Une réunion vient de s’achever, à La Libre, entre la rédaction et son rédacteur-en-chef, Michel Konen. On me dit que ce fut « franc et cordial ». Et que ça débouche en tout cas sur un accord: La Libre va finalement publier la tribune qu’avait consacrée au « Vif » et à ses moeurs une belle brochette d’universitaires un tout petit peu scandalisés et inquiets (voir mon billet précédent).

L’article sera accompagné de quelques lignes d’explications de Konen et Amid Faljaoui se verra proposer une opportunité de répliquer. C’est très cohérent, mais… on aurait peut-être pu commencer directement par là, non? C’était d’ailleurs la proposition de la SDR. Et au Soir? Patience, les infos vont sûrement venir. Mais si la hiérarchie de La Libre s’est rendue aux vertus de la transparence, Le Soir pourra-t-il ne pas s’aligner? Mateusz parie que non et Jean-Jacques Jespers confirme: le quotidien prépare un dossier sur l’ »affaire ».

A quelque chose malheur est bon, en tout cas: quelques-uns des amis que j’ai à La Libre m’ont confirmé au téléphone, il y a quelques instants, que toute cette histoire est à leur yeux une parfaite leçon de choses. Ils ont tous vu et compris, dans le réel, les dégâts d’image que peut provoquer une affaire comme celle-là. Il n’est plus possible de diriger une entreprise (ou un gouvernement) « à l’ancienne », quand l’information circule en temps réel sur la Toile. Voyez par exemple  ce tweet de Laurent Goffin (Emakina Belgium), plus tôt dans la journée:

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C’est bien là tout ler problème, assez nouveau pour les éditeurs et les journalistes: ils peuvent bien sûr continuer à négliger internet, à regarder de haut toute cette agitation et à croire qu’ils pourront s’en sortir en laissant courir un simple fil de dépêches sur leur site. Ils peuvent. Mais ils ne peuvent pas empêcher internet de s’occuper d’eux. Comptez sur moi pour revenir très vite là-dessus!

Voir ici la très bonne synthèse de la polémique sur le site RTBF-Info. On comprend mieux le web, à Reyers… [MàJ 18:06]

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7 Réponses to “Levée du « black-out » sur Le Vif, à La Libre”

  1. Si si le Soir devrait s’aligner… selon mes infos des papiers sont prévus en pages Médias demain…

  2. Charles Bricman dit :

    Merci, Mateusz!

  3. J.J.Jespers dit :

    Effectivement, Le Soir publie un dossier sur cette affaire avec des interviews de quelques protagonistes. Mais la « carte blanche » en elle-même? Je ne sais pas.

  4. La Libre et Le Soir publieront donc le billet, très bien (même si c’est un peu les figues après Pâques). Le Vif-l’Express paraîtra « normalement » ce vendredi. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sauf que ce numéro du Vif aura été préparé… sans la rédaction, semble-t-il.

    On pourrait épiloguer là-dessus. Ça me rappelle le patron d’une boîte de conseil qui m’a dit texto, en me licenciant, « le métier de conseil serait un très beau métier s’il n’y avait pas les consultants ». On peut aussi tenter une omelette sans oeufs. En attendant, voici le journal sans journaliste. Un objet unique à conserver précieusement, ou le commencement d’une évolution inexorable ?

  5. Benoît D. dit :

    La publication du Vif malgré le blocage de la SDR est en effet inquiétant, autant que le silence qui l’accompagne.

    Dans d’autres secteurs – industries,…-, on parlerait de déni du droit de grève si un patron venait à engager des interimaires pour faire le travail des grévistes. Les syndicats augmenteraient la pression.

    Ici, on s’offusque un peu et on reprend le travail.

    Etrange aussi qu’on parle si peu des raisons du licenciement: si D. Klein ne faisait pas l’unanimité (y compris dans la rédaction semble-t-il), quid des trois journalistes victimes collatérales de la purge?

    Enfin, si Roularta se félicite que les postes-clés soient dorénanvant occupés par d’autres journalistes maisons – et qui plus est des femmes* -, ceci prouvant soi-disant le bon climat social et les possibilités d’évoluer au sein de la « maison », on oublie qu’une rédaction de 13 personnes fonctionnera dorénavant à 9 car les 4 journalistes ne sont pas remplacées.

    Bref, à part les conditions financières (toujours floues) des 4 personnes licenciées, rien ne change vraiment…

    Benoît

    * On dirait JM Le Pen disant « je ne suis pas raciste, la preuve j’ai des nord-africains dans mon parti »…

  6. Benoît D. dit :

    http://www.voir.ca/blogs/steve_proulx/archive/2009/02/03/ici-dans-le-journal-de-montr-233-al.aspx

    Un cas relativement similaire de ce que j’appele le déni du droit de grève.

  7. bla bla dit :

    on en parle tellement peu, effectivement

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