L’olivier est planté trois fois
Les accords entre socialistes, écologistes et humanistes sont conclus, les oliviers sont plantés, en communauté française, en Wallonie et à Bruxelles. C’est le point de départ de ma chronique vidéo, ce mardi. J’en profite pour briser une nouvelle lance en faveur de l’élection directe des ministres-présidents et d’inviter ceux qui le souhaitent à rejoindre le groupe Facebook (132 membres à ce jour) que j’ai lancé à ce propos.
A propos, il semble que ma première chronique vidéo vous a bien plu. Voici donc la deuxième, je poursuis l’expérience en m’efforçant de l’améliorer. Le mouvement se prouve en marchant…
Tags: Belgique, institutions, politique
14 juillet 2009 à 8:36
A lire sur le blog « Je suis belge mais je me soigne ».
Belgique : les nouveaux gouvernements régionaux vont accélérer sans aucun doute la fin de l’Etat fédéral (1)
http://is.gd/1y6s6
14 juillet 2009 à 9:43
Très intéressant, mais élire les chefs de gouvernement au suffrage universel, c’est risquer de se taper Michel Daerden, Marc Wilmot ou Anne Delvaux ministre président… (La différence avec la France ou les USA, c’est que le vote est obligatoire en Belgique)
14 juillet 2009 à 10:06
Yes!! cette fois, j’ai tout compris… merci pour ce beau résumé Monsieur Bricman.
Quant à l’idée elle me paraît pleine de bon sens mais à lire le commentaire de Baptiste, il faut y réfléchir.
14 juillet 2009 à 11:18
Je vois, avec votre proposition d’élection des ministres-présidents, que vous voulez des Happart ou autres Daerden à la tête de la Wallonie en lieu et place des Demotte, Marcourt ou Simonet.
Vous souhaitez donc le populisme à la place de la compétence (même si elle peut être sujette à caution)
Vous êtes bruxellois si je ne m’abuse. Votre rêve secret est sans doute d’enfoncer encore un peu plus la Wallonie.
14 juillet 2009 à 12:05
« Votre rêve secret est sans doute d’enfoncer encore un peu plus la Wallonie. »
C’est possible, ça?
14 juillet 2009 à 13:11
@Ø: Quand vous me dites que je souhaite « des Happart ou autres Daerden à la tête de la Wallonie en lieu et place des Demotte, Marcourt ou Simonet », vous me faites un curieux procès d’intention. Vous semblez d’autre part considérer qu’il existe en Wallonie une majorité inexpugnable de cons. Moi pas.
Veuillez enfin considérer ceci: en poussant votre logique à son terme, il faudrait donc supprimer les élections et faire désigner les parlementaires et les gouvernements par le Selor…
@Baptiste et @lambda: la vivacité de mon propos ci-dessus ne s’adresse évidemment pas à vous qui émettez, dans le cadre d’un échange normal et sans agressivité inutile, une objection recevable mais qui me paraît non fondée. S’il faut réunir la majorité des voix plus une sur un nom, je ne crois pas qu’un candidat marginal ou exagérément populiste puisse s’imposer, à supposer qu’il obtienne l’investiture d’un parti sérieux. Et s’il y arrive quand même, il faut assumer et s’incliner: en démocratie, c’est le peuple qui décide, pour le meilleur et pour le pire.
Enfin, je pense que les personnes que vous citez, peut-être contestables mais respectables, auraient l’intelligence de ne pas postuler une fonction qui excède leurs compétences.
14 juillet 2009 à 13:48
[...] sa dernière chronique politique, l’ami Charles revient sur une idée qui pourrait bien faire son petit bonhomme de chemin: [...]
14 juillet 2009 à 14:37
je suis pour l’élection du ministre-président dans une élection directe à 2 tours
14 juillet 2009 à 14:45
je suis pour l’élection directe du ministre-président par une élection directe, à 2 tours parce que je suis pour le vote libre (que ceux qui ne s’intéressent pas à la politique restent disponibles comme en France quand Le Pen s’était pointé au 1er tour)
14 juillet 2009 à 21:25
La Belgique a longtemps été montrée en exemple pour sa capacité au compromis. Meme si ca engendre des discussions sans fins et des gouvernements qui tardent à se mettre en place on peut difficilement affirmer que c’est nuisible au bon fonctionnement du pays, les bons cotés compensent les mauvais et il n’y a strictement aucun indice que notre système serait moins efficace ou qui permette de penser que le systeme que vous proposez serait mieux que celui qu’on a. Je dirais meme au contraire, avec notre petit esprit de clocher nous nous tournons plus souvent vers la France ou les Etats-Unis pour y voir des mérites qui n’existent pas (en particulier en France) mais pourtant le pays qui cartonne, en Europe, c’est l’Allemagne !!! Rappelez moi comment le président est élu en Allemagne ?
Si on a toujours l’impression que l’herbe est plus verte dans le jardin du voisin, faut savoir aussi prendre un peu de recul. Je ne lorgne personnellement pas vers le systeme presidentiel francais et encore moins vers le systeme présidentiel americain, l’aura dont beneficie ces pays ne vient pas de leur systeme présidentiel mais de leur taille et de leur histoire.
Du reste vous plaidez pour un systeme sans nous en demontrer un seul avantage. Sans l’avoir vraiment dit, la clarté peut être ? Question clarté on risque en effet de ne pas être décu, en Region Wallonne un premier tour avec une issue gauche-droite et un second tour avec des electorats CdH et Ecolo forcé de se reporter sur un candidat PS, ca nous promet de longues annees de clarté, plus limpide y a pas. Quand au parlement lui-meme, exacerbé par cette dualisation « présidentielle », il deviendra un ensemble de deux blocs sans nuances. Je crois que c’est Javaux qui dit que les concepts de gauche et de droite sont des idées du 20ème siècle (rappelons aux moins perspicaces que c’est le siècle dernier), avec un système comme le vôtre on y retour les deux pieds joints, le monde évolue, il n’est pas interdit de le suivre.
Et puis, dans votre vidéo vous regrettez 21 ans de PS en continu et vous plaidez pour en remettre une couche, c’est d’un cohérent ! Personnellement j’aime autant un systeme riche et subtil quitte à céder à un peu au flou institutionnel, ca permet aux nuances de s’exprimer, et pas seulement dans un parlement et à mon avis, la nuance, c’est l’avenir.
14 juillet 2009 à 22:40
Certes, mon cher Charles, voilà une idée séduisante…
Mais réalisez-vous que, toute chose restant égale par ailleurs, votre système aurait désigné un certain… Michel Daerden comme Président…
En son temps, en France, un certain Michel… Colucchi s’était aussi présenté aux élections présidentielles…
14 juillet 2009 à 23:14
Cher Charles,
Je ne vois vraiment pas pourquoi l’élection directe des ministres présidents(quel titre!) changerait quoi que ce soit, si elle n’est aps coupléeà l’élection majoritaire du SEUL parti appelé à diriger la région pendant une période déterminée, ce qui permettrait aux citoyens de juger sur pièces l’adéquation entre les promesses électorales et les réalisations effectives. Le système des coalitions permet aux partis de prétendre que les promesses n’ont pas été réalisées à cause d’un autre parti dans la coalition.
Par ailleurs, je réfléchis à un système où les partis seraient organisés de façon plus démocratique et plus transparente (c’est à la mode) En effet, si j’ai confiance dans quelques personnes de chaque parti, je vomis certains membres de ces mêmes partis.
Or, voter pour certains(qu’on apprécie) aboutit parfois à faire élire d’autres (qu’on déteste) Il ya là quelque chose qui m’énerve profondément.
Bon courage dans la poursuite de ta grande oeuvre!
15 juillet 2009 à 13:49
Cher Charles,
Dans une utopie qui parfois me prends, je prônerais en effet que les ministres soient désignés par le selor…
Limite, le même genre de sélection d’ailleurs pour les parlementaires…
Mais, on ne suprime pas les élections.
Le vote devient presque « capacitaire », je m’explique.
On émet des listes avec les idées (et leur coût ) et le peuple vote pour des idées…
Ces idées seront le mandat du gouvernement à venir.
Sur base de ce mandat et des compétences nécessaires, on sélectionne l’équipe à mettre en place.
On met aussi en place un outil objectif de suivi du programme.
C’est de fait utopique.. .mais cela éviterait par exemple que certains partis ne se focalise que sur un point de leur programme (style la scission de la Belgique) en le légitimant par le vote alors même que si ça se trouve, les gens qui ont voté pour ce parti l’ont fait pour les 99 autres points…
C’est aussi capacitaire car cela obligerait les gens à se pencher sur les idées émises plus que sur la bouille sympathique du candidat…
15 juillet 2009 à 19:11
@Michaux
Sarkozy a indéniablement une grande influence personnelle et n’hésite pas à imposer à l’UMP de faire place à des ministres d’autres partis. Donc un président élu au suffrage universel a une autorité légitime et peut faire avancer la société.
C’est vrai que ce sont les partis qui devraient être réformés et faire plus de place à ceux qui ont de véritables idées innovatrices, mais je crois que cette révolution interne n’est pas pour demain. Après mai 1968, on a permis aux étudiants de donner leur avis dans les conseils universitaires et aux employés de s’exprimer un peu plus dans les sociétés mais on n’a pas partagé une parcelle de pouvoir avec eux.
16 juillet 2009 à 16:07
Vous vous méprenez sur ma logique, je suis absolument contre ces élections au suffrage direct et des ministres-président eu des bourgmestre.
Je suis très dubitatif face à cette opinion qui voudrait que la population ne peut pas se tromper et que sa parole est d’or.
On l’a d’ailleurs bien vu à Charleroi où on a du tordre le décret qui instaurait l’élection directe du bourgmestre afin de pouvoir y placer Jean Jacques Viseur.
Ou alors poussons la logique à son terme comme vous dites et élisons, comme aux USA ceux qui vont nous juger, ceux qui vont nous protéger.
16 juillet 2009 à 20:46
en fait tout cela sont des débats autour de tentatives de changement qui ne serviront à rien, si les personnages politiques et nos structures n’évoluent pas; ainsi selon moi il y a trop de fonctionnaires, exemple à Bruxelles, l’orbem a beau changer de nom en actiris, ce n’est pas à ces fonctionnaires que je demanderais de me trouver un candidat compétent et motivé mais à des sociétés d’interim privées qui me paraissent plus efficaces, idem pour l’enseignement officiel dirigé par les communautés, la santé et tout le reste; le problème n’est pas de régionaliser mais de privatiser, les structures étatiques ont montré la limite de leur inefficacité.