Interrogé à la Chambre, cet après-midi, le Premier ministre Van Rompuy a déclaré que celui dont le nom ferait l’objet d’un consensus ne pouvait refuser la présidence du Conseil européen ou le poste de super-ministre des affaires étrangères de l’Union. Il y a toutefois deux façons de désigner le président: par consensus justement (tout le monde s’accorde sur un nom), ou par un vote à la majorité qualifiée. Mais comme Van Rompuy a également précisé qu’il ne serait pas séant pour un Premier ministre en fonction de se porter candidat, doit-on en déduire que s’il n’est pas désigné par consensus, il restera au « 16″?
Ma petite expérience en « hermanologie » me suggère qu’avec lui, aucun mot n’est innocent et me ferait donc bien pencher pour cette hypothèse qui, à ma connaissance, n’a pas encore été envisagée par la grande presse online.

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Je suis aussi d’avis qu’il n’y aura pas consensus car il ne faut pas oublier le baroud des Anglais qui, comme au foot, jouent à fond jusqu’à la fin du « temps additionnel ». D’autres pourraient en prendre exemple.
Plus proche de nous, en Ubuland, je relève l’attaque frontale au fusil à bouchon du dépité Ducarme qui, je l’espère, fera beaucoup rire de lui.
Sur le fond je pense qu’il y a du vrai dans ce que Ducarme dit, quant à la forme c’est autre chose et ce n’était sans doute pas à lui de le faire. En tout cas cela pose question. Le poste de président de l’UE doit être pour un politique faisant preuve d’ouverture et de tolérance. On ne peut pas dire que le parti dans lequel HVR est issu est un exemple en la matière… Lui sans doute mais on a la famille qu’on a… Comment vouloir plaider pour une Europe telle que Sarko et Merkel l’envisagent quand on est fait preuve d’intolérance sur un dossier comme BHV, sans parler du wooncode et de la circulaire Peeters. C’est en effet des pierres dans son jardin. Pas à lui mais de son parti. Maintenant y a-t-il un seul politique sans casserole ? Non.
Deux remarques, qui valent ce qu’ils valent :
- La Flandre n’a toujours pas ratifié la Convention européenne de protection des minorités linguistiques. Qui sera le premier à poser la question de la ratification, une fois Herman nommé ?
- Il semble que la cote de l’ancienne présidente lettonne VVF monte en flèche.