Il fallait s’y attendre: un an après le 13 décembre 2006, vient le 13 décembre 2007. Et l’occasion de commémorer – et pour certains: de célébrer – le premier anniversaire de Bye, bye, Belgium, ce vulgaire coup de pur (?) marketing médiatique qui a achevé de décrédibilisé la RTBF, de sali une profession et névrosé quelques bataillons de citoyens.

Faut-il revenir abondamment là-dessus? Répéter qu’un journaliste qui diffuse une fausse information en lui donnant l’apparence d’une vraie, c’est comme une banque centrale qui fabrique de la fausse monnaie pour faire comprendre les dangers de l’inflation, c’est comme un curé qui vous propose une partouze pour encourager l’abstinence, c’est comme… c’est comme tout ce que vous voulez, mais c’est indigne.

Et je ne suis pas un pisse-froid! J’aime la plaisanterie, et à l’occasion la grosse farce. Mais il y a des choses qui, quoi qu’on en pense par devers soi, ne se font pas, comme péter à table, proposer un 110 mètres haies à un cul-de jatte ou se mettre à poil dans une mosquée. Et, pour un journaliste, diffuser de fausses nouvelles en faisant croire qu’elles sont exactes.

Je ne suis pas seul à penser de la sorte. En parcourant le supplément que « Le Soir » consacre à la commémoration, je constate avec plaisir que des Pierre Bouillon, Hervé de Ghellinck, Johanne Montay ou, m’en souviens-je, ce grand farceur de Jean-Claude Defossé partagent grosso-modo, quoique sûrement avec des nuances, ce point de vue. Comme par hasard, tous des journalistes « de terrain » connaissant leurs dossiers. Pas des présentateurs, suivez-mon regard, pas des « marketeurs », pas des militants, si ce n’est des militants de l’information.

J’ai dit ici ce que je pensais de l’intervention lamentable d’Yves L. sur la RTBF, ridiculement et scandaleusement comparée à la génocidaire Radio Mille Collines. Avec Bye, bye Belgium, dans son CV, Philippot avait pourtant l’indignation boîtillante dans sa visite de délégué commercial à l’ex-formateur. Je trouve ça dommage. Pour les valeurs d’une profession, elle aussi touchée par ce qu’un procureur du Roi appela un jour « l’estompement de la norme ». Pour la démocratie finalement.

J’ai dit. Vous avez bien sûr le droit de ne pas penser comme moi.

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3 Réponses to “Et un an après, le canard était toujours vivant…”

  1. Moi je pense assez comme vous… Mais sur ce coup là je crois que je suis disqualifié…

  2. Charles Bricman dit :

    @ Fabrice Grosfilley: Joli! Mais, clin d’oeil mis à part, je ne vois pas au nom de quoi « disqualifier » un journaliste quand il s’agit de sa profession! Même pour critiquer un concurrent…
    Bienvenue ici, Fabrice, je n’ai pas eu le plaisir d’être votre confrère, rue de la Loi, mais j’aime bien ce que vous faites, aussi bien sur les ondes que sur la Toile!

  3. Hola ! dit :

    Je ne pense pas comme vous !
    Nous somme le 25/07/2008 et vous voyez trés bien la situation du pays !
    Au bord de l’explosition ? je ne crois pas mais presque !
    Les journaliste de la RTBf avaient raisons et ont fait leur boulot !

    Le mot canular ou faux-docu-fiction existent ! Alors pourquoi le remettre en cause !

    On ne compare pas un metier de journalste qui ment à celui d’un pretre qui se vide les couilles !

    Voila voila !
    Bien à vous !

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