blogs-corporate.png Dans le blogging d’entreprise, c’est un peu la catégorie-vedette, celle en tout cas qui bénéficie de la plus grande visibilité, celle aussi qui fait des blogs un sujet de discussion rêvé dans les dîners en ville: les blogs de CEO. Ce n’est pourtant pas la plus fournie.

De ce côté-ci de l’Atlantique, je ne connais pas de patron BEL20 ou CAC40 qui publie son blog perso. Officiellement en tout cas. Aux Etats-Unis, ça existe mais ce ne fait pas (pas encore?) non plus la majorité de l’espèce. Vous pensez bien: ils n’ont pas le temps, n’est-ce pas…

Faut-il alors croire qu’un poste de vice-président chez General Motors soit une sinécure? Que Bob Lutz s’ennuie sur les terrains de golf et n’aime pas trop les walking-dinners? Il est en tous cas un des tout premiers top-executive d’une grosse boîte qui bloguent régulièrement. Depuis des années.

Depuis le début de celle-ci, Bob a signé cinq des billets du Fastlane Blog, le navire amiral de l’armada blogosphérique de General Motors, le dernier en date étant celui du 12 février, dans lequel il commente les ventes de la marque, en 2007.

Jonathan Schwartz est, lui, le CEO de Sun Microsystems. Il a, pour sa part, son blog à lui tout seul, le Jonathan’s Blog, avec cinq billets publiés depuis le 1er janvier, lui aussi.

jonathan.png

Parfois délicieusement provocants. Son entreprise a sa propre plate-forme de blogs, réservée à ses employés, officiellement encouragés à bloguer. A ce jour, plus de 4.000 blogs en activité… Avec des audiences diverses, sans doute, mais celui de Schwartz est une vraie vedette, avec une « autorité » de 1693 chez Technorati, le situant dans les 1.000 blogs les plus populaires de la planète.

En Europe francophone, le patron-blogueur le plus connu est Michel-Edouard Leclerc, patron des supermarchés du même nom, doyen d’une petite confrérie essentiellement constituée de patrons de PME technologiques, de cadres supérieurs et de consultants (comme moi…) Une curiosité intéressante: My Cup of Tcha, le blog de Jacques Kemp, CEO d’ING Asie-Pacifique:

ing.jpg

Mais laissons là une énumération un peu vaine. Se recommande-t-il, pour un CEO, de bloguer?

Les avis sont partagés

Seth Godin, le gourou chauve du marketing 2.0, a publié, fin 2004, un court article fameux dans laquelle il exprimait son scepticisme. Les blogs fonctionnent, disait-il, quand ils sont basés sur quatre au moins des cinq éléments suivants: franchise, urgence, à-propos, concision, controverse. Et de demander un peu malicieusement si tout cela faisait bien penser à un CEO…

Cela dit, un bon mot peut faire sourire, voire réfléchir, mais il ne démontre rien.

Si l’on en revient à Bob Lutz, qui publiait à ce propos un article dans Information Week du 11 juillet 2005, il souligne tout l’intérêt qu’il peut y avoir pour un dirigeant à s’exprimer dans une autre langue que celle des pros de la com’ traditionnelle. Ce qui est probablement une des principales raisons pour lesquelles les blogs soulèvent encore des réserves chez certains d’entre eux: ils dérangent leurs confortables habitudes. Et il conclut:

To me, the blog is a way for GM to be culturally relevant. It allows us to be on the leading edge of new technology while getting our strong views out there about our cars and trucks. So far, response has been outstanding, with more than 5,000 visits and 13,000 page views a day.

Pour ma part, je penche évidemment aussi pour le « oui » – sinon, que ferais-je ici? -, mais il reste conditionnel. Je ne recommanderais pas à n’importe quel patron de bloguer. C’est une question de personnalité. Et je ne lui cacherais pas qu’il y a des risques. Mais il y en a probablement autant, si pas plus, à ne pas s’occuper de ce qu’on dit de vous.

Et puis, quel impact qu’un blog tenu par une « signature »!

Pour en (sa)voir plus:
Précédemment parus dans cette série:
  1. Utiliser les blogs dans l’entreprise
  2. Des outils de veille
  3. L’art du ricochet
fév 172008

Un petit coup d’oeil sur mes statistiques me permet de constater que, depuis huit mois que je suis passé à Google Analytics, j’ai eu l’honneur de visites en provenance de 62 pays différents sur ce blog.

Voici le Top 5, exprimé en pourcentages:

  1. Belgique (forcément): 71,35%
  2. France: 18,17
  3. Canada: 1,36
  4. Maroc: 1,20
  5. Etats-Unis: 1,04

A noter que le Grand-Duché de Luxembourg talonne les States (!) à la 6e place avec 0,97% et que, dans les pays à majorité francophone, le Sénégal arrive en 9e position et la Suisse en 10e seulement.

Pour les 30 derniers jours (17 janvier – 16 février), la Belgique cède un peu de terrain à 69,01% et la France progresse à 20,55.

rsstoolbox.PNG Voulez-vous gagner du temps? Beaucoup de temps? Dans vos recherches sur internet, veux-je dire. Le RSS est fait pour vous. Et ce qui m’étonne, c’est que dans mon milieu professionnel, qui n’est pas celui des fans de la technologie, nous sommes encore si rares à utiliser ce merveilleux outil, gratuit évidemment.

Voici donc un petit article pour grands débutants technophobes. Il va vous expliquer en quelques lignes l’essentiel sur le RSS et vous montrer comment l’utiliser sans peine. Pour le plus grand bien de votre agenda.

DE QUOI S’AGIT-IL?

Au fond, c’est comme si on vous livrait tous les jours à domicile les informations dont vous avez besoin ou qui vous intéressent. Vous n’avez plus à aller les chercher vous-même là où elles se trouvent. Dans le cas d’internet, vous avez sûrement quelques (ou beaucoup de) sites que vous aimez consulter régulièrement. Vos « favoris ». Des journaux par exemple. Des sites professionnels. Quelques blogs peut-être.

Pour savoir s’ils contiennent du neuf, il n’y avait avant le RSS qu’une seule solution: les ouvrir. Un par un. Et puis les refermer. Et passer au suivant. Vous avez déjà mesuré le temps que prennent les simples opérations techniques nécessaires à cet effet, quand on les cumule? Taper l’adresse dans votre navigateur ou la cliquer dans vos favoris; attendre l’ouverture du site; vérifier s’il y a du neuf; refermer le site… Si vous en suivez plus de deux ou trois comme ça, le gaspillage est énorme, croyez-moi: j’en ai souffert.

Avec le RSS, vous inversez la démarche. En un seul clic, vous ouvrez un agrégateur qui vous affiche instantanément, à la demande, le sommaire de tous les sites qui vous intéressent, avec mise en évidence de ceux que vous n’avez pas encore lus. Dans Google Reader par exemple, ça se présente comme ça:

rss1.png

Ou comme ceci:

rss2.png

Il ne vous reste qu’à repérer ce qui vous intéresse parmi les articles non lus et, le cas échéant, à les ouvrir (suivant le choix de l’émetteur du flux, vous pourrez avoir accès à l’intégralité de l’article dans l’agrégateur, ou à un extrait seulement).

MODE D’EMPLOI

Pour disposer vous aussi de cet outil et apprendre à l’utiliser, tout cela en quelques minutes, rien de plus simple:

  1. ouvrez un compte chez un fournisseur et suivez la procédure. Pour débuter, je vous recommande Google Reader, simple d’usage mais très complet, voire même les lecteurs élémentaires qui sont inclus d’origine dans les navigateurs récents (Internet Explorer 7 ou Firefox 2);
  2. alimentez votre lecteur en flux, soit en cliquant sur l’icône orange que les navigateurs précités affichent à droite de l’adresse URL, soit en suivant la procédure indiquée sur les sites eux-mêmes, généralement à proximité de la même icône ou d’une invitation à « s’abonner gratuitement »;
  3. consultez votre lecteur de flux à intervalles réguliers: il est mis à jour automatiquement, sans que vous ayez à vous en soucier. C’est tout. Bienvenue au XXIe siècle…

Plus simple encore, si vous ne suivez que quelques sites: l’abonnement par e-mail qu’offrent certains d’entre eux. Pour votre commodité, j’ai installé moi-même cette fonctionnalité ici, il y a quelques jours:

rss3.png

Si vous indiquez là votre adresse électronique et cliquez sur le lien qui vous sera envoyé à l’instant, vous recevrez automatiquement, via Feedburner, des e-mail reproduisant intégralement (avec les illustrations) les articles nouvellement parus (un mail par jour maxi). Et vous aurez, bien entendu, la faculté de vous désabonner à tout moment, d’un simple clic.

J’en reste là pour aujourd’hui, c’est suffisant pour vous permettre de débuter. Mais je m’en voudrais de ne pas vous donner quelques sources d’information complémentaires. Et d’abord cette amusante vidéo à succès de Lee Lefever, dont je ne me lasse pas (en anglais):

Image de prévisualisation YouTube

Pour une webographie si copieuse qu’on la croirait presque exhaustive (en anglais également, et datant de juin 2007), allez donc voir ce billet de Mashable. Voyez aussi, pour esquisser une réflexion sur l’impact et les effets de l’outil:

  • le Journal du Net (« Le RSS, une nouvelle voie pour la communication interne »)
  • cette enquête sur l’usage des flux RSS par les internautes francophones
  • The Future of RSS, un article de ReadWriteWeb.

Je n’ai rien contre la pub. Au contraire. Et les pisse-froids qui voudraient la bannir de nos écrans, de nos murs et de nos gazettes ont fâcheusement tendance à m’assombrir l’humeur. Mais bon: c’est un goût qu’on peut parfaitement ne pas partager.

Il y a surtout que la publicité n’est pas vraiment faite, au départ, pour réjouir les sens des esthètes. Elle est faite pour vendre. Et elle est toujours bâtie sur un modèle de communication dépassé, celui du « message » à sens unique. Le modèle « vertical », qui est aussi celui de l’école, du journal, de l’administration: je parle, vous devez écouter.

C’est fini, ça. Cela marchait jusqu’ici, parce que pour parler, il fallait en avoir les moyens. Avoir accès aux moyens de diffusion des messages, aux medias. Avec Internet, nous sommes tous devenus des medias en puissance. Il n’y a plus de barrières à l’entrée, sinon celles du talent et de la détermination.

Business Week explique ça très bien dans un récent article (18 janvier) dont je vous recommande la lecture.

Et dont la lecture s’impose à tous les chefs d’entreprise qui n’ont pas encore pris la mesure du changement de paradigme auquel ils sont confrontés: il est révolu, le temps où ils pouvaient se fier à leurs équipes de marketing et à leurs agences de pub pour imposer leurs produits au troupeau.

La « révolution internet » ne modifie pas pour autant les règles fondamentales de l’économie d’entreprise. Pour réussir, il faut toujours vendre. C’est-à-dire convaincre des consommateurs, des clients, de passer à l’acte. Et grandir, c’est-à-dire trouver des relais de croissance, accroître ses parts de marché et/ou conquérir de nouveaux marchés. Ce qui passe inévitablement par une forme d’argumentation. En gros: la pub. Contradiction? Pas du tout. Voyez la conclusion de l’article que je vous ai recommandé:

Before you entirely discard the notion of advertising, however, it is worth noting that it can and will change. Companies will recognize that there is a conversation going on in the marketplace that they should join, not dominate. Consumers, experts, and competitors are all talking about your company, its products, and the competition’s products. Joining that conversation means providing information, answering questions, and responding to concerns instead of just broadcasting one-way messages.

C’est là que je voulais en venir, il y a quelques jours, avec ce billet dans lequel je rappelais deux thèses du « manifeste des évidences ». Les marchés sont (re)devenus des « conversations ». Et si ça nous a rendus « immune to advertising« , c’est une façon de communiquer qui est ainsi condamnée. Pas la communication.

Entre deux spam, je reçois ce matin un e-mail du Mouvement réformateur: un choix de cartes électroniques à envoyer pour la Saint Valentin. Ce qui est un peu curieux, c’est le nombre des destinataires prévus dans le formulaire d’envoi: 10! C’est plus une grande histoire d’amour, c’est une méga-partouze…

Et les images? Il y a bien cette petite fille qui dépose un bisou sur le nez de son (vrai) lapin, et ces mignons petits vieux (pardon: « ces sympathiques personnes âgées ») qui se bécotent sur un banc public. Mais, allez savoir pourquoi, c’est cette carte-ci qui m’a d’abord sauté aux yeux:

mr-stv.jpg

C’est chaud, la Saint Valentin chez les libéraux… Je me demande si, pour ma femme, je ne ferais pas mieux de lui acheter quelques roses. Y en aurait-il, à la boutique du PS?

:-)

« Ceci est mon dernier post« , écrit aujourd’hui Jacques François, qui bloguait depuis un peu plus de deux ans à l’attention de ses étudiants (UCL et ULB) et des professionnels de la communication marketing. Pourquoi cette décision? Le blogueur nous dit avoir le sentiment

de [se] répéter sans cesse sur les mêmes thèmes, sans rien apporter de nouveau sinon de résumer et de paraphraser ce que tout un chacun peut trouver par lui-même avec un peu d’organisation.

L’homme a en somme eu l’impression d’avoir épuisé son sujet et de tourner en rond désormais. Et il jette l’éponge en prévenant élégamment ses lecteurs.

Tout blogueur se trouve confonté, tôt ou tard, à ce genre de blues aquoiboniste. On ne le surmonte que si derrière le blog qu’on anime, il y a un projet à mettre en oeuvre et des objectifs clairement identifiés à atteindre. Et ce n’est alors nullement un échec lorsqu’on arrête parce que le projet est réalisé et que les objectifs sont atteints.

Coïncidence amusante, mon lecteur de flux RSS (Google Reader) me signale en même temps ce billet que publiait hier Chris Garrett: How to grow your blog and stop going in circles?

blogs-corporate.png Wally et June Blume dirigent, en couple, une entreprise de fabrication de crèmes glacées à Wayland, dans le Michigan. Elle s’appelle Denali Flavors et sa marque la plus connue aux States est Moose Tracks. C’est une PME. John Nardini y est en charge du marketing. Il compense l’étroitesse de ses budgets par son imagination. Et il utilise donc des blogs.

Il le fait tellement bien qu’il y a quelques jours, ça lui a valu les honneurs du New York Times, figurez-vous. C’est comme ça que j’ai entendu parler de lui car, à mon grand regret, je n’ai aucune accointance dans le Michigan.

Pourquoi je vous parle de ça? A cause d’un de ses blogs ou, plus exactement de l’idée qui est derrière. Souvenez-vous donc que l’entreprise vend des crèmes glacées et voyez un des blogs qu’elle publie dans le cadre de sa politique de communication:

fireshot-capture-_43-free-money-finance-www_freemoneyfinance_com.png

Un blog de conseil sur la gestion des finances personnelles. Comme il y en a déjà tant. Sans aucun rapport a priori avec les cornets de glace. Nardini a toutefois expliqué au NYT qu’il avait choisi ce thème parce qu’il cherchait à mettre en place un blog qui aurait une circulation telle qu’il serait à lui seul un media pouvant servir de support pour les pubs Moose Tracks (en haut à droite, dans la sidebar de chaque page, avec évidemment un lien vers le site).

Le budget familial, ça intéresse en principe tout le monde et c’est d’ailleurs une des catégories les plus recherchées sur le web. Et, c’est capital, Nardini se sentait de taille à publier plusieurs billets par jour sur le sujet.

Le résultat, c’est un blog qui fait dans les 4.500 visites par jour, qui a une grosse « autorité » chez Technorati (750) et des liens à la pelle dans Google (plus de 8.000). Et qui fait de la pub pour Moose Tracks pour un coût annuel d’environ 400 US dollars. Plus le temps de Nardini, qui est employé par la firme et qui s’amuse paraît-il beaucoup à tenir ce blog sur lequel il publie plusieurs billets par jour.

Un autre exemple, dont je vous ai déjà parlé ici, de ce que j’appelle le « blogging indirect » ou « par ricochet », nous vient de la banque américaine Wells Fargo, avec son site Guided by History.

wellsfargo.png

C’est plus directement une promotion de la marque, en s’appuyant sur ses caractéristiques, mais par autre chose que ses produits et offres de services. En l’occurrence par son histoire, liée dans les esprits du plus grand nombre à un imaginaire heureux, fût-il mythique et enjolivé par la légende des diligences, dans les westerns de notre enfance.

En pratique

L’utilisation de la méthode repose essentiellement sur une technique de triangulation permettant d’atteindre une cible donnée (allant du grand public à un tout petit segment de celui-ci) en traitant un sujet qui l’intéresse ou qui doit l’intéresser, mais qui n’a pas de rapport direct avec la motivation professionnelle principale de l’éditeur du blog: vendre ses produits.

Une telle démarche est en principe ouverte à n’importe quelle entreprise, association ou profession libérale s’adressant à une « clientèle » plus ou moins homogène. Elle exige toutefois la réunion de trois préalables au moins:

  1. la sincérité: interdiction absolue de tricher. Si le site financier de Denali Flavors fonctionne, c’est parce qu’il s’agit d’un blog vraiment consacré aux finances personnelles, pas à la promotion déguisée d’une marque de crèmes glacées qui n’apparaît avec son logo que comme sponsor, dans la sidebar, pas dans les billets;
  2. la compétence: le succès d’un blog est fonction de l’intérêt de son contenu. Ce ne sont pas de simples « toutes-boîtes » dans lesquels le contenu rédactionnel n’est là que pour encadrer les insertions publicitaires. Ne (sou)riez pas: l’offre (entièrement gratuite) est tellement abondante dans la blogosphère qu’un site rempli à la hâte de contenus-prétextes n’a aucune chance de retenir l’attention du public;
  3. la disponibilité ou l’opportunité: du deuxième point, on peut déduire que l’aventure ne peut être tentée que si et seulement si on a sous la main un blogueur ou une équipe de blogueurs motivés, compétents et disponibles. Cela peut se trouver en interne, parmi les membres du personnel ou à la direction, de même qu’à l’extérieur de l’entreprise, par « recrutement » d’un blogueur qu’elle déciderait de sponsoriser.

Mais il est vrai qu’aucun de ces prérequis n’est propre au blogging indirect.

Comme toujours aussi, la mise en oeuvre d’une telle démarche exige qu’avant de se lancer, on réfléchisse soigneusement au contenu du projet et à la façon de le réaliser. Un blog est un peu à un site traditionnel comme comme une voiture de sport l’est à une berline familiale: ça roule bien plus vite, mais c’est aussi beaucoup plus facile à planter dans le décor.

Ne vous jetez donc pas là-dedans tête baissée, sans réfléchir. Lancer un blog, c’est facile. Le réussir, ça demande préparation et persévérance. Cela impose des contraintes qui peuvent ne pas vous convenir, à vous ou à votre entreprise. Mieux vaut le savoir, et c’est un convaincu qui vous le dit!

Précédemment parus dans cette série:
  1. Utiliser les blogs dans l’entreprise
  2. Des outils de veille

Je suis fier de moi; grâce à Gaïd, ma femme, qui m’a emmené en Zélande, j’ai déconnecté 48 heures, je me suis lavé la tête…

Ce n’est pas facile, vous savez, quand vous dirigez une petite entreprise en plein démarrage, de faire comme si elle n’existait plus, de n’y plus penser, serait-ce pendant 48 heures. Mais je l’ai fait! La preuve en quelques images sans prétention que je partage avec vous, empruntées à Domburg, Middelburg, Zierikzee… Et à la mer toute proche, avec ses grands et petits bateaux qui vous donnent des envies de lointains ailleurs.

zelande-088.jpgzelande-086.jpgzelande-205.jpgzelande-119.jpg

zelande-198.jpg

Le téléphone a sonné ce matin, chez moi. Mon fils Steven a décroché. Et m’a appelé: « C’est le journal L’Echo ».

Sans illusion – ce doit être du démarchage – je prends le combiné. Mais la voix est agréable, elle est née en France et agréablement balancée:

- Monsieur Bricman? Bonjour. C’est Barbara X., du journal L’Echo; l’ancien Echo de la Bourse, vous connaissez?

- Mais oui mademoiselle, je suis même abonné.

- … Ah? … Euh, à cette adresse, à Elleçennes? (C’est à peu près comme ça qu’elle prononce, désarçonnée, ce qui est écrit sur sa fiche, probablement confectionnée au Tijd: « Elsene »).

- Oui. Enfin, non: à Ixelles.

- Oh! Excusez-moi…

On a dû lui expliquer, au fin fond de l’Auvergne ou à Nouméa – je ne sais pas où est localisé le call center d’où elle m’appelle -, qu’il y a en Belgique des localités qui portent deux noms, l’un en français, l’autre en flamand. Mais on n’a pas été jusqu’à lui inculquer les rudiments de la prononciation du néerlandais.

Pas grave Barbara, tu n’y es pour rien, dans le joli coin de France ou de Polynésie d’où tu m’appelles. Mais j’en veux à ceux qui te paient pour te faire faire ce boulot débile et pour me déranger au beau milieu du p’tit déj’. Et même: si j’étais actionnaire chez Mediafin, je mènerais la fronde contre un management qui engloutit ses thunes dans des actions promotionnelles stupides au lieu d’agir sur les seuls facteurs susceptibles de déclencher chez moi un acte d’achat d’une publication périodique: l’intérêt, la qualité, la quantité et la nécessité de l’info que j’y trouve.

Parce qu’enfin, vous voyez une grosse différence entre ça et les spams qui envahissent chaque jour nos boîtes de messagerie, vous? Moi pas. Sauf que (jusqu’ici) les Barbara qui m’appellent ne s’intéressent pas encore à la persistance de mes érections ou aux dimensions de ma joaillerie familiale. Ce dont je les remercie chaleureusement au passage. Mais n’empêche…

Il est bon, parfois, de revenir aux fondations. Surtout si vous n’étiez pas au nombre des terrassiers.

C’est comme en bourse: si vous suivez les cotations d’un titre au jour le jour, vous serez amené à changer souvent d’avis à son propos. C’est comme dans la mode aussi: d’une saison à la suivante, un clou furieux aura chassé l’autre.

Au hasard de mon surfing sur la Toile, je suis retombé aujourd’hui sur ce déjà classique « Cluetrain Manifesto« . J’en extrais deux « thèses », au hasard aussi, peut-être, et les soumets à vos réflexions et commentaires:

La première:

Markets are conversations

Et la 74e:

We are immune to advertising. Just forget it

Pourquoi croyez-vous que je consacre tout un billet à ce petit rappel de citations qui remontent – déjà – à 1999? Je vous le dirai dans une petite semaine. Mais je voulais d’abord vous laisser la main et vous donner le temps de la réflexion.

© 2010 On a des choses à se dire Suffusion WordPress theme by Sayontan Sinha