Divine surprise, ce matin en « une » de La Libre: Charles Michel proclame:
J’applaudis de bon cœur: c’est la proposition que j’ai moi-même formulée le 16 juin 2009, dans une de mes chroniques du Soir (j’en avais également fait une vidéo en juillet, avec ma webcam, et dans la foulée, j’avais aussi lancé un groupe Facebook).
Charles Michel assortit sa proposition d’un passage au scrutin majoritaire à deux tours, ce qui est sans doute indispensable si le gouvernement (les ministres, pas le président) doit disposer d’une majorité à l’assemblée mais ne l’est pas forcément dans un système à l’américaine.
Pourvu que cette proposition audacieuse ne disparaisse pas tout de suite dans l’aquoibonisme jemenfoutiste du sérail politique… et journalistique. Aux questions qu’il pose au fils Michel, on sent que Francis Van de Woestyne y a déjà succombé.
L’éditorialiste-en-chef de la vieille dame a en effet l’air de douter du succès de cette idée au sein du MR. Pourtant, Didier Reynders lui-même s’est fait membre, à l’époque, de mon groupe Facebook et l’est d’ailleurs toujours à l’heure où j’écris ces lignes. En compagnie de citoyens de toutes origines, de gauche à droite.
Allez Francis, tes idées n’aiment-elles pas faire des rencontres?

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à hurler de rire aussi: vdw qui craint que le debat se reduise à une « controverse des titans ». Mwouarf…. des titans politiques belges… on voit qu’on vit en liliputie…!
Sur ce, je me rappelle aussi la sortie de Reynders, le 8 mai dernier, qui empruntait des idées énoncées dans un billet: http://lebiencommun.lalibreblogs.be/archive/2009/05/07/je-ne-veux-pas-voter-je-veux-elire.html
Enfin, attendons voir. Une chose est sure: le systeme actuel garantit la persistance de la particratie.
C’est amusant, car ce genre de débats ne peut que faire mouche dans une Belgique aussi délitée sur le plan institutionnel.
Si elle a le mérite de lancer le débat sur comment rendre ce système un petit peu plus juste et efficace – reste à voir quelle trajectoire cette proposition va suivre…
On aurait des ministres-présidents avec une très forte légitimité démocratique et un premier ministre moins légitime ….., porte ouverte à encore plus de difficultés pour le gouvernement fédéral !
Il n’y a rien à faire, mon Cher Charles, cette « structure » d’un pays que je croyais encore le mien il y a peu me donne envie de vomir, bien avant de pouvoir en digérer les premières cuillères.
Plus la structure est compliquée et lourde, et plus elle est manipulable par quelques élus. La masse populaire n’a déjà plus le temps de s’occuper de sa structure « familiale » et sociétaire à elle. Où pourrait-elle trouver le temps et l’énergie de surveiller tous ces mouvements institutionnels ?
Or c’est cette population qui paye ces élucubrations insitutionnelles pour une TRES LARGE part. Ca me dégoûte franchement, cette prise absolue des pouvoirs par des gens qui n’ont jamais rien produit de leur vie, hormis des idées, des théories, des briefing(s), des projets coûteux dans lesquels la population n’a que trop souvent une place de « contribuable » sans y avoir aucun intérêt direct, voir même indirect… Charles Michel est la parfaite incarnation de cette IM-productif ou NON-productif de richesses bien réelles dont je veux parler. Et il se prétend libéral ! A-t-il déjà vu un outil de sa vie ? Le pseudo libéral théoricien doucereux… Je ne parle pas des quelques outils du Congo servant encore à travailler le Manioc. Nous nous sommes toutes et tous au moins une fois penché sur une chose inconnue lors d’une excursion !…
Vous nous soulevez des hauts cris, mon Cher Charles, comme si la révolution du grand soir venait d’avoir lieu. Mais ce n’est jamais qu’une goutte minuscule de « je ne sais même pas quoi » dans un océan d’absurdités.
Or, par convenance, par principe de fausse intelligence et de fausse culture, pour faire croire aux multiples Gouvernements de ce minuscule pays que nous savons encore réfléchir et donc approuver ses éventuelles décisions, il nous faudrait, nous, population, nous montrer satisfaite de ces quelques gargouillis de neurones de l’espace pouvoir ! A mourir de rire.
Que ce Charles Michel me dise d’abord combien il me coûte en NON productivité de richesses bien réelles chaque années, avantages indirects compris, et partant de là, je pourrai peut-être faire l’effort de supplanter mon dégoût inné et naturel envers ce qu’il représente, afin de m’informer plus avant de ces tonnes d’inutilités dont se nourrissent cette monstrueuse structure tentaculaires hyper coûteuse (ça me semble évident) et ses vampires de services.
Moi, population de l’ombre, je suis assommée de travail, de factures, d’huissiers, de chômage, de dépression, d’absurdités hiérarchiques, de jeux d’argent, d’alcool, d’immigration incomprise, de médicaments, de drogues, de faux we, de mauvaise santé, de violence, de rejet, de prostitution en marche, de « loisirs inatteignables ». Je n’ai plus suffisamment de forces que pour savoir encore qui se nourrit sur ma vie, et en quelle proportion on m’en laisse quelque parcelle de survivance. On a laissé la gauche me rendre stupide, et on a fait croire à la droite que je n’avais pas besoin d’être protégée par elle. je suis en train de mourir, ne laissant derrière moi que le souvenir d’une base de classe moyenne.
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Je n’ai pas de programme me permettant de préparer un texte (word) dès lors, vous excuserez les erreurs de forme de mon intervention
Vous allez rire, mais je n’ai pas les moyens de m’offrir Word et cie ^^ Il faudrait que je fraude pour obtenir ces programmes… Dites moi, quand la fraude va-t-elle être légalisée pour les bas salaires, et pas seulement pour les gros revenus ?
A propos, j’ai démarré un blog sur la Libre. J’y travaillerai peut-être, de temps en temps, histoire de me libérer la mémoire entre deux activités laborieuses, avant de mourir sous le poids du coût de cette structure hyper intellectualisée et donc, « théorique » quant à son utilité.
Surveillez-moi de temps en temps, si vous en avez l’occasion, que je ne dépasse pas les limites de la bienséance
C’est vous qui m’avez incitée à libérer l’une ou l’autre profondeur, au final
En me soutenant que mon style n’était pas exagéré.
Cordialement, et excellent we à vous.
« Plus la structure est compliquée et lourde, et plus elle est manipulable par quelques élus. La masse populaire n’a déjà plus le temps de s’occuper de sa structure « familiale » et sociétaire à elle. Où pourrait-elle trouver le temps et l’énergie de surveiller tous ces mouvements institutionnels ? »
@Claudine Lenoir: bravo, « amen to that », je trouve cette observation très juste. Cela dit, je ne victimiserais pas: nous avons tous le choix, toujours, de refuser le système. Nous sommes chacun(e) responsable de ces compromis qui nous amènent à délaisser la structure familiale au nom de… De quoi exactement? Un confort matériel? Ou de la survie?
Je pense pour ma part que le fait de se paupériser est soit un drame, soit une chance de comprendre la philosophie de Diogène – ou des bouddhistes jusqu’à un certain point: avons-nous besoin de tout cela?
Par exemple: avons-nous besoin de pensions? Pourquoi investir dans une lutte vaine contre les forces de la Nature et une mort qui ne saurait attendre éternellement? Est-ce une question de dignité de mourir à 90 ans d’épuisement? Ne vaut-il pas mieux, au nom de cette même dignité, mourir à 55 ans le marteau à la main et en pleine force de l’âge, la rage de vivre dans le ventre et les sens exhaltés?
Ce ne sont que des questions, pour illustrer ma profonde conviction que cette « réalité » n’est qu’une hallucination collective, et qu’un autre mode de vie, basé sur d’autres valeurs, un autre rapport à la mort est possible. Et peut-être, souhaitable.
[...] Charles Michel me rejoint… [...]
Alexandre a dit : « Ne vaut-il pas mieux, au nom de cette même dignité, mourir à 55 ans le marteau à la main et en pleine force de l’âge, la rage de vivre dans le ventre et les sens exhaltés? »
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Très juste Alexandre. J’émettrai cependant un bémol à votre idée que moi aussi j’avançais du haut de mes 16ans. D’ailleurs je prévoyais 50 ans. Je trouvais ce chiffre magnifique pour ma fin spectaculaire et grandiose.
Mais aujourd’hui que j’en ai 48…, et que je n’ai de grandiose(s) que mes rêves faciles…, au final, je prolongerais bien l’exhaltation une petite quarantaine d’années encore @_@ Histoire de prendre le temps d’utiliser le marteau resté dans la boîte à outils des autres pendant que je m’amusais.
Sauf contrordre de la jeunesse du futur si je leur rase les oreilles avec de la morale
C’est pourquoi je préfère cultiver l’humour. Mes sempiternelles bavardages seront plus agréables à entendre quand je n’aurai plus que mes mots pour me justifier…
Au diable le marteau qui ne chante que le labeur sans joie !
Nom d’un petit bonhomme, voilà que je bavarde encore. Bonne journée à vous, je (re)file à l’atelier de mon existence.
@Claudine: je comprends bien que mon point de vue est radical (comme Diogène…) et n’est pas à prendre au pied de la lettre. Au final, c’est la nature qui décide. La question est celle de notre rapport à la mort. J’ai vu des vieux qui ne savaient plus pourquoi ils vivaient, seule la peur de la mort les maintenait en vie et cette peur ne les stimulait pas; elle les paralysait dans l’inaction. Je ne me souhaite pas cela.
Je trouve que vous avez de grandiose plus que vos rêves faciles: votre écriture est très stimulante, intelligente et dynamique! « L’atelier de votre existence »… quelle perle.
Certes, ces temps du tout-au-pixel ne sont pas favorables aux belles plumes – ce qui les rend encore plus nécessaires.
Bonjour
Voici le lien vers la chronique publiée dans Le Soir http://bit.ly/aUKp7w
@alexandre:… et pourquoi continuer à avoir des enfants puisqu’il y a déjà trop de gens qui épuisent cette planète bleue, bleue comme le bleu Klein, mais pour combien de temps encore