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Via Damien, je découvre que les 2es Assises du Journalisme se sont tenues, la semaine passée à Lille. Un mauvais point pour les organisateurs: je ne le savais pas. Ou un mauvais point pour moi, piètre « veilleur »? Je ne sais pas. A vous de trancher…
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Comme l’année passée, les étudiants de l’IPJ ont tenu le blog des assises, qui rend compte des différents débats qui ont été organisés. Je bookmarke pour y revenir à l’aise, en lecture. A première vue, les compte-rendus m’ont toutefois l’air plus légers, plus superficiels qu’en 2007. Ce serait dommage. Mais bien dans l’air du temps, au fond…
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Si j’en crois Philippe Couve, qui était sur place, ce n’était pas gai-gai. Les journaleux dépriment grave. S’interrogent sur leur avenir. Ce n’est pas un mal français, pas seulement: si la chose vous intéresse, abonnez-vous par exemple au flux RSS d’AFP-Media Watch, les mauvaises nouvelles pour la presse traditionnelle y tombent à jets continus. Aujourd’hui par exemple, c’est la presse régionale anglaise qui se voit « au bord du gouffre« .
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La presse US n’échappe pas, elle non plus, à la morosité ambiante. Voyez toutefois ces propos pratiquement churchilliens de la présidente de l’ASNE (American Society of Newspapers Editors), Charlotte Hall, de l’Orlando Sentinel, qui nous promet du sang, de la sueur et des larmes sur la route du renouveau:
A Tale of Two Cities is about people caught in a tidal wave of history, about sacrifice and character. We too live in revolution—a revolution that threatens our papers, our companies and journalism.
Revolutions are chaotic, revolutions disrupt lives, and yes, revolutions are violent.
Revolutions unleash ideas and change cultures, revolutions test character and create opportunities, revolutions call forth the best in us.
And so we are caught between euphoria and despair— the best of the times, the worst of times.
We are on a crusade to reinvent journalism for a new age, where the user is king. We know we must focus relentlessly on how people use media and become aggressively interactive. We fervently believe that verified news, watchdog journalism and passionate storytelling will win the day because they stand out amidst the cacophony of words and images that assaults us. That’s our bet on the future.
We, in this room, are called to lead the revolution, with its pain and its joy. Not to be run over by change, but to lead change. We have an opportunity to re-imagine our content and engage the community in completely new ways. What fun! Our operating verbs? Imagine, innovate, take risks, create! Those are great verbs because they describe what we love most.
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Voilà quelques décennies, Gramsci exprimait la même idée de façon plus condensée en disant que les crises étaient des moments dans lesquels ce qui doit mourir n’arrive pas à mourir, et ce qui doit naître n’arrive pas à naître. Sous la plume d’Eric Scherer, cela donne ceci, en conclusion d’un article qui vaut la peine d’être lu:
Dans ce nouveau monde, où même Google, dit « tâtonner et apprendre en marchant », les dinosaures s’éteindront-ils, ou réussiront-ils à muter, pour donner naissance à de nouveaux oiseaux?

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