wallon accusant Daerden d’avoir caché des dettes dans les structures de financement des grands travaux wallons. Il n’y a pas eu de réponse claire à ce sujet

  19. Charles Bricman dit :

    @Fred: Je pense que cela correspond à l’idée d’un gouvernement réunissant les 4 familles « traditionnelles » – oui, les écolos sont devenus des « traditionnels »… Et je crois que ce n’est pas tenable, parce que ça veut dire 99% des francophones – de Javaux à Maingain – et 60 à 65% des Flamands – sans De Wever. Il n’y a là-dedans que des hypothèses d’école ou des ballons d’essai. Maintenant, il n’y a rien d’autre à faire que d’attendre le résultat des élections. Et c’est le résultat en Flandre qui sera déterminant. Notamment quant à savoir quel sera le premier parti.

  20. hanchard dit :

    A Kermit
    une étude Universitaire réalisé aux facultés de Namur qui date déjà de quelques années résume parfaitement la situation de désarroi des wallons face a plus d’autonomie.
    Selon cette étude de madame Van Hanne
    http://www.fundp.ac.be/recherche/publications/page_view/39200/
    Les wallons sont d’abord Européen ensuite Belge et enfin Wallons et les Néerlandophone c’est l’inverse: D’abord Flamand ensuite Belge et enfin Européen.
    Mais on peux également se poser la question suivante: les bretons, Alsaciens, etc. ils sont d’abord Bretons ou autre ou d’abord Européens ?

  21. hansen joseph dit :

    @hanchard, il me semble que les bretons et autres sont plus français qu’européens, à l’inverse des flamands et des wallons qui ne sont belges que par habitude mais les yeux tournés vers le monde depuis toujours

  22. Kermit dit :

    @ Hanchard

    « Les wallons sont d’abord Européen ensuite Belge et enfin Wallons et les Néerlandophone c’est l’inverse »

    Ca ne fait que prouver que l’on doit imperativement se separer, les flamands vers plus de repli sur soi, les wallons vers plus d’Europe.

    Au fond, aujourd’hui, nous restons les uns comme les autres sur un second choix uniquement parce que les Wallons sont dans le « desarroi » !!! Donc en gros il suffirait qu’ils prennent un peu sur eux pour s’assumer enfin.

    « on peux également se poser la question suivante: les bretons, Alsaciens »

    C’est pas a eux de se la poser, c’est a eux et on n’a pas l’impression qu’ils se la posent tellement hein.

  23. kermit dit :

    @ Guillaume

    Donc au fond, vous me donnez le lien vers l’intervnetion de Rudy Demotte qui repond à votre commentaire et confirme le mien :

    « sans cette approche rigoureuse et nuancée, la moindre analyse à sensations peut devenir une «vérité révélée» mise au service d’une thèse, qu’elle soit d’inspiration communautaire – plaidant pour l’unité ou la scission du pays – ou électorale, destinée à juger l’action de tel ou tel parti. L’importance de l’enjeu impose qu’on évite l’écueil de l’adhésion aveugle à des chiffres établis sur base d’une méthodologie déjà remise en cause. »

    Ca parait clair. Ma question residuelle sera :

    Quand une femme est violée tous les soirs par son mari, qu’il est grossier et qu’il pète au lit, est ce qu’elle doit faire une analyse économique détaillée pour se demander si elle doit se tirer vite fait ?

  24. M a n u dit :

    - Les journaux francophones n’ont accordé qu’une petite importance au débat télévisé Di Rupo/Reynders sur RTL TVi. Le quotidien flamand Standaard lui s’est focalisé sur les positions communautaires de Didier Reynders.

    Didier Reynders legt communautaire lat hoog
    http://bit.ly/brsOK8

    - La préparation des élections le 13 juin est quasiment à l’arrêt. Le serveur mail central est hors service, et le personnel des justices de paix ne reçoit donc plus les mails des présidents et assesseurs désignés.

    LLB http://bit.ly/dsqHIz

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