Quand le résultat du vote d’investiture s’affichera tout à l’heure au tableau électronique de la Chambre, il ne dira pas ce qui, à terme plus ou moins rapproché, constitue probablement la principale menace qui pèse sur le nouveau gouvernement Van Rompuy: il n’est pas soutenu par une majorité de députés flamands, il n’a pas de majorité en Flandre.
En droit, ce n’est pas nécessaire, la computation des votes se fait au niveau de l’assemblée tout entière. Politiquement, c’est une autre affaire. Une énorme faiblesse qui va faire peser une pression énorme sur le CD&V et sur l’Open VLD. Vous me direz que c’était déjà le cas sous Leterme, depuis l’éclatement du cartel entre le CD&V et la NV-A. Vous aurez raison mais il y a une différence essentielle: la majorité flamande s’était évaporée en cours de partie, après la constitution de l’équipe, en été, avec la défection des nationalistes. Ici, elle est assumée au départ.
Paradoxalement peut-être, j’y vois aussi une opportunité. Si les francophones ont l’intelligence d’enfin poser quelques gestes forts et significatifs.
Le premier de ces gestes devrait consister à reconnaître avec le coeur, et pas seulement comme à regret, du bout des lèvres, qu’une nouvelle réforme approfondie des institutions est absolument nécessaire. Les régions ont chacune des préoccupations qui leur sont propres et qui appellent des traitements différenciés. Plus d’autonomie, dans différents domaines sensibles comme le marché du travail ou certains aspects de la politique sociale, ça devrait pouvoir se traduire par plus d’efficacité.
C’est très concret, mais la symbolique n’en est pas absente: aujourd’hui et quoiqu »on pense par ici, le principal problème qu’a la Flandre avec le « système belge » n’est plus le contentieux linguistique ou « communautaire »: c’est ce que j’appellerais le syndrome de Gulliver, celui de la « majorité opprimée » comme le disait Hugo Schiltz. On peut en situer la naissance dans l’immédiat après-guerre, avec la Question royale. Cela se passe sur l’axe gauche-droite: la Flandre est très majoritairement à droite, la Wallonie majoritairement à gauche. Le système restant basé sur les grands compromis sociaux du siècle dernier, la Flandre a le sentiment de ne pouvoir mener à bien une refonte de ce système que les Wallons, eux, veulent préserver.
Pourquoi pensez-vous que Didier Reynders affirmait que la première place conquise par le MR en Wallonie était une réforme de l’Etat en soi?
War is over
Le deuxième geste à poser par les francophones sera psychologiquement et politiquement plus douloureux en raison de sa charge émotive. Il consiste à reconnaître enfin la réalité: la Flandre est flamande… Dit comme ça, cela a l’air idiot mais ce ne l’est pas du tout. Dans notre inconscient collectif de francophones, nous sommes toujours les enfants de la Belgique de papa, celle dans laquelle le bilinguisme consistait, entre autres, dans le droit pour les francophones d’être servis en français sur tout le territoire national.
C’est ça aussi, bien sûr, mais le problème est évidemment que la réciproque n’est pas vraie. Sauf, depuis peu, dans les restaurants et certains commerces de La Roche et de Durbuy. Vous savez qu’il y a des communes francophones à facilités le long de la frontière linguistique? Vous savez que les Flamands qui s’y installent – il y en a de plus en plus en Wallonie – n’en font pratiquement pas usage?
Je ne porte pas ici de jugement de valeur, je fais un simple constat sociologique, lequel s’explique évidemment par le poids du français, qui reste une langue internationale. Pour intégrer cette dimension essentielle à la compréhension de nos querelles, il suffit d’observer le Québec: la législation linguistique y présente de troublantes similitudes avec celle de la Flandre. A la différence que le rôle du néerlandais face au français, en Belgique, y est tenu par le français face à l’anglais. Et vous verrez: on y viendra chez nous aussi.
Reconnaissons dès lors que la Flandre est flamande et qu’on y parle le néerlandais qui en est la seule langue officielle, si tel est son choix. Que nous n’avons pas de revendications territoriales. Que seul nous importe le droit des personnes, et que le respect pour celles-ci doit être le même, qu’il s’agisse d’un francophone à Beersel, Linkebeek ou Ostende, ou d’un Flamand à Waterloo, Enghien ou Arlon.
Alors nous serons en droit de nous indigner des mesquineries d’un satrape local, de dénoncer les tendances au repli sur soi, au refus de l’ouverture aux autres cultures témougné par certains esprits bornés.
Je sais bien qu’en écrivant ça, je ne vais pas me faire que des amis dans ma communauté. Mais je m’en fiche, figurez-vous, je ne suis pas là pour plaire, mais pour dire ce que je pense, à tort ou à raison.
Le défi de Van Rompuy
C’était le titre de ma chronique du Soir, mardi dernier. Notre nouveau Premier ministre a accepté ce qui ressemble à une « mission impossible ». On l’a placé là pour jouer les notaires, en attendant la prochaine crise. Ce que j’espère, moi, ce dont je le crois capable parce que je le connais depuis longtemps, c’est qu’il se révolte contre le texte de cette mauvaise pièce qu’on attend le voir jouer. Qu’il sorte de la tranchée, qu’il s’expose et qu’il propose.
Mais il ne pourra le faire que s’il trouve des partenaires pour lui donner la réplique à sa hauteur. C’est la responsabilté de Reynders, Di Rupo, Milquet, Demotte… J’attends ce miracle. Je veux y croire. Il n’y a pas d’alternative. Et c’est probablement une des dernières chances qui nous reste de « refonder » des institutions fonctionnelles, au service des citoyens, à partir d’une page blanche. Ou presque.
Van Rompuy demande qu’on ne place pas en lui de trop grandes attentes. C’est de bonne guerre pour alléger la pression, mais rien de plus. Nous n’avons d’autre choix que de placer en lui de grandes attentes. Il faudrait vraiment beaucoup de bonne volonté pour en lire l’annonce dans la déclaration gouvernementale prononcée mercredi à la Chambre. C’est pas grave. C’était dans l’urgence. Mais à partir de maintenant, il a – ils ont – cent jours pour convaincre.S’il vous plaît, mesdames et messieurs, redessinez-nous un Etat…

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Cher Charles,
Merci pour ce billet particulièrement percutant et qui apporte de très nombreux éléments de réflexion inédits.
Je crois pour ma part, et cela rejoint l’esprit de l’article, que si les Flamands vont sans doute trop loin en bon nombre d’occasions, une réforme profonde de l’Etat ne se réalisera pas sans une remise en cause profonde du côté francophone.
Finalement, se draper dans les vertus du bon droit et adopter une position d’immobilisme, c’est trop facile. Et dans cette voie, aujourd’hui, je pense qu’il n’est plus possible de persister…
Vous devriez aller manger à Bastenaken (Batogne) en plein été pour y constater que le néerlandais y est plus parlé qu’à Bruxelles…
Tout à fait d’accord avec vous.
Quand on négocie, on essaye d’abord de comprendre les attentes de la partie adverse et ensuite on essaye de trouver une solution qui permette aux deux parties de gagner quelque chose.
Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de réelles négociations. Chacun reste campé sur ses positions.
Plutôt que de laisser pourrir le problème, il faut le résoudre!
Bien d’accord avec toi Charles.
Sur la réforme de l’Etat il faut que les francophones sortent de la tranchée électoraliste, être créatifs et prennent l’initiative en faisant les concessions symboliques de BHV. Concernant les facilités, voici ce que moi je proposerais:
proposer un nouveau pacte des belges dans lequel est carrément inscrit la suppression des facilités mais à une date précise correspondant à la moyenne de la durée de vie d’un belge, à savoir dans +-80 ans, à partir de l’établissement de la région flamande (1970), donc en 2050, et ce, pour ne pas violer les droits des francophones installés dans la périphérie AVANT l’établissement des régions.
Dans ce pacte, on bétonne la sécurité sociale, ce qui est un avantage pour la flandre vu que la moyenne d’age y est plus grande.
Dans ce pacte, on refinance la région bruxelloise de manière juste afin qu’elle prospère – et ses 2 régions soeurs avec.
Dans ce pacte, on crée la circonscription fédérale qui permet de voter pour des politiques de l’autre communauté.
Dans ce pacte, on organise le soutien culturel au niveau fédéral, chargé de promouvoir les échanges intra communautaires. Art, culture mais aussi système erasmus intra belge pour favoriser l’immersion des jeunes.
Enfin, dans ce pacte, on bétonne le role de l’Etat belge d’assurer l’accès à l’énergie, à l’eau potable et à la sécurité sociale de chaque citoyen belge. Je dis cela car l’eau potable est en wallonie (à 80%) et les sources d’énergies renouvellables les plus importantes (potentiellement), sont à la côte.
Donc en fait, on échange les symboles autonomistes contre bruxelles, et on donne à la belgique une vraie mission d’interculturalité.
Bonne année à tous,
Alexandre
[...] Bricman, ce roublard de la politique, cet ancien journaliste frais comme un gardon a commis un billet intéressant à l’attention des francophones siégeant dans ce nouveau gouvernement de la Méduse. Il leur [...]
Très sérieusement et sans ironie, il faudrait aussi permettre un système de cofinancement de l’enseignement à Bruxelles par les deux communautés. Il faut des écoles bilingues car sinon il y aura toujours une sorte de ressentiment d’un côté ou de l’autre avec les évolutions démographiques et d’intentions de vote. Ca ferait évaporer cet antagonisme qui pourrit la situation de Bruxelles. Les jeunes qui sortiraient de ses écoles n’auraient plus à s’identifier à l’une ou l’autre communauté et surtout ils auront un avenir plus radieux qu’actuellement en sortant de l’école sans maitriser le néerlandais.
Pour la sécu, elle restera sans doute dans ses aspects santé et retraites au niveau fédéral. Van Rompuy est un défenseur de la sécu d’ailleurs contrairement à Leterme qui ne voyait la sécu qu’au seul avantage flamand (retraites privées). L’emploi logiquement les allocations de chômage devraient se régionaliser et chacun devrait assumer cela. Il y a déjà de fait des syndicats séparés et qui ont des politiques de soutien à l’emploi très différentes. En Flandre, les syndicats forment les affiliés.
L’erreur énorme que les politiciens francophones risquent encore de faire c’est de la bloquer encore une fois. L’immobilisme n’a jamais servi. Il faut agir et non réagir.
« Que nous n’avons pas de revendications territoriales. ». Donc pas de anschluss avec la fédération Bruxelles-Wallonie?
Guillaume et Plennevaux ont déjà indiqué des problèmes, quoi faire de la région de Bruxelles capitale et la périphérie?
@Guillaume:
Sous aucun cas la Flandra acceptera de l’éducation bilingue dans la région de Bruxelles Capitale. Capitale Européenne, Capitale ‘Belge’ et Capitale de Flandre.
Moi je ne veux pas reflamandiser Bruxelles (après la Franchisation) mais je veux la fin de la Région de Bruxelles Capitale comme région. Réintegration dans la Flandre. Reformer les 19 communes dans une Ville de Bruxelles avec un conseil municipale sous tutelle federal.
Sur la Sécu. La Flandre préfère financier ses propres retraités. Une des raisons pourquoi la Flandre demande plus de pouvoirs régionaux!
@Plennevaux:
Aucun ‘droits des francophones’ dans la périphérie a été violé. Vous voulez parler de viole de droits…l’école néerlandophone à Comines, le bilinguisme du personnel public dans la région de Bruxelles Capitale.
Circonscription federal, jamais sauf dans un système de sous-nationalité.
@Briggs: concernant Bruxelles, quelles concessions proposeriez-vous ?
@briggs: chez les adultes « je veux », bien que nécessaire, n’est pas suffisant: il faut terminer sa phrase par » et en échange je vous … ».
Sinon, on risque de devoir régler cela par les armes, car personne n’aime se voir imposer des remises en question de son identité sans en percevoir un bénéfice.
@ Alexandre Plennevaux:
Je schrijft niets over de verdeling van de staatsschuld. De uitbouw van de Vlaamse staat. Enz.
Ik stel iets anders voor inzake de faciliteiten : we sluiten een pact, splitsen België intern volledig op en laten de burgers in de faciliteitengemeenten kiezen welke interne nationaliteit ze kiezen.
Gezien de meerderheid der inwoners in de faciliteitengemeenten nu (bijna) Franstalig zijn, kiest die meerderheid voor de Franstalige taalrol, en zodoende kunnen die burgers in het vervolg in Brussel gaan stemmen, mogen ze hun belasting in Brussel betalen, krijgen ze hun sociale zekerheid via Brussel enz. Het zijn dan gewoon Brusselaars die hun tweede verblijf hebben in Vlaanderen. Men zou dat bvb kunnen doen door ze een fictieve « eerste » verblijf toe te kennen in Brussel.
Dat zou toch eens eens een pluspunt zijn voor Brussel : al die centen en meerontvangsten van die uitgeweken Brusselaars die Brussel krijgt zonder er iets voor in de plaats te moeten doen.
Met als logisch gevolg dat de keuze voor die nieuwe interne identiteit definitief is en onherroepbaar. Met als gevolg dat de faciliteiten door die maatregel eigenlijk eenvoudig afgeschaft zijn en we van alle problemen verlost zijn. In Vlaanderen zijn ze dan enkel te gast. Willen ze van het systeem afzien, dan verhuizen ze effectief naar Brussel en nadien keren ze terug naar Vlaanderen. Op dat moment worden het Vlamingen en genieten ze van alle voordelen van het Vlaamse staatsburgerschap. En dan kunnen ze zonder problemen weer in hun eigen gemeente kiezen voor de burgemeester die ze willen.
« Dans ce pacte, on bétonne la sécurité sociale, ce qui est un avantage pour la flandre vu que la moyenne d’age y est plus grande. »
Misschien moeten we eerst eens de verdeling van de staatsschuld vast leggen volgens de vermogens van elk gewest of gebied. Aangezien volgens Di Rupo Brussel en Wallonië samen rijker zijn dan Vlaanderen lijkt mij dat een faire benadering om een 40-30-30 verdeling toe te passen. Dus 40% voor Vlaanderen.
Wat het aankopen van water betreft : maak je geen zorgen, in de volgende vijftig jaar zullen we water gaan kopen in IJsland (het ijs is daar toch aan het smelten en kan dus eenvoudig opgepompt worden met zeeschepen en via onze havens gepompt worden in onze waterleiding). En daarbij het bevordert de internationale samenwerking tussen de landen. En we moeten solidair zijn met IJsland want dat kleine landje zit nu echt in de rats.
« Dans ce pacte, on bétonne la sécurité sociale, ce qui est un avantage pour la flandre vu que la moyenne d’age y est plus grande. »
Maak je daar maar geen zorgen over, we staan er in Vlaanderen nu veel beter voor : het ziet hier letterlijk zwart van het volk ! Trouwens lees eens http://www.nieuwsblad.be/Article/Detail.aspx?articleID=dmf29062006_037
Je moet je echt geen zorgen maken, uw redenering staat op drijfzand.
Trouwens de gemiddelde ouderdom is in Vlaanderen enkel hoger omdat de Vlamingen gezonder en zuiniger leven. Het zijn zo geen bon-vivants. En ze zijn solidair met elkaar, dat bewijst het bestaan van België : zonder de fundamentele solidariteit van de Vlamingen met de Franstaligen zou België al lang opgedoekt zijn.
« Dans ce pacte, on refinance la région bruxelloise de manière juste afin qu’elle prospère – et ses 2 régions soeurs avec. »
Een tip : misschien moet je de volgende keer Didier Reynders politiek afstraffen, want hij zorgde ervoor dat België weeral dertig miljard armer wordt door Fortis te verkopen aan Frankrijk. Met de activiteiten van Fortis in België (Brussel) te houden en dus een financiële rol van Brussel veilig te stellen had Brussel er al veel beter voor gestaan (men had naar de toekomst toe jaarlijks ettelijke miljarden euro aan vennootschapsbelasting kunnen innne).
Ik denk dat de oplossing voor Brussel niet bestaat in de voorspoed door meer steun van de Vlaanderen en Wallonië maar eerder door een goed beleid uit te stippelen, dat vertrekt van het adagium : »De tering naar de nering zetten! ». Dus elk jaar minder uitgeven dan men aan belastingen ontvangt.
« Dans ce pacte, on organise le soutien culturel au niveau fédéral, chargé de promouvoir les échanges intra communautaires. Art, culture mais aussi système erasmus intra belge pour favoriser l’immersion des jeunes. »
Ach weeral van de oude doctrines : laat de mensen vrij. De kunst vindt zijn oorsprong in de menselijke beperkingen. In België is de kunst eerder abstract omdat de Belgische overheid zo verstikkend is dat een modale burger enkel kan overleven als hij al zijn emoties opbergt en ze vervangt door simpele abstracte denkbeelden. Als je al die verstikkende regeltjes schrapt in onze wetgeving zal de maatschappij en de cultuur openbloeien. Laat de kunstenaars vrij : ze moeten van hun kunst leven en niet van de bijdragen van de staat. Doe je dat niet dan krijg je enkel van die beteuterde, negativistische, demoraliserende kunstenaars die van zichzelf denken dat ze de essentie van de burgers weergeven. Maar in werkelijkheid geven ze enkel de essentie van de Belgische staat weer : een compromis waar niemand echt tevreden mee is en dat maar kan bestaan door het implementeren van abstracte regels.
« Dans ce pacte, on crée la circonscription fédérale qui permet de voter pour des politiques de l’autre communauté. »
Helemaal mee akkoord : we schaffen dus alle remmen van de democratie af, alle alarmprocedures, veto’s, 2/3° meerderheden worden in de prullenmand gegooid. En we stemmen heel eenvoudig volgens het fundamentele democratische principe : één man, één stem en over het gehele land, meerderheid tegen minderheid (ongeacht de taalkeuze).
Dat zou toch eens mooi zijn niet ? De eerste democratische stap die we dan stellen is het consulteren van de bevolking over de voertaal die Belgiê zal gebruiken : iedereen mag kiezen uit Nederlands of Frans.
En dat is niet om de ene of de andere te benadelen, neen, dat is enkel uit efficiëntieoverweging. Als je maar één taal gebruikt zal iedereen elkaar veel beter begrijpen. De wetgeving en rechtspraak moet maar in één taal opgesteld en gevoerd worden. Iedereen heeft daar voordeel bij.
« Je dis cela car l’eau potable est en wallonie (à 80%) et les sources d’énergies renouvellables les plus importantes (potentiellement), sont à la côte. »
Wat betreft die hernieuwbare energiebronnen in Vlaanderen, sta mij toe u te zeggen dat we die energie wensen te verkopen aan die mensen die een faire prijs daarvoor willen betalen en solvabel zijn. Ik denk dan voornamelijk aan de inwoners van de Franse staat. Zij hebben centen in overvloed. En we moeten met hen goed staan in de toekomst, het is ons belangrijkste buurland. Waar we historische banden mee hebben (denk aan Napoleon en zijn impact op ons staatsbestel). Anders verdwijnt de waarde van de Fortis-aandelen als sneeuw voor de zon. Sorry. Maar dat is de realiteit. De Belgische staat is de laatste tien jaar uitverkocht. We staan niet meer op één meter van de afgrond, maar nu staan we al met de tippen van onze schoenen over de rand. We moeten nu enkel nog jaren lang ons hoofd koel houden en ons evenwicht bewaren. Stil blijven staan ! Niet bewegen ! Geen nutteloze lachbui, geen onverhoedse beweging of we vallen in het ravijn.
Ach Alexandre, je zult mijn commentaar natuurlijk simplistisch bestempelen, of heel wat Franstalige lezers zullen dat vermoedelijk toch zo zien. Ja het is het maar grappig bedoeld. En natuurlijk uw reactie was ook niet helemaal serieus bedoeld. Ik heb het ervaren als een koldereske benadering van de fundamentele problemen waarmee we nu al jaren geconfronteerd worden.
Maar zoals een Vlaams spreekwoord zegt : »Al lachend zegt de zot de waarheid! ».
En ik geef je op dat punt gelijk, we moeten vrolijk blijven want het alternatief helpt ons evenmin. We zitten in de penarie en dat zal niet veranderen tenzij we er de moed in houden. Wij Vlamingen kunnen jullie op dat punt nog veel leren. Het heeft geen zin om jaren bij de pakken te blijven zitten. Je moet zelfvertouwen hebben, in jezelf geloven, en de koe bij de horens pakken en er tegenaan gaan. Het heeft geen zin om te hopen op de deus ex machinae die je zal redden. Het is enkel in de toneelstukken en films dat zo iets opgevoerd wordt.
Eigenlijk heb ik maar één zin gevonden in uw reactie waar ik mij achter kan stellen : « Sur la réforme de l’Etat il faut que les francophones sortent de la tranchée électoraliste, … »
Dat is de essentie van het verhaal. De Waalse politici zijn enkel voor hun postje aan het vechten. De kiezer en zijn wensen, dat laat hen koud. Ze hebben schrik van hervormingen want dan moet hun positie herzien worden. Als België staatkundig afgebouwd wordt en de zwaartepunten verschuiven naar de gewesten (Brussel, Vlaanderen of Wallonië) dan worden zij overgeleverd aan het oordeel van hun kiezers. Dan kunnen ze niet meer fantaseren dat de oplossing aangevoerd moet worden door … de anderen.
By the way, ik vind het VB zo belachelijk in zijn strategie omdat die partij ook altijd de schuld bij de anderen legt : het cordon is de schuld van de andere partijen, de tranfers zijn de schuld van de Walen, de immigratie is de schuld van de socialisten, het Belgische begrotingsdeficit is de schuld van de CVP, enz enz enz.
Ze vragen zich nooit af waarom zij in het parlement zitten. Ik vind dat heel raar.
Of zoals een Vlaams spreekwoord zegt : »Zelfkennis is het begin der wijsheid! ». Dus moeten de Franstaligen misschien eens uitzoeken hoe zij zelf de problemen zouden oplossen, helemaal alleen, zonder steun van een ander. Of moeten we denken dat Yves Leterme het toch bij het rechte eind had toen hij sprak over die onmogelijkheid van Nederlands te leren ?
Dat was maar een grapje ! Je gaat nu toch niet beweren … ? Ik stel dus voor dat je uw standpunten eens grondig herbekijkt en bijvoorbeeld uitdoktert hoe de Franstaligen helemaal alleen de Belgische warboel oplossen zonder de hulp van de Vlamingen. Dat kan toch geen moeilijke opgave zijn, want Di Rupo stelde onverdroten in zijn pedagogisch schriftje dat het BBP van Wallonië en Brussel is hoger dan dat van Vlaanderen.
zie http://vlaamsewebring.blogspot.com/2008/05/b-h-v-de-waalse-visie.html
hi vlaamseWebring,
– prettige naam ! sorry maar ‘t is niet een vlaams spreekwoord, het is van socrates : » gnoti se auton » > know yourself first (litteraale traductie).
Pour le reste, j’aime bien votre image du précipice et votre sens de la provocation est effectivement parfois très drôle.
Comme je le disais je peux faire sans la belgique, mais je ne peux pas faire sans la région bruxelloise autonome à part entière. Ce qui me frappe, c’est que vous articulez vos idées en mettant « flamands » d’un coté et « francophones » de l’autre, en les opposant. Je ne vois rien dans la situation qui justifie cette vision, d’autres voies sont possibles et si l’on veut assurer un avenir à ces 11 millions de personnes, ce n’est pas leur rendre service que de les opposer les unes aux autres. Sauf, bien sûr si on est marchand d’armes…
Briggs, Bruxelles sera annexée et flamandisée c’est en toute lettre dans le programme politique du VB et du comité du pélerinage de l’Yser où on parle de facilités avant l’interdiction complète du français. Donc il y a deux solutions côté flamand : l’annexion sous pression diplomatique et économique ou l’annexion pure et simple avec guerre civile.
Vers un confédéralisme, oui, … mais alors a quatre !
Lettre d’un francophone, amoureux de son pays, certes, mais malheureusement fort peu admiratif ni satisfait de ses politiciens, tant flamands que francophones, à certains dirigeants de son pays !
Chers Députés, Sénateurs et Ministres,
Ne croyez-vous pas qu’il est temps, (s’il n’est pas déjà trop tard) de proposer des solutions enfin suffisamment radicales à la crise institutionnelle que vit le pays ?….
Ne trouvez-vous pas que les positions défendues à peu près unanimement par les politiciens francophones sont, jusqu’ici et depuis des années, bien peu courageuses et bien peu intelligentes, face à des positions flamandes stratégiquement fortes et bien pensées, certes inacceptables, mais patiemment et sûrement défendues, … également depuis de longues années ?
Ne pensez-vous pas que l’on trompe la population, tant flamande que francophone, ou que l’on fait preuve d’une grande hypocrisie, lorsqu’on laisse croire que le problème principal, l’enjeu inguistique, ce serait le canton électoral d’une moitié du brabant flamand (BHV), alors que c’est clairement de l’avenir global de Bruxelles dont il est question sur le fond !
La majorité des flamands, tous partis confondus, sont infiniment plus clairs, même s’ils cachent encore un peu leur jeu. Ils veulent une grande Flandre unie et unilingue, avec quelques facilités transitoires concédées, même si sera encore pour longtemps, non pas seulement aux quelques communes dont on parle régulièrement, mais même et surtout à tout Bruxelles «leur» capitale, appelée à s’intégrer lentement mais sûrement dans leur pays-région ! Ils sont aussi d’accord d’encore laisser, à l’état fédéral belge, quelques compétences sur des domaines où celui-ci ne gêne pas l’enrichissement et le développement de la Flandre et de passer moults accords de coopération avec leurs voisins wallons à la traîne, pauvres et «à aider». Punt andere lijn ! ! Ils refusent catégoriquement d’élargir, non seulement le territoire de la région Bruxelles capitale, … mais aussi, et c’est peut-être plus grave encore, les compétences de celle-ci (ce qui permettrait d’en faire une région à part entière viable et rationnelle, ainsi qu’indépendante de ses deux voisines, choses qu’ils veulent éviter à tout prix).
Les francophones, face à cela, réagissent sur des détails, freinent depuis des années, toute avancée constitutionnelle, toute négociation communautaire, …. freinent, … mais concèdent à répétition des petits bouts, en se vantant, à répétition, des pseudo compensations obtenues, … ne défendent Bruxelles et sa périphérie qu’en disant qu’il faut resserrer les liens Wallonie Bruxelles ! … alors que les Bruxellois ne voient pas, eux, leur salut dans les mains wallonnes et devraient savoir se défendre eux-mêmes, alors que la seule défense correcte de Bruxelles consiste, non à renforcer les liens avec les wallons, non à faire rentrer quelques communes de plus dans cette micro-région sous tutelles, mais bien en une défense absolue du concept de création d’une région égale aux autres en terme de pouvoirs décisionnels et de territoire naturel d’influence socio-économique… mais surtout alors que dans l’affrontement un contre un, dans la bipolarisation pure du pays, il est clair que les francophones indécis seront toujours perdants à terme ! Cela prendra du temps mais les flamands seront patients et tenaces et font lentement mais sûrement évoluer nos institutions dans le sens qui leur convient à eux ! !
Parler de défendre les francophones de la périphérie, parler de solidifier un front francophone unique face au front flamand unique, c’est avoir tout faux ! Ce qu’il faut faire, c’est éviter absolument la ; bipolarisation, c’est élargir le territoire et augmenter les compétences régionales de Bruxelles ou mieux du Brabant ! Il est trop tard pour autre chose ! D’accord avec les flamands pour un approfondissement du fédéralisme, contrairement à ce que dit l’ensemble de la classe politique francophone, … mais un fédéralisme à quatre pas à trois ! !
Tant les exigences communautaires flamandes : « - délivrance des plaques minéralogiques, – organisation du permis de conduire et de toute la sécurité routière; – normes de remboursement des médicaments; – autonomie constitutive; – acquisition de la nationalité et statut des étrangers; – ordres professionnels, institut national de statistiques, Ducroire, Jardin botanique de Meise » ;
… que la réplique des francophones : « - entrée dans la région bruxelloise de tous les francophones de la périphérie qui le souhaitent, – exercice du pouvoir communautaires sur les francophones de Flandre; – suppression de la double majorité à Bruxelles qui y protège la minorité flamande »; ….. me paraissent absurdes, les flamands mentent lorsqu’ils disent que leur seul souhait est le « goed bestuur » et les francophones sont puérils dans leur manière de répondre « Aaah c’est comme ça ? … eh bien alors tiens, … na, je casse le jouet ! », c’est faire de la politique de bac à sable cela ! … et nous ne vous payons pas pour cela !
Francophone, bruxellois d’origine, extrêmement déçu de la position commune qui semble défendue par les hommes et femmes politiques francophones de mon pays et furieux contre le séparatisme flamands niant Bruxelles dans les faits, … je pense vraiment qu’il faudrait que certains d’entre eux prennent le taureau par les cornes, ou le lion par les oreilles, et qu’ils aient enfin le courage de dire clairement, dans les médias et aux chambres ce que la population souhaite entendre, c’est à dire, selon moi tout au moins, ce qui suit:
Simplifions radicalement nos institutions ! Cessons de dire non à toutes modifications de la Constitution ! Face aux revendications flamandes, que nous francophones nous leur disions, tout au contraire, : « OUI nous sommes, nous francophones, tout aussi demandeurs que vous, si pas plus, d’une révision constitutionnelle majeure, mais pas pour augmenter l’indépendance de la Flandre seule, mais bien pour augmenter le bien-être de tous ! » , … or, pour cela, il faut d’urgence, notamment …. mieux garantir la démocratie et, c’est lié, augmenter la lisibilité des institutions, pour le commun des mortels (et même pour plusieurs ministres, en particulier communautaires et/ou bruxellois, si j’en crois ce que je peux constater dans l’exercice de mon actuelle profession de fonctionnaire) !
Supprimons donc purement et simplement les deux niveaux de pouvoir, les moins utiles, … je vise clairement ceux une suppression pure et simple des Communautés et des Provinces ! Simultanément à cela, renforçons les trois niveaux restants, le fédéral, le régional et le communal. Particulièrement, au sujet du pouvoir et de la démocratie communale, profitons-en pour faire en sorte qu’elle devienne beaucoup plus participative (quitte, si besoin, à en redessiner certaines frontières). Je suis conseiller communal huttois et sais donc de quoi je parle !
Nous ne garderions donc que trois niveaux de pouvoirs, (le fédéral, les 4 régions et les communes) eux facilement perçus et compris par la population (seule condition pour qu’elle s’y intéresse, et en cela seule possibilités de garantir la démocratie). Pour y réussir il faut que ces 3 niveaux soient tous trois forts (donc renforcés pas les modifications constitutionnelles nécessaires), directement élus, contrôlés par la population et bien connus des gens : les compétences de chacun découlent de la simple logique / pour chaque domaine sse poser la question de savoir à quel niveau la gestion sera la plus efficace et la moins coûteuse :un état fédéral qui s’occupe de tout ce qu’il fait mieux et moins coûteusement qu’une région, régions (idem) et communes (idem).
Pour ce faire, agrandissons radicalement la région bruxelloise qui, telle quelle est aujourd’hui, constitue une région absurde! Quoiqu’en disent nos politiciens, on le constate chaque jour en côtoyant des collègues fonctionnaires bruxellois elle est entre les 19 communes, Cocof, Cocon et Cocomm, Flandre, Communauté française et Fédéral, et même un reliquat de province, totalement ingérable sainement ! Donc n’agrandissons pas un peu Bruxelles pour y faire entrer quelques communes francophones, agrandissons radicalement cette région pour y faire entrer, tout au contraire, une grosse majorité de flamands !
Reformons de la sorte une région Brabant, qui elle aurait une viabilité réelle et qui serait elle, par un merveilleux hasard, exactement paritaire linguistiquement ! Bruxelles-brabant pourrait donc se doter d’un gouvernement parfaitement paritaire, lui aussi. On y prévoirait une convention de rotation périodique dans l’attribution de la présidence et des ministères principaux, tournante entre flamands et francophones. L’enseignement y serait une compétence régionale et uniquement possible en parfait bilinguisme. L’actuelle région bruxelloise est aujourd’hui composée, à peu près, de 850 000 francophones et de 150 000 néerlandophones ( = 1 000 000 d’habitants) ! Même s’il est tabou de le dire alors que nul ne l’ignore ! Alors que le bon vieux Brabant complet serait lui composé de 1.200.000 flamands et 1.200.000 francophones (l’ajout du Brabant Flamand représente quelques 1.047.600 personnes, et celui du Brabant Wallon quelques 367.693). Il serait lui économiquement et sociologiquement évidemment parfaitement viable ! Un analyste universitaire flamand, allait tout récemment dans le même sens, pour de toutes autres raisons (extension naturelle de la région à son « interland » basée sur une analyse des mouvements des personnes et de la zone d’influence d’une ville dans laquelle entre quotidiennement des centaines de milliers de personnes qui vivent en dehors d’elle).
Quatre Régions donc ! ! (c’est à dire., quelque chose de beaucoup plus équilibré et gérable*), Brabant = environ 2 400 000 habitants, Flandre = environ 5 000 000; Wallonie = environ 3 000 000, et une quatrième germanophone de 73 000 habitants, qui passerait très probablement la sous-traitance de beaucoup de ses compétences à la Wallonie pour des raisons de commodités, mais qui ne gênerait certainement personnes et seraiot très contente de l’évolution, tout bénéfice pour elle sans avoir rien demandé comme depuis le début des problèmes linguistiques) ! Certes cela représenterait une perte considérable pour la Flandre mais la Wallonie ferait un effort comparable !
[*la répartition actuelle est la suivante : Rg° Flam = 6.078.000; Rg° Wall = 3.400.000; Rg° Bx Cap = 1.024.500 ]
Le pouvoir communautaire, souvent ingérable de par son statut de « coincé entre les deux chaises », (l’une fédérale et l’autre régionale), ne serait regretté par personne. De plus ce niveau de pouvoir, contrairement aux quatre autres, n’est pas directement élu, et ne jouit pas de fonds propres.
Je travaille à la Communauté française et suis quotidiennement exaspéré par l’absurdité de ce niveau de pouvoir et par son inviabilité face à la Flandre où la fusion a été très logiquement réalisée et face à Bruxelles où les relations avec la Co.cof et la Co.comm sont kafkaïenne. Sait-on assez, par exemple, que nous pouvons,dans ce pays, voir au bas d’une décision politique en matière de santé (mon domaine ) la signature de 9 ministres de la santé ? (2 au Féd. : Aff Soc.et SP, Fl., RW, CFr, 3 à Bx, et CG ; nous devrions figurez au Guiness pour un tel record ! … si nous n’avions pas peur du ridicule !)
Sait-on qu’une ministre de la santé communautaire francophone belge doit être, au monde, la seule ministre dans son cas ? Jugez du surréalisme bien belge : elle est confrontée à une absurde interdiction, celle de connaître, son nombre d’administrés, puisque nul ne peut publier le nombre de francophones, à Bruxelles en particulier. Chacun conviendra du grotesque de la situation : les données de santé communautaires ne peuvent donc être publiées, … seules peuvent l’être celles des régions, puisque le nombre de francophones est obligatoirement impubliable, puisque seuls sont publiables les nombres d’habitants par régions.
Le pouvoir provincial, qu’une telle proposition supprimerait enfin, est quant à lui totalement désuet et superflu ! Tout le monde en convient, mais personne n’ose le dire tout haut (sauf brièvement Ch. Michel accédant au poste de ministre régional et immédiatement rabroué, pour avoir osé dire cela !). Les élections provinciales sont un déni de démocratie : personnes ne sait qui est élu ni pour faire quoi (faisons un petit questionnaire ou un micro-trottoir sur les compétences et les élus provinciaux, les résultats seraient édifiant : pourcentage de réussite d’un examen simple sur une telle matière ? Je parierais sur environ 0.5%, et je suis optimiste !) Or, ce sont de gros budgets, à propos desquels la population n’a aucune visibilité, ceux que manient les provinces ! Pour parler de ce que je connais le mieux, le rôle provincial en santé, en enseignement, en politique des handicapés, etc. … par ex., est loin d’être négligeable, mais ne se justifient en rien, et interfère plutôt avec les politiques menées par les niveaux de pouvoir fédérés car les provinces ne sont soumises à aucun d’eux, et peuvent faire ou ne pas faire tout ce qu’elles souhaitent en ses matières (sur fonds propres). Faire voter les gens pour quelque chose, dont ils ignorent l’utilité et ne contrôlent nullement l’action, c’est comme de mettre un feu rouge en plein champs, cela apprend à ne pas respecter une chose qui nous parait absurde, et cela, … en matière de démocratie, c’est criminel !
Il faudrait donc augmenter l’indépendance régionale d’une part, oui, … mais pas sans refédéraliser parallèlement d’autre part, certaines compétences, qui n’ont rien à faire à l’échelon communautaire: … je pense, en particulier, à plusieurs matières que je connais bien en santé : statistiques naissances-décès, registres nationaux d’incidence et prévalence de grandes pathologies; déclarations obligatoires de maladies transmissibles; vaccinations; contrôle du dopage; règlementations sanitaires et déclarations internationales de maladies; dépistages; etc. … (bref, les données sanitaires et la médecine préventive, … tout cela, gagnerait grandement, (cohérence logique et économie d’échelle), en étant refédéralisé ! … tout en gardant, au niveau régional, l’éducation à la santé et la promotion de la santé).
Il en va sans doute de même dans d’autres domaines, qui me tiennent également à coeur, ceux de la coopération au développement, la politique des immigrés, etc. … des compétences qui doivent, elles aussi, être refédéralisées. Et ainsi de suite, pour le reste, … tout ce que la « Note Verhofstadt » prévoit de régionaliser, peut et doit l’être, et même plus de compétences encore sans doute, pour autant que cela soit distribuer entre quatre régions richement pourvues de moyens. On pourrait envisager un financement fédéral par habitants aux quatre régions majoré dans d’un certain pourcentage, proportionnel à la pauvreté moyenne de la population ou inversement proportionnel à sa richesse moyenne ce qui revient au même, comme une sorte de fond de solidarité interrégional dont le but serait de tendre à l’harmonisation du niveau moyen de bien-être de ces quatre régions. Devrait à tout le moins rester du domaine fédéral : les relations internationales (stratégies, diplomatie et la représentions de l’état), l’armée, les communications et transports, la gestion des problèmes majeurs de crise, de catastrophes et/ou de sécurité, la solidarité envers les plus pauvres (la sécurité sociale, les pensions et le chômage), la politique de l’immigration, la majeure partie de l’impôt et en tout cas tout ce qui n’est pas liée à la personne ? les investissements majeurs, relevant de l’intérêt du pays entier, voir de l’Europe ou du monde, etc. … etc. ….
Bonjour Alexandre Plennevaux,
Als je het hebt over « Zelfkennis is het begin der wijsheid » dat betekent meer dan « Ken jezelf ». De wijsheid komt van de zelfkennis, dus om de andere beter te begijpen moet je eerst weten wat je zelf bent, om beter te zien waarin de andere verschilt.
Je kan het vergelijken als de titel van deze blog (vertaald): « We hebben elkaar iets te vertellen ». Maar om elkaar iets te vertellen te hebben moet je vooreerst weten dat je iets moet vertellen dat de interesse wekt van de andere, omdat hij het niet weet (of kent). Maar om dat te weten, moet je de andere eerst begrijpen, kennen, waarderen, en respect hebben voor zijn anders zijn.
Als je niet begrijpt waarom ik spreek van Vlamingen versus Franstaligen, dan is dat misschien omdat je de politieke motivaties niet begrijpt die achter onze Belgische problemen schuil gaan. Als je de politieke problemen wil begrijpen die ons een jaar geteisterd hebben moet je misschien eerst eens nadenken waarom de Vlamingen zich Vlamingen noemen en geen Nederlandstalige Belgen. Die laatste term zou toch beter aansluiten bij de retoriek die de Franstaligen hanteren als ze daarover het debat voeren ?
Handelaar in wapens ?
Misschien (en onder verwijzing naar Guillaume die het altijd zo radicaal voorstelt) moet je eens mijn post bekijken over de IJzertoren. Dat is geen strijdsymbool maar een symbool van de vrede. De Vlaamse strijd is ontstaan uit de weerzin voor de fysieke strijd. De Vlamingen opteren al jaren voor een politieke strijd. Maar wat zie je : via het cordon sanitaire heeft men de strijdlustigste Vlamingen uit de democratie gesloten. Het Belgisch systeem werkt enkel indien men kan en wil discrimineren.
« Je ne vois rien dans la situation qui justifie cette vision » : is het je niet opgevallen dat er in Vlaanderen al dertig jaar vragen zijn om een wijziging van ons bestuurlijk systeem ? Dat uit de laatste federale verkiezing gebleken is dat meer dan de helft van de Vlaamse kiezers (de meerderheid) een wijziging van het systeem wenselijk vonden. Tel de kiezers van CD&V, N-VA, LDD en VB maar samen. Maar wat zien we nu ? Wel dat die kiezers weer gebruikt worden door de politieke partijen die enkel hun machtspositie kunnen bestendigen door de wensen van de burgers (zowel Vlamingen als Walen) te negeren. Een democratie werkt toch maar als je het bestuur blootstelt aan de oppositie ? Hoe kan je nu nog spreken van een degelijke democratie als de oppositie bij voorrang uitgesloten wordt en men de wens van de kiezer negeert ?
De essentie van het debat is dat er in Vlaanderen bij de Vlamingen een volksgevoelen leeft. De « Walen » zoals men de Franstalige Belgen in Vlaanderen heet zijn nochtans geen volk. Zij voelen zich geen volk. Ze zijn gewoon Belgen die de taal spreken van een buitenlandse mogendheid, van een buurland, van Frankrijk.
In het noorden van het land voelt men zich eerst Vlaming, daarna Belg en dan Europeaan.
In het zuiden : is men Belg, vervolgens Franstalige en pas dan Europeaan.
Het wereldbeeld in noord en zuid is fundamenteel verschillend : in Vlaanderen voelt men zich Vlaming, in Wallonië en Brussel voelt men zich Belg. De Franstaligen hebben geen eigen volksgevoel. Zij willen dat niet hebben, want dan zouden ze België moeten opgeven. Dan zouden ze moeten aansluiten bij Frankrijk en impliciet de Vlamingen de vrijheid geven.
Maar is dat nationalisme in Vlaanderen nu negatief of is het ontbreken van het nationalistisch gevoel in Wallonië en haar gebrek aan eigen fierheid juist de oorzaak van haar economische problemen ?
Zijn mijn uitspraken provocerend ? Wel probeer ze dan eens te weerleggen en zodoende te bewijzen dat mijn zienswijzen fout zijn en dat uw benadering beter is.
@Alexandre Plennevaux:
La Sécu reste féderale mais d’une façon transparante. La fin du bilinguisme du personnel publique (sauf les services d’urgences / police/pompiers/samu) dans la (nouvelle) Ville Capitale de Bruxelles (19 communes unie), sous tutelle féderale (chancellier de premier ministre ou minstre des affaires intérieurs). Introduction de système de sous-nationalité pour en finir avec le bordelle linguistique. 4 région linguistiques continuent a exister, administration dans une autre langue officielle serra possible mais faudra payer [coût de traduction]. Plus raison d’avoir les communes à facilitées. Des elections féderale sous-nationale (en faite comme pour l’UE, sorte).
Conclusion:
Je vous donne une deuxième chance pour un Belgique féderale. La fin des problèmes linguistiques dans le communes, le droit de vote pour les politiciens de sa communauté dans le context féderal. Une Sécu féderale, mais transparante (transfer). La Paix, pas de guerre civile, pas de merdier. Sa vous suffit?
@jerome de roubaix: Confédéralisme à 4, jamais.
@Guillaume:
Le Cordon Sanitaire autour du VB…jamais entendu? L’usage des langues par des personnes privés est libre (constitution), il n’y aura pas d’interdiction complète du Français.
@Briggs
Le cordon sanitaire est sur le point de sauter. De plus en plus d’élus flamands voudraient qu’il se mouille au pouvoir puisque le cordon a encore échoué même s’il a perdu quelques plumes ces derniers temps. Le VB sert aussi les autres partis pour justifier leurs discours, ils ne veulent pas le tuer sinon ils l’auraient fait. Le VB est devenu le parti qui justifie plein d’autres discours qu’on n’accepterait jamais dans d’autres pays parce qu’il faut récupérer des voix.
Le français ne sera jamais interdit par la loi mais de manière déguisée. Il est de fait interdit dans toute maison d’élèves allant à l’école en Flandre via les projets pédagogiques ainsi que les règlements de crèches dans le brabant flamand. Plusieurs clubs sportifs flamands interdisent en leur sein l’usage d’une autre langue que le néerlandais. L’association sportive flamande peut aujourd’hui exclure quelqu’un sur cette base.
Et puis la constitution, elle ne garantit rien vu que le conseil d’état est aux mains d’un CD&V (mais c’est pareil dans tous les pays du monde ça, on ment juste aux gens en faisant croire que c’est neutre) La cour suprême aux USA n’a rien de neutre par exemple puisque suivant que les juges soient démocrates ou républicains, ils interpretent la constitution différemment. Cet exemple montre donc qu’il n’y a aucune neutralité de la justice quant à l’interpretation de la constitution. Je suis pas parano ou théoricien de la théorie du complot lol mais je sais que la séparation des pouvoirs, elle n’existe pas vraiment et que cela reste utopique comme principe. Dans l’absolu, il faudrait qu’il soit respecté mais bon … Faut juste arrêter de rêver.
Nous vivons certes dans un régime démocratique et il ne faut pas trop se plaindre par rapport au reste du monde mais il y a encore du boulot avant qu’on soit une vraie démocratie. Il reste toujours des influences et des lobbys qui ne sont pas très dignes d’un système démocratique.
@Briggs
Pour les retraites, c’est faux. La Flandre ne veut financer elle-même que les retraites publiques et pas les retraites privées. Les politiciens flamands sont pas fous.
Pour le système de sous-nationalité, hors de question. Je trouve anormal que des voisins de palier ne touchent pas la même chose suivant leur langue maternelle en terme d’allocations de chômage, familiales, etc … Payer des impôts différents en habitant le même immeuble à situation égale me parait aberrant tout cela parce qu’on n’a pas dit son premier mot dans la bonne langue …
Le bilinguisme des services va rester. Aucun parti flamand ne voudra jamais remettre en question cela. On pense plutot à passer pour certains au trilinguisme.
La Flandre politique et historique veut sa revanche ancestrale sur Bruxelles. Il est évident que si Bruxelles s’éloigne trop de la Flandre, cette dernière va réagir d’une manière ou d’une autre parce qu’elle reste un symbole quitte à avoir une guerre civile que tout le monde regrettera mais qui serait provoqué par calcul politique. Comme tout politique, ils savent se servir de pions qui font le sale boulot à leur place. Il y a les intellectuels qui diffusent les messages et les exécutants.
Je vous prédis que si la Belgique continue à exister, d’ici 10 ou 15 ans, presque l’entiereté du monde du travail en Wallonie parlera en néerlandais ou en anglais et que vous aurez du mal à trouver quelqu’un qui ne maitrise pas suffisamment l’une des deux langues. Le français va disparaitre du milieu du travail bruxellois et wallon avec le temps. Il ne servira que de langue de contact clientèle et encore car si la France donne des jeunes connaissant bien l’anglais, on ne parlera même plus français du tout au niveau commercial. Le français va devenir comme le wallon, une langue locale inutile dans le marché du travail en Belgique.
Guillaume: Le cordon sanitaire n’est pas sur le point de sauter. Donc il n’y pas de séparation des pouvoirs…allors nous pourrons concluder que le procès contre le Vlaams Blok n’était qu’un show politique et qu’il n’y a pas d’état de droit? La Flandre veux financer ses retraités elle même. Je n’ai fait aucun lien entre sous-nationalité et taxation ou allocations, financement/CPAS. Les bilinguisme des services n’est pas la règle, c’est le bilinguisme du personnel dans la RBC. Je vous offre le bilinguisme du service administratif.
Aucun parti flamand classique ne veut prendre le financement des retraites privées à part en étant séparatiste évidemment. Leterme l’a dit à Libération, les libéraux et les socialistes flamands pareils. C’est confirmé par les journalistes flamands eux-mêmes dans leurs discussions en off avec les élus flamands. Par contre, la Flandre prendra en charge les retraites de ses fonctionnaires. Logique, d’ici quelques années seulement pour les retraites privées et malgré le chômage wallon et bruxellois, ce seront les francophones qui contribueront pour les retraites privées flamandes. La Flandre ne va pas refuser ce transfert sud-nord surtout que comme l’a dit aussi Leterme à Libération la Flandre veut la fin à terme des transferts nord-sud mais la continuation des transferts sud-nord. Donc si un flux s’inverse, il devrait profiter à la Flandre mais dans le sens habituel il devra s’arrêter.
Effectivement, c’est le bilinguisme des personnes mais ce dernier restera. On passera au trilinguisme. Aucun parti flamand ne veut cela ne serait-ce que pour réagir face aux arguments de l’opposition.
Je reste convaincu que le cordon sautera un jour sans doute en passant par le niveau communal. La NVA comme le lijst Dedecker n’ont jamais exclu d’alliance avec le VB au niveau local.