Je n’ai connu Alain Gerlache que dans sa fonction de journaliste. Avant cela, il avait été prof et, ensuite, il a eu d’autres vies, comme moi (mais pas les mêmes!): porte-parole de Verhofstadt sous l’arc-en-ciel, directeur de la télé et, aujourdhui, secrétaire-général de la communauté des télévisions francophones. Il anime avec Jean-Pierre Hautier une émission « Medias Première », ainsi qu’un blog sur le même thème:
C’est léger, souvent drôle, sérieux quand il faut. Et ça draine des commentaires nombreux pour un blog qui n’a apparemment même pas trois mois d’existence (voyez la rubrique archives qui débute le 3 septembre dernier). Je n’ai en fait que trois (petites) réserves à émettre (mais cela n’engage évidemment que moi):
- on n’y trouve pas grand-chose, sinon rien, sur l’auteur, bien connu d’accord, mais qui ne perdrait rien à consacrer une page à se présenter: quand on blogue, on est lu dans le monde entier et les stars du petit écran belge ne sont pas connues partout…;
- depuis quelque temps, une séquence audio assez confuse s’impose à vous quand vous ouvrez la page d’accueil; c’est peut-être « moderne », mais je trouve ça surtout dérangeant pour le lecteur et son environnement;
- sur le fond, les derniers billets que j’ai lus me paraissent fort prudents ou, si vous préférez, peu engagés; c’est bien d’ouvrir le débat (surtout quand on est suivi!), mais on lit d’abord un blog pour connaître l’opinion de son auteur.
C’est un blog RTBF aussi et, comme tel, cela illustre bien mon propos: la radio-télé publique me paraît poursuivre une politique assez intelligente de multi-présence sur la toile avec différents blogs centrés sur une émission (voyez par exemple « Questions à la Une »), sur un thème d’intérêt général ou sur un animateur connu (vous en trouverez la liste dans un menu déroulant en haut de la page d’accueil de chaque blog).
Un blog d’entreprise, en effet, ce ne doit pas être de la pub ou de la promotion en gros sabots. C’est une façon de communiquer par les marges, de se montrer comme on est pour apporter, dans des « niches » choisies en fonction de son expertise, une information attendue par des segments particuliers de son audience. Cela répond aux objectifs cognitifs (se faire connaître) et affectifs (se faire apprécier) d’une politique de communications, mais cela suppose surtout une grande confiance en soi et en ses collaborateurs. Parce qu’un blog n’est jamais contrôlable juque dans ses détails par le CEO ou le directeur de la communication.
Update 20/11/07: Voyez le billet d’Alain, le 19 novembre, sur les réseaux sociaux, et son commentaire (amusé ou sérieux?) sur la « radio 2.0″: je trouve intéressante cette façon de préparer son émission en demandant l’avis de ses lecteurs et auditeurs. Surtout quand, comme ici, ça marche!
Update 20/11/07 (2): Ce qui est dommage aussi avec le blog d’Alain (voir mes autres petites réserves ci-dessus), c’est le non-affichage (sur Firefox en tout cas) des URL des articles. Impossible donc de faire un lien profond vers ce qui vous a intéressé pour le recommander à vos lecteurs. C’est voulu (ce serait bizarre) ou c’est un bug?


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Merci à Charles pour ses commentaires. Précisions : l’émission qui démarrait toute seule c’était un problème maintenant résolu. Rien à voir avec l’envie de « faire moderne ». Firefox, je vais voir, merci de la suggestion.
Sur le fond, c’est vrai que j’observe une certaine retenue sur les strictement sujets politiques. Je ne suis pas sur un blog personnel, comme tu le soulignes, mais dans l’espace RTBF. J’estime que cela m’impose une certaine retenue, d’autant que j’ai toujours dit que je ne referais pas de journalisme politique tant que G. Verhofstadt est Premier ministre (et ça dure…).
En outre, le thème central du blog, ce sont les médias. Et j’avoue que j’apprends et je découvre plein de choses, comme en effet, la radio 2.0 (avec un sourire). Et, sans dénigrer le travail de qui ce soit, ça m’amuse beaucoup plus aujourd’hui que de couvrir la formation du gouvernement.
C’est tout le contraire.Chacun sait, à la RTBF, que l’internet-maison est une usine à gaz sans clarté aucune.Et pour cause : à chaque changement de chef, celui-ci a rajouté une couche…(il suffit de regarder les URL…)Une période très mégalo (le responsable a été viré dès addition abyssale des folles factures…) a été ensuite remaquillée avec un semblant d’ordonnancement.Tandis que, dans le même temps, lassés de ne pas voir leurs voeux aboutir, certains responsables d’émissions créaient leur mini-site …Résultat : la Toile ertébéenne est un arbre généalogique aux mille branches.En reprenant un jour tout à zéro (au début, ils n’y avaient pas cru…) RTL-TVI a le dispositif internet le plus cohérent.
@ Alain Gerlache: Bonsoir Alain, et merci pour ce commentaire. Ca me fait bien plaisir de te voir ici, depuis tout ce temps! Je prends acte de tes réponses, pertinentes et mesurées comme d’hab’, à mes petites remarques formulées pour ouvrir la discussion, comme il se doit dans la blogosphère. C’est réussi, j’en suis ontent!
En attendant, j’ai compris pourquoi je ne trouve pas les URL de tes billets: j’ouvre ton blog par l’adresse alaingerlache.be. Les liens profonds ne sont accessibles que par blogrtbf.typepad.com.
Bonne continuation,
Charles
@ henrard: personnellement, les « mille branches » ne me dérangent pas trop. Pour le reste, je prends note de ce que vous dite et m’abstiens de commenter, je ne sais pas ce qu’il en est. J’aime beaucoup le dispositif internet actuel de RTL-TVI considéré dans son ensemble, mais pour les blogs, cela me paraît plus centralisé, plus institutionnel, moins « personnel », le « rue de la loi » de Fabrice Grosfilley mis à part. Mais bon: ce n’est que mon avis!
C’est vrai aussi : l’internet RTL-TVI est clair, limpide, met en ligne un peu tout ce qui est tendance, comme son youtube bien belche qui n’a qu’un tout petit succès d’estime : le record de hits est d’un ridicule millier de visions! (http://www.youmake.tv); mais c’est clair qu’on ne rigole pas dans la chaîne privée et que tout çà est très commercial et très contrôlé.L’internet RTBF est vieillot (qu’est-ce qu’il n’a pas fallu attendre avant qu’ils ne découvrent les podcasts…) a le charme du grand brol casa Kafka,ou chacun fait son graphisme dans son coin, ou la liberté se hume bien davantage de fait, mais c’est d’un péniiiiible pour s’y retrouver…