J’avoue rester pantois au spectacle de l’espèce de prostration morbide dans laquelle la totalité de notre personnel politique, de gauche à droite et du sud au nord, se laisse dériver vers les récifs qui menacent de pulvériser le radeau Belgique. Mardi, il y a aura un an que nous avons voté. Et nous n’avons toujours pas de gouvernement.

Non, je n’ai pas raté un épisode de la saison 1, ni fumé la moquette: nous avons à charge une belle brochette d’individus nommés à une fonction de ministre ou de secrétaire d’Etat, bien sûr, mais nous n’avons toujours pas de gouvernement. C’est-à-dire pas de projet, consistât-il seulement à mener à la petite semaine une gestion de bon pépère de famille.

C’est complexe? Non, c’est très simple en fait. Et c’est ça le malheur: il n’y a rien de plus difficile à résoudre qu’un problème simple, si simple qu’il n’accepte que deux solutions, sans nuances: oui ou non, blanc ou noir, I ou 0. Réformer l’Etat une fois encore, ou le laisser comme il est?

Pendant huit ans, les coalitions arc-en-ciel et violette dirigées par Verhofstadt ont choisi la deuxième option. Un peu comme le gouvernement Vanden Boeynants – De Clercq qui, de 65 à 68, avait choisi de « mettre les problèmes communautaires au frigo ». Pour finalement exploser sur l’affaire de Louvain et donner ainsi le top-départ à un premier round de réformes institutionnelles.

Ce furent huit années de paix communautaire relative. Elles auraient pu se poursuivre si, comme il est de règle en démocratie, il n’avait fallu demander son avis à l’électeur. Le 10 juin 2007, avec le verdict qu’on connaît: retour aux commandes, en Flandre, du vieux CVP régénéré en cartel avec la NV-A. Complètement rhabillé en jaune et noir.

Les mutins du Belgica

Bon. C’est comme ça. Tout à leur lune de miel anti-calotine, libéraux et socialistes n’avaient pas vu, ou pas voulu voir, que le séisme politique qu’ils avaient déclenché en envoyant dans l’opposition ceux qui avaient gouverné sans interruption depuis 1960 ne serait pas sans conséquences. Les « vieux », les « perdants » ont donc été virés. Adieu les Dehaene, Eyskens et même les Van Rompuy brothers, tout juste encore tolérés. Bonjour Leterme, Peeters, De Crem, Vandeurzen. Et coucou Geert Bourgeois, Bart De Wever, NV-A…

Interdite de passerelle sur le Belgica, la Flandre catholique s’en est allée préparer sa revanche au carré des équipages. L’a soigneusement préparée à la tête du gouvernement régional. Et a su tirer profit de la propension naturelle de l’électeur à privilégier l’alternance à la barre.

On en est là. Il n’y a, pour l’heure, pas de gouvernement belge possible sans le cartel CD&V – NV-A. Et il n’y a pas de gouvernement possible avec ce même cartel sans réforme en profondeur de l’Etat. Pour une raison bien simple, au-delà des considérations d’opportunité: céder sur les réformes, pour le CD&V, c’est perdre la NV-A, et donc les voix qui lui donnent son statut de premier parti flamand. C’est suicidaire, dans les circonstances actuelles.

Ce genre de problème – l’absence d’alternative de gouvernement – n’est jamais simple à résoudre dans un pays « normal ». Il est généralement la conséquence de l’émiettement des forces politiques (neuf partis « majeurs » en Belgique, dont un qui est exclu du jeu, le Vlaams Belang, et une formation émergente, la Liste De Decker). Soit dix formations en tout, 6 au nord, 4 au sud. Alors en Belgique, vous pensez bien…

Motivations francophones

Je vous entends déjà me dire que la situation est donc bien plus complexe que je vous l’annonçais au début. Pas d’accord! Au moins pas tout-à-fait. Nous pourrions avoir un vrai gouvernement dès demain. Il suffirait pour ça qu’un accord se fasse autour de la nécessité de mener à bien une nouvelle refonte de l’Etat belge. Il suffirait…

C’est bien ici, au fond de cette impasse, qu’est stockée la sainte-barbe, le stock d’explosifs qui menace de faire sauter le navire et d’envoyer tout l’équipage et ses passagers à la baille. Car de cette nouvelle réforme, les partis francophones ne veulent toujours pas. Pourquoi?

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Leur premier argument paraît fondé sur le bon sens le plus élémentaire mais ne résiste pas longtemps à l’analyse: avec la récession qui menace et les prix qui augmentent, ce ne serait pas le moment de consacrer du temps à des futilités institutionnelles. « Les gens » ont d’autres préoccupations qu’il faut traiter en priorité.

On peut y opposer simplement, comme on a toujours pu le faire dans les moments de fièvre communautaire, que si on n’arrive pas à faire baisser la température, on ne pourra jamais s’attacher à résoudre les « vrais problèmes », parce qu’on n’arrivera pas à mettre en place un gouvernement pour le faire. L’économique et le social sont certes prioritaires, mais sans réforme de l’Etat, il ne peut y avoir de gouvernement pour s’y consacrer.

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Le deuxième argument, moins ouvertement avancé parce qu’assez ambigu, c’est que les francophones n’ont rien à demander sur le plan institutionnel. Ou alors, il faut revenir sur ce qui a été fait, entériné et plus ou moins adroitement bétonné dans la Constitution et les lois spéciales: élargir le territoire bilingue de Bruxelles-Capitale par exemple, à tout le moins créer un « couloir de Dantzig » entre la capitale enclavée et la Wallonie, des fois que la Flandre voudrait un jour installer barbelés et miradors sur les bandes d’arrêt d’urgence de l’E411 et du RO, et de tous les axes qui relient physiquement Bruxelles à la Wallonie…

Un parti francophone s’est constitué là-dessus en 1964, le FDF. Contre le clichage de la frontière linguistique qui, jusque là, pouvait évoluer au gré des recensements décennaux. Et on est là au coeur même de la « guerre des langues » qui couve encore sous la cendre. En deux mots: la « tache d’huile » (olievlek), désignant le processus de francisation de la périphérie bruxelloise, par l’arrivée de francophones de la capitale dans des communes originellement flamandes.

En 63, après la querelle du recensement, on y avait mis un terme par le clichage de la frontière linguistique et un dernier transfert de territoires (24 communes et leurs 23.000 habitants, dont les Fourons, passèrent en Flandre, 25 communes et leurs 87.000 habitants passant en Wallonie). C’est selon le même principe qu’en 1954 encore, Bruxelles avait été élargie à trois communes antérieurement flamandes: Berchem-Sainte-Agathe, Evere et Ganshoren qui devinrent ainsi bilingues, avant de parfaire leur « francisation ».

Ces dossiers eussent peut-être été moins « chauds » si les mouvements s’étaient équilibrés dans les deux sens. Mais ce ne fut pas le cas et ne l’est toujours pas, sauf à Fouron où les néerlandophones sont maintenant majoritaires, électoralement parlant, avec un apport de migrants néerlandais probablement.

Mais je ne m’étends pas là-dessus, ce n’est pas le sujet. Seulement une façon de vous montrer que pour un Flamand, même modéré, vouloir mettre la question des frontières dans les sujets à négocier, cela revient à dire que l’on ne veut pas négocier; parce que ce sujet-là, il est tabou. Comme les facilités du point de vue francophone.

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Le troisième et avant-dernier argument, implicite, qui fonde au sud la réticence à encore parler des institutions, c’est la conviction ou la crainte que toute nouvelle réforme ne pourrait signifier pour la Wallonie qu’un appauvrissement. Mais c’est impossible à exprimer: ce serait un aveu implicite de la réalité des « transferts » que dénonce justement la Flandre.

Dans un système unitaire, ces transferts existent, évidemment. Prenez un exemple simple, les allocations de chômage. Financées par les cotisations de sécurité sociale et par le budget de l’Etat, lui-même alimenté par l’impôt. Si la richesse est plus grande dans une région et le chômage plus élevé dans une autre, il y a transfert. Dans un système fédéral, dans lequel l’assurance-chômage serait une compétence des entités fédérées, chacune d’entre elles aurait à la financer.

Pour éviter les écarts de conditions entre régions pauvres et régions riches, on compense ici, comme par exemple en Allemagne, l’absence de « transferts » par des mécanismes de solidarité ou de péréquation fiscale qui aboutissent à écrêter les recettes dans les régions où l’impôt « rend » le mieux pour les redistribuer aux régions moins riches, selon des critères prédéfinis. On n’égalise jamais complètement les situations, bien sûr, sinon à quoi bon un système fédéral? Pourquoi bien gérer sa région, si le fédéralisme est « de consommation »?

Dans les revendications flamandes, il n’est pour l’instant pas question de régionaliser l’assurance-chômage. Mais on y considère à coup sûr qu’au plus il y aura d’autres compétences régionalisées, au moins il y aura de transferts difficilement contrôlables. Et on se dit prêt à instaurer en compensation des mécanismes de solidarité, réversibles et « transparents ». Dans quelle mesure? C’est là-dessus que devrait notamment porter la négociation. Pour autant qu’elle ait lieu.

Car les francophones sont plus que réticents. Ils sont convaincus que d’une manière ou d’une autre, plus de responsabilités aux régions, cela se traduira par « moins d’argent public en Wallonie ». Le pari qui reste à faire, sans doute risqué, consisterait à considérer que la Wallonie pourrait peut-être faire mieux avec moins d’argent, si elle le gérait elle-même. Après tout, l’économie c’est l’art de gérer (et d’allouer) des ressources rares… Mais il est vrai aussi que cela nous renvoie à la question de la gouvernance, un domaine dans laquelle les pouvoirs publics wallons ne se sont pas spécialement distingués jusqu’ici. En bien, je veux dire.

Il n’empêche. Pour ma part, je considère qu’il serait plus digne de relever le défi, de se retrousser les manches, de revoir les procédures et de se battre éventuellement comme des chiens pour maximiser les mécanismes objectifs de solidarité, tout en sachant qu’ils jouent dans les deux sens et qu’il faudra peut-être un jour que la solidarité des Wallons profite à la Flandre.

L’alternative, d’ailleurs, est moins rose encore: en cas de divorce belge pur et simple, il n’y aura plus ni transferts, ni la moindre solidarité. Et ça, ni la Wallonie, ni Bruxelles -et la Flandre non plus, d’ailleurs-, ne peuvent se le payer sans souffrances.

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Venons-en, enfin, à la quatrième raison que croient avoir les partis francophones de ne pas entrer maintenant dans un processus de réforme de l’Etat: la politique, tout simplement. On vote de toutes façons en juin 2009, pour les élections régionales. Et les choses son ainsi faites dans la Belgique régionalisée que l’Elysette et la rue Ducale sont désormais des enjeux au moins aussi importants que la rue de la Loi pour ces messieurs-dames.

Qui vivent donc de manière paroxystique la dialectique du hérisson: rester suffisamment près les uns des autres pour ne pas se faire flinguer et suffisamment éloignés pour ne pas mutuellement se piquer (non, Charles, ce n’est pas un jeu de mots à deux balles…). En d’autres termes, il leur faut se différencier les uns des autres sur le plan interne, mais rester unis contre « l’ennemi » extérieur. Pas question donc de prêter le flanc à la critique sur le plan communautaire: il faut être « dur » ensemble, contre les Flamands; pas de concessions; et féroces au sein de la famille francophone, contre les socialistes et son allié pour le MR, contre le MR pour les socialistes. Et Joëlle dans la roue d’Elio, mais pas sur son porte-bagages. Finalement, il n’y a que cet enjôleur de Jean-Mi qui puisse voir venir sans se faire trop de souci…

Quarantièmes rugissants

Vous savez quoi? Au bout de cette petite analyse de la situation politique, je ne me sens pas très optimiste. On va tout droit vers les quarantières rugissants, là, et puis le cap Horn. Avec un rafiot brinquebalant qui perd ses planches et un équipage de marins d’eau douce. Sans parler du capitaine, qui fait des efforts, qui ne picole pas, mais qui a autant de charisme qu’une huître fermée et autant d’expérience qu’un moussaillon tombé de son hamac.

Ce qui manque le plus, finalement, ce sont des caractères. Un type comme Schiltz, pour créer des ouvertures et jeter des ponts, comme il l’a fait à plusieurs reprises dans notre histoire politique; et un gars comme Dehaene pour ficeler tout ça froidement, sans passion aucune, de façon pragmatique, comme un sudoku catégorie « experts » à résoudre avant minuit.

Enfin, espérons qu’il se passe quelque chose avant le 15 juillet ?

Crédits photos: (1) Rinina 25 & Twice 25; (2) Nieuwe Encyclopedie van de Vlaamse Beweging
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12 Réponses to “Sur le radeau Belgique”

  1. Le drame de la Belgique et particulièrement de la Wallonie, c’est de n’avoir que des nains politiques. Le débat d’hier à la RTBF (Mise au point) en fut encore un bel exemple. Heureusement, juste avant, il y avait les quatre journalistes pleins de lucidité.

  2. Briggs dit :

    Hmm, parlent de bateaux…je préfère de voire la Belgique comme la frégatte Méduse. Au large du Sénégal, on y est presque si sa continue comme ça.

  3. Charles Bricman dit :

    Le Sénégal, Briggs?! J’y avais pensé au radeau de la Méduse, mais pas encore à Zeebrugge – Dakar!

    ;-)

    @ François: Je n’ai pas résisté au débat des présidents… Vivement le retour de Barnaby! Merci pour la remarque orthographique en privé. Votre forme est certainement correcte et j’ai corrigé, mais je ne sais pas d’où me vient celle que j’ai d’abord employée. N’ai pas mon Grevisse sous la main…
    Bonne journée et… bonne pêche!

  4. M a n u dit :

    Dans « Het Belang van Limburg » 9/06 – Van Rompuy scherp: ‘Belgische staat ligt op sterven’

    Vlaams parlementslid Eric Van Rompuy (CD&V) haalt op zijn weblog scherp uit naar de Waalse media en zegt in niet mis te verstane bewoordingen dat de staat België op springen staat. Ook zijn partijgenoot Michel Doomst stelt dat ons staatsmodel dringend aan verandering toe is.

    In zijn stuk gaat Van Rompuy wild te keer tegen de krant Le Soir, en bij uitbreiding een groot deel van de Franstalige pers, die volgens hem de Vlamingen systematisch minachtend portretteren als ‘bekrompen, egoïstische racisten’.

    Uit de Vlaams-vijandige houding leidt Van Rompuy af dat de splitsing der geesten totaal is. Hij gelooft dan ook niet dat het nog goed komt met de communautaire gesprekken.
    ‘Staat op sterven’

    « Waarom dit niet openlijk toegeven en de illusie creëren dat het op 15 of 21 juli nog allemaal in orde komt? Il n’a plus de projet collectif. Octopus zal daar niets meer aan kunnen veranderen », reageert hij onomwonden op een artikel uit Le Soir waarin de splitsing van België als niet realistisch wordt gezien.

    « Er ligt een staat op sterven… », besluit van Rompuy.

    Ook kamerlid Michel Doomst haalt op zijn website uit naar de Belgische constitutie. Volgens hem zijn Vlamingen en Franstaligen het nog over weinig eens en ‘begint het huidige model een steeds zwaardere last te worden op onze democratische ingesteldheid’.

    - Voir aussi dans Le Soir : Van Rompuy : « L’Etat belge est en train de mourir »
    http://www.lesoir.be/actualite/belgique/van-rompuy-l-etat-belge-est-2008-06-09-604449.shtml

  5. PourquoiPas dit :

    Belle analyse (comme souvent), Bravo !

    PP

  6. Selon une étude de la KUL réalisée auprès d’un millier d’électeurs flamands entre septembre 2007 et janvier 2008 :

    45,8 % sont pour un Etat fédéral où les régions et communautés reçoivent encore plus de compétences.
    20,2 % sont pour un statu quo institutionnel.
    10,9 % veulent un Etat fédéral plus fort.
    11,4 % souhaitent le retour à un Etat unitaire (suppression des régions et communautés).
    9,4% sont pour la scission de la Belgique.

  7. [...] mots manquent aux plus fins analystes de notre vie politique, à l’instar de Charles Bricman : J’avoue rester pantois au spectacle de l’espèce de prostration morbide dans laquelle la [...]

  8. Briggs dit :

    Oui, le Sénégal. C’est bien là que la frégatte Méduse c’est abimé non? Zeebrugge-Dakar…seulement si j’y peux participer avec une Buggy Audi 4×4 armé & blindé. Retour vers la frégatte…qui sur le radeaux et qui sur les bateaux de sauvetage?

    Et l’étude de la KUL recherchait quoi? Les raisons pourquoi les électeurs Flamands on voté comme ils ont voter le 10 juin 2007. Elle ne dit riens sur la mentalité Flamande d’aujourd’hui. La seule chose qui me semble être indicative est que la niveau Flamande gagne du terrain sur le niveau fédérale comme niveau politique préféré. 20,2% pour le status quoi, 11,9% pour un état unitaire. 9,4% pour la révolution Flamande. 45,8% pour une réforme de l’état qui donne plus de pouvoir aux régions & communautés (Flamands non-révolutionaire? Conféderalistes? Autres?).

  9. Franz dit :

    Un petit message hors sujet (quoique pas tant que ça). Je serais heureux de savoir ce que vous pensez de cette proposition :
    http://gramsci.eu.org/Plaidoyer-pour-un-federalisme-a.html

  10. Charles Bricman dit :

    Bonsoir, Franz. J’ai bien sûr vu et lu votre article. Je souhaite y réagir et je le ferai, mais j’ai besoin de réfléchir car ce que vous dites là est trop important pour y répondre de manière superficielle. Il faut que ça repose et que ça fermente encore un peu dans ma tête! Je crois que… Non. Je ne veux pas entamer une réponse partielle. Mais j’y reviens sous peu, en commentaires sur votre site.
    Bonne nuit.

  11. Briggs dit :

    Hors de question. Le Brabant était bilingue…pourquoi ça n’a pas marché dans le passé? Le Canal Albert y est…pourquoi on pourrait pas ‘travailler ensemble’ maintenant…et pourquoi la situation changerait avait la création d’un monstre d’Anvers et de Liège? Comme les limbourgeois vont accepter de devenir Anversois. L’état belge est déjà à 6 entités qui forment des coalitions de gestion et se battent (communautés & régions). La Belgique souffre déjà de cette complexité…retourner le tout en 5 entités régionals va rien changer. La seule chose que cette proposition fait c’est de recouper la Flandre (divise & conquérit)…et la Flandre n’acceptera jamais.

  12. Chaos Theory dit :

    Bonsoir,
    Juste pour signaler que je cite un passage de votre article sur mon blog.
    Cordialement,
    S.

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