Si vous me faites l’honneur de me lire de temps à autre, ce dont je vous suis alors infiniment reconnaissant, vous avez déjà compris que je n’avais rien d’un geek, d’un fou de technologie toujours à l’affût du dernier gadget hi-tech. Je profite toutefois du tapage fait, aux Etats-Unis, à l’occasion de l’entrée sur le marché du Kindle d’Amazon, pour m’interroger sur le sort qui sera réservé au livre électronique.

Je sais! Rien ne remplace le charme d’un bon vieux bouquin dont on tourne les pages sous la couette, ni celui d’une gazette en papier froissé. Et tant qu’à parler de plaisir, la lecture de tout un livre ou d’un rapport téléchargé et imprimé par vos soins (merci pour la forêt!) n’en procure guère.

Mais voici donc le Kindle, après Sony. C’est quoi? Une petite machine toute légère, qui tient dans la main et qui vous propose romans ou essais comme organes de presse sous format électronique. Voici la bête, chargée du New York Times:

kindle2.jpg

Je vous passe les détails techniques, que vous trouverez chez nombre de mes confrères en blogging frénétique, bien plus doués que moi sur le sujet, mais je retiens que c’est plus léger qu’un livre, que ça se lit comme un livre, en « tournant » les pages du bout des doigts, et que ça vous donne un livre à lire, sans fil à la patte, dans votre fauteuil, dans le métro ou dans votre plumard.

Alors je me demande si, là, on n’a pas un vrai changement qui pourrait modifier nos habitudes en profondeur. Peut-être pas demain. Mais à terme plus ou moins rapproché quand même. Jusqu’ici, ce sont sutout l’industrie du disque et les disquaires qui ont souffert de l’électronique, délaissés par les consommacteurs au profit des mp3 et autres iPod. Voilà maintenant la perspective qu’éditeurs et libraires…

Personnellement, je n’arriverai sans doute jamais à me détacher complètement du bonheur d’avoir un joli petit paquet de feuilles reliées sous forme de livre entre les mains. Mais de l’autre côté de la table, qui m’intéresse plus encore, il y a celui ou celle qui écrit. Et là, s’il faut bien dire que, mp3 ou pas, on a toujours besoin d’un arsenal relativement lourd pour enregistrer un tube, même électronique, il est tout aussi vrai que pour écrire, on n’a besoin de rien d’autre que d’une feuille et d’un stylo, d’un ordinateur.

Oui, je sais: de talent aussi. Mais quand même.

Vous en pensez quoi?

PS: Pour commencer à vous faire une idée, vous pouvez allez voir chez Cavazza, sur le portail nonfiction.fr ou sur Cluster 21. Entre autres. Et sur les e-books, je vous renvoie pour commencer à Wikipedia et à lulu.com (ça ne s’invente pas). Et puis aussi (update 7/12/07) au blog de Christophe Charlot (billet du 26 novembre).

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