La presse est en crise (suite et pas fin)

Les journaux belges ont peut-être scié la branche sur laquelle ils étaient assis, bon gré mal gré, en faisant un procès à Google. Le moteur de recherche s’est vu interdire de diffuser leurs articles dans Google News mais, depuis, le trafic sur leurs sites s’en ressent.

C’est en tout cas ce qui semble bien ressortir de l’intéressante analyse effectuée par Denis au fil du web. Et qui est d’ailleurs reconnu plus ou moins expressément par les éditeurs.

Frappée par l’érosion de son lectorat, la presse écrite (comme tous les medias mainstream) est confrontée au virage du numérique vers un nouveau business model qui ne lui nest pas familier: l’information devient de plus en plus une « commodity » librement accessible au plus grand nombre.

Les journaux nord-américains ont ici une bonne longueur d’avance (vous n’êtes pas encore abonnés aux flux gratuits du New York Times et du Washington Post?). Mais leur situation financière n’est pas forcément plus rose pour autant.

Voyez la conclusion que tire LucasGrindley.com des résultats trimestriel du NY Times, du Chicago Tribune et de Gannett (USA Today): « The bottomline for all of these companies is profits are declining because revenies are falling faster than they can cut expenses. The risk is that cuts become desperate and begin irreparably hurting the product (…) The real correction we’re realizing is newspaper companies cannot continue operating at the profit margins to which they’re accustomed while transitioning to an online-focused business model« .

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