L’épithète est à la mode mais rend bien compte, finalement, du séisme institutionnel qui secoue la Belgique: la démission du gouvernement Leterme I n’a pas ouvert une crise politique « ordinaire », de celles qu’on résout, péniblement parfois, au bout de longues nuits d’âpres négociations entre factions rivales. C’est le cadre institutionnel lui-même qui se fissure dans une suite implacable d’événements improbables.
Voici donc, pour la préface, la plus grande banque du pays, Fortis, qui vacille au bord d’une impossible faillite. Un gouvernement qui, dans un premier temps, agit vite et bien pour empêcher cet accident qui aurait des conséquences cataclysmiques pour l’économie du pays: une nationalisation partielle, en coordination avec ses partenaires du Benelux. Ouf?
Pas pour longtemps. Dans les jours qui suivent, les Pays-Bas décident de reprendre leurs billes, la Belgique se retrouve avec les siennes sur les bras et se tourne vers une banque française, BNP-Paribas, pour obtenir de l’aide. Le marché est conclu dans l’urgence. Peut-être à vil prix, ça se discute, mais sans trop d’égards pour les règles du droit des sociétés et des droits dont jouissent les actionnaires qui, s’estimant lésés, se tournent vers la justice pour obtenir des mesures provisoires.
En première instance, elles leur sont refusées, contre l’avis du ministère public. La juge saisie de l’affaire se fonde légitimement – c’est une question d’appréciation – sur la « balance des intérêts » en présence: elle considère en substance que faire droit à la demande des actionnaires pourrait avoir des conséquences beaucoup plus dommageables pour tout le monde que la satisfaction qu’ils pourraient retirer si elle leur donnait raison.
En droit, c’est inattaquable: c’est une question de fait. Les actionnaires font alors usage de leur droit à faire rejuger cette question de fait en degré d’appel. Les débats se déroulent normalement devant la 18e chambre de la cour d’appel, l’affaire est mise en délibéré.
Celui-ci doit être et rester secret. Il se passe entre trois juges, trois conseillers de la cour d’appel, magistrats expérimentés. On sait aujourd’hui qu’un désaccord fondamental surgit entre ces trois personnages: deux veulent faire droit à la demande des actionnaires, un(e) n’est pas d’accord et se fait porter pâle quand la décision est acquise, mais avant la signature et le prononcé de l’arrêt.
Jusque là, rien de vraiment exceptionnel, si ce n’est la crise financière. Mais à partir de là, toute l’affaire part en vrille. Pourquoi?
- Parce que certains ont voulu tricher. Qui? Mes pouvoirs d’investigation sont bien plus limités encore que ceux du premier président de la Cour de cassation et je ne prétends donc pas répondre à cette question sur laquelle se penchera, il faut l’espérer, une commission d’enquête parlementaire. La seule chose qui est sûre, c’est que les manoeuvres ont été opérées au profit, réel ou supposé, du gouvernement. Il faudra donc déterminer qui sont les coupables de la tentative de fraude.
- Parce que le premier ministre a rapidement perdu le contrôle de la situation, débutant par cette incroyable bévue que constitue la diffusion de sa lettre du 17 décembre au ministre de la Justice. Naïveté ou incompétence? Possible. Il faudrait alors admettre que le chef du gouvernement ignore les fondements de la séparation des pouvoirs: comme on l’a écrit, son attitude revient un peu à celle d’un automobiliste qui poursuivrait un piéton sur le trottoir et tenterait de s’exonérer de sa reponsabilité en expliquant que s’il est mort écrasé, c’est parce qu’il a traversé quand le feu était rouge… Il n’y a pas d’autre alternative à cette première hypothèse que le cynisme machiavélien le plus cru.
- Parce que le politique est lui-même en crise. C’est Mark Eyskens qui disait cela ce midi à la télévision et je partage ce point de vue: nous vivons actuellement en Belgique une situation très comparable à celle qui prévalait en France vers 1958, à la fin de la IVe République: un régime aux mains des partis, sur une scène politique fragmentée, éclatée, balkanisée.
La solution? Ce ne sera pas facile. La priorité sans doute serait de prendre la mesure de la situation et de faire preuve de bon sens: poursuivre avec la même majorité en remplaçant ceux dont je ne dirai pas qu’ils ont failli, mais dont l’avenir politique dépend de l’issue des procédures destinées à faire toute la lumière sur cette affaire. Jo Vandeurzen a montré la voie avec une certaine dignité, se proclamant innocent mais faisant un pas de côté. Leterme serait bien inspiré de suivre cet exemple. Reynders? A moins d’éléments nouveaux, il n’y a probablement pas de raison.
Par qui les remplacer? Je n’ai pas de propositions concrètes, seulement un fil rouge à suivre: au poste de Premier ministre surtout, il faut une personnalité pourvu d’une grande autorité morale et qui n’ait d’autre ambition personnelle que de servir. Issue d’un environnement politique qui ne permette pas de faire de son avènement une victoire ou une défaite pour qui que ce soit.
Ensuite et enfin, l’affaire est assez chaude, me semble-t-il, pour préconiser un peu d’audace. Si cette affaire prouve quelque chose, c’est qu’il est urgent de réformer l’Etat belge. En profondeur. Pas seulement pour réaménager les répartitions de compétences entre la (con)fédération et les pouvoirs (con)fédérés, mais aussi et surtout pour restaurer le politique, et la politique. Vous savez? Cette activité humaine qui, comme disait Julien Freund, a pour objet de garantir la sécurité d’une communauté et d’y faire prévaloir la concorde, en arbitrant les intérêts légitimes des uns et des autres… Et en ce sens, une crise comme celle-ci peut devenir une opportunité, parce qu’elle permet d’expliquer certaines révisions déchirantes.
Mais pour cela, il faut une vision. On saura bientôt s’il y a encore, en Belgique des visionnaires. Ou si nous n’entretenons que des curateurs de faillite.

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Bien sur qu’il y a encore des visionnaires en Belgique.
Ceux ci se trouvent en Flandre et leurs visions ne concernent que le Flandre.
En Wallonie et à Bruxelles, vous n’en trouverez pas un seul, même pour une Belgique rénovée et encore moins pour leurs régions respectives.
Charles, très bien formulé. Mais vous oubliez le cordon autour du Vlaams Belang. Fondamentalement un point anti-démocratique.
A cause du Cordon Sanitaire, il y a une scission en Flandre : les parties qui veulent continuer avec la Belgique telle quelle (le O-VLD, Groen! et SPa) et les réformateurs de la Belgique (N-VA, VB, LDD, CD&V).
Comme vous pouvez constater, ceux qui veulent continuer sont devenues la minorité en Flandre, ceux qui veulent la réforme se trouvent exclus. Ce qui implique que le gouvernement est formé autour du nucléus libéral + socialiste (gauche) (Flamande et Francophone). Par conséquence CdH est devenu semi-socialiste.
En plus, le MR n’a aucune raison de se profiler, car cela donne aucun bénéfice politique mais plutôt un risque : se retrouver en position de devoir réformer la constellation Wallonne (le risque de perdre les vôtes).
L’effet négatif ,
a) la simplification du débat politique : les pauvres (socialistes – gauche) contre les riches (MR – libéraux), les Francophones (les pauvres, les solidaires et donc unitaires) contre les Flamands (les riches, les égoïstes, donc pour la scission ou la réforme institutionelle).
b) les transfers nord/sud qui rendent le public Francophone inconscient de la situation grave.
Le résultat général : l’immobilisme de la démocratie. l’impossibilité d’ affronter les crises économiques ou politiques.
Le résultat concret : la dette publique qui a pour effet que la Belgique est obligée de vendre Fortis à la Françe; l’ impossibilité de la Belgique de nationaliser cette Banque jusqu’au moment de la restructuration ou de la stabilisation de la situation financière internationale.
@ vwr: Je ne suis pas loin de partager votre analyse, sauf sans doute sur le VB avec lequel, je pense, un parti démocratique ne pourra pas s’entendre tant que la composante d’extrême droite y aura le dessus. Il reste qu’en « excluant » ainsi une composante de l’échiquier, on arrive dans une configuration très IVe République!
Pour le reste, ce que je regrette – naïvement sans doute -, c’est qu’il n’y a personne pour se dévouer à servir (et non à se servir). Tant que l’on reste dans une logique de parti en effet, on aboutit à des situations comme celles que vous décrivez: personne n’a intérêt à « bouger ».
Voyez de Gaulle: avec l’Algérie, il a osé briser un tabou. Quel Flamand osera briser un tabou flamand (un Schiltz avait osé, mais ça n’a pas abouti… à cause du CVP). Quel francophone osera briser un tabou francophone? Tant que ça n’arrvera pas, que les politiques suivront les sondages au lieu de proposer des projets, on continuera à patauger dans notre marigot. Jusqu’à la « finale crevaison grenouillère »… (James Ensor)
Je n’appellerais pas la LDD, la NVA et le VB + une fraction du CD&V comme étant seulement des réformateurs mais comme étant des élus avec qui dialoguer revient à acquiescer tout ce qu’ils veulent. Ils ont un programme et aucun compromis n’est possible puisque pour cette frange les 5 résolutions flamandes DOIVENT être obligatoirement obtenues sans discussion quitte à les imposer d’une manière ou d’une autre et évidemment aller au-delà pour une partie d’entre eux.
On parle ici de Dehaene comme remplaçant de Leterme mais il a posé des conditions comme les élections en juin (ce qui fait peur à son parti) et la tripartite avec les socialistes flamands. Le coup de poker de Dehaene est en gros un sauvetage de son parti via sa méthode de déminage et de bulldozer dans le communautaire avec une demande expresse aux partis francophones de sauver le CD&V pour éviter que ces derniers se retrouvent comme tout l’indique avec un Jean-Marie Dedecker comme meneur flamand et qui lui ne fera aucun cadeau aux francophones quitte à pourrir la situation comme l’a fait la NVA puisqu’il ne croit en une Belgique réformée que selon ses conditions = indépendance déguisée avec quelques compétences régaliennes restantes au fédéral. En gros c’est aux francophones à se soumettre et à briser leurs tabous pour sauver le pays. Rien ne viendra du côté flamand où les tabous resteront car en briser est du suicide électoral.
On en revient donc toujours aux mêmes problèmes depuis juin 2007. Les francophones sans aucun projet de fond s’enferment dans le seul choix possible que les flamands leur imposent : se soumettre aux revendications flamandes dans leur presque totalité sinon par leur résistance à se retrouver face à des partis encore moins conciliants et plus radicaux dans le communautaire.
Donc il faut voter Aernoudt !!!
C’est le seul à pouvoir causer avec DD (il a fait leur programme économique).
C’est le seul à être à droite du MR
C’est le seul à pouvoir faire pencher la balance qui foutra les socialistes dehors.
@ Guillaume : « On en revient donc toujours aux mêmes problèmes depuis juin 2007. Les francophones sans aucun projet de fond s’enferment dans le seul choix possible que les flamands leur imposent : se soumettre aux revendications flamandes dans leur presque totalité sinon par leur résistance à se retrouver face à des partis encore moins conciliants et plus radicaux dans le communautaire. »
C’est pour rigoler ?
Imposer ? Les revendications flamands ?
Les francophones ont mis Leterme à la porte. Et en même temps ils refusent de prendre leurs responsabilité politique. Pendant 18 mois je n’ai entendu que des revendications francophones. Maingain veut imposer le bilinguisme en Flandre (les 3 bourgmestres). In veut annexer le territoire Flamand (les communes à facilités). Di Rupo veut plus de solidarité, donc l’argent Flamand. Reynders veut vendre Fortis. Madame NON a systématiquement refusé chaque reforme qui ne serait pas bonne pour les (politiciens) Francophones. Ce sont les (politiciens) Francophones qui imposent leur conditions.
BHV : si c’est une question politique les francophones doivent se rendre compte que les flamands demandent des compensations. Ah non ! On doit commencer le débat avec une page blanche !
Est-ce alors incomprehensible que les Flamands suivent la voie juridique ? Ah les francophones s’exclament que c’est une honte ! Car c’est un problème politique !
Je constate que les Francophones utilisent de plus en plus leur veto. C’est leur choix. Mais à la fin ils doivent se rendre compte que les six millions des Flamands n’auront plus rien a voir avec la Belgique.
Aujourd’hui : http://www.standaard.be/Artikel/Detail.aspx?artikelId=FF24BU6R
« N-VA duikt onder kiesdrempel »
« Mais pour cela, il faut une vision. On saura bientôt s’il y a encore, en Belgique des visionnaires. Ou si nous n’entretenons que des curateurs de faillite. »
Le N-VA c’est mis à la table du débat avec les francophones, ils ont donnés un coup de main a Leterme dans le but d’arriver a une réforme de l’état. Voyez le résultat. La seule façon de diminuer la crédibilité du VB a été torpédé par les Francophones, par Maingain.
A vwr,
Les francophones n’ont absolument pas mis Leterme dehors, ce sont les libéraux flamands qui ont voulu qu’il démissionne par stratégie politique. Aucun parti francophone ne le voulait.
Pour ce qui est des revendications flamandes, il y a les 5 résolutions flamandes qui sont le minimum minimorum pour n’importe quel parti flamand et pour le CD&V, Peeters exige sa révolution copernicienne : seule l’armée, les lignes à haute tension et la monnaie en commun. Avec suppression donc de tout échange interrégional, responsabilisation des recettes et dépenses pour les régions et évidemment mise sous tutelle de la Flandre voire son annexion (comme le réclame le président du comité du pélerinage de l’Yser) C’est pas dans le programme du CD&V ? S’il n’était pas d’accord avec ce discours dont il connait les termes, il n’aurait pas dû y aller. Comme on ne va pas à une réunion de l’extreme droite si on ne partage pas ses idées.
Alors dire que les élus flamands ne revendiquent rien … Les élus flamands revendiquent qu’il n’y ait plus rien au fédéral ça c’est vrai. La majorité des élus flamands sont confédéralistes ou indépendantistes et approuvent la vision de Peeters au minimum à part les socialistes et les verts flamands qui veulent garder la sécu en commun.
Je ne comprends pas bien votre réaction sur BHV : pourquoi les flamands demanderaient compensation puisque c’est jugé comme étant une formalité juridique à réaliser après les conflits d’intérêt restants via un vote unanime du côté flamand.
Je m’attends simplement à ce qu’en juin, le parlement flamand si rien n’a pu avancer d’ici là vote tout seul la réforme de l’état et que cela soit validé par le conseil d’état.
@ Guillaume :
- Leterme : il vient du gouvernement Flamand, ou on respecte le résultat du vote => le vainquer est en première position en essaye de former un gouvernement – les autres acceptent que le vainquer est en première position … dans la formation fédérale on a vue que les Francophones ont bloquè le système pendant 10 mois; entre-temps ils ont continué a ridiculiser Leterme … ; le cartel était une formation de 30% des Flamands, cette formation se trouvait dans la même situation du Vlaams Belang (exclus du système politique Belge à cause de son programme reformiste;
- les revendications : si c’est le minimum minimorum des Flamands pourquoi les Francophones resistent ils ? De nouveau c’est une question de organisation de l’état flamand. Si les francophones s’opposent ils doivent aussi bien accepter que les flamands interviennent dans l’organisation de l’état Wallon ; pensez aux transfers;
- BHV : les francophones disent que c’est une affaire politique, mais alors c’est aux francophones de marchander et de payer un prix ou une compensation politique; mais quant on dit qu’on ne veut par marchander (démarrer avec une feuille blanche) cela veut dire qu’ils utilisent leur veto (ce qu’ils font) ce qui veut dire qu’ils ne payent rien. Mais les Flamands suivent la voie juridique en alors les Francophones s’opposent en expliquant que c’est une affaire politique.
C’est clair, les francophones ne veulent pas cohabiter avec les flamands dans l’état Belge en respectant la volonté du peuple Flamand.
C’est pareil avec le Vlaams Belang : les Francophones s’ opposent au VB sur base de : »un parti démocratique ne pourra pas s’entendre tant que la composante d’extrême droite y aura le dessus » . Mais si on n’a pas la possibilité de sortir le VB dus Cordon Sanitaire on ne pourra jamais réinstaller la démocratie en Belgique et le VB restera dans l’état belge et va continuer à bloquer le système démocratique (ce qu’on voit maintenant).
- juin : bonne proposition; soyons réaliste, le CD&V (20%), le N-VA (5%), le VB (15%), le LDD (10% ?) ensemble 50% de la population de la Flandre (donc autant de personnes comme il-y-a en Wallonie) sont exclus du système politique.
A vwr,
Je me permets de saluer votre cohérence. Je comprends donc qu’en Belgique celui qui a l’argent décide (en fait c’est comme ça dans le monde). Je l’avais déjà proposé dans le passé mais pourquoi alors ne pas limiter le droit de vote sur base du salaire comme dans le passé et sur base de la connaissance des langues ainsi que sur l’origine ethnique. Cela me parait dans la suite logique de votre raisonnement. Je suis de plus en plus convaincu à voter blanc car de toute manière le vote francophone ne vaut rien et ne valerait plus rien. Si une réforme de l’état profonde a lieu, la Flandre prendra la tutelle directe de Bruxelles et celle de la Wallonie par l’argent. Il me parait donc inutile d’organiser des élections côté francophone
.
Seul celui qui a l’argent peut décider.
@ Guillaume :
Est-ce que vous êtes de mauvaise foi ?
« aux francophones de marchander et de payer un prix ou une compensation politique » C’est clair que je parle d’un prix politique.
« pourquoi alors ne pas limiter le droit de vote sur … » Par exemple sur base de la langue ? 4 miljons de francophones ont (+/-) autant de parlementaires que 6 miljons de néerlandophones.
« e suis de plus en plus convaincu à voter blanc car de toute manière le vote francophone ne vaut rien et ne valerait plus rien. »
Et pourquoi Di Rupo et Reynders cherchent alors des votes en Flandres ?
« Si une réforme de l’état profonde a lieu, la Flandre prendra la tutelle directe de Bruxelles et celle de la Wallonie par l’argent. »
Vous n’avez pas encore compris que la Belgique (l’état) a fait faillite ? Il n’y a plus d’argent, seulement une dette immense. L’argent des Belges est dans la main des Français. Cela est le résultat de dix ans de non-gouvernement de Di Rupo en Verhofstadt et le bloquage de Leterme (qui proposait une réforme de l’état annex une réforme économique).
La preuve : l’état Belge n’est pas dans la possibilité de nationaliser Fortis.
A vwr,
Il n’y a pas de prix politique à BHV en tout cas je n’ai jamais entendu parler de ça côté flamand. Le CD&V/NVA et les élus du brabant flamand de tous les autres partis ont été clairs, le dossier BHV ne fera l’objet d’aucune négociation. Tout ce qu’on dit dessus c’est de langue de bois.
Quid de la minorité néerlandophone à Bruxelles alors ? Ca a été accepté en échange de la protection néerlandophone à Bruxelles. Perso, je m’en fous qu’on perde cette égalité au niveau fédérak. La Belgique deviendra flamande à terme et le français ne sera plus que la langue familiale car l’anglais ou le néerlandais surtout va devenir la langue de travail partout en Wallonie. Ce phénomène progresse de jour en jour d’autant plus via la migration de flamands pour des raisons économiques vers la Wallonie. A nous d’abandonner progressivement le français.
Reynders et Di Rupo n’ont aucun moyen d’avoir des votes en Flandre … Donc je comprends pas.
La Belgique est en faillite mais son éclatement ne va pas faire disparaitre la dette donc. De toute manière, la Wallonie devra la gérer seule cette dette belge. Ce serait logique vu la thèse de Juul Hannes.
D’ailleurs une solution simple, on offre des pillules de cyanure à tous les francophones et ça résoud le problème belge.
@ Guillaume : Sorry hoor maar ik ben Nederlandstalig. Dus het kost mij 200% energie om een degelijk antwoord te geven en dan nog is het niet zo perfect geformuleerd zoals ik zou willen.
Wat je naar voorschuift, is het verschil tussen strategie en formele retoriek. Ik spreek niet in naam van de Vlamingen, maar ik aanschouw het debat. Wat ik wil naar voor brengen is dat je er twee tegengestelde visies zijn : enerzijds de politieke aanpak en anderzijds de strikt juridische benadering.
Vlaanderen hanteert de juridische benadering, maar botst tegen de Franstalige visie die een politieke hanteert, maar toch zegt dat de debatten moeten starten met een « wit blad ». Maar dat is juist belachelijk : als je met een wit blad vertrekt wil je impliciet zeggen dat je op niks zult toegeven en van de tegenstander eist dat hij niets zal vragen. Maar ondertussen schuift Maingain al zevenentwintig voorwaarden door die hij verlangt en inpliciet eist dat ze toegegeven worden nog voor er aan tafel gezeten wordt of als voorwaarde om nog maar aan tafel te zitten.
Eigenlijk is het simpel : de Waalse (Franstalige) politici willen niet tot een politiek compromis komen tenzij het 200% in hun voordeel is, zoniet stellen ze hun veto.
De vraag « die niet gesteld werd » (zoals ik het op mijn blog verwoord) was juist dat aspect : zullen de Franstaligen eigenlijk nog belang hechten aan de wensen van de Vlamingen of stellen zij ineens hun veto op alles ?
En die vraag is beantwoord : men heeft Leterme politiek opgehangen. En de SPa en O-VLD hebben daaraan meegeholpen.
Het ander aspect was : zal de CD&V plooien ? En ja ze heeft geplooid dus naar de toekomst mag ze haar partijnaam veranderen. De « V » is er teveel aan. Idem voor de Vlaamse Progressieven waarvan nu iedereen weet dat die partij enkel draait om het feit of Anciaux nog een ministerpost krijgt of niet.
Ook langs de uiterste Vlaamse kant is het antwoord gegeven door het VB : zij steunen geen enkele andere partij, zelfs niet als die andere partij Vlaamse standpunten wil doordrukken. Dus is ze helemaal niet geïnteresseerd in haar programma maar enkel in de parlementaire posten en jobkes.
Over de staatsschuld : de enige vraag die de Vlamingen intrigeerde was of de Waalse politici akkoord zouden zijn om ook hun deel van de schuld af te betalen.
Ook op dat punt hebben we een duidelijk en afdoend antwoord gekregen : Wallonië en de Franstaligen zouden liever Brussel doorverkopen aan Frankrijk dan zelf nog maar voor een cent solidair te zijn. Of om het minder scherp te stellen : wetende dat de economie er slecht aan toe was, heeft Madame NON gedurende acht maand elke samenwerking geblokkeerd.
Dus waar het langs Vlaamse kant over ging was de vraag of de staatsschuld geheel of gedeeltelijk door de Vlamingen zou moeten afbetaald worden. Ook op dat punt hebben we onderhand een duidelijk antwoord gekregen. De solidariteit moet enkel vanuit Vlaanderen komen.
Nog een aspect : een grote partij moet een zusterpartij hebben aan de andere kant van de taalgrens. Kan onder die voorwaarden de CD&V nog een nationale rol spelen ? Met andere woorden : zou CdH die rol op zich pakken en de CD&V (en haar leidersrol in deze voorbij regering) door dik en dun verdedigen ? Antwoord : neen.
Dus de CD&V heeft geen nationale toekomst meer. Ook dat punt is nu duidelijk : er zijn maar twee partijen meer over die in Vlaanderen een rol kunnen spelen op het nationaal vlak = O-VLD en SPa samen 35% der Vlaamse kiezers.
Dus op nauwelijks 18 maand hebben we het antwoord gekregen waar men gedurende 15 jaar over gedebatteerd heeft. Wat er nu gebeurt is niets meer dan een achterhoedegevecht.
Reynders en Di Rupo : je moet het zien als de partijvoorzitters of toppers van PS en MR.
Op uw laatste paragraaf zal ik niet antwoorden. Om dezelfde redenen zoals ik met VB-ers in debat durf gaan en niet reageer op hun beledigingen. Als ze daarmee starten, bewijzen ze dat ze in het debat het onderspit gedolven hebben en geen degelijk antwoord kunnen formuleren.
mvg
vwr
A vwr,
Sachez que je ne soutiens absolument pas la position des politiques francophones. Je condamne depuis longtemps leur naïvité ou pire s’ils ne le sont pas vraiment leur incapacité à dire la vérité et à gérer correctement les affaires publiques et ce quelque soit les partis. A part les écologistes qui n’ont que très peu participés au pouvoir au niveau historique, tous les autres ont montré des tendances particratiques et clientélistes fortes. Le PS est loin d’être le seul, ça existe autant chez les chrétiens et les libéraux surtout au niveau local et provincial. C’est pas le tous pourris mais c’est déjà trop courant.
Sur le fait que les partis francophones aient dans le système actuel un droit de veto, la manière dont ils l’utilisent me parait contre-productive. On ne menace pas d’utiliser un veto sans avoir de vraies propositions en face or souvent il y a rien.
Pour ce qui est de la réforme de l’état, si les flamands faisaient 75% de la population belge, elle serait entérinée comme c’est le seuil habituel dans tous les pays démocratiques donc même sans veto, ça ne me passerait pas actuellement.
Je suis d’accord aussi qu’il ne reste que le SPA et l’OpenVLD (même si en son sein c’est plus écartelé) comme voulant encore gouverner au fédéral.
Pour votre réflexion sur le fait qu’il faut un parti frère côté francophone, ce serait l’idéal mais dans la pratique on sait que ce n’est pas possible pour la famille social-chrétienne et c’est une faute des deux côtés. Le CD&V historiquement à chaque fois qu’il a été battu aux élections s’est rapproché des thèses flamingantes. La disparition du lien entre CVP et PSC était dès lors inévitable.
De plus, avoir une famille idéologique rapprochant les deux partis de chaque bord il faut que cela passe au niveau humain. Nos élites n’étudient plus ensemble. Dès lors, c’est logique qu’ils ne se connaissent plus.
Pour ce qui est de la solidarité, je n’attends plus rien de la Flandre ni de personne d’autre. J’ai bien compris que c’était le chacun pour soi dans ce monde et ça ne vaut pas seulement pour la Belgique. Dès lors je ne comprends pas pourquoi d’autres régions donnent encore de l’argent à d’autres puisque la philosophie actuelle est chacun sa merde et à chacun de se débrouiller. C’est dans le fond de puits qu’on se relève et s’il faut un coup de grâce pour réveiller des fénéants, allons-y.
Pour la thèse de rattachement pur et simple, elle est très loin d’être partagée aussi fortement que vous le croyez. Ils se font juste entendre plus mais ils ne représentent pas grand chose. Maintenant, tout wallon pragmatique sait qu’en cas d’éclatement du pays, il sortirait de l’UE et de l’Euro ce qui causerait une situation encore plus grave qu’actuellement puisque nos produits à l’exportation seraient taxés alors que la Flandre comme la Wallonie vivent essentiellement de l’exportation. Et comme la Wallonie et la Flandre d’ailleurs aussi mais pour d’autres raisons ne respectent pas les critères pour devenir membre de l’Eurogroupe ou de l’UE, le rattachement ou une forme édulcorée comme celle proposée par Ducarme semble une solution viable pour éviter que tout s’effondre, histoire de rester dans l’UE et l’Eurogroupe tout de même tout en mettant en place un système fiscal plus avantageux que la Flandre ce qui imposera une durée des allocations de chômage limité à 6 mois, une détérioration des soins de santé et un système proche du système britannique ou américain. Mais c’est pas de la faute de la Flandre, c’est une incapacité chronique de bonne gestion côté wallon tout parti confondu. La Wallonie devra de toute manière concurrencer fiscalement la Flandre de Dedecker qui prone un paradis fiscal faute d’avoir des jeunes assez qualifiés et assez multilingues. Il faut donc que la main d’oeuvre wallonne soit à terme moins chère, plus productive et surtout plus servile que la flamande en comparaison.
Pour Bruxelles, je ne sais pas ce qui va se passer. En cas d’éclatement, je ne suis même pas sûr que la Flandre leur demandera leur avis ou alors le couteau sous la gorge. Avoir une pression fiscale autour très importante, aura-t-elle un vrai choix ? Je crois pas. Pour survivre économiquement, elle devra rester flamande sauf si l’Europe s’en mêle évidemment.
Pour ma dernière phrase, elle traduit simplement l’intolérance chronique que je retrouve en politique des deux bords. Cette vision folle sur base de laquelle toute idée qui ne vient pas du même bord est mauvaise d’office. Donc symboliquement, cela revient à tuer l’autre opinion pour régler le problème car les plus populistes comme Dedecker considère que son vécu personnel doit s’appliquer à tous en gros, c’est aussi puéril que le système socialiste de base qui veut l’égalité pour tous parce qu’on croit à tort que nous naissons tous égaux. C’est bien plus complexe que ça.
Beste Guillaume,
Ik ben tevreden dat je nu wat gematigder formuleert dat brengt het debat naar een hoger niveau.
« Le CD&V historiquement à chaque fois qu’il a été battu aux élections s’est rapproché des thèses flamingantes. La disparition du lien entre CVP et PSC était dès lors inévitable. »
Laten we over dit punt eventjes nadenken : op een bepaald moment behaalde het VB +/- 25% der Vlaamse kiezers, dat is om en bij 1.000.000 burgers die voor die partij gestemd hebben, dus zo ongeveer evenveel als er burgers in Brussel wonen.
Beeld je eens in dat we langs Vlaamse kant eenvoudig stellen dat de « Brusselaars » uitgesloten moeten worden uit het federale niveau omdat ze toch geen groot gewest zijn, of gewoon maar om één of andere flutreden. Het zou totaal ongeloofwaardig geweest zijn en zou de krachtsverhoudingen in België totaal scheef getrokken hebben.
Maar wat men met het VB gedaan heeft komt op hetzelfde neer. Men heeft een kwart van de Vlaamse kiezers monddood gemaakt. Je kan het vergelijken alsof men in Wallonië de PS of de MR uit het politieke gebeuren zou uitsluiten.
voor de cijfers zie :
http://verkiezingen2007.belgium.be/nl/cha/results/results_tab_e306.html
U legt het uit alsof het de schuld van de CD&V is dat ze zich maar minder Vlaams en meer Belgisch moet profileren, maar uiteindelijk zijn het toch verkiezingen voor en door de burgers ! Als men in Wallonië niet wil begrijpen dat er in Vlaanderen een volksgevoel leeft dan hebben ze een strategische fout gemaakt op het moment van de federalisering van België.
« Pour la thèse de rattachement pur et simple, elle est très loin d’être partagée aussi fortement que vous le croyez. » Dat kan wel zijn, maar het is het beeld dat opgeroepen wordt. Voor heel wat Vlaamse burgers was dat evenzeer « le couteau sous la gorge ».
« Maintenant, tout wallon pragmatique sait qu’en cas d’éclatement du pays, il sortirait de l’UE et de l’Euro ce qui causerait une situation encore plus grave qu’actuellement puisque nos produits à l’exportation seraient taxés alors que la Flandre comme la Wallonie vivent essentiellement de l’exportation. » Het is echt niet te geloven dat dit in Wallonië er als koekjes erin gaat. Dit is een duidelijk bewijs van de gebrekkige opleiding in Wallonië van de studenten. Wie gelooft dergelijke onzin ? Denk je nu echt dat Europa een land zal uitsluiten enkel omdat het zich zou opsplitsen ? En trouwens wanneer zou dat dan wel gebeuren ? Zelfs de N-VA spreekt enkel van « verdampen van België ». Als Vlaanderen (met inbegrip van Brussel) zich zou afscheuren van België, en nadien Brussel zijn eigen zelfstandigheid uitroept, of eender welke andere hypothese, dan zullen de zetels in het EU-parlement verdeeld moeten worden. Zo simpel is dat. Zelfs is het misschien mogelijk dat er meer zetels zouden moeten toegekend worden (valt te bezien). Maar geloof je nu echt dat Vlaanderen en Wallonië uit de EU gestoten zouden worden ? Ze maken beiden deel uit van de EU sinds het prille begin. En langs de andere kant zou de EU alles doen om maar een land zoals Zwitserland, Noorwegen, Macedonië of Croatië (allemaal minder dan 4 miljoen inwoners) toe te laten treden.
Uittreden uit de EURO ? Waarom ? We zitten er al in. Zijn er al landen die eruit gevlogen zijn omdat ze hun staatsschuld niet in bedwang houden ? En wie zegt dat bij een splitsing de staatsschuld niet verdeeld wordt in functie van de economische draagkracht ? Dan zou Brussel bvb twee maal zoveel schuld toebedeeld kunnen krijgen pro capita als Wallonië. Trouwens als men tot een compromis komt om de schuld eerlijk te verdelen (via een door de politiek aangenomen verdeelsleutel) dan wordt de schuld niet groter of kleiner dan wat hij nu is en wordt hij door dezelfde burgers afgelost. Er zal uiteindelijk niets veranderen aan de situtatie. Tenzij dat de politici hun kiezers niet meer zullen kunnen wijsmaken dat zij niets zullen moeten aflossen maar dat de rijken dat zullen doen in hun plaats. Een harde staatshervorming met eigen fiscaliteit voor de gewesten zal de politici enkel verplichten de tering naar de nering te zetten.
Dit zijn allemaal drogredenen die door Franstalige politici gecultiveerd worden om het debat op te hitsen, om de burger schrik aan te jagen en hem behoudsgezind te doen reageren. Maar erger is dat de publieke opinie in Wallonië die « bullshit » niet doorprikt. Dat is de fundamentele oorzaak. De Waalse burger is niet kritisch genoeg. Hij wordt in slaap gewiegd door zijn eigen politici, die enkel het op post blijven op het oog hebben. Het « goed beleid » van Leterme dat stond gelijk aan meer democratie. Maar hij is gefaald door figuren binnen zijn eigen partij zoals Eyskens die zelf het product zijn van de oude toestanden.
Een ander punt is : bestond het Cordon Sanitaire niet dan zou het Kartel nu gemakkelijk 45% tot 50% van de Vlaamse bevolking overtuigd hebben en dan was er wel een goed bestuur mogelijk.
Over Brussel : wat is daarvan het probleem ? Als Vlaanderen zich mag afsplitsen, welke redenen zouden de Vlamingen dan kunnen aanhalen om te voorkomen dat Brussel zelfstandig wordt ? De vraag is enkel, hoe Brussel dan zal overleven zonder de financiële steun van Vlaanderen ? Want als de bedrijven hun hoofdzetel in Brussel zouden houden, dan zal dat enkel zijn omdat ze in Brussel minder belast zouden worden. Maar als Vlaanderen toch geen belastingen kan innen op zijn bedrijven waarom zou men dan de vennootschapsbelasting wel hoog houden. Samengevat : als Brussel geen belastingen int op de hoofdzetels zal het zichzelf in de voet schieten. En verplicht het zichzelf om bij Vlaanderen te blijven. En dan heeft het geen zin om de belastingen laag te houden want ze gaan toch in de gemeenschappelijke pot.
Trouwens waarom zou Brussel niet kunnen overleven ? Luxemburg met maar een half miljoen inwoners overleeft tot zonder problemen ? Moet België of Wallonie steun verlenen aan dat kleine landje Luxemburg ? Waar haalt men het dan uit dat Brussel niet zou kunnen overleven of zelfs Wallonië niet ? Brussel heeft enkel een tekort op zijn budget omdat het voordelig uitkomt in het politieke debat.
Is een Vlaamse staat een utopie ? zie mijn blog . Ik wacht met ongeduld op het verschijnen van dit boek.
De ce que j’ai lu de différents points de vue de juristes pourtant réputés, il est clair qu’un éclatement du pays nous excluerait immédiatement de l’UE, de l’espace Schengen et de l’Eurogroupe par voie de conséquence. C’est évidemment dans le cas d’une déclaration d’indépendance unilatérale de la Flandre qui si les partis francophones résistent encore a de plus en plus de chances de se réaliser. Dès la reconnaissance de la Flandre et vu le précédent Serbie-Monténégro, tout ce qui restera sera exclu et on considérera que tous les traités non signés par les entités fédérées mais par l’état fédéral sont caduques comme le droit international l’impose. Dans les traités européens, c’est la Belgique qui apparait. Si elle disparait, nous n’en faisons plus partie. L’Europe peut très bien rejeter les nouveaux états formés pour des raisons géostratégiques internes à certains pays européens car ils courent le risque de voir la même chose se reproduire chez eux. Autrement dit une Europe non plus à 27 mais à près de 50 états à terme. C’est déjà difficile aujourd’hui alors avec les régions et surtout les rancoeurs qui existeront toujours entre régions riches et pauvres, c’est ingérable.
Vous y allez fort en comparant le VB au couple MR et PS. Le VB est très nuisible de part sa création même. Il a été créé par des adorateurs des Waffens SS. Ils défilent encore dans des marches de commémoration et surtout les dirigeants actuels croient encore à une supériorité de la race flamande sur la race wallonne même si le programme s’est édulcorée avec le temps et le changement de nom mais ça reste toujours les mêmes. Si le VB a autant de succès, ce n’est pas nécessairement dû à ses idées mais à un déficit d’écoute de la part des autres partis flamands et donc à un vote sanction en plus du vote classique raciste et indépendantiste. Le cordon sanitaire n’a en tout cas rien changé, il a plutot poussé les autres partis à adopter ces thèses les moins radicales disons.
Pour l’exclusion de l’Euro, bah c’est simple, nous savons tous que la Wallonie ne respecte pas les critères en terme d’endettement surtout avec la part de la dette belge qu’elle devra assumer et le peu de confiance au niveau des preteurs qu’elle aura en pleine crise économique ce qui impliquera des charges d’intérêt d’autant plus élevées. Ce que n’aura pas la Flandre. La Flandre a comme seul problème pour se porter candidat à l’UE la convention-cadre sur les minorités (et ça tous les partis flamands l’ont compris). Mais durant toutes ces procédures de candidature à l’UE et à l’Eurogroupe, il y aura un battement. Rien n’est prévu pour une adhésion rapide et ne pas oublier qu’il peut y avoir des vetos stratégiques d’autres pays donc … pendant un temps cela aura des conséquences économiques importantes pour tout le monde. Ne pas oublier qu’un éventuel éclatement du pays servira de précédent à toute l’Europe et donc aucun pays ne prendra ça à la légère et cela nous mettra face à nos responsabilités.
Un plan de secours prévoit le déplacement provisoire de la capitale européenne à Francfort et la tenue permanente du parlement européen à Strasbourg.
Autre chose également, il y a plusieurs entrepreneurs wallons qui ont déjà annoncé à leurs employés qu’en cas d’éclatement du pays, il leur parait évident qu’ils n’iront plus jamais se fournir en Flandre. C’est de bonne guerre vu que ça fait des années de toute manière que des sous-traitants se voient refuser des contrats en leur disant « votre produit est bien, vous avez un bon rapport qualité-prix, mais désolé vous êtes wallons et la direction ne veut que des sous-traitants flamands ».
Bruxelles est la capitale de la Flandre. Ca reste très symbolique pour une frange conséquente des politiciens flamands. Je ne crois pas que la Flandre lâchera Bruxelles. Peeters l’a dit à mots couverts dans un débat bruxellois. Quoiqu’il se passe, la Flandre annexera Bruxelles. C’est une revendication constante en off et au pélerinage de l’Yser. Les bruxellois n’auront donc rien à dire ou alors on leur forcera la main via un blocus économique et routier car plus la Flandre se radicalisera au niveau communautaire plus ce genre de méthodes apparemment surréalistes peut survenir.
Pour la réforme de l’état, tout le monde sait qu’au niveau fiscal, la Flandre a des réserves suffisantes pour abaisser les charges et l’impot. De ce fait, cela aura des conséquences pour Bruxelles mais aussi pour la Wallonie. La seule chose qui peut sauver la Wallonie, c’est le prix des terrains industriels et une main d’oeuvre bien moins chère tout en étant qualifié mais avec le même coût de la vie que côté flamand ce qui appauvrira nécessairement une part importante de la population. Mais bon c’est ainsi c’est le monde d’aujourd’hui. C’est marche ou crève. A nous de nous débrouiller et si on se plante, on disparait. Nous sommes tous que des ressources à jeter ou à recycler, l’humain vous savez j’y crois plus depuis longtemps.