Quel que soit le destin institutionnel de la Belgique, Bruxelles n’aura jamais de fonction plus importante ni d’intérêt plus prioritaire que d’être le lieu où se rencontrent tous ceux qui en ont fait leur capitale. Capitale de la Flandre et capitale des francophones de Belgique; capitale de l’Etat fédéral ou de la confédération des Etats Belgiques-Unis; et capitale de l’Europe.
Les institutions bruxelloises actuelles ne sont pas organisées pour atteindre et réaliser cet objectif. Quelles forces politiques bruxelloises auront l’audace d’articuler leur programme et leurs actions pour porter ce projet?
Si vous les interrogez, en français comme en néerlandais, il y a fort à parier qu’elles vous affirmeront toutes qu’elles y adhèrent fermement. Demandez leur alors pourquoi notre gouvernement régional est organisé comme une conférence diplomatique, pourquoi nous vivons à Bruxelles sous un régime d’apartheid « culturel » plus ou moins soft, pourquoi Bruxelles ne gère pas elle-même son enseignement et sa politique de formation, pourquoi tant de pouvoirs appartiennent encore à 19 collèges de satrapes villageois, pourquoi les partis représentés au parlement régional sont francophones ou flamands, jamais bruxellois, pourquoi…
Ce n’est qu’une question de volonté politique. Si elle n’existe pas, c’est que la pression de l’opinion n’est pas encore assez forte. Je pense que le temps est venu de la faire monter.

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Je ne vois pas trop d’ou vient cet apartheid « culturel ». C’est pas une critique, je ne le comprends pas bien…
Pour le reste, tout-à-fait d’accord avec vos opinions.
Ah ben si l’opinion importait à ces messieurs, cela fait longtemps qu’on le s’aurait …
Ton constat reflète plutôt la capacité de refoulement de chaque communauté qui se marque d’autant que Bruxelles est une zone de superpositions.
Je ne connais pas le terme exact mais c l’endroit où l’autre est refoulé et n’existe pas (ou on oublie qu’il existe) … encore moins ceux qui y vivent.
Un concept vague de la belgitude
Pourtant le sentiment d’etre Bruxellois est très fort. Ils ne se sentent ni flamands, ni wallons, alors c’est vrai que manque t’il ? Peut etre le courage politique de certain de créer un parti bilingue fort, je verrais bien un mec comme Smets pour faire le premier pas côté néérlandophone, alors qui du côté francophone pour un futur SPS, SPF, SPDH ou SPECOLO.
Le problème n’est il pas qu’en fait, la crainte des francophones de Bruxelles devant une flandre carnasière précipite ‘par obligation’ les francophones de Bruxelles dans les bras de la Wallonie et donc lui fait perdre la neutralité qui pourrait la sauver ?
Et puis Bruxelles capitale peut etre mais la Flandre boude sa capitale où il y a tant de fransquillions (qu’elle idée aussi leur a pris de choisir Bruxelles), la Belgique boude sa capitale qui ne represente pas un potentiel électoral, l’Europe boude sa capitale parce que sa présence est un honneur et que ca devrait déjà lui suffire, quand à la CF elle est fauchée.
Eh Charles, dis, prochain post tu vas pas aussi nous annoncer que tu te lances en politique, hein, fieu?
°-¨
@Alexandre: Ne t’inquiète pas, ket! Aucun risque. Ce n’est pas que je trouve ça déshonorant, bien au contraire, mais chacun sa place: la mienne est dans la tribune. Celle de la presse, sans doute, mais il y a des points, comme celui-ci, pour lesquels je rejoins le kop…
@Mike: c’est un apartheid soft, on peut aller au KVS, « ils » peuvent venir au Botanique, mais c’est un apartheid quand même, basé sur l’idée fausse qu’il faut être Flamand ou francophone avant d’être Bruxellois. Je vois ça comme ça.
@François: Ils suivront l’opinion quand elle cessera de les suivre et de voter bêtement pour eux, ceux de la bande des deux fois quatre. Je parle des partis, car leurs membres et mandataires doivent être les bienvenus dans l’union des Bruxellois!
@Kermit: les francophones bruxellois ont seulement peur d’être des Bruxellois, comme les Brusselse Vlamingen ont peur de s’afficher comme de simples nederlandstalige Brusselaars!
Il faut s’afficher maintenant, et tendre la main aux deux, sans allégeance à l’un ou à l’autre. Pour être franc, j’ai cru au concept de « communauté » non territoriale, mais c’est une illusion. Et la « fédération Wallonie-Bruxelles », c’est une dangereuse fadaise…
Tout en étant d’accord avec vous, cette situation apporte aussi une étonnante richesse culturelle à la Ville. La Com. Flamande et Française se livre une sorte de combats où il faut organiser autant de choses que l’autre. Les Flamands apportent aux francophones comme moi une gigantesque variété de concerts, expo, festivals, etc … Il n’y a qu’a lire le magazine « Agenda » gratuit dans les stations de métro, c’est remplis d’évènements « Met steun van de Vlaamse overheid » (d’ailleurs le magazine trilingue est lui-même Flamand).
La Région Bru. Cap. aurait-elle l’argent pour en faire autant qu’aujourd’hui ?
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La communauté Wallonie-Bruxelles est peut etre juste le seul choix possible. Je ne suis pas bruxellois donc bien en mal de me prononcer mais y a t’il d’autres alternatives et l’attitude de la Flandre n’a t’elle pas fermé toutes les autres portes.
apartheid = ségrégation= le contraire de l’esprit bruxellois, pcq la plupart des habitants de Bruxelles ne sont pas purement flamands ou wallons mais d’origine mixte et même très souvent issus de l’immigration; ils forment donc une communauté particulière non-reconnue comme telle par les « occupants » de Flandre et de Wallonie; ceux-ci ont reconnu facilement la communauté germanophone (70 000 habitants) pcq elle est linguistiquement pure à leurs yeux; dans leur schéma institutionnel, les bruxellois n’ont pas leur place pcq la « communauté » bruxelloise est un melting pot qui les dérange, et politiquement les bruxellois comptent pour du beurre pcq ils sont minoritaires en Belgique; pourtant Bruxelles est le modèle de l’avenir et devient inéluctablement un carrefour international comme New York et pas une simple ville administrative comme Washington ou La Haye, c’est du moins mon sentiment. La question BHV ne concerne pas plus la communauté bruxelloise que la communauté des cantons rédimés, c’est un vieux contentieux entre la Flandre et la Wallonie (Bruxelles était « au frigo » pendant qu’ils se partagaient la Belgique et 25 ans après ils ne sont toujours pas foutus de s’entendre!)
@ Joseph Hansen
« les bruxellois n’ont pas leur place pcq la « communauté» bruxelloise »
C’est peut etre vous qui n’avez pas bien compris le sens des regions et des communautes.
Les bruxellois habitent une region qui est une region a part entiere meme si les flamands ont souvent tendance de l’oublier. Pour ce qui est des communautes elles sont linguistiques et pas attachees a un territoire, les germanophones, reconnus comme vous dites, vivent en region wallonne.
Alors qu’elle est votre idee pour cette communaute bruxelloise ??? Le fait de parler le patois bruxellois ? Vous risquez de ne pas trouver beaucoup d’amateurs.
@Kermit
pas le patois bruxellois mais au moins les deux langues les plus répandues en Belgique, le néerlandais et le français
Mais y a les communautes pour cela Joseph, les Communautes.