Philippe Moureaux, qui reste une des cervelles politiques les mieux pourvues en neurones dans l’affligeant désert de la rue de la Loi, a donc osé un coming-out confédéraliste dans Le Soir de ce matin. Enfin. Négocions une nouvelle Belgique, exhorte le titre de l’interview annoncée en manchette. Il était temps que cela soit dit, en français, par une personnalité politique francophone revêtue d’une incontestable autorité morale.
Là où je suis – dans les tribunes de pourtour -, j’ignore tout de ce qui se passe au sein du parti socialiste, des courants qui traversent et font encore frissonner ce « grand cadavre à la renverse« . Mais j’ai peine à imaginer qu’il ne s’agisse là que du radotage d’un grand ancien ratiocinant depuis sa thébaïde. En d’autres termes, la sortie de Moureaux est très probablement plus qu’une simple opinion: c’est un acte politique réfléchi, posé par un homme représentatif d’un courant et donnant le signal si longtemps attendu d’une possible ouverture, d’un début de mouvement sur un front institutionnel jusque là complètement inerte.
Un simple ballon d’essai, peut-être. Une expérimentation. On verra ça dans les heures et dans les jours qui viennent. Mais il le fallait.
Pour « sauver la Belgique »? Excusez-moi ou réjouissez-vous, mais ce n’est déjà plus de cela qu’il est question. Il s’agit seulement de remettre en place des institutions qui fonctionnent. Parce que la Belgique, on peut éventuellement l’effacer de la carte. Mais pas les 10 millions d’individus qui en sont encore les citoyens. Qui ont besoin d’un gouvernement, à gauche, à droite ou au centre. Mais qui gouverne.

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À titre personnel, j’ai le sentiment que la question qui se pose avec le plus d’acuité n’est plus tellement celle du « comment » (fédération, confédération, etc.) mais plutôt celle du « pour quoi faire ».
Il manque d’un projet à ce pays qui perd jour après jour de sa consistance. Un projet ambitieux, audacieux, et novateur pourrait revêtir les formes institutionnelles les plus surprenantes… Le cas échéant, loin, très loin de ce « confédéralisme » binaire déjà tant houspillé et qui semble ressortir d’un débat déjà rétrograde (sans préjudice de formes inédites de confédéralisme qui pourraient surgir un jour !)
Nous sommes sur la même longueur d’ondes, François…
Le confédéralisme voulu pour les flamands et une manière « polie » d’envoyer tout ce qui est non flamand ou non rentable au diable…
Soyons lucide:
De régionaliste (sans doute contaminés pas les Régionaliste wallons), les flamands devinrent fédéralistes… de fédéralistes, ils deviennent confédéralistes… ce pour une seule raison, ne garder que ce qui les intéresse et leur rapporte, c’est à dire le nom (la marque) Belgique et Bruxelles.
En somme, la séparation, oui, mais pas trop quand même.
Alors, moi j’en pense, la séparation oui, et même jusqu’au bout, assumez donc vos idées.
Et cessez de dire que vous ne voulez pas la fin de la Belgique, on le sait… vous voulez juste votre etat (avec un petit « e ») et les avantages de l’Etat Belge. Alors non.
Bien sur, vous aurez beau jeu de dire que nous, francophones, sommes anti-démocratique ca rnous refusons à 60% de la population ce qu’elle « désire » (enfin, ce que des politiciens démago rêvent).
Et nous, nous pourrons toujours hurler que nous ne pouvons accepter, nous minorité opprimée, les dictats flamands.
Et oui… nous en sommes là… vous avez raison, vous êtes majoritaire. Mais aujourd’hui, ils ne vous suffit plus de nous demander « négocation », vous voulez aussi en imposer les clauses et les résultats.
Vu la situation, qu’on en finisse une fois pour toute. Nous voyons bien que nous ne parvenons plus à un projet commun.
Et tout ce que j’espère après, c’est un rattachement à un pays qui enverra nos incapables gouvernants wallons à la retraite.
Une petite question : qu’appelez-vous un projet pour un pays ou pour une nation ?
Je suis assez impressionnée par la situation belge, oups parfois j’oublie d’en être une, et lorsque je cesse de jouer l’autruche prend en pleine figure ce que je finis par appeler « une colonisation » et le commentaire de Chaos est tout à fait vrai et hélàs pas assez conscientisé : les flamands veulent la Belgique entière……….
Et ne voyez pas dans mon commentaire un extrémisme quelconque !
je suis Bruxelloise depuis des lustres et constate, remarque, jour après jour que la pression flamande s’affirme, s’affiche, et de lire dans la gazette de la communauté flamande in het BV que Bruxelles est sa capitale et les francophones des flamands qui se sont oubliés !
Et madame Milcquet d’annuler le commentaire judicieux de Mr Moureaux en déclarant qu’elle n’avait jamais entendu pareils propos dans la bouche d’un francophone ! Ben oui, ceux-ci continuent à vendre leur âme au diable, et se moquent des francophones comme de leur première culotte !
Je crois aussi qu’il faut en finir une bonne foi pour toutes ! Le divorce est consommé………..mais dites-moi qui nous entend ?