Il y a quelques semaines, j’ai enfin fait la connaissance de Geertrui Windels. Grâce à Lobby, la très classieuse revue trimestrielle qui, pour 5 malheureux euros, promet de vous ouvrir les portes des antichambres du Pouvoir. Et qui est Geetrui Windels? Mais notre First Lady, la femme d’Herman Van Rompuy. Eh oui. A l’occasion, je ne déteste pas m’aventurer dans les rubriques un peu people…
Enfin, pipeule… C’est une dame aimable, élégante et distinguée, mais si elle était futile comme un piège à paparazzi, je doute franchement qu’elle serait la femme d’Herman. Il n’était pas là quand je lui ai rendu visite avec un photographe de l’agence Reporters, qui signe le portrait que je reproduis ici, mais il avait joué de bonne grâce les attachés de presse et nous avait mis en contact. Herman m’a dit que je pouvais vous faire confiance, me glissa-t-elle. Quelques semaines plus tôt, elle s’était fait un peu piéger par un confrère flamand qui avait sollicité une interview de sa part pour parler de leurs vacances en Australie. Il en a fort peu été question, dans l’article.
Moi, je n’avais pas jugé bon de recourir au même stratagème. J’étais simplement curieux de découvrir la compagne du plus atypique de nos premiers ministres, une vieille connaissance depuis déjà bien trente ans, même si on ne se téléphone plus vraiment tous les jours depuis que je n’use plus mes semelles sur les keien van de Wetsraat.
On s’était simplement revus en juillet 2008, il m’avait invité à dejeûner avec lui et son frère Eric, dans les salons de la Chambre qu’il présidait à l’époque. C’était quelques jours avant le 15 juillet, la date-butoir que s’était bien imprudemment fixé l’ineffable Leterme pour sa grrrande réforme de l’Etat, avant de devoir passer la main à un trio de médiateurs-démineurs…
J’aime décidément bien les Van Rompuy. Je ne sais absolument pas comment Herman compte se dépatouiller du guêpîer BHV, ni même s’il l’espère encore vraiment ou s’il s’apprête seulement à affronter une crise inévitable, mais je pense sincèrement que s’il y a actuellement quelqu’un en Belgique qui peut nous faire vivre ça sans que toute la vaisselle y passe, c’est bien HVR. Je sais, ce n’est pas original. Le bonhomme dispose au nord comme au sud d’un capital de confiance inentamé. Rustige vastheid, comme il dit en citant une poétesse qui lui avait déjà fourni le titre d’un livre de jeunesse, paru en 1979 et dont il m’avait, à l’époque, gentiment dédicacé un exemplaire (De Kentering der Tijden).
Et Geertrui? Une femme de caractère, à l’évidence. Biologiste de formation. L’Australie cet été, c’est elle qui l’a voulue. La plongée au milieu des coraux, c’est elle aussi, Herman contemple plutôt ça par le fond de verre du bateau. Mais ils paraissent bien assortis. Un couple de Flamands sans prétention, proches de leur grande famille et de leurs vrais amis, pour la plupart en dehors de la politique. Avec des exceptions comme Karel Van Miert, avant sa disparition.
En cherchant leur maison sans chichis, près de la gare de Sint Genesius Rode, j’ai dû m’informer car leur rue fait de curieux détours. Le monsieur que j’ai interrogé ne pouvait me renseigner sur base du seul numéro. J’ai précisé que c’était le domicile du Premier ministre que je cherchais. « Ah, ja! Je ne sais pas exactement où il habite mais c’est sûrement tout près d’ici. Le dimanche, je le vois souvent promener par ici, avec son chien« .
Le magazine est maintenant dans toutes les bonnes librairies. L’article est également visible ici, sur mon site personnel.

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Merci Charles pour ce bel article.
J’éprouve une grande admiration pour ce Premier travailleur, diplomate, paisible, rassurant, poète et philosophe. Je me disais bien que son entourage direct était important et tu nous fais découvrir une first Lady savante, aimable, élégante, charmante, distinguée.
Quelques passages à proximité de « Jan Berckmans », quelques lectures de poésie publiée par le grand homme d’Etat (je l’écris dès aujourd’hui) m’ont inspiré un poème que je lui ai envoyé. Il m’a répondu en vantant l’enseignement dont les enfants ont aussi bénéficié et les Jésuites qui l’ont encouragé à oeuvrer en politique pour le Pays.
Je l’en félicite même si j’ai fréquenté l’Athénée Robert Catteau, à l’autre bout des Marolles … L’art de la nuance se cultive aussi en milieu laïc, le combat pour la tolérance n’est l’apanage d’aucune de ces deux écoles…
Amicalement,
Jean-Pierre Legrand
Tout article s’intéressant à des Flamands autres que Bart De Wever ou Filip Dewinter ne peut que recevoir mon soutien. Je ne connaissais pas cette dame. Quant à Herman Van Rompuy, je trouve qu’il se débrouille bien jusqu’à présent (dossier des sans-papiers, budget, p.ex) et qu’il a l’air d’avoir rétabli un bon climat au sein du gouvernement fédéral, mais j’attends encore un peu avant de me faire une opinion définitive à son sujet. Mais ce que j’apprécie chez lui, c’est sa discrétion car je pense qu’on ne peut pas obtenir des bons accords lorsqu’on passe son temps à faire des déclarations dans les médias.
Proficiat.Een zeer mooi artikel. Naar aanleiding van een vroeger intervieuw, kijk ik met meer aandacht naar alles wat verschijnt over Geertrui Windels. Ik appricieer enorm haar nuchtere kijk op de maatschappij. Zij staat met haar twee voeten in het dagdagelijks leven en weet zo wat er gebeurt in onze omgeving. Ook de onderkant van de samenleving is haar niet vreemd, haar vrijwilligerswerk opent deuren en het hart van gewone mensen .In dat alles blijft zij zeer eenvoudig en realistisch.Een top-vrouw.
J’aime bien son self control et sa discrétion mais je ne comprends pas comment il arrive à s’entendre avec son frère à moins que c’est grâce à ce que j’aime bien chez lui.